mardi 27 juillet - par Frimas

En ce début de matinée :

Dehors, les arbres jaunissent en ce début de matinée, délaissés sous l'écho ombragé de leurs voix qui ne parviennent plus a articuler le souhait de ne pas les laisser ici…

 

La prochaine journée quand à elle, on ne préfère pas l'imaginer, la toucher, la vivre, ni même la concevoir en dehors de notre attention actuelle : restons donc ici à prophétiser des probabilités nulles qui fermeront l’Histoire, qui cesseront de grandir sous l’étau de la mort éternelle d’un esprit commun qu’est le progrès économique qui désagrégera tout, qui nous fera rester assis là à entendre la désintégration de ce qui nous prétendons être.

 

"Où va le monde quand il sera trop tard" ? Ce monde serait attardé ! Attardé à porter l’infection générique d’une civilisation à s’immiscer au soleil couchant dans un écran large ou on se dévête avec vivacité, à la hâte et à écouter des notes plaintives dans la pénombre des odeurs des visages asphaltés aspirés au suicide, etc. La métamorphose des personnes sans personnalité quelconque s’adonneront peut être à ce qui se présente de plus rapidement applicable et si vertigineusement mis en pratique : s’adonner au fait d’être la force devenue naturellement prise en main par l’inquiétude !

 

J’ai pensé à la perte de conscience d'une jeunesse meurtrie par le doute d'être né ici, de s’adonner à un travail parce qu’il y a rien d’autre et que c’est comme ça, d'avoir à décéder trop tard, d'avoir à se subordonner à l'envie d'y voir plus clair en observant empli de nostalgie quelque peu morbide les photographies des grand-parents de plus en plus souvent en se rappelant de leurs histoires devenus post-historiques n'est autre qu'un bénéfice pour la pathologie terrestre liquidant la réalité au profit d'une camelote de résumé avec laquelle on fait le simple calcul d'une obéissance sans faille accompagnée du matériel humain crétinisé universellement liée à l'oubli de soi-même.

 

Il n'y a rien d'excessif concernant le fait de perdre ou le fait de devoir l'accepter tout en l’accusant sans cesse en voulant rallier ses pensées. L'homme ici rend justice à son comportement qui lui est inculqué dès qu’il ingère toute la saveur sans même le savoir des gaz brûlés de notre époque. J'ai tendance à dire que le mérite d'être né maintenant contient le même résultat de ce qu'on peut observer en mutilant un cadavre alors qu'on connaît les causes qui lui ont donné la mort. C'est finalement lui donner le même statut qu'un rayon de charcuterie industrielle. Rassurons-nous qu'il a bien vécu avant en respectant les mêmes consignes données par temps de guerre : s'identifier à ce qui s'oublie.

 

Cet avenir ? Un présent aux ombres ? Un passé en fauteuil roulant ? Des jours inutiles se succèdent de folie en folie dans un chaos irrésistible ici… Quel avenir à devoir se délivrer l’âme en biffant des mentions inutiles aux demandes de greffes d’organes en guise de survie ayant déjà délabré les vieilles habitudes imprimées depuis longtemps et intériorisées en s’y adaptant en se souvenant de cet autrefois, où un quelque chose jaillissait d’une pénombre et y éclaira la familiarité des tintamarres quelque part sans y déverser une quelconque logique de clôture ou barrière qui aboutissent à ce que le corps rejette tout naturellement mais que dis-je ? Oui, je me souviens d’avoir eu a porter des vêtements trouvés à l’intérieur de gîtes lugubres dans des villages désormais verrouillés au pillage terrestre ou encore à fabriquer des abris de fortune sous les pluies articulées d’inquiétude en pleine forêt où je n’ai jamais pu m’en sortir indemne avant que l’immensité nauséabonde du néant de la ville a menée la vie sur terre à devoir s’ôter la vie au point d’y encastrer toutes les procédures qui font de ce j’ai à regarder aujourd’hui une masse perpétuellement en mouvement se précipitant sur le bûcher dans un indéchiffrable doute d’être la raison fort bien habillée du problème à observer le silence qui conçoit les prémisses d’une préparation de procédure prochaine qui est déjà là… Le monde parlera de ce assemblage de journées manquées à essayer à devoir essayer à les raccourcir d’avantage encore mais peu importe.

 

Chaque matin ici est une infection résistante ayant le devoir de documenter les intérieurs de la conscience.




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