samedi 11 juillet - par PELLEN

En finir avec le guide suprême d’EDF, le mollah CRE, et avec son pasdaran, RTE

Il n’est même plus nécessaire d’avoir à soulever le capot du moteur économique de la France pour constater l’état de délabrement dans lequel l’ont plongé 45 années d’incurie, d’impéritie et de clientélisme politiques mis peu ou prou au service d’une Union Soviétique de l’Europe de l’Ouest qui ne dit pas son nom. Toutefois, parmi les organes de ce moteur les plus atteints, il en est un dont l’impossibilité de sortir son activité de la trappe du surcoût et/ou de celle du sous-régime menace gravement la santé de tous les autres et même celle de certains organes les moins atteints : il s’agit de l’appareil électrogène national.

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Rente nucléaire : pourquoi les Français n’en verront pas la couleur (1)  ; Payer la vraie facture d’électricité comme une CSG partiellement récupérable (2) : mis bout à bout, les titres de ces deux articles annoncent la couleur d’une revendication à laquelle les impétrants politiques de l’an prochain ne pourront pas se dérober : restituer à EDF – le leader électro-énergétique européen qu’elle n’a jamais cessé d’être – l’autonomie financière et industrielle que lui attribua jadis le gouvernement Messmer, et charger l’opérateur historique de faire triompher la souveraineté absolue des intérêts français par une pratique de son métier ayant longtemps flirté avec l’excellence, en plus d’avoir été irréprochable. 

La présente harangue électorale doit être reçue comme un avertissement par tous les profiteurs européens du dispositif d’approvisionnement électrique à dominante nucléaire qu’ils ont longtemps cherché à saboter, après avoir saboté les leurs. Mais l’avertissement s’adresse également à ces Français qui convoitent les plus hautes responsabilités institutionnelles et dont les cultures générales et spécialisées sont en constante régression. Sur le sujet précis de l’énergie, la campagne présidentielle rendu précoce par une lamentable actualité va leur offrir l’abondante pédagogie tout juste entamée qu’il pourrait leur coûter cher de méconnaître.

 

C’est de ça qu’il doit être question dans une campagne électorale comme celle qui a été volée aux Français en 2017 et en 2022, et non, comme ça semble en prendre le chemin, de débats partisans stériles sur les mémêles judiciaires de Marine Le Pen. Cette fois c’est à vous, chers compatriotes, de prendre directement en main le déroulement formel des élections de l’an prochain et de veiller scrupuleusement à le prémunir des dévoiements de campagne comme ceux qui viennent d’être implicitement évoqués ; ceci, quitte à descendre vigoureusement dans la rue pour se faire entendre des responsables institutionnels qui, en 2017 et en 2022, auraient dû être mis en prison.

 

Cette fois, on ne pourra pas dire qu’on n’a rien vu venir de ce contre quoi, de toute façon, on ne pouvait rien faire…

 

(1)  https://www.valeursactuelles.com/societe/tribune-rente-nucleaire-pourquoi-les-francais-nen-verront-pas-la-couleur

 

(2)  https://contrepoints.org/payer-la-vraie-facture-delectricite-comme-une-csg-partiellement-recuperable/

 



3 réactions


  • jakem jakem 11 juillet 10:04

    Sur X ; la Tondelier ne lira certainement pas ça :

    L’électricité française émet 19,6 grammes de CO₂ par kilowattheure. L’allemande : 330. DIX-SEPT FOIS PLUS. Devinez quel modèle les écologistes français veulent imiter.

    Le bilan électrique 2025 de RTE vient de tomber, et il faudrait le graver au fronton de leur siège :

    - 95,2 % d’électricité bas-carbone en 2025. Record historique absolu.
    - 373 TWh d’origine nucléaire — 68 % du mix, retour au niveau d’avant-crise.
    - 19,6 gCO₂/kWh : la 2ᵉ électricité la plus propre d’Europe, derrière la seule Norvège et ses fjords. Moyenne européenne : 175 g. Presque DIX fois plus.
    - Et 92 TWh exportés, qui ont évité 27 MILLIONS de tonnes de CO₂ chez nos voisins — en remplaçant leur gaz et leur charbon. Plus 5,4 milliards d’euros dans la balance commerciale.

    L’électricité ne pèse plus que 5 % de l’empreinte carbone de la France. En Allemagne : 20 %.

    Et le GIEC — leur Autorité revendiquée — l’écrit noir sur blanc : en cycle de vie complet, le nucléaire émet 12 g de CO₂ par kWh. À ÉGALITÉ avec l’éolien (11-12 g). QUATRE FOIS MOINS que le solaire (48 g). Quarante fois moins que le gaz. Soixante-dix fois moins que le charbon.

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    Le bilan des Verdeux :

    - 2011 : l’accord PS-EELV programme la fermeture de 24 réacteurs. Des dizaines de gigawatts bas-carbone, condamnés sur le papier par le parti « du climat ».
    - 2020 : Fessenheim fermé. 1,8 GW pilotables et décarbonés, arrêtés en pleine santé — pendant que l’Allemagne rallumait du charbon.
    - 2022 : la sortie du nucléaire encore au programme présidentiel.
    - Bruxelles : vote contre l’inclusion du nucléaire dans la finance verte, contre sa reconnaissance comme énergie durable.

    Et le contre-modèle qu’ils admirent, l’Energiewende allemande ? Des centaines de milliards engloutis, le nucléaire arrêté en 2023 — résultat : 330 g de CO₂ par kWh en 2025, du charbon et du gaz pour tenir le réseau les soirs sans vent. La France a décarboné avec des ingénieurs. L’Allemagne a communiqué avec des militants. Les atmosphères respectives ont tranché.

    Le plus savoureux ? La décarbonation française n’a rien à voir avec eux. C’est le plan Messmer des années 70-80 : 58 réacteurs en vingt ans, l’intensité carbone divisée par quatre en une décennie — la décarbonation la plus rapide de l’histoire de l’humanité, réalisée par des polytechniciens en costume gris, avant même que le mot « climat » n’entre en politique. Ce que cinquante ans d’écologie politique n’ont pas fait, EDF l’avait fait avant leur naissance.

    Alors comprenez la vraie nature du désaccord. Si le climat était réellement leur urgence absolue, le parc nucléaire français serait leur cathédrale. Il ne l’est pas — parce que le nucléaire a un défaut impardonnable : il résout le problème SANS exiger la décroissance, la sobriété punitive, ni la transformation de la société. Il prouve qu’on peut sauver le climat en gardant l’abondance.

    Leur cible n’a jamais été le carbone. C’est le mode de vie qui va avec.


  • Léon 11 juillet 15:27

    Investir dans le nucléaire est très coûteux ; des investissements que le secteur privé ne peut ou ne veut pas (trop des risques) se payer ou payer. L’éolien ou le photovoltaïque par contre : investissement modéré, rentabilité assurée… par l’Etat via le cahier des charges de EDF.


  • LeMerou 12 juillet 07:31

    @PELLEN

    Bonjour,

    Cessons de rêver, même si les Français descendent en masse dans la rue exprimer leur mécontentement ça ne changera rien.

    Il ne s’agit pas de comparer les émissions carbone de telle ou telle énergie mais de bien d’autres choses, liées à une perte volontaire de souveraineté engagée par les différents gouvernements vis à vis de l’Europe, concernant l’énergie électrique.

    C’est insupportable cette subordination de la part de tous les « politiques » depuis des décennies, démontrant leur désintérêt de l’avenir du Pays, au profit d’un tout Européen administratif , ou l’on se fait avoir en plus. Gauche et Droite soit disant « libérale », je veux bien être un « libéral », mais pas me faire B....

    Pas un ou une ne remettra en question la chose, les accords qui nous ont été imposés, d’abord parce qu’ils ou elles sont éduqués dès la naissance sur une sorte de fédéralisme, reniant l’histoire et peureux aussi, d’affronter l’hydre administrative Européenne, dont notons qu’en 53 ans, nous n’avons eu que deux présidents de la commission, champions administratifs éduqués dans nos écoles fort connues, les « élites ».

    Le coût de notre « électricité » aurait dû augmenter progressivement, afin de nourrir une cagnotte destinée aux remplacements ou agrandissements de notre Parc, or elle n’existe pas, ce qui fait que ces actions impératives vont nous coûter bien plus que prévu. Mais les ignares que nous sommes doivent faire confiance à nos « génies financiers » et « élites » pour résoudre l’équation.

    Mais ont ne peut pas « budgeter » et faire du social outrancier qui rapporte des voix, la moindre « cagnotte » servant à faire du « social » électoraliste.


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