En finir avec le guide suprême d’EDF, le mollah CRE, et avec son pasdaran, RTE
Il n’est même plus nécessaire d’avoir à soulever le capot du moteur économique de la France pour constater l’état de délabrement dans lequel l’ont plongé 45 années d’incurie, d’impéritie et de clientélisme politiques mis peu ou prou au service d’une Union Soviétique de l’Europe de l’Ouest qui ne dit pas son nom. Toutefois, parmi les organes de ce moteur les plus atteints, il en est un dont l’impossibilité de sortir son activité de la trappe du surcoût et/ou de celle du sous-régime menace gravement la santé de tous les autres et même celle de certains organes les moins atteints : il s’agit de l’appareil électrogène national.
Rente nucléaire : pourquoi les Français n’en verront pas la couleur (1) ; Payer la vraie facture d’électricité comme une CSG partiellement récupérable (2) : mis bout à bout, les titres de ces deux articles annoncent la couleur d’une revendication à laquelle les impétrants politiques de l’an prochain ne pourront pas se dérober : restituer à EDF – le leader électro-énergétique européen qu’elle n’a jamais cessé d’être – l’autonomie financière et industrielle que lui attribua jadis le gouvernement Messmer, et charger l’opérateur historique de faire triompher la souveraineté absolue des intérêts français par une pratique de son métier ayant longtemps flirté avec l’excellence, en plus d’avoir été irréprochable.
La présente harangue électorale doit être reçue comme un avertissement par tous les profiteurs européens du dispositif d’approvisionnement électrique à dominante nucléaire qu’ils ont longtemps cherché à saboter, après avoir saboté les leurs. Mais l’avertissement s’adresse également à ces Français qui convoitent les plus hautes responsabilités institutionnelles et dont les cultures générales et spécialisées sont en constante régression. Sur le sujet précis de l’énergie, la campagne présidentielle rendu précoce par une lamentable actualité va leur offrir l’abondante pédagogie tout juste entamée qu’il pourrait leur coûter cher de méconnaître.
C’est de ça qu’il doit être question dans une campagne électorale comme celle qui a été volée aux Français en 2017 et en 2022, et non, comme ça semble en prendre le chemin, de débats partisans stériles sur les mémêles judiciaires de Marine Le Pen. Cette fois c’est à vous, chers compatriotes, de prendre directement en main le déroulement formel des élections de l’an prochain et de veiller scrupuleusement à le prémunir des dévoiements de campagne comme ceux qui viennent d’être implicitement évoqués ; ceci, quitte à descendre vigoureusement dans la rue pour se faire entendre des responsables institutionnels qui, en 2017 et en 2022, auraient dû être mis en prison.
Cette fois, on ne pourra pas dire qu’on n’a rien vu venir de ce contre quoi, de toute façon, on ne pouvait rien faire…


