mardi 10 mars - par PELLEN

Énergie : le mépris de la législation parlementaire pour la législation scientifique et technique va nous coûter un pognon de dingue

Il ne peut désormais en aller autrement avec, aux affaires, un clergé séculier pas à 5 millions d’Euros près – hors taxe ! – pour financer ses vertueux gaspis. On a déjà vu que, pour lui, la voie Royale pavée d'intensions solaires mérite bien ça.

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Dans le journal La Tribune du 26 février dernier, l’honorable François Durovray, spécialiste des collectivités territoriales et éphémère Ministre des transports dans le gouvernement Barnier nous alerte sur le fait que, entre nucléaire et renouvelables, la France ne peut plus se tromper de débat, avec la PPE3 (1). Doit-on comprendre par là que l’heure n’est plus aux débats byzantins et hors sol dont notre classe politique a le secret en la matière – dans ce cas, on comprend mal le reproche fait au RN de ne pas préférer la discussion d’une trajectoire à la motion de censure – ou plutôt que cette heure sonne la fin du principe DNTE, la mascarade Débat National sur la Transition Énergétique et son avatar « Convention Citoyenne » ? En 2013 et en 2018, ce processus vendu comme l’exercice indépassable de la démocratie ayant eu pour ambition de soumettre les lois de la physique au suffrage universel a gratifié le pays de résolutions dont les aperçus ci-après donnent une idée de la pertinence et permettent a posteriori d’en mesurer la fécondité.

Résumé synthétique des conclusions du DNTE de 2013 

[…] La transformation de notre système énergétique s’inscrit dans un contexte mondial où les incertitudes sont fortes tant sur le niveau et l’accessibilité des ressources disponibles que sur les perspectives de la demande, alors que l’évolution du climat rend plus que jamais nécessaire la réduction marquée de la consommation d’énergie d’origine fossile et la substitution progressive d’énergie sans CO2. Les citoyens français l’ont compris : ils soutiennent une transition énergétique sans bouleversement ni restriction, fondée sur l'efficacité et la sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables et l’innovation. Pour beaucoup, elle est considérée à la fois comme une nécessité et une chance, notamment pour maîtriser leur facture énergétique […]

L’ambition française, au-delà des choix déjà effectués par l’Union européenne, doit être de porter la transition énergétique comme un projet de relance de la dynamique de construction européenne. La France doit proposer une stratégie cohérente de transition énergétique européenne, fondée sur une politique de promotion de l’efficacité énergétique et sur une politique industrielle de développement des énergies renouvelables, la réduction massive les émissions de gaz à effet de serre, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité et la recherche […]

Entre 2012 et 2020, sans bouleversement de la politique menée jusqu'à présent, le volume global de la CSPE liée aux énergies renouvelables pourrait atteindre environ 40,5 Mds€, directement supportés par les consommateurs d'électricité, particuliers ou professionnels, contre 3,3 Mds€ au total entre 2005 et 2011 […]

Pour couronner le tout, ces conclusions ont gravé dans le marbre la directive européenne de 2011 dite des 3x20 – réduction de 20 % des émissions de GES, amener à 20 % la part des EnR dans le mix énergétique, améliorer l’efficacité énergétique de 20 % – et l’inique norme RT2012. Édictée en application de la loi Grenelle 1 du 3 août 2009, cette règlementation stipule qu’un bâtiment neuf ne doit pas consommer plus de 50 KWh d’énergie primaire par mètre carré et par an pour ses besoins thermiques, précisant que, dans le cas du gaz ou du fioul, énergie finale et énergie primaire sont équivalentes, quand la seconde vaut 2,58 fois la première dans le cas de l’électricité. Résultat : les occupants des logements construits en France depuis 16 ans sont invités à se contenter d’une consommation électrique de 50/2,58, soit 20 KWh par mètre carré et par an, pour leur chauffage et pour leur eau chaude, c’est-à-dire à préférer le confort des 50 KWh de gaz ou de fioul pour ces deux usages. On appréciera la prescience géopolitique des auteurs d’une telle disposition, à l’aune de la tragique actualité Moyen-Orientale. 

 

Quant aux conclusions du DNTE de 2018, loin d’infléchir la trajectoire écologiste amorcée par le DNTE de 2013, elles ont consolidé la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) instaurée par la loi n°2015-992 du 17 août 2015 dite de transition énergétique pour la croissance verte. En vertu du principe de sobriété adopté cinq ans plus tôt, la PPE issue de ce débat prétendument contradictoire programma une réduction de la consommation totale d’énergie primaire guère difficile à mettre en œuvre, dont on réalise aujourd’hui qu’elle traduisait une volonté délibérée de décroissance. De plus, on doit bel et bien aux débatteurs de 2018 la programmation de la calamiteuse substitution progressive de la production EnRi (Énergie Renouvelable Intermittente) à la production d’énergie nucléaire, en lieu et place de la substitution des énergies décarbonées aux énergies carbonées conforme à la transition prescrite ; les premières ayant été de surcroît programmées à la baisse entre 2015 et 2030, soit de 133 à 112 Mtep sur la période.

 

Le procès de la déplorable politique énergétique française menée depuis 25 ans reste à faire  

L’article de monsieur Durovray tombe à point nommé pour fournir à l’accusation le plan idéal de son réquisitoire. Le propos commence fort avec ceci : La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) n’est pas un débat de spécialistes. Non seulement ce qui vient d’être développé et ce qui suit suffisent à battre en brèche une affirmation dont la mise en pratique a déjà fait tant de mal au pays, mais il y a plus que jamais lieu d’en combattre la publicité.

L’ancien ministre continue ainsi : L’électrification n’est pas un slogan : c’est le seul chemin réaliste pour décarboner en profondeur notre économie, car l’ennemi c’est d’abord le pétrole et le gaz. Cela signifie recourir à l’hydrogène bas-carbone là où c’est pertinent, électrifier les usages de sorte à nous obliger à produire beaucoup plus d’électricité décarbonée et, à terme, presque doubler notre production par rapport à aujourd’hui. Notre priorité devrait être simple : construire un mix bas-carbone capable d’alimenter cette électrification massive, sans renchérir nos factures ni fragiliser le système énergétique. Ni l’exclusion de l’éolien et du solaire, ni le renoncement au nucléaire ne sont des solutions.



Voilà que ressurgit chez le notable territorial l’obsession maniaque des DNTE de jeter toutes les forces économiques du pays dans la guerre prioritaire contre les dernières traces de CO2 dont l’indigente économie française se rendrait coupable. Aucun des lieux communs argumentaires ne nous est épargné que, bien entendu, le moindre soupçon de spéciosité ou de contrevérité ne saurait entâcher. Pour ce qui est de la spéciosité, ce monsieur tirerait un grand profit de la lecture de l’article « Charbon maudit : prohiber des KWh quand on en expolose le besoin » (2). Quant à la contrevérité suivante qu’il aime sans doute à colporter, la correspondante de CNews en Chine vient de l’énoncer sans complexe, à propos des réactions de Pékin à l’embrasement du Moyen-Orient : prêter à l’empire du Milieu la politique énergétique résolument pro-renouvelables destinée à libérer ce dernier de la dépendance aux hydrocarbures, voire à lui conférer l’autonomie énergétique. Selon cette dame, les renouvelables représenteraient déjà 30 % du mix énergétique chinois dans lesquels elle se garde bien de préciser la part de l’éolien et du photovoltaïque. 

Viennent ensuite le rituel appel à la ressource hydrogène dont, sans surprise, le mirage entretenu à prix d’or sur fonds publics (3) n’en finit pas de faire long feu dans l’industrie des transports et dans les plans d’équipement des collectivités de toute nature, puis l’oxymore ci-après exprimé sous la forme d’une profession de foi… du charbonnier : la priorité est de construire un mix bas-carbone capable d’électrification massive sans renchérir les factures, ni fragiliser le système, ni renoncer à l’éolien et au solaire.

On se pince en lisant cette affirmation dans laquelle tout est antinomique de tout et dont, de surcroît, la réalité technique et économique illustre l’invraisemblance depuis des années. On n’aurait que l’embarras du choix des démonstrations spécialisées soulignant le caractère grotesque de cette expression n’ayant que valeur de slogan. 

Pour continuer, monsieur Durovray ne craint pas d’aggraver son cas avec ceci : La relance nucléaire prendra du temps, et, à elle seule, ne suffira pas à couvrir la hausse de la demande d’électricité décarbonée. C’est précisément pourquoi les renouvelables doivent être pensées non pas contre le nucléaire, mais comme son complément pour sortir au plus vite des énergies fossiles. Refuser l’éolien et le solaire, ce n’est pas “protéger le nucléaire” : c’est prolonger, de fait, la dépendance aux fossiles.


Là encore, on est consterné devant une aussi flagrante absence de pertinence combinée à l’ignorance patente du sujet technique que l’auteur des lignes ci-dessus a néanmoins l’audace d’aborder. Faut-il lui rappeler que, en mobilisant les moyens idoines, la France a naguère été capable de se doter de 58 réacteurs électronucléaires en guère plus de 20 ans ? Est-il encore utile de chercher à lui démontrer que les renouvelables ne nous sont d’aucuns secours ni en substitution, ni en complément du nucléaire pour répondre au gigantesque défi énergétique que va poser dans moins de 20 ans l’effet falaise de la fin de vie du parc actuel, concommitamment au colossal appétit de KWh que l’IA ne va pas tarder à manifester (4) ? Au risque de déplaire à monsieur Durovray et à ses émules, armer nos générations futures contre la vraie menace existentielle c’est avant tout leur épargner la pénurie d’énergie… et sûrement pas un taux de gaz carbonique dans l’atmosphère jugé prohibitif ! Au demeurant, la démonstration n’est plus à faire que, sur ce plan, recourir à un éolien et à un solaire aggravant la dépendance aux fossiles est plutôt néfaste. Pour ne rien arranger, on a désormais la preuve que cette production électrique fantasque et néanmoins prioritaire sur le réseau abîme dangereusement un parc nucléaire contraint de la lisser servilement (5).

 

Et maintenant…


La conclusion ci-après de l’article ayant motivé la rédaction de celui-ci vaut son pesant d’or : Nous devons sortir par le haut : le gouvernement doit associer pleinement le Parlement, donner de la visibilité aux filières, et construire une concertation exigeante avec les territoires. 

 

L’ancien ministre de Michel Barnier n’y déplore nullement le dévoiement du débat démocratique consistant à placer ce dernier au même niveau et à lui donner la même forme pour tous les sujets gouvernementaux, mais y revendique au contraire de continuer à jouir d’un droit au chapitre que son incompétence devrait lui interdire. C’est, hélas, en disséminant de la sorte son pouvoir décisionnel qu’une gouvernance fonctionnant depuis trop longtemps en mode clientéliste a mis le pays dans l’état où il est, poussant EDF et récemment Stellantis sur le chemin de l’insolvabilité, deux plus prestigieux éléments d’une short list incomplète que nous n’avons pas fini d’actualiser.


Il ne date donc pas d’hier que la France et tout particulièrement son gouvernement ont davantage besoin d’ingénieurs que d’énarques et même d’économistes (6), mais, dans les circonstances présentes, cette carence prend sans abus de langage une tournure dramatique. Le général De Gaulle en 1958 et Deng Xiaoping au début des années 80 avaient parfaitement compris ça et efficacement agi en conséquence.

 

(1) https://www.latribune.fr/article/idees/13930024720009/opinion-ppe-3-entre-nucleaire-et-renouvelables-la-france-ne-peut-plus-se-tromper-de-debat

(2) https://atlantico.fr/article/decryptage/charbon-maudit-prohiber-des-kwh-quand-on-en-explose-le-besoin-andre-pellen

(3) https://frontpopulaire.fr/o/Content/co305296/quand-la-bulle-hydrogene-eclatera Ce jour-là, commenceront de sauter, un peu partout en UE, les mines dispersées par les promoteurs institutionnels de la plus grande imposture technicoéconomique de l’ère moderne : des préjudices de toute nature, bien entendu éligibles à aucun dédommagement, ni à recours contre un quelconque responsable. Songez que le billet d’entrée dans l’ère radieuse de l’hydrogène va être payé 9 milliards d’euros par le pays des Grünen, 2 milliards d’euros par un plan France Relance ne doutant de rien, surtout pas de l’avion à hydrogène, l’UE se disposant à déployer de 180 à 470 milliards d’euros, entre 2024 et 2050, dans cette paraît-il rupture technologique… 

(4) https://www.contrepoints.org/2025/06/24/480473-intelligence-artificielle-et-revolution-economique

(5) https://www.agoravox.fr/actualites/article/taire-la-dispendieuse-maltraitance-266376

(6) https://atlantico.fr/article/decryptage/le-gouvernement-de-la-france-a-plus-besoin-d-ingenieurs-que-d-economistes-andre-pellen

 



34 réactions


  • sylvain sylvain 10 mars 12:15

    Si le solaire et l’éolien ne paraissent pas credible pour remplacer toutes les autres formes de production d’électricite, ils semblent tout de même tres efficace dans ce qu’on appelle le « mix énergetique ».

    D’autre part, ne preter au nucléaire que des avantages sans problèmes semble douteux. On a aucun moyen par exemple de retraiter les dechets de maniere satisfaisante, d’extraire et de raffiner de l’uranium sans provoquer de graves problemes de pollution et il est encore plus difficile de demanteler les reacteurs. Ne parlons pas des accidents nucleaires. 


    • Mozart Mozart 10 mars 16:13

      @sylvain
      Et quand le vente tombe et que le ciel est nuageux, que fait-on ?


    • Armelle Armelle 11 mars 09:54

      @sylvain

      Cette histoire est coquette en son genre, car vous, les écolos (suiveurs ou idiots utiles, au choix, ou les deux, l’un entraînant l’autre), mettez maintenant au premier plan la question de savoir si l’énergie renouvelable et intermittente est rationnelle face au nucléaire ! Une façon d’imposer votre idéologie de khmers verts en gravant dans le marbre la nécessité absolue de son développement tout en permettant d’oublier le sujet, pourtant central, qu’est celui de l’origine anthropique ou non du soit disant « trop de CO2 » amenant le monde à devoir accepter cet échafaudage bancal et inefficace et à ce genre de question stupide pour le moins. Car aujourd’hui, d’aucun des éminents scientistes en la matière n’est capable de prouver la nature anthropique de ce trop plein de CO2 sans remettre en question certaines lois physiques pourtant incontestables ! Et tout ce merdier en France pour sa représentation d’à peine 1% des émissions dans le monde !!!. Les 30 ou 40% d’augmentation de l’énergie électrique depuis qqes années pour financer cette gabegie n’aura pas suffit à ces climato-exités pour imposer leur idéologie. Quant aux accidents nucléaires (lesquels s’ajoutent à vos arguments plutôt tendancieux) depuis 1963, depuis une soixantaine d’années donc, j’aimerais bien que vous nous donniez la liste des accidents majeurs sur le territoire ! A ce train là, il va falloir cesser l’avion, bah oui pensez vous, ils peuvent tomber. Et puis les bagnoles aussi, ça tue sur les routes…d’autant que vous avez un certain culot d’avancer ce genre d’argument dans la mesure où, face à vos contradictions, et pour sauver la face, vous vous repliez sur le fait que l’intermittent serait malgré tout efficace dans le mix énergétique, un principe qui n’exclue en rien donc l’exploitation du nucléaire et donc le risque d’accident !!! Autrement dit quand un sujet commence par un mensonge, il est difficile de tenir dans le temps sans raconter de conneries !


  • sylvain sylvain 10 mars 17:44

    Ben c’est bien pour ca qu’on peut pas en faire une solution de remplacement de toutes les autres energies. 
    Mais c’est un problème moins omnipresent qu’on le pense : dans un reseau de la taille de l’europe, il y a une variabilite des conditions qui induit une certaine stabilite, mais ca a ses limites. Et il existe aussi des solutions limitees de stockage et de modulation des utilisations. 

    Le fait est que le modele actuel fonctionne tres bien en europe, avec pourtant environ 30% (un peu plus) de la production electrique en eolien et solaire. En plus ce sont les solutions les moins cheres actuellement. Les scientifiques estiment aujourd’hui qu’on peut garder une bonne stabilite et monter a 60 voir 70 %

    Les problemes de prix ne viennent pas de la, ils viennent de logique financiere. Perso je suis pas fan de voir des eoliennes geantes et des champs de panneau solaire, je ne crois pas au solutionisme technologique en soit. Tant que nous fonctionnerons sur des logiques de croissance perpetuelle par exemple, le renouvelable ne solutionne rien


    • Bonsens 10 mars 18:45

      @sylvaIN
      Non, le modèle européen actuel fonctionne mal. Le récent black out espagnol et portugais est là pour le prouver.
      Il n’existe aucune solution économiquement viable pour le stockage de l’électricité à l’échelle de quelques TWh à part les STEPS dont les implantations nouvelles semblent très difficiles en France.
      Le foisonnement mis en avant par les promoteurs éoliens au niveau de l’Europe est une escroquerie de premier ordre démentie par tous les relevés de suivi de production annuelle.
      Le fiasco de l’’Energiewende’ allemand est bien là pour nous rappeler la bêtise des renouvelables intermittentes et de leur impact délétère sur les prix de l’électricité, au niveau de la population dans son ensemble mais aussi du tissu industriel.



    • sylvain sylvain 10 mars 19:04

      @Bonsens
      desole mais ca ne tient pas comme analyse. Le prix de l’electricite sur le marche est completement decorrele de son cout de production par les mecanismes financiers mis en place au niveau de l’europe. 
      Le black out en espagne est interessant. L’espagne est un cas particulier, elle est peu connectee au reseau europeen et fonctionne a 50- 60% sur des renouvelables. A ce moment, ce ratio montait a quasi 80%. Le black out est venu d’une surproduction et de mecanismes mal concus pour la gerer, mais rien qui ne peut etre facilement ameliore. 
      La surtension provoquee par la surproduction a conduit a la deconnexion des centrales de production et du reseau europeen, mais de maniere trop brutale. C’est un probleme qui se resout facilement


    • Bonsens 10 mars 20:04

      @sylvain
      Vous avez l’air d’être un spécialiste de la question mais je n’ai pas compris en quoi mon analyse ne tient pas : pouvez-vous préciser ?
      Quant aux problèmes de gestion de surtension en cas de surproduction (phénomène insuffisamment envisagé, car le ’black-out’ dû aux ENR est plutôt craint dans le cas de sous production et d’insuffisance de production pilotable), ce n’est pas si facile que ça à résoudre car il s’agit ici de gérer un grand nombre de petites unités indépendantes et pas forcément disposées à coopérer de manière coordonnée.


    • sylvain sylvain 11 mars 08:57

      @Bonsens
      Non je suis pas un expert, c’est tres facile de se renseigner la dessus.
      Pour les prix, les renouvelables ne les font pas exploser. Il y a eu et il y a encore des taxes sur le prix de l’energie pour financer les infrastructures renouvelable et le redimensionnement du reseau, mais maintenant les EnR font en moyenne baisser le prix de gros de l’énergie. C’est la financiarisation du secteur qui fait exploser les prix : lors de la crise des prix de l’elec en 2022, les prix de production tournaient autour de 60 euros le MWh, sur les marches financiers il est monte jusqu’a 600 euros le MWh ! ce n’etait ni une crise de production ni une crise des renouvelables, juste une saloperie de la finance europeene.

      Concernant l’aspect catastrophique de l’intermitence, je ne dis pas que ce n’est pas un probleme. Mais aux alentours de 40% de la production totale, ca ne semble pas poser de gros problemes. Je me suis explique sur le black out espagnol, mais il est facile de constater qu’il n’y a pas , en pratique, de catastrophe electrique sur le reseau europeen, ca marche. 

      Le fait de ne pas produire en france, ben oui c’est problematique, mais c’est general. En fait c’est meme pas sur qu’on sache encore faire des cuves de reacteurs nucleaires, l’infrastructure industrielle est partie... Et concernant les riques d’accident majeur, certes il y en a eu peu, et ils semblaient evitables mais tout le monde sait que ce n’est qu’une question de temps, et les consequences sont si terribles que ca vaut pas franchement le coup


    • Bonsens 11 mars 10:27

      @sylvain
      Je suis d’accord que les renouvelables ne sont pas les seules responsables de la montée inéluctable des prix de l’électricité mais elles ont beaucoup contribué à cette situation en association avec des décisions politiques mortifères que j’ai évoquées plus loin dans mon autre commentaire.
      Elles ont permis de mettre en place un ensemble d’opérateurs qui ont profité de l’aubaine de subventions généreuses sur la base de prix de rachat très avantageux grâce à des actions de lobbying sans précédent et un soutien politique sans faille de toute une frange d’idiots utiles dont la seule motivation est l’arrêt du nucléaire.
      Ces opérateurs sont parmi les premiers responsables de la financiarisation du secteur que vous dénoncez avec justesse.
      Les ENR ne font pas baisser les prix de l’électricité : il suffit de voir l’évolution des prix en Allemagne depuis la mis en place du fameux ’Energiewiende’ et en France depuis la mise en place à marche forcée des filières intermittentes associé à un sabotage en règle de notre savoir-faire nucléaire.
      En Allemagne, le très fort taux d’implantation des ENR a longtemps masqué le désastre grâce à l’utilisation massive du gaz russe indispensable pour compenser l’intermittence, qui permettait du même coup de légèrement diminuer les émissions de gaz carbonique du pays.
      Le sabotage du gazoduc Northstream 2 a fait chavirer ce beau discours écologique et aujourd’hui l’Allemagne voit son industrie en grand danger malgré le recours indispensable aux bonnes vieilles centrales à charbon.
      En France, les taxes qui représentent plus de la moitié de la facture des particuliers sont plus ou moins directement liées au développement des renouvelables.
      Leur l’insertion dans le réseau électrique pèse et va peser de plus en plus lourd et est estimé dans les quelques années à venir entre 200 et 300 Milliards d’euros, dépense obligatoire du fait du développement des ENR.
      Comme en plus, l’extension des puissances ENR installées ne supprime en rien la nécessité d’avoir en permanence une puissance pilotable proche des pics de consommation maximale (de l’ordre de 110GW je crois), le développement des ENR ne conduit qu’à surdimensionner notre parc de production électrique sans utilité technique mais avec un vrai coût, évidemment payé par le contribuable.
      Le solde de l’intermittence est donc hélas très nettement négatif en terme économique, sans bien sur parler de la difficulté croissante pour le maintien de l’équilibre complexe du réseau électrique européen, des problèmes de sureté déjà mentionnés et hélas, du bilan écologique catastrophique.


  • Bonsens 10 mars 18:09

    Bonjour Sylvain,

    Les énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire ont un défaut rédhibitoire qui devrait les éliminer en tant que mix énergétique, c’est leur caractère intermittent et aléatoire. 

    Elles constituent du fait de leur intermittence une catastrophe pour plusieurs raisons :

    - Catastrophe financière et économique avec en particulier :

        . surdimensionnement nécessaire et incontournable des moyens de production électrique en termes de puissance installée (à tout moment les sources de production pilotable doivent pouvoir suppléer le manque de vent ou de soleil),

        . importation à 100% des moyens de production (éoliennes ou panneaux solaire non produits en France),

        . nécessité de modifier drastiquement et pour des surcoûts exorbitants les réseaux de distribution afin de pouvoir gérer, entre autres, les énormes fluctuations de production qu’engendre l’intermittence.

    - Catastrophe au niveau sécurité et fiabilité des installations pilotables existantes qui doivent travailler en mode yo-yo avec tous les inconvénients que cela implique en termes d’usure prématurée. C’est vrai en particulier pour les centrales nucléaires mais aussi pour les centrales hydrauliques et les STEPs. C’est un inconvénient majeur accentué par l’obligation débile de donner la priorité aux productions intermittentes.

    - Catastrophe environnementale sans précédent en particulier pour l’éolien : nuisances sonores (certes intermittentes), lumineuses permanentes la nuit, saccages et pollution d’espaces forestiers et/ou champêtres, saccages irrémédiables des paysages ruraux avec des machines de plus de 200m de haut aujourd’hui.

    - Risque de black-out général de plus en plus probable (exemple en Espagne et au Portugal récemment) à mesure que les puissances installées intermittentes augmentent avec des conséquences énormes en termes sociétaux, industriels et économiques. 

    Le nucléaire présente certes des risques, comme toute avancée technique majeure. il faut cependant souligner que la France qui produit plus de 70% de son électricité via le nucléaire n’a connu aucun accident sérieux depuis la mise en service il y a plus de 40 ans de ces 58 réacteurs.

    Tchernobyl et Fukushima ont été la conséquence d’erreurs humaines inadmissibles, de la conception inadaptée des réacteurs pour Tchernobyl et du positionnement débile des installations de secours pour Fukushima.

    Quant au problème des déchets du nucléaire, c’est un problème qui peut être résolu via les réacteurs de quatrième génération (indissociables des réacteurs actuels mais que visiblement nos brillants énarques ou ’sciences po’ n’ont pas compris) et par des installations de stockage profond comme CIGEO en cours de mise en service.



    • mimi45140 10 mars 19:04

      @Bonsens
      Si je ne me trompe pas le marché de l’électricité est européen il y a donc une priorité européenne sur les ENR intermittentes de l’UE par rapport à notre parc de centrales .


  • Bonsens 10 mars 19:46

    Je ne pense pas que les ENR européennes aient une quelconque priorité sur la production de nos centrales, du moins je l’espère ; par contre les ENR françaises ont bien priorité sur nos installations pilotables avec tous les inconvénients qui en résultent à différents niveaux.

    Le marché de l’électricité est effectivement européen mais avec des règles du jeu ubuesques.

    Quant aux ENR, elles sont bien à l’origine des périodes de prix négatifs qui deviennent de plus en plus fréquentes ; phénomène qui ne peut que s’aggraver avec la mise en place de la PPE3.


    • mimi45140 11 mars 10:27

      @Bonsens
      Je dois avouer que sur le sujet précis de l’interdépendance des ENR au niveau européen cela dépasse mes compétences , par contre nous avons bien été touchés lors du problème d’interruption de distribution du Portugal et de l’Espagne , le sud ouest de la France à connu des perturbations mais il est vrai que je ne connait pas notre interdépendance avec leurs ENR .


  • ahtupic ahtupic 10 mars 20:46

    Et en 2018, le conard voulait réduire de 50% les réacteurs nucléaires en France

    https://crowdbunker.com/v/X4YogTsCHv


  • juan 11 mars 10:44

    Arrêtez de nous gonfler avec vos conneries ! Ces analyses on en a rien à faire, ce que je vois, c’est que nos imbéciles de gouvernants ont sabordé l’énorme avantage énergétique dont dispose la France et que ces incompétents patentés, ont donné aux parasites de Bruxelles ce qui aurait du rester de notre seule autorité.

    Ces crétins goitreux ont parsemé sur le territoire, sans discernement des systèmes aléatoires qui collent la pagaille dans le réseau ! Alors surtout fermez-là et laissez les ingénieurs d’EDF gérer l’exploitation. Pour une fois qu’ils peuvent être utiles et faire oublier des compteurs communicants, une foutaise inutile.


    • Eric F Eric F 11 mars 13:57

      @juan
      vous dites finalement la même chose que l’article....


    • mimi45140 11 mars 14:22

      @juan
      Je ne sais pas si ce sont des conneries , je ne suis pas sur comme vous, que ce soient des incompétents , lors de la hausse du carburant en 2020 plus de 60% des parlementaires avaient des actions TOTAL , aujourd huit toutes les aides aux ENR vides les poches d’un grand nombre pour remplir celles d’un petit nombre , je ne sais quel est le pire des maux l’incompétence ou la corruption.


  • Eric F Eric F 11 mars 14:17

    La « convention citoyenne » sur le climat de 2019 a été une double arnaque, d’abord parce que ce thème n’était absolument pas une priorité des protestataires GJ auxquels Macron prétendait répondre, et ensuite parce que bien évidemment les écolos ont pris le lead des débats, les autres ont suivi pour justifier l’importance de leur comité Théodule. Désolé, mais c’est la limite de ce modèle dit « participatif ».

    C’est plus tard (en 2022) que Macron s’est rendu compte de l’inconséquence de saborder la filière nucléaire, un des seuls « avantages compétitifs » dont les gouvernants successifs entre les années 60 et 90 avaient su doter le pays, et dont des ’joyaux’ industriels et leurs techniciens haut de gamme avaient entretenu le savoir-faire, au point que des équipements prévus pour durer 30 ans ont atteint le double.

    Votez rouge, votez bleu, mais gardez-vous du vert !


    • Bonsens 11 mars 22:25

      @Eric F
      Hélas Eric F, parmi les rouges, seuls les communistes n’ont pas, à ma connaissance, participés au sabotage de la filière nucléaire française.
      Tous les autres, du rose bonbon au rouge écarlate plus moins teinté de vert ont allègrement participé à ce sabotage en règle.
      Je n’oublie pas que c’est Lionel Jospin qui a arrêté Superphénix, un grand visionnaire ! que c’est François Hollande qui a décidé de limiter la part du nucléaire à 50% et d’arrêter Fessenheim, que c’est enfin Emmanuel Macron qui a transformé l’essai pour Fessenheim et qui n’a aucunement abrogé le décret de fermeture programmée de plusieurs centrales. Il n’a jamais véritablement donner l’impression de vouloir la réussite de cette filière cruciale comme de manière générale la réussite de notre pays.
      Mais, il a même fait pire, sans que beaucoup de français ne s’en rendent d’ailleurs compte, en stoppant le programme de recherche avancé ASTRID sur la quatrième génération, indispensable pour tout programme nucléaire ambitieux, cohérent et crédible.
      Est-ce de la bêtise ou tout simplement de la corruption politique ? je l’ignore mais ce n’est pas les nominations récentes de Mme Voynet à une instance importante de la filière nucléaire ou de Mme Barbut à un ministère clé, qui risquent de me convaincre de la volonté de notre président de réussir dans cette voie !


    • Bonsens 11 mars 22:29

      @Eric F
      Hélas Eric F, parmi les rouges, seuls les communistes n’ont pas, à ma connaissance, participés au sabotage de la filière nucléaire française.
      Tous les autres, du rose bonbon au rouge écarlate plus moins teinté de vert ont allègrement participé à ce sabotage en règle.
      Je n’oublie pas que c’est Lionel Jospin qui a arrêté Superphénix, un grand visionnaire ! que c’est François Hollande qui a décidé de limiter la part du nucléaire à 50% et d’arrêter Fessenheim, que c’est enfin Emmanuel Macron qui a transformé l’essai pour Fessenheim et qui n’a aucunement abrogé le décret de fermeture programmée de plusieurs centrales. Il n’a jamais véritablement donner l’impression de vouloir la réussite de cette filière cruciale comme de manière générale la réussite de notre pays.
      Mais, il a même fait pire, sans que beaucoup de français ne s’en rendent d’ailleurs compte, en stoppant le programme de recherche avancé ASTRID sur la quatrième génération, indispensable pour tout programme nucléaire ambitieux, cohérent et crédible.
      Est-ce de la bêtise ou tout simplement de la corruption politique ? je l’ignore mais ce n’est pas les nominations récentes de Mme Voynet à une instance importante de la filière nucléaire ou de Mme Barbut à un ministère clé, qui risquent de me convaincre de la volonté de notre président de réussir dans cette voie !


  • L'apostilleur L’apostilleur 12 mars 09:30

    Les centrales nucléaires semblent incontournables. 

    La France a choisi l’EPR2 pour ses prochaines centrales qui pourraient poser aussi problème. 

    Comparée à 11 SMR centrales chinoises capables de la même production (et deux fois moins chères au total), l’EPR2 a besoin de 3 à 4 fois plus d’eau pour son refroidissement. 

    On a vu qu’en periode de sécheresse nos cours d’eau pouvaient leur poser problème. 


    • John John 12 mars 10:08

      Salut L’apostilleur !

      « Les centrales nucléaires semblent incontournables. » 

      Quelques chiffres de comparaison ...

      Un kilogramme d’uranium 235 peut théoriquement produire autan d’énergie que 1,5 million de kilogrammes (1 500 tonnes) de charbon ...

      1.5 million de kilogramme de charbon ... La masse volumique du charbon se situant entre 1 300 et 1 500 kg/m³ ... (1 500 000 Kg divisé par 1400) = 1071 m³ de charbon ... 

      Un litre d’uranium pèse 19 Kg (19.1kg/L) ... 1 kg d’uranium c’est donc autour de 52 cm³ (0,000052 m³) ... En résumé un petit cube de 3.7 cm de coté ... 

      Résultat ... Pour une même puissance énergétique nous avons là deux possibilités ... Soit utiliser 1071 m³ de charbon ... Ou sinon un petit cube d’uranium 235 de 3.7 cm de coté ... (la taille d’une belle noix) ... 

      Aussi pour une autre comparaison ... 1 gramme d’uranium 235 permet de produire plus d’énergie qu’une tonne d’hydrocarbure ... 

      Je vous laisse le plaisir de calculer le volume d’1 gramme d’uranium 235 pour le comparer à celui d’une tonne d’hydrocarbure ... 


    • John John 12 mars 10:29

      Tous,

      On parle des 400Kg d’uranium enrichis qui ont disparu en Iran ... 400kg d’uranium c’est 21 bouteilles d’un litre ... 400kg d’uranium (en sachant qu’1kg d’uranium c’est aussi 1071 m³ de charbon) c’est aussi (1071x 400) 428 400 m³ de charbon ...

      La Terre c’est 40 000 Km de circonférence ... Combien peut-on faire de fois le tours de la Terre en alignant d’Est en Ouest les uns après les autres les 428 400 m³ de charbon  ? 


    • pemile pemile 12 mars 11:53

      @John

      Un ptit conseil, calcule le volume d’une twin tower et jusqu’à quel étage il faut y stocker tes 428 400 m³ ?


    • pemile pemile 12 mars 12:06

      @L’apostilleur «  Les centrales nucléaires semblent incontournables. »

      Il faut donc en vendre quelques dizaines à l’Iran ?


    • John John 12 mars 13:08

      Salut Pemile !

      « La Terre c’est 40 000 Km de circonférence ... Combien peut-on faire de fois le tours de la Terre en alignant d’Est en Ouest les uns après les autres les 428 400 m³ de charbon  ? »

      Réponse ... On ne peut pas faire un tour de Terre avec 428 400 m³ de charbon ... Puisque que 428 400 m³ de charbon si on les aligne d’Ouest en Est les uns après les autres cela fait tout juste un peu plus de 428 Km .... Il faudrait 99 ou 100 fois répéter cet exercice ... 


    • pemile pemile 12 mars 13:23

      @John «  Réponse ... On ne peut pas faire un tour de Terre avec 428 400 m³ de charbon  »

      Si, calcule la largeur et l’épaisseur du ruban ?


    • Francis Francis 12 mars 14:07

      @John
       salut,
       
      ’’ Combien peut-on faire de fois le tours de la Terre en alignant d’Est en Ouest les uns après les autres les 428 400 m³ de charbon  ? ’’
      — >
      En alignant d’Est en Ouest ou du nord au sud, les uns après les autres 428 400 blocs de 1 m³ de charbon ou de quoi que ce soit d’autre, on peut en faire une file de 428,4 km de long, de 1 m de large et 1 m de haut. Pas de quoi faire plus de 0,0107 % du tour de la planète le long d’un grand cercle, méridien ou équateur.
      C’est déjà pas mal.
       
       smiley


  • jjwaDal jjwaDal 15 mars 18:40

    On éponge les conséquences d’un énorme gâchis industriel et technique. Après la crise pétrolière de 1973, il devenait évident que la dépendance extrême au pétrole était dangereuse. Il y avait deux façons majeures de réduire cette dépendance, des transports sans pétrole, une électricité sans combustibles fossiles pour électrifier le plus possible d’usages. On a eu le parc électronucléaire qui en dépit d’incidents a été un succès technique et économique (en différant dans le temps la résolution du traitement des déchets, il est vrai).
    Mais rien n’a vraiment suivi. On a continuer à favoriser outrancièrement le transport routier au détriment du ferroutage par ex, on n’a pas réellement envisagé des filières plus durables comme l’utilisation du thorium dont on n’a pas plus de gisements que l’uranium mais qui semble poser beaucoup moins de soucis en aval et est plus abondant. On a laissé notre parc en roue libre, détruit des savoirs faire en attendant un petit miracle. Les renouvelables actuels sont un mirage, car captant des énergies diffuses on doit remplacer l’approvisionnement en combustible par la recherche de tous les métaux qui vont fabriquer ces collecteurs gigantesques. Si le combustible est gratuit et éternel à notre échelle, les ressources minérales ne le sont pas, donc on déplace le problème. Quel pourcentage d’éoliennes et de panneaux solaires fabriqués en France à partir de composants souvent venus d’ailleurs ? Pas lourd. Notre civilisation n’existe que grâce à sa consommation énergétique et la structure qui la produit devrait être à l’abri des idéologies. Or, l’idéologie « bas carbone » biaise les choix. La courbe de forçage du CO2 est logarithmique et l’essentiel est donc derrière nous et pour longtemps. Tout ajout doit prendre en compte l’ensemble des émissions de la planète, où nous sommes un élément marginal. Le sort du climat sera décidé par ce que font les chinois, l’Inde, le continent Africain, pas ce que font les français.
    Au demeurant nous trancher les veines sur l’autel de la décarbonation quand nous favorisons le tourisme international des marchandises que nous pourrions produire en interne relève d’une stratégie de Shadocks. Nous avons délocalisé nos industries polluantes en Chine et ailleurs et venons de signer le Mercosur, le transport aérien ne paie aucune taxe sur les carburants, etc...
    L’horizon de la Chine est bien plus étudié que le nôtre et ils développent à la fois la filière thorium (qui les rendraient potentiellement totalement indépendants pendant quelques milliers d’années), développent le carbone supercritique comme fluide caloporteur en lieu et place de l’eau (ce qui accroit le rendement substantiellement), développent des batteries (sodium récemment) qui se passeront de métaux rares et chers, et électrifient massivement le transport routier. Ils produisent autant d’électricité que les USA, l’Inde et l’U.E combinés sur une pente de croissance impressionnante. Ils ont une stratégie industrielle, nous pas.


    • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 15 mars 19:50

      @jjwaDal
      Entièrement d’accord.

      Les trains de camions qui parcourent sans vergogne nos autoroutes sont à pleurer. Aucune vision de développement d’un système mixte de transports.

      Nos politiciens semblent reprendre en boucle des éléments de langage communicationnels sans réflexion propre.

      Le thorium devrait être considéré comme l’énergie de demain.

      Moins chère, moins dangereuse, non transformable en bombe (c’est peut-être la vraie raison de sa non adoption), avec une matière première mieux répartie, des équipes de chercheurs devraient s’y atteler à fond.

      Mais non, rien. La France finira par acheter des réacteurs à la Chine. Une politique sans vision mène souvent à ce genre de dépendance.


  • Jean Keim Jean Keim 16 mars 07:38

    Le mode de penser du monde des dominants est monolithique, seul le profit immédiat compte dans leurs stratégies, quand on pense fric, fric, fric ! seul le court terme a du sens, même si pour cela il faut endommager ce qui existe et qui est naturel.

    Les moyens utilisés pour arriver à leur fin sont archiconnus, ce sont le copinage, le racket notamment entre États et entre un État et sa population, la guerre, la spéculation... j’en passe et des meilleurs.

    En fait il faut beaucoup beaucoup de simples besogneux pour faire un super riche.


    • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 16 mars 08:15

      @Jean Keim

      Salut Jean, oui pour moi tout à fait..
      sur, je pense, la même ligne, on parle d’état providence mais en fait le réel est exactement l’inverse, il y a un peuple qui est la providence d’un groupe de parasites purs appelé entre autre état..
      Pourquoi ? 
      le bon peuple ne voit même plus que c’est lui, nous un par un, qui donne à cet état composé de parasites purs, argent et pouvoir ..


  • LeMerou 17 mars 07:15
    @PELLEN

    Bonjour,

    « ENERGIE » en voilà un grand mot fourre tout concernant normalement une grandeur physique, j’en dépense modestement un peu pour vous répondre, alors que vous évoquez dans votre article la production électrique procurant certes une énergie et certes aussi les errances politique.

    Oublions un instant, la problématique du changement climatique, qui vient polluer le débat plus qu’autre chose. Actuellement le monde est ce qu’il est uniquement par les « énergies » issues du fossiles, ors de nombreuses alertes se font jour depuis pas mal de temps sur sa réduction de production (constatée par endroit). 

    Il s’agit donc, de prévoir un remplacement de ces dernières par une ou d’autres sources, ce qui pose tout de même de très sérieux problèmes techniques sur bien des process de transformations, bien avant la problématique de la mobilité ou des transports et bien avant la « pollution ».

    « L’indépendance énergétique » est le mot à la mode, comment produire l’énergie nécessaire à notre mode de vie sans dépendre des autres, avoir notre « autonomie énergétique » ! C’est un concept impossible pour notre Pays et bien d’autres aussi, bref à part les barrages et le système « marémoteur » existant l’on pourrait admettre que ce sont les seules sources de production d’énergie dont nous disposons, Tous les produits ou matières nécessaires à la production d’autre forme d’énergie ne sont pas présente sur notre territoire. 

    Quel est alors le produit, la ressources de base exploitable qui peut produire le plus d’énergie électrique en l’occurrence pour couvrir nos besoins futurs ? Le nucléaire à l’évidence. Mais ce dernier pour de sombres et obscures raisons est passé de la fierté au mal, au danger absolu, faisant surgir on ne sait pourquoi une peur viscérale. Notons que sur la planète, cette industrie à « tué » largement moins de monde que les autres industries. L’ont veux bien mourir de la pollution mais pas du nucléaire.

    Bref, je vous rejoins complètement sur l’hérésie des politiques énergétiques Française ou Européenne imposées qui sont décidées ont ne sait trop sur quelle base, sans écoute des véritables spécialistes du domaine. Politiques très influencée par une masse électorale dont les votes sont utiles voir chez certain indispensable pour garantir son maintien en place.

    Est née la tambouille énergétique, pardon le « mix-énergétique », dont nous connaissons le coût, l’efficacité et les problèmes associés liés à l’intermittence alors que la demande est continue. Faisant fi des problèmes techniques aussi. Et vous avez raison, devant les discours tenus, je vous rejoins dans votre consternation, devant tant d’incompétence accompagnée d’une vision d’avenir absente.

    Mais pourquoi n’écoutent ils pas les spécialistes ? les sachants ! Ca leur est impossible, il est inconcevable pour ces « hautes élites » capable du jour lendemain, d’être en charge du ministère du pansement, le lendemain de celui de la guerre, ayant fait un court séjour par celui de la culture ou au scolaire et j’en passe, que leur connaissances en tout et en rien fussent remise en cause par des manants perturbateurs leur rappelant la réalité ou en sachent plus qu’eux dans un domaine.

    Il y a bien longtemps que nos « élites » n’écoutent plus ce qui vient d’en bas, ils sont en orbite ne redescendant que pour des cycles définis par des textes universel de loi.
    Ainsi, parfois un projet d’avenir nait autour d’une table bien garnie entre la poire et le fromage, nous conduisant vers une catastrophe, comme la fermeture d’une partie du parc nucléaire au profit d’éole ou de Râ errance du moment.

  • Sigurdhur Sigurdhur 7 avril 17:08

    Quelqu’un a t’il pensé au moteur STIRLING pour la production locale d’électricité d’un arrondissement ?


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