mardi 26 février - par Philippe Khalfine

Enfants de la guerre : La crise de la civilisation

Chaque année, des centaines de milliers d’enfants meurent dans des guerres et des conflits militaires en raison de la situation actuelle dans le monde. Dans le même temps, nous avons des statistiques en croissance exponentielle.

En 2017, le pic de mortalité infantile a été enregistré à la suite de conflits militaires. Au cours des deux dernières décennies, la vie de nombreux enfants ne s’est jamais éteinte comme en 2017-2018. Aujourd’hui, environ 420 millions enfants mineurs se trouvent dans des zones de conflit. Des milliers de décès d’enfants se produisent chaque jour dans les zones de combats intenses.

De plus, le phénomène des enfants soldats est devenu encore plus développé. Les combattants mineurs sont soumis à un traitement psychologique et spirituel impensable, qui permet de reconstituer les rangs des fanatiques religieux et de kamikazes.

En raison des bombardements, environ 100 000 enfants meurent en bas âge chaque année. Le plus grand problème de notre siècle est la sécurité des enfants dans un monde où l’avalanche de guerres hybrides locales se développe avec une constance périlleuse. C’est une tâche extrêmement difficile car la situation ne cesse de se dégrader.

Dans certaines régions, telles que la Somalie et l’Afghanistan, la guerre est une routine quotidienne. Les écoles détruites, le danger constant d’être tués, les jeux avec de vraies armes, telle est la réalité quotidienne vécue par les enfants dans ces régions.

La situation est complètement différente, par exemple dans le sud-est de l’Ukraine et en Syrie. À cause des guerres déclenchées là-bas avec la complicité des États-Unis, une région prospère, les régions se sont transformées en un enfer militaire. De plus, dans ces régions, c’est la population civile qui devient la cible, se retrouve en position d’otages lors d’actions militaires. En fait, les formations néo-nazies ukrainiennes ainsi que les groupes armés de l’État islamique et la soi-disant « opposition syrienne » attaquent principalement dans des zones densément peuplées où il n’y a pratiquement pas d’installations militaires. On peut appeler cela une terreur de masse globale. Les militants détruisent aussi délibérément des installations médicales et empêchent l’acheminement d’aide humanitaire aux enfants dans les zones de conflit. En Syrie, environ 800 000 enfants continuent de vivre dans des régions belligérantes et difficiles à atteindre.

Rien qu’au cours des trois premiers mois de 2017, 70 attentats ont été commis dans des installations médicales. Au cours des sept années de conflit dans le pays, 5,3 millions d'enfants sont devenus des réfugiés. La situation dans les régions du sud-est de l’Ukraine reste également difficile. Les militants des formations néo-nazies ukrainiennes ont commencé à appliquer la tactique des attaques terroristes aux institutions médicales et aux enfants, aux communications de soutien à la vie urbaine. À la suite de l’exacerbation de la situation, les combats de rue à Donetsk pourraient commencer avant les élections, car les troupes ukrainiennes sont situées dans les limites de la ville. Les pertes de civils, dans ce cas, seront énormes.

Aujourd’hui, la tâche de sauver les enfants des zones de conflits militaires revêt une importance particulière pour les organisations internationales et pour l’ensemble de l’humanité. Outre les enfants décédés des suites de conflits militaires, le monde accueille des millions de jeunes atteints de handicaps physiques et mentaux. Si le monde n’arrête pas cette crise humanitaire profonde, notre avenir sera paralysé.

Auteur : Tanaї Tcholkhanov, journaliste à News-Front

Traduction : Philippe Khalfine, journaliste à News-Front

Source : https://fr.news-front.info/2019/02/26/enfants-de-la-guerre-la-crise-de-la-civilisation/



8 réactions


  • Jeekes Jeekes 26 février 17:47

    ’’des centaines de milliers d’enfants meurent dans des guerres et des conflits militaires en raison de la situation actuelle dans le monde’’

     

    Mouais, mais oui, mais non. 

    Qu’est-ce que ça veut dire la situation dans le monde ?

    Faudrait voir à être clair.

    Et arrêter de tortiller du cul pour chier droit !

     

    En fait des centaines de milliers d’enfants (py aussi des millions d’adultes, faudrait pas les oublier) meurent chaque année parce que des enculés pourris d’anglo-$ionistes veulent se faire du fric.

    Toujours plus de fric.

     

    Et pour ça, ils démolissent et ravagent des pays entiers !

     

    Mais c’est pour la démon-cratie mon bon Monsieur, pour les droits de l’homme, pour apporter leur cul-ture de merde, leurs ’’valeurs’’.

     

    In God they trust (désolé j’ai pas la traduction en hisse-rat-hell-hien) et leur gode, c’est rien que le pognon !!!

     

     


  • Trelawney Trelawney 27 février 09:18

    La situation est complètement différente, par exemple dans le sud-est de l’Ukraine et en Syrie. À cause des guerres déclenchées là-bas avec la complicité des États-Unis, une région prospère, les régions se sont transformées en un enfer militaire. 

    Dans certaines régions c’est avec la complicité des américains et d’en d’autres c’est avec celle des Russes. Votre article sur les enfants dans le conflit est intéressant mais arrêtez de croire que c’est blanc d’un coté et noir de l’autre


    • Philippe Khalfine Philippe Khalfine 27 février 10:18

      @Trelawney Je suis très loin de croire cela, mais merci pour votre remarque qui me semble t’il est pertinente.


    • leypanou 27 février 10:26

      @Trelawney
      et d’en d’autres c’est avec celle des Russes 

       : quels autres cas par exemple ? Ou mieux, quels sont tous les autres cas déclenchés avec la complicité des Russes ?


    • Matlemat Matlemat 27 février 10:39

      @Trelawney
       C’est vrai que ce n’est pas tout blanc d’un côté tout noir de l’autre, pourtant c’est bien l’occident qui a le plus de sang sur les mains dernièrement, ce sont les Ukrainiens qui bombardent le Donbass et pas l’inverse, la Crimée a été conquise quasi sans effusion de sang, et la Syrie...sans l’intervention russe daesh serait là encore a vendre du pétrole à la Turquie. 

       Plus le blocus US qui affame les vénézuéliens.

       


    • Trelawney Trelawney 27 février 11:59

      @leypanou
      Vous voulez que l’on parle de Pragues, de l’Afghanistan de 1980, de la Mongolie, de la Tchetchénie, de la Georgie, de l’Angola, du Yemen de 56. 
      Quant à nos « amis américains », ils ont toujours été en guerre contre quelqu’un et ils ne s’attaquent pas aux pays possédant la bombe atomique (on comprend mieux l’Iran et la Corée et tant pis pour l’Irak et la Libye).
      L’objet de mon propos est de dire que le drame des enfants dans les zones de conflits est un sujet suffisamment dramatique pour se passer de cibler des responsables qui le sont tous
      A partir du moment où l’on vend une arme, on est responsable


    • leypanou 27 février 12:36

      @Trelawney
      1)vous parlez des Russes et non de l’URSS, donc Prague, Afghanistan, Mongolie, Angola, Yémen c’étaient du temps de l’URSS (Poutine n’est pas responsalble de ce qu’a fait l’URSS)
      2)Tchétchénie fait partie de la Russie jusqu’à preuve du contraire : si un pays n’intervient pas chez lui, alors
      3)Géorgie : problème où il y a des minorités d’une autre ethnie ; je ne reprocherais pas à la Russie d’être intervenue en Géorgie

      La Russie n’est peut-être pas la sainteté, mais la mettre sur le même pied d’égalité que les États-Unis en interventionnisme est un peu exagéré à mon avis.

      Quant au drame des enfants dont vous parlez, je suis d’accord à 100% avec vous.


  • Matlemat Matlemat 27 février 10:31

     On nous montre un enfant migrant mort sur une plage turque mais on se garde bien de nous montrer les enfants massacrés au Yémen.


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