jeudi 15 mars 2007 - par L’enfoiré

Espace vital

Plus connu sous la fameuse expression « Lebensraum », notre espace vital dans nos logements se restreint de toutes parts à coup d’augmentation de prix de ce sempiternel mètre carré.

En 2005, l’immobilier résidentiel battait record sur record. 2006 a continué sur les mêmes chapeaux de roue. Pour 2007, on s’attend à un léger tassement tout de même. Cela reste à vérifier dans les faits. Accéder à la propriété est le but de beaucoup de Belges qui, paraît-il, ont une véritable brique dans le ventre. Le Salon International de la construction, de la rénovation et de l’aménagement Batibouw de Bruxelles a fermé récemment ses portes et a attirer comme chaque année près de 400.000 visiteurs. La tendance est aux mouvements. Au cours d’une vie, le lieu de résidence ne cesse de changer. Mais, les habitations sont occupées à se rétrécir. Nous ne sommes pas encore dans le monde de Lilliput, mais vu l’augmentation du prix au mètre carré toujours élevée, les maisons, les appartements ont dû prendre un peu moins de goût à l’extension.

16% de surface en moins ont été comptés depuis 2000 et 15% en plus dans le prix pour le même bien est une moyenne très dépendante de la région où est situé l’habitation, ville ou en dehors, de son type et de sa catégorie. Les appartements ont carrément doublé de prix depuis 2000. Dans les villes, les budgets du logement ne se contiennent plus.

Ce 6 mai, l’Echo publiait un article qui annonçait "Après l’envol des prix, la brique atterrit en douceur" et qui accompagnait une enquête sur l’immobilier en Belgique. Les 16% d’augmentation de 2005 en moyenne annoncés tout en étant ensuite contestés et réduits par les notaires, étaient supportés par des taux hypothécaires alléchants et ont étonné plus d’un professionnel. En 2006, les taux d’intérêts qui tendent à reprendre le chemin de la hausse, vont avoir un impact invers sur les prix pratiqués dans l’immobilier. Pas de baisses prononcées pourtant. Le marché restera soutenu par la rareté des biens à acquérir, par des taux qui ne grimpent toujours pas outre mesure et par les astuces que les organismes financiers trouveront pour contourner le problème. Une idée de la ministre de la Justice Belge, Madame Onkelinx, voudrait quadriller le marché locatif pour obtenir une vision plus précise et pour bloquer les loyers au-delà de l’augmentation de l’indexation dans les zones de forte spéculation. Mais personne n’imagine par quelle procédure et dans quel "serpent monétaire" (Echo 23-juin-06).

La disponibilité des terrains à bâtir se raréfiant, les populations se concentrant dans les villes pour diminuer le nombre de kilomètres vu le coût croissant du pétrole sont des raisons bien naturelles qui suivent l’offre et la demande. La TVA pour la rénovation d’un bien s’élève à 6% tandis que celui du nouveau à 21%. Les taux d’intérêt très bas que nous connaissons ont évidemment poussé les investisseurs. La fougue à l’achat vit un plein boum et les prix s’envolent. La bourse a été très performante. Le creux de la vague vient d’être franchi et la remonté des taux s’annonce. Le crédit hypothécaire suit le même chemin et monte de 4 à 5 %. Jusqu’ici, il ne grève le budget d’un ménage qu’à concurrence de 30% au maximum. Il restera très amorti dans sa remontée, dit-on. Le frein que cela pourrait avoir ne prendra effet que bien plus tard et la courbe des hausses de prix du loyer et du prix d’achat d’un bien immobilier n’en sera abaissée que bien plus tard.

En Belgique, 330 habitants par km2 cela fait du monde à loger.

"Mais jusqu’où aller trop loin ?", pourrait-on se demander. Pour Bruxelles, on est encore bien loin des sommets en comparaison avec des villes comme Londres ou Paris. Le tarif de la vente et de la location dans l’immobilier est nettement en dessous de ces capitales qui ne jouissent pas, elles, de l’étiquette de capitale de l’Europe.

Mais, qui pourra s’offrir une maison ou un appartement dans un futur rapproché ? En moyenne, 48% d’augmentation des maisons unifamiliales en 5 ans. 96% dans la région bruxelloise. Un jeune sera d’office exclu vu la chute des salaires en début de carrière et les risques de ne pas pouvoir assumer pour cause de restructurations programmées par la logique commerciale et les fusions des entreprises pourvoyeuses du plus grand nombre de travailleurs.

Une enquête en caméra cachée avait démontré en effet que les banques refusaient d’accorder un crédit à ces jeunes qui apportaient une garantie aléatoire. On ne prête qu’à celui qui peut déjà prouver qu’il a mis de l’argent de côté et qu’il l’a aussi devant lui. Quadrature du cercle bien peu admissible quand l’imagination des interlocuteurs qui ont les répondants fait défaut. Le crédit ne se trouve malheureusement pas sous le sabot d’un cheval. Alors quand celui-ci ne veut pas lever la patte ! Le risque ne fait manifestement pas partie de la "grande maison" au réservoir à espèces sonnantes et trébuchantes. Les parapluies sont du parcours même quand il ne pleut pas. Dans le même temps, en Belgique, les 4 plus grandes banques affichent une santé de fer avec 11,5 milliards d’euros de bénéfices nets en 2006 !

Récemment, pour corser un peu ou pour laisser un semblant de "générosité", les banques ont même lancé des emprunts d’une durée de 40 ans. Plus d’une génération devra bientôt assumer l’achat d’un bien. Il reste à espérer que la construction soit solide type "château fort".

Avoir un "profil atypique" pour une banque est la cerise amère sur le gâteau. Être en position de faiblesse à la demande d’un prêt pour cause de "précarité", de "maladie", d’âge trop canonique dans l’emploi que le jeune occupe est le plus mauvais statut imaginable. Des taux intéressants et l’impossibilité d’accomplir son rêve est devenu pourtant chose courante.

Les habitations sociales sont aussi trop peu nombreuses. C’est endémique. Cent mille ménages en Flandre attendent un logement social avec, pourtant, les critères d’acceptation en poche.

Il y a aussi différents acteurs qui font monter les prix des loyers et des ventes. Les agences sont les premières à être à l’affût de prospects éventuels. Le but de celles-ci n’est pas le même que le vendeur ou propriétaire de biens à louer. C’est leur raison d’être. Les 3,63 % de commissions (TVA comprise) sont le gagne pain. En échange, il y a un réseau qui s’agrandit après chaque signature de contrat. La publicité, pour elles, n’est plus à payer puisqu’elle s’intègre dans les valves des immeubles ayant biens en location ou vente. Pas besoin d’être très précis sur les annonces. Laissons venir le candidat et ensuite proposons le bien « de visu » et s’il ne convient pas, au pire en présenter un autre. Ce procédé en réseau n’est évidemment pas à la portée du particulier.

Entre l’acheteur et le vendeur, le locataire et le propriétaire, elles se sont installées un intermédiaire de plus en plus obligé. Des règles propres deviendraient plus claires, depuis le 1er février 2007. Ces règles ont été instaurées pour fixer le délai de réflexion à 7 jours avant le contrat. Un compte-rendu mensuel au consommateur à fournir par l’agence, un contrat d’exclusivité limité à maximum 6 mois sont d’autres avancées. Une indemnisation de la partie qui se sent lésée par une rupture de contrat unilatérale est également fixée de manière plus précise.

La main d’oeuvre qualifiée est recherchée et celle qui est disponible n’est pas en adéquation avec les besoins. Donc, les prix suivent la demande et montent.

La construction est-elle plus chère à réaliser ? Pas sûr. A l’arrivée, oui. Au départ, des travailleurs venant de pays moins "fortunés" encore viennent à la rescousse pour bien moins cher et surtout "moins fiscalisé" Mais ce n’est évidemment pas une généralité et les contrôles s’intensifient.

Le pourcentage des frais de notaire et impôts est connu et un peu "envahissants", bien sûr. Le prix des terrains et leur diminution dans les grandes villes expliquent aussi la "folie" des prix.

A Bruxelles, en plein avenue Louise, se trouvait la Tagawa, un hôtel 4 étoiles, abandonné depuis 1995. Un squat de niveau "top". Une clientèle particulière y a élu domicile depuis 2003 : famille, chômeurs, artistes, étudiants...en tout, 320 logements. La précarité n’a pas le même prix. Mais, attention, c’était très vite complet et puis il fallait bien préserver un peu d’espace vital. En accord avec le propriétaire, ils prenaient en charge la gestion de l’immeuble sans bail. Ils investissaient même pour la préservation du bien et sa rénovation. En 2007, il était question de remettre les pendules dorées à l’heure.

On parle ainsi de 30.000 unités de logements inoccupées dans notre ville. La légalité n’est pas vraiment le point névralgique pour organiser le même "modus vivendi" ailleurs. Il est plus à catégoriser dans un problème de "moeurs bien ancrés" qui préfère laisser les immeubles vides en attente de rénovations urgentes..

Les kots étudiants sont également dans le colimateurs. Une pénurie qui entraîne une moyenne de 250 euros par mois près des cités universitaires.

Plus troublant, encore, les grandes villes sont la proie des promoteurs qui veulent rentabiliser au mieux les mètres carrés disponibles. Pour réaliser ce rêve, les habitations passent au second plan pour laisser le champ libre à des immeubles de bureaux. Bruxelles n’est pas exempt de cette "manie" qui laissent souvent ces beaux bureaux vides pendant des mois. Il n’est pas moins vrai que même si cela n’était pas le cas, il faut penser que les occupants diurnes de ces beaux bureaux auront besoin de rentrer dans leur pénates le soir venu et cela dans le minimum de temps.

Le 18 août 2006, l’Echo osait parler de mue des bureaux bruxellois qui se seraient transformés en logements à Bruxelles. Les permis nécessaires pour le réaliser ont permis d’entrevoir une ouverture de ce côté. Mais l’accroissement des surfaces de bureaux n’en demeure pas moins prépondérant. La mode "loft" reste encore marginale. Elle reste à la portée des plus nantis. Donc, c’est plus facile à dire qu’à faire.

"Il est venu le temps des cathédrales".

Dans le même temps, en Wallonie, 42.000 logements sociaux sont espérés. Le logement public ne fait pas le poids face au logement privé. 27% des loyers sociaux sont impayés. En moyenne, 188 euros comme prix moyen pour le loyer mensuel de ces logement sociaux. Qui dit "social" implique des réductions drastiques dans les prix de la construction entraînant par là même des frais de fonctionnement plus importants par la suite. Tout ces points expliquent peut-être cela.

Les Néerlandais sont logés à la même enseigne avec, parait-il, l’équivalent de 1200 terrains de football réservés à une surface de bureaux inoccupées. Chez eux, toutes ventes, toutes locations transitent par l’intermédiaire d’agences.

En France, encore, vu la rareté des logements sociaux, les "Enfants de Don Quichote" ont lancé un pavé dans la marre : de petites tentes de camping se sont érigées à Paris le long de la Seine. Au vu de ces représailles, le gouvernement a pris des dispositions dans l’urgence. Comme cadeau de nouvelle année 2007, Jacques Chirac avait lancé l’idée des "logements opposables". Ce droit au logement opposable devrait forcer les maires à faire construire plus de logements sociaux. Il y a, cette fois, une obligation de résultat. 800.000 personnes sont comptées comme réellement sans abris en situation précaire. Il ne sera pas gratuit pour les bénéficiaires, mais plus accessible aux démunis de la vie. La Constitution devrait contenir manifestement une garantie de logement pour tous. Est-ce de la poudre aux yeux ? Logement opposable ou imposable ? Comme partout, la spirale des prix a mené ceux-ci vers des sommets. Réquisitionner des logements vides d’occupation a été souvent proposé. Les propriétaires se plaignent d’avoir des loyers impayés. Une assurance obligatoire pourrait-elle donner une solution ? A l’opposé, l’idée de rendre tout le monde propriétaire est un leurre. Travailler uniquement dans l’urgence pour loger les plus démunis coûte bien plus cher que de planifier des constructions nouvelles.

L’immobilier est devenu le piège pour les candidats à la présidence française toute proche (l’Echo du 10 mars 2007). L’imagination tout azimut pour s’attirer la bienveillance des électeurs. Les sans-abris, les prêts à taux zéro, toutes les clés sont sur la table encore faudra-t-il trouver les trous de serrures correspondants par la suite.

Une brique dans le ventre, ça se digère doucement, ça ne s’avale pas avec un entonnoir.

A y réfléchir, voilà bien une revanche du Sud sur le Nord. Le jour où il ne sera plus possible de payer ni loyer, ni appartement, ni maison et qu’il faudra se réfugier sous la tente et le sac de couchage, au moins dans le Sud, le climat s’adaptera un peu mieux et les claquements de dents feront là-bas un peu moins de bruit.

Droit au logement, qu’ils disaient...


L’enfoiré,

"L’imagination est la folle du logis", Nicolas de Malebranche
"Le logis, c’est le temple de la famille.", Le Corbusier
"Il y a des gens qui n’ont que la façade... L’entrée sent le palais, et le logement la cabane", Baltasar Gracian Y Morales
"Un bon arbre peut loger dix mille oiseaux", Proverbe birman


17 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 15 mars 2007 14:06

    salut enfoiré , et dire que l’arrivée des assujettis à l’ISF en France fuyant le fisc fait encore plus flamber les prix en belgique !

    les prix de l’immobilier ont doublé en france et se loger nous prend une part de plus en plus importante de nos revenus , mais nos politiciens trouvent que le pouvoir d’achat augmente ! faut dire que nombreux parmi eux logent gratuitement dans les palais de la ripoublique !

    bien à toi


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2007 14:17

      Salut Le Chat,

      ISF ? Institut Sans Fixe ? Importation des Sans domiciles Fixes ? Impôts Sans Fonctionnalités précises ? ... Je suis sûr que tu m’as compris. Un jour, je ferai un article sur la « douceur » non partagée des sigles à l’américaine. Mais, voilà que je me trolle... Personnellement, je n’ai jamais perdu mon temps à envier autrui. Ce que je voulais exprimer, ici, c’est que quand on est motivé et que l’on veut mettre le prix de cette envie sur la table, personne ne devrait la coincer. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2007 14:29

      Bonjour,

      Les caricatures ont encore une fois été loupée ou niveau de leur lisibilité. Si vous désirez y jeter un coup d’oeil plus humoristique, le même article est sur mon site (URL) avec loupe intégrée. smiley


  • troll (---.---.82.128) 15 mars 2007 15:08

    c’est sur que vu le nombre de personnes que la population francaise atteint, il ne faut pas etre etonne par le prix de l’immobilier... et encore je pense que l’on encore de la chance au vu de l’augmentation prevue de la population...

    ah si on etait seulement 30 millions, il y aurait certainement plus de place pour tout le monde...


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2007 15:17

      @troll,

      J’espère que tu ne vas pas extrapoler ton idée à une solution « drastique » que je ne nommerai pas... !

      Le problème se résout par la pratique. Les villes prennent de plus en plus de surface. L.A. serait-elle précurseur ?

      Ce qui va allonger les distances pour aller travailler, aller voir un copain ou une copine... Le vélo ne va pas suffire. Les transports en commun, peut-être ? Mais alors, il faudra qu’ils soient confortables, rapides, accessibles....

      Ce qu’un toit au dessus de sa tête peut générer d’idées ! smiley


    • troll (---.---.82.131) 15 mars 2007 15:25

      ma remarque n’a rien a voir avec supprimer la moitie de la population ou virer tous les etrangers (l’argument qui arrive generallement en premier des que l’on parle de limiter la population)...

      moi je me sens a l’etroit dans ce pays : partout ou tu regardes tu vois des maisons, des routes, etc...

      alors c’est sur que limiter la population, economiquement c’est vraiment catastrophique encore que... mais de toute facon on y viendra un jour ou l’autre... a moins que Monsanto ne s’y oppose pour vendre ces legumes produits en usine qui permettent des densites de populations ahurissantes.... smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2007 15:59

      @troll,

      On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ! C’est sûr que la population augmentera toujours. Jusqqu’ici, la seule solution a été d’agrandir les villes, les routes... Je donnais juste au dessus l’exemple de Los Angeles.

      Je crois personnellement que la direction dans laquelle on sera obligé d’aller est « un pays, une ville », énorme en réseau neuronale. Je ne sais si cela tiendra parce qu’il faudra avoir de l’agriculture au milieu. Même les neurones sont alimentés par l’extérieur. smiley


    • troll (---.---.82.131) 15 mars 2007 16:18

      mais ca ne te fait rien de passer de toute ta vie dans du beton ou du goudron ?... ca ne te manque pas d’avoir un troupeau de chevaux devant ta maison (j’imagine que tu es un citadin) ?... smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 15 mars 2007 17:17

      @Troll,

      Dans le mille. J’ai autre chose que le coq le matin pour le réveil. J’allais en 5 minutes au boulot. Quand mes collègues annonçaient 2 heures de routes dans les embouteillages au lieu d’une. J’avais le double aussi, mais...

      J’ai choisi. Est-ce qu’on aura encore le choix dans 50 ou 100 ans ? smiley


    • Rocla (---.---.251.200) 15 mars 2007 21:00

      @ Troll

      Si tu étais seul tu pourrais habiter le château de Versailles .

      Rocla


  • gem gem 15 mars 2007 17:49

    constat implacable et... totalement faux !

    On construit bien plus et bien plus vite que la population n’augmente (en France, en tout cas ; en Belgique je ne conais pas...). Chaque logement rétrécit ? peut-être (pas sur !), mais maintenant on en a plusieurs. Il y a les résidence secondaires, de plus en plus nombreuses. Et puis de plus en plus de gosses ont deux chambres : une chez leur père, une chez leur mère. Père et mère qui on maintenant un lit chacun au lieu d’en partager un.

    Tout cela fait des surfaces par personne en plus. En partie produit de l’enrichissement, mais aussi en partie produit d’un mal-être bien réel que ces m² ne compensent pas totalement (je vous l’accorde...) mais quand même un peu. Hier madame restait à la maison parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Maintenant elle peut se payer son logement, et elle se barre. Progrès ou pas, chacun verra midi à sa porte.


    • L’enfoiré (---.---.133.129) 15 mars 2007 18:18

      @Gem,

      Je te mets +1. Tu as partiellement raison. Je dis « partiellement ». Les 2èmes résidences, c’est sûr existent. La voiture de Monsieur, celle de Madame, celle de fiston et de la petite joliette aussi, aussi. Conclusion, on oublie de vivre avec les mètres carrés alloués et la marche et le vélo.

      Comme « troll » me le demandait si j’étais « citadin », je te demanderais de quel milieu social es-tu ?

      Ne dis rien, je devine. Tu n’as pas les yeux bridés, tu es jolie. Tu n’as pas de caddie en sortant pour chercher les courses. Celui du magasin fait très bien l’affaire.

      Je te dis cela, ne te fâches pas. Je ne meure pas de faim. Loin de là. Je suis timide, mais je me suis toujours soigné. smiley


    • gem gem 15 mars 2007 23:47

      tu as oublier de cliqué sur l’image qui renvoit vers mon profil ? Je fais les courses en bagnole, comme tout le monde. Mais c’est vrai que j’ai pas les yeux bridés ! smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 16 mars 2007 08:33

      @gem,

      Voilà, le problème des icônes qui ne représente qu’une vérité phantasmique ou fantasmagorique comme dirait Dali.

      C’est vrai. Comment ai-je pu confondre ? Sorry, Gem, je t’avais pris pour l’autre bord.

      Ok, pour le reste, admet que je ne m’étais pas trop gourré.

      Comme tout le monde la bagnole ? Faux. Comme je l’ai dit plus haut, il y a moyen d’habiter près de magasins, de travailler près du bureau. Cela coûte plus cher, bien sûr. Le terrain étant plus cher dans les villes. Mais, il ne faut pas oublié que la voiture pour tous les déplacements, ça coute un max. C’est vrai, que tout le monde ne peut pas dire la même chose en même temps, je te le concède. smiley


  • Internaute (---.---.132.101) 19 mars 2007 08:02

    Eh oui, l’immigration incontrôlée a des effets trés néfastes sur les populations locales. Il est bien évident que les centaines de milliers de gens que les députés laissent venir sont logés. Comme la construction ne suit pas, la seule conséquence est à la fois l’augmentation des prix et la division par deux puis par trois des appartements. De toute manière ceux qui viennent n’ont pas les moyens de payer la construction. De tels plans de relance seraient financés par les citoyens français qui ont d’autres priorités que loger les sans-abri du monde entier.

    Ceux qui nous chantent qu’il faut encore plus d’immigrés nous préparent un avenir de hamster. Qu’on ne se trompe pas d’objectif. La faute n’est pas à l’immigré mais aux politiques bien français qui nous poussent dans le précipice. Quand Ségolène et les socialistes clament la mixité sociale et l’ouverture de nos frontières, elle nous prépare un avenir de Hamster. Idem pour Sarkozy qui donne notre nationalité à n’importe qui et n’a spprimé aucune pompe aspirante.

    L’immigration « choisie » ne changera absolument rien. L’immigration des riches africains qui viennent ré-investir les aides au développement prises sur le contribuable sont aussi une catastrophe. En Suisse, comme ils acceptent aussi n’importe qui surtout s’il y a du pognon à la clef, les suisses ne peuvent plus se loger à Genève. Les petites maisons au bord du lac sont réservées aux riches étrangers. Les appartements en ville sont pris d’assaut par les moins riches étangers et les prix flambent. Le fils de genevois qui sort de l’université n’a qu’à aller se loger ailleurs, par exemple dans un gourbi au Maroc.

    Le seul régime qui sait gérer correctement la flambée de l’immobilier due aux flux migratoires est la monarchie. A Monaco ou les immigrés représentent environ 80% de la population, le Prince a fait construire de beaux immeubles avec vue sur mer pour les monégasques et fixe des prix spéciaux réservés à ses sujets. Ceux-ci peuvent alors cohabiter sans gêne avec les Shumacher et autres courreurs de fortunes. Si ce n’était le cas, les monégasque seraient entrain de faire de la pub pour Quechua (les tentes).


    • L'enfoiré L’enfoiré 19 mars 2007 08:53

      @L’internaute,

      En fait, il y a deux aspects et réponses à ton commentaire.

      Du côté de l’immigration, d’abord.

      L’homme n’a rien inventé à ce sujet. Tout être vivant, cherche à améliorer son existence et celle de sa succession. Les plantes et les animaux. La transhumance n’en est qu’un exemple. La terre n’est pas uniforme en ressources. L’eau, toujours, elle, on en parle beaucoup ces derniers temps, sera une source de conflit si on n’y prend garde. Et pourtant, l’homme a une spécialité. Il se retrouve partout même dans des endroits inhospitaliers pour lui. Il a tout investi. Ca ne veut pas dire qu’il soit devenu un gaz parfait et qu’il se répand de manière uniforme dans l’espace alloué. Il réagit en fonction de sa raison. Si je ne parviens pas à vivre facilement ici, je déménage. C’est une loi naturelle. Ce n’est pas un hasard si les régions à températures moyennes ont eu plus d’occasions à créer de la richesse. Et ces régions ont inventé en plus la « pub » de leur état de bien être. « Devenez scandaleusement riche » est le message qui transite sur nos ondes hertziennes qui vont partout. Ce que je disais en fin de mon article est une boutade plus humoristique que réaliste. L’immigration doit être canalisée de manière naturelle ou orientée. Notre intelligence, puisqu’on en a, dit-on, peut trouver des solutions orientées, mais ce n’est pas une question à prendre à la légère et au premier niveau avec des idées de rejets sans réflexion. Aider les autres moins lotis à mieux vivre, oui, bien sûr. Mais on ne fera pas pleuvoir là où il n’y a pas de nuages. Autant savoir.

      Le second point ce sont les richesses mal « gazéifiées ». Oui, là nous sommes à notre porte. Les animaux et les plantes n’ont pas encore de dollars pour se nourrir. La bonne soupe sera plus crémeuse dans certaines assiettes. Est-ce que l’évolution avait programmé cela ? Je ne sais pas. Mais vous avez peut-être une réponse.

      Voilà, il y avait moyen de parler de cela de manière moins orienté « élections ». Je ne me le serais pas permis. Je suis hors du coup. A+


    • Internaute (---.---.7.135) 19 mars 2007 18:05

      Excusez-moi, j’oublie toujours que vous êtes Belge et donc pas forcément intéressé (ou impliqué) par nos élections bien françaises.

      Ceci dit, ce qui me gêne dans votre commentaire est que vous ayez l’air de considérer comme une fatalité le fait que l’Europe se fasse envahir. Je ne polémiquerait pas là-dessus car c’est hors sujet.


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