mercredi 29 mars 2006 - par Maxime Gouzevitch

Et si le CPE ne changeait rien à la précarité ?

Il faut le reconnaître, je suis consterné par ce qui se passe : un pays au bout de l’hystérie, une quasi-guérilla urbaine accompagnant des manifestations démesurées... Et tout cela pour un contrat ! Un texte devenu prétexte à une guerre totale idéologique...

Noyé sous un flot de slogans guerriers anti-CPE, submergé par des torrents de mots martyrisés au point de perdre tout leur sens : précarité, capitalisme, bénéfices... je me sentais perdu. Un dimanche, cependant que les acteurs les plus brillants de cette grande salle de théâtre qu’est notre pays jouissaient d’un repos dominical bien mérité, que le flot d’informations sur la "guerre CPE" s’est un peu tari, je me suis dit qu’il était peut-être temps de me poser moi-même la question à froid :

Mais que va-t-il vraiment changer, ce CPE, dans la vie des gens ?

Je ne parle pas du point de vue économique, idéologique ou philosophique, mais concret, pratique, dénué de toute allégeance politique. Le jeune serait-il plus précaire, ou non, qu’il ne l’est aujourd’hui ?. Pour y répondre, reprenons les choses à zéro. Pour comparer, regardons ce qu’il en est aujourd’hui du marché du travail, et essayons de projeter ce qu’il en sera demain dans l’hypothèse où le CPE serait appliqué.

Il est facile de comprendre que dans la structure des emplois au sein d’une entreprise nous rencontrons toujours deux catégories principales. La proportion de chaque catégorie dépend du carnet de commandes de l’entreprise, de son domaine, de la "cyclicité" de ses activités, de sa culture...

  1. Les emplois à vocation « indéterminée ». Ce sont généralement des emplois à responsabilité qui nécessitent souvent une longue (et coûteuse) formation au sein d’une entreprise (comptable, par exemple).
  2. Les emplois à vocation « déterminée ». Ce sont des emplois souvent à faible responsabilité et formation rapide, qui servent de variable d’ajustement en cas de passage à vide de l’entreprise (caissière, par exemple).

Qu’en est-il aujourd’hui ?

L’employeur dispose aujourd’hui (hors du jeune CNE) globalement de deux contrats possibles : CDI et CDD. Comment sont-ils utilisés ?

  1. Les emplois à vocation « déterminée » sont évidement des CDD (ou des stages). D’une durée maximale de 18 mois (renouvellement compris), l’employé est obligé de quitter l’entreprise au bout de cette période, puisque celle-ci ne prévoit pas sa mutation en CDI.
  2. Les emplois à vocation « indéterminée » peuvent se présenter sous deux formes. Soit l’entreprise est certaine de son candidat et est prête à le prendre directement en CDI afin de l’attirer dans son giron (cas fréquent des élèves issus des écoles d’ingénieur, par exemple), soit l’entreprise veut tester le candidat et le prend en CDD. Si le test est concluant, un CDI peut suivre dès la fin du premier CDD.

Qu’en serait-il avec le CPE ?

Il est raisonnable de penser que des CDI qui sont signés directement le resteront. En effet, s’ils n’ont pas été précédés/transformés en CDD, pourquoi le seront-ils en CPE ? Les élèves ingénieurs et les écoles de commerce ne s’y trompent pas en restant à l’écart de la contestation. Donc, pas de précarisation de ce côté-ci !

Les CDI qui sont précédés d’un CDD deviendront probablement des CPE ou resteront CDD+CDI. La situation change peu, au fond, ici, si ce n’est que la période d’essai peut être rallongée de 18 mois à 2 ans, avec en contrepartie une meilleure appréciation des CPE auprès des banques et une idée du contrat à durée indéterminée qui est présente dans le CPE et ne l’est pas dans le CDD. Pas vraiment de précarisation supplémentaire de ce côté-ci !

Enfin les postes CDD par excellence, resteront CDD ou deviendront CPE, mais rien ne changera, l’employé sera remercié au bout d’un certain temps. Rien ne changera, si ce n’est que l’employé pourra rester 2 ans au lieu de 18 mois avant d’être remplacé. Pas de précarisation spectaculaire par ici non plus !

Il serait peut-être temps que chacun se pose ces questions en son âme et conscience, et décide en homme responsable si le jeu de l’affrontement « jusqu’auboutiste » vaut le bénéfice qu’il va en tirer en cas de victoire... Enfin, dans l’état de surchauffe actuelle des cerveaux de beaucoup de nos concitoyens, ceci risque de rester un cri d’assoiffé dans le désert.



154 réactions


  • (---.---.43.195) 29 mars 2006 12:13

    Rappelons que le CPE est uniquement destiné aux entreprises de plus de 20 salariés, qui se portent très bien et devraient être solidaires des jeunes qui ont du mal à se loger et à obtenir des prêts sans un vrai CDI.


  • Fishlord (---.---.3.77) 29 mars 2006 12:33

    Les entreprises devraient être solidaires des jeunes pro-CPE ? Combien sont-ils ? tu les connais sûrement, vu que t’en parles. Pourquoi ne les voit-on pas ? Où est cette France invisible ? J’adore les gens comme toi qui inventent d’hypothétiques masses silencieuses dont on suppose qu’elles soutiennent ces contrats bidons. Fishlord


    • (---.---.38.140) 29 mars 2006 12:56

      D’accord avec Fischlord. Ce n’est pas parce qu’on ne fait pas greve qu’on est d’accord avec ce gouvernement...


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 13:26

      J’imagine que tu es lycéen ? Parceque si je travaille maintenant depuis septembre, j’ai encore beaucoup d’amis étudiants. Et dans les facultés, les décisions de blocages ont été très mal prises par ce que tu appelles « d’hypothétiques masses silentieuse ». Pour info : http://etudiantsbaillonnes.blogspot.com ou http://halteaublocage.hautetfort.com ; ces blogs et les évenements qui s’y organisent sont des initiatives personnelles d’étudiants. Ce ne sont ni des syndicats d’étudiants (comme l’UNI) et ne sont ni subventionné par des partis politique ni aidés dans ce qu’il organisent (contrairement aux manifs et aux blocages d’universités). A chaque élection du CROUS ayant pu avoir lieu (lorsqu’elles n’ont pas été empèchées par la CNT et l’Unef) ces syndicats étudiants, ayant fait voté par l’intimidation le blocage de facs, ont été sévèrement pénalisés par le vote des étudiants (la majorité silencieuse).

      Bien entendu, c’est plus facile d’appeler des étudiants à la grève et à casser, qu’à la reprise du travail et à se construire un avenir. Ce n’est pas forcément le plus sage... Et comme d’habitude, les gens raisonnables ferment leur gueules (malheureusement) et attendent que ça se passe...


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:06

      Je ne comprends pas vraiment si vous vous adressez a moi (auquel cas votre commentaire est pour le moins etrange) ou repondez au poste precedent. Ceci dit il existe effectivement des jeunes pro-CPE qui doivent representer au moins de l’ordre 1/4 des etudiants.


    • laurent leriche (---.---.128.49) 29 mars 2006 14:15

      1/4 des étudiants.... une affirmation à l’emporte pièce loin de l’esprit scientifique dont tu dois être quotidiennement attaché ?


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:41

      Vous vous trompez : Voici les resulats des elections au CROUS qui datent de peu (il est d’ailleurs consernant de voir que l’UNEF est toujours denote comme l’organisation « etudiante majoritaire ») :

      FAGE : 79 UNEF : 36 UNI : 24 PDE : 17 Divers : 26

      Il faut savoir que l’UNI est quasi-totalement pro-CPE, la FAGE, minoritairement pro CPE. Vous y ajoutez les ecoles d’ingenieurs et de commerce avec une position pro-CPE quasi unanime et vous trouverez que mon chiffre 1/4 des etudaiants pro-CPE n’a rien d’absurde. Personellement je pense d’ailleurs que la majorite n’a pas d’avis claire la dessus. La preuve est un recent sondage ou la majorite des francais se declaraient pour le maintien du CPE avec des amenagements.


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 15:29

      Maxime, Je m’adressais au commentaire précédent. Je parlais juste des minorités silencieuses, auquelles Fischlord n’avait pas l’air de croire. Pour ce qui est des élections du CROUS, l’Unef, depuis le début du conflit, est présentée comme le syndicat majoritaire. Il a perdu beaucoup de voix aux dernières élections du CROUS (à l’avantage de la FAGE, qui elle, n’a pas voulu les blocages de faculté). Il n’était pas question des pro ou anti CPE


    • Neuromancer (---.---.59.70) 29 mars 2006 16:14

      Je rappelle aux désinformateurs que seul 4% des étudiants ont voté pour leurs délégués aux CROUS, contre 8% habituellement. Les syndicats de gauche n’ont pas subi un camouflet, mais leurs forces étaient dans la rues et pas dans les urnes. Les syndicats de gauche n’ont pas été sanctionnés pour leurs actions, cessez de faire de la désinformation.


    • Breizharvro (---.---.123.25) 29 mars 2006 16:20

      Je dirais même que la FAGE et l’UNI ne sont pas Pro-CPE, elles ont juste dit qu’elles étaient contre le blocage des université.

      Reste les écoles d’ingé... enfin, si on propose un CPE aux ingénieurs sortis d’école, ils vont aprécier... J’aimerais voir leurs tête a ce moment... :lol :


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 16:31

      L’UNI a ce que je sache s’est dit ouvertement pro-CPE. (cf leurs communiques de presse) La FAGE est officiellement majoritairement contre le CPE, mais aussi contre les blocages des universites et pour le dialogue avec le gouvernement. Il y existe cependant une minorite pro-CPE. Les Ecoles d’Ingenieur ne sont nullement genees par le CPE, puisque chez les cadres la mobilite est une regle au risque de se voir clouer sur un meme poste toute sa vie. Il est conseille de changer plusieurs entreprises, du moins au debut. Le critere d’embauche majoritaire chez les ingenieurs n’est donc pas la duree du contrat, mais le salaire. De plus les ingenieurs sont massivement attires vers les pays anglo-saxons ou le CDI n’existe pas en tant que tel !

      Enfin sur les marches tres diplomes il existe un equilibre employeur-employe du fait d’une relative rarete de la main d’oeuvre. Le salarie a, donc, au moins autant de pouvoir que le patron dans le choix de son entreprise. C’est une situation normale, que l’on ne connait que tres peu en France a cause du chomage chronique qui met l’employe en position de faiblesse.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 16:38

      En ce qui concerne les chartes internationnales du travail, c’est au conseil constitutionel de statuer la dessus. Nous y seront fixes demain.

      >Si ça ne change rien, pourquoi cet acharnement

      Je n’ai pas dit que le CPE ne change rien du point de vue du marche de l’emploi dans sa globalite. Personellement je pense qu’il sera tres benefique. Mon propos etait beaucoup plus restreint et ne concernait que le fait que le CPE ne precarisera pas plus les gens qu’il ne le sont aujourd’hui. La protestation est bel et bien contre autre chose le CPE n’etant qu’un pretexte. En ce sens la nous sommes je coris d’accord.


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 17:41

      Mon cher Neuromancer, ne soit pas si fanatique pour le blocages des université...

      Il ne s’agit pas du tout de désinformations. Je ne suis pas réactionnaire, et mes amis étudiants non plus. Je n’ai pas la prétention de connaître la majorité des étudiants parisiens. Cependant, mon expérience m’a prouvé qu’un grande partie de étudiants que je connais sont contre les blocages. Ce serait vraiment un hazard phénoménal que je les connaisse tous et que je ne connaise que ceux là.

      Par contre, bien entendu, vu que les 2/3 des étudiant font des études pour passer le temps (dixit france culture ce matin), une bonne partie est très contente d’être au chomage technique : ça leur donne bonne conscience pour rater les cours.


  • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 12:57

    Article tout à fait pertinent. Je suis globalement d’accord avec toi.

    Il me semble que pour le débat animé que nous observons, l’application ou non du CPE n’est pas vraiment le combat. Les deux partis (pour ou contre le CPE) combattent pour la gloire.

    Je distingue deux fronts :
    - Le premier, le plus puéril et le moins argumenté, oppose « les jeunes » et la société dite « capitaliste » et « précaire » (je suis jeune également, mais ne me reconnais pas dans ce combat). Généralement, les lycéens sont dans ce camps, le débat leur vole à des kilomètres au dessus. Les « jeunes en colère » ou « casseurs » qu’ils viennent de banlieue ou de milieux dits « alternatifs » sont sur ce front également.
    - Le deuxième qui est purement politique : le gouvernement et l’opposition. Les syndicats en profitent pour faire du recrutement, et le PS pour décrédibiliser le gouvernement. Le gouvernement, lui, ne veut pas cèder à ce qu’il lui semble être une foule d’abrutits manipulés. D’où le dialogue de sourds.

    Par contre dans ton analyse, tu oublie de mentionner l’intérim qui est un des modes de travail les plus important chez les moins de 25 ans (j’ai fait ça pendant 2 ans).

    Il me semble que le CNE a créé quelques emplois tout de même (je ne sais pas si ça serait la même chose avec le CPE). J’ai pour exemple un de mes petits frères qui a été embauché en CNE directement à la sortie de son BTS.

    Il travaille pour une société qui propose des formation continues aux entreprises. L’agence dans laquelle il a été embauché devait fermer à cause de son mauvais chiffre d’affaire.

    Le manager au niveau régionnal à donc embauché deux commerciaux en CNE (dont mon frère) en leur disant qu’il ont deux ans pour égaler le chiffre d’affaire moyen constaté dans les autres agences. Si ils réussissent, ils restent, sinon, Bye Bye.

    Pour l’instant, ça fonctionne encore mieux que prévu, donc son CDI est pratiquement assuré. En attendant, il a le droit a pas mal d’avantages (commissions, tickets restos) et a un salaire au dessus de ce que l’on constate pour les bac+2 sans expérience.

    Il me semble que c’est un bon exemple de ce que permet le CNE (à part la taille de l’entreprise dans laquelle il est applicable, je ne sais pas en quoi il diffère du CPE). Sans ce contrat, l’agence aurait été fermée.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:11

      Je crois que CNE et CPE sont deux freres jumeaux couvrant des populations d’entreprises et de Francais complementaires. Ceci dit effectivement je n’ai pas mentionne l’Interim puisque je ne suis pas suffisement familier de son mode de fonctionnement. Si je comprends bien il sert a des missions a duree tres courts et c’est des agences d’interim qui pretent leurs employe a l’entreprise pour cette mission.


    • laurent leriche (---.---.128.49) 29 mars 2006 14:19

      « Le manager au niveau régionnal à donc embauché deux commerciaux en CNE (dont mon frère) en leur disant qu’il ont deux ans pour égaler le chiffre d’affaire moyen constaté dans les autres agences. Si ils réussissent, ils restent, sinon, Bye Bye. »

      ... normalement c’est une clause de licenciement (chiffre d’affaire insuffisant) pour un CDI ...

      Tu es déjà dans l’oubli du rôle du CDI et des clauses de licenciement.

      de plus on pourrait parler des actions prud’hommales au sujet du CNE en grande augmentation ...


    • (---.---.49.235) 29 mars 2006 22:58

      « Si ils réussissent, ils restent, sinon, Bye Bye. »

      Je souhaite à ton frère de tomber sur quelqu’un de réglo.


  • (---.---.63.52) 29 mars 2006 13:03

    Bonjour, c’est Yves.

    Quand je lis « ...jeunes qui ont du mal à se loger et à obtenir des prêts sans un vrai CDI » je rigole doucement. Cela fait partie de la désinformation savamment orchestrée sur le sujet, et dans laquelle trop de gens se complaisent par flemme.

    D’abord le CPE ne concerne, comme il est dit plus haut, que les entreprises de plus de 20 personnes, et pas l’administration, et pas les entreprises publiques qui en pratique ont un devoir de « vitrine ». Donc pas grand monde en fait, comparé au merdier volontairement mis dans la rue à des fins purement politiques. Pour ce qui est des prêts ou logements, puisque c’est le sujet de ma diatribe, l’état se porte garant, et on ne le dit pas assez. Alors cessons de parler de précarité, il n’y en a pas plus qu’avant avec le CPE, moins au contraire puisque cela va probablement inciter les entreprises à embaucher, et que mieuc vaut être en période d’essai qu’au chômage. La différence avec le CDD, qui n’est pas évoquée dans cet article, c’est que le CDD n’est valable que un an maximum d’une part, et qu’il n’est pas révocable. Si vous embauchez un con (ou une conne) pour un CDD d’un an, vous le (la) paierez un an. Certaines entreprises (des très grandes, banques, assurances) sont remplies d’employés qui ne foutent rien, ne peuvent être licenciés pour raison de blocage syndical, et ont un coût au final inimaginable pour notre société (réflechissez bien, au delà du bilan financier de l’employeur), Avec le CPE, il faudra faire son travail et le faire bien.

    Évidemment il y a des gens que cette perspective n’amuse guère, mais nous payons tous en France le prix de la dictature de ces imbéciles.

    Voila, c’était Yves, énervé.


    • ehsavoie (---.---.124.107) 29 mars 2006 14:00

      Quand je lis « ...jeunes qui ont du mal à se loger et à obtenir des prêts sans un vrai CDI » je rigole doucement. Cela fait partie de la désinformation savamment orchestrée sur le sujet, et dans laquelle trop de gens se complaisent par flemme.
      Moi je ne ris pas quand apres 10 ans de boulot en CDI et un salaire convenable, je dois demander la caution de mes parents pour louer un appart qui represente moins de 20% de mes revenus. Et ne me parle pas du Locapass, les agences s’en tapent.
      Quant au reste c’est de l’idéologie que je ne partage pas pour avoir vu la ’recompense’ que de donne un patron lorsque tu te bouges le c... : même pas un merci.
      J’ai dépassé la colère là.


    • laurent leriche (---.---.128.49) 29 mars 2006 14:22

      « Pour ce qui est des prêts ou logements, puisque c’est le sujet de ma diatribe, l’état se porte garant, et on ne le dit pas assez. »

      ... ça c’est de la désinformation... il ne suffit pas qu’un ministre le disent pour que cela soit un engagement de l’état.

      c’est inoui la naiveté ...


    • Charlotte (---.---.154.129) 29 mars 2006 14:56

      Je suis completement d’accord avec Yves ! Puisqu’en France il est impossible de virer les gens, la seule solution pour etre sur de leurs competences c’est les tester pdt au moins 1 an. Si vous etes bon vous garderez votre job, si vous etes mauvais vous cherhcez un job dans vos cordes ! C’est tout ! Il y a plein de gens hyper brillants qui attendent un boulot et il y aussi plein de cons qui squattent ces boulots en en foutant rien et en revendiquant leurs droits toute la journee. C’est la belle mentalite francaise ! Je travaille en Irlande et je peux vous dire qu’ici si tu es mauvais tu es vire. La boite te trouve un remplacant le lendemain et ne perd pas son argent avec les feneants ! Du coup ici on embauche, on vire mais au moins ca tourne c’est dynamique ! Alors les francais on se met au boulot peu importe le contrat, on travaille pour gagner de l’argent, pour survivre et vivre, on tente sa chance, c’est la vie !

      Charlotte


    • Neuromancer (---.---.59.70) 29 mars 2006 16:18

      Ridicule. On peut être doué dans son job, mais se faire virer au bout d’un an en CPE : tout simplement parce que les CPE seront les salariés qui constituerons la variable d’ajustement de l’entreprise en cas de mauvaise gestion de la part de ses dirigeants. D’autre part, les DRH vous le dirons, on n’a pas besoin de un an pour savoir si un salarié est bon, ou non, dans ce job. Quelques mois, comme actuellement, suffisent amplement. Si votre patron a besoin de deux ans pour vous jugez, exigez sa démission, parce que c’est un zéro qui vous emmène, vous et votre boîte, droit au mur !


    • (---.---.136.96) 29 mars 2006 22:39

      « Puisqu’en France il est impossible de virer les gens, la seule solution pour etre sur de leurs competences c’est les tester pdt au moins 1 an. Si vous etes bon vous garderez votre job, si vous etes mauvais vous cherhcez un job dans vos cordes ! »

      Dites, dans quel pays vivez-vous ? Dire qu’en France on ne peut pas virer des gens, c’est se moquer de millions de salariés remerciés comme des kleenex !


    • bernard (---.---.208.150) 30 mars 2006 10:58

      oui mais parfois après des procédures juridiques dont l’issue n’est pas certaine car dépendante non de critéres justes mais d’un rapport de force (combativité des syndicats,avis des prud’hommes...). Cest l’indécision qui bloque la décision d’embauche d’un employeur de bonne foi.


  • laurent leriche (---.---.128.49) 29 mars 2006 14:12

    Dans ton texte, tu centres tout sur l’entreprise et les flux. Rien sur une société de partage, partage du travail, formation... Le CPE pas plus de précarité ?
    - Pas de logement : tu restes chez tes parents
    - Pas d’assurance de fin de contrat (contrairement aux CDD où la date est connue) : tu n’achetès pas de véhivule, tu ne voyage pas, n’investis pas.
    - du coup tu économises

    Pourquoi économises-tu ?
    - Pour gérer sur ces fonds les temps de « non travail ».

    en relisant Foucault on voit qu’il s’agit ici de fixer une masse de travailleurs potentiels dans un état d’attente, près à tout les sacrifices pour ré-optenir un peu de sous et de reconnaissance.

    Le CPE aggrave cela car il assouplit ce contexte de flexibilité et d’insécurité... quand on ne sait pas ce que sera demain, on ne fait rien.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:21

      Cher Laurent, permettez moi de preciser les motivations de cet article. Je ne cherche pas a analyser la precarite, je cherche juste a la comparer telle qu’elle est aujourd’hui et telle qu’elle pourrait etre dans l’hypothese ou le CPE est adapte.

      Vous dites qu’avec le CDD on connait la fin de son contrat, c’est vrai !
      - C’est un avantage puisqu’on peut prevoir a court terme (jusqu’a la fin du CDD) contrairement au CPE
      - Ca a un defaut : on est certain que dans un a c’est fini, alors qu’avec le CPE on peut esperer de rester plus si le poste vus satisfait et le travail satisfait l’employeur (comme decrit plus aut avec un CNE).

      En ce qui concerne les prets dans les banques, le CPE sera certainement mieux vu que le CDD et moins bien que les CDI par les banques puisqu’il beneficiera d’un efet de moyenne :
      - Avec le CDD la banque sait que dans un an c’est fini, donc il n’est pas question d’un pret, en revanche avec le CPE elle ne le sait pas, il se peut tout a fait que ce soit un contrat appele a durer.


    • laurent leriche (---.---.128.49) 29 mars 2006 14:28

      Je m’inscris en faux dans cette analyse simpliste et tronquée.

      - avez-vous demandé aux banques leur point de vue sur le « peut-etre »...

      - connaitre la date de fin, c’est prévoir la suite... avec le CPE c’est juste espérer (le pari de Pascal).


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:46

      Je ne fais que transposer une loi generale du marche sur la prise de risques dans le monde des affaires. Je ne crois pas avoir entendu parler d’analyses serieuses au sujet de la position potentielle des banques sur le CPE. Si vous en connaissez merci de me les communiquer.


    • madelon (---.---.191.196) 29 mars 2006 15:27

      Que vaut-il mieux pour les jeunes :

      - un CPE avec un risque de précarité, mais, en fin de compte, un salaire, des cotisations pour la retraite...,
      - ou la galère des chômeurs avec des allocations (combien de temps dureront-elles ?) et pas de paiement de cotisation pour la retraite ?

      Je sais : quand on est jeune, on se fout de la retraite. Mais 40 ans après, on déchante !


    • CARLOS (---.---.97.74) 29 mars 2006 16:00

      Vous reagissez comme ci le CPE allait creer des emplois, mais ce n’est pas une verite averée, Il va plutot etre utiliser en lieu et place des contrats deja existants.

      Donc votre raisonnement ne tiens pas la route.


    • Z (---.---.107.65) 29 mars 2006 19:06

      « Je sais : quand on est jeune, on se fout de la retraite. Mais 40 ans après, on déchante ! »

      Ce que personne ne semble réaliser ici, c’est que dans 40 ans, bien d’autres choses nous auront fait déchanter.

      Pendant qu’on mobilise toute notre réflexion et toute notre énergie sur les problèmes de l’emploi, de l’inégalité, de l’injustice, de l’exploitation (ce qui est tout à fait louable) et aussi de la croissance, du pouvoir d’achat, de la consommation (ce qui l’est déjà moins), on en oublie les menaces principales. Les plus graves. Mais les moins immédiates. Pour les plus récalcitrants, je veux bien sûr parler des multiples problèmes liés à la fin du pétrole pas cher, qui va certainement bouleverser totalement l’organisation de nos sociétés et rendre bien futiles tous les débats actuels.

      Ce doit être une constante de l’humain, de regarder ailleurs plutôt que de s’attaquer aux problèmes qui font peur. Non pas en guise de preuve, certes, mais en guise d’exemple à méditer, rappelons qu’en 1936, après plusieurs semaines de grèves et manifestations, le peuple français obtient les congés payés. Ce qui en soit est plutôt bien. Pendant ce temps, en Allemagne...


    • brigetoun (---.---.69.126) 29 mars 2006 19:10

      en tout cas pour le logement ce n’est pas un loca-pass de 18 mois ou même deux ans qui permettra à un propriétaire de prendre le risque de louer à un titulaire de CPE


  • CPE Contrat Plusieurs Emplois (---.---.43.89) 29 mars 2006 14:23

    Il faudrait agir vite
    -  1ere CPE
    - _2eme CPE
    - 3eme CPE a la facon Danoise & rendez compte au fait qu’un Teen&Twen change souvent le job.


  • CARLOS (---.---.97.74) 29 mars 2006 14:35

    Votre raisonnement est uniquement basé sur les eventuels points négatifs du CPE ( vous oublier : comment le Titulaire va pouvoir se loger ? et vous parler des banques ; mais pour rappel le PC à 1 € par jour, les banques n’ont pas jouer le jeu, et donc les etudiants dont les parents n’ont pas de gros revenus se sont vus tout simplment refuse le credit ; comment pourrait-il en etre autrement demain avec le CPE).

    La question que je vous pose : Mais quels sont donc les points positifs de ce contrat ?je ne le vois ni du cote patron ni du cote salarié.

    Et pour information effectivement un CDD ne peut-etre reconduit plus de 18 mois, mais moi je vous assure que toutes les entreprises biaisent en jouant sur les motifs du CDD ; et je vous assure que dans mon entreprise il y a du personnel en CDD depuis plus de 2 ans.

    Et aussi, un CDI n’a jamais empecher une entreprise de licencier(et cela ne coute rien avant 2 ans d’anciennete, au dela 1 mois d’indemnites pour 1 an d’anciennete), je peux le constater tout au long de l’annee.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 14:55

      >Et pour information effectivement un CDD ne peut-etre... >l’annee.

      Ce que vous dites ne conforte que ma position que ce que certains applent la precarite est bien la ! Le CPE n’y ajoutera pas grande chose. Alors pourquoi precipiter une crise sens precedent depuis mai 68, pour cela ?

      Au sujet des points positifs du CPE j’en vois plusieurs (meme si ce n’etait pas le propos du texte qui se voulait partisan au minimum) :
      - Pour les entreprises : la possibilite d’avoir une main d’oeuvre plus flexible la ou elle en as besoin, tout en se protegeant contre les retournements conjoncturels et l’eventuelle incompetence de l’employe. C’est un outil supplementaire qui peut etre que benefique

      - Pour les jeunes employes : la possibilite d’etre embauche avec un vrais premier contrat dans une entreprise qui hesiterait a le prendre autrement. En effet la periode d’essai premunit l’entreprise contre les mauvaises surprises. Le CPE lui assure un vrai salaire (contrairement aux stages, une vraie plaie de la precarite aujourd’hui) et beaucoup de garanties. De toute maniere comme l’intitule le stipule le jeune ne pourra par rester CPE au dela de 26 ans, ce qui equivaut pour beaucoup d’entre eux 4 ans passes sur le marche du travail entre la fin des etudes et les 26 ans.


    • CARLOS (---.---.97.74) 29 mars 2006 15:16

      Alors points positifs pour l’employeur :

      La flexibilité comme je l’ai deja ecrit existe deja mais bien sur « non legale » les Entreprises biaisent sur les CDD (en jouant sur les motifs du CDD, il est possible d’avoir un salarie en CDD plusieurs années, c’est le cas chez moi.

      Un CDI n’est pas incassable, loin de la : voir mon commentaire precedent( donc les incompetents ne restent pas, et je le constate depuis mes 20 ans passé en entreprise)

      Alors seul avantage que je reconnais c’est u n allegement des charges sociales ; MAIS rien n’empeche d’appliquer ces allegements sur les CDD et CDI pour les moins de 26 ans.

      Alors points positifs pour le salarie :

      4ans avec le CPE, pas tout à fait vrai un jeune qui a arrete les etudes à 17 ans , vivra 9 ans avec le CPE ? et que dire du jeune qui vient d’avoir 26ans, un gros probleme pour lui(on lui preferera un jeune de -26ans).

      Donc si on allege les charges sociales sur les CDD et CDI pour les moins de 26 ans, l’attrait pour les employeurs sera la.

      En résumé, il me semble que le CPE n’apporte rien de plus( c’est sur il n’y pas lieu de le diaboliser) que les types de contrat existants.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 15:23

      pensez vous que biaiser le regles des contrat est un signe positif de l’efficacite du code de travail ?

      Bien a vous


    • CARLOS (---.---.97.74) 29 mars 2006 15:51

      Non bien sur, mais qu’apporte le CPE de nouveau : RIEN QU’UNE AUTORISATION LEGALE, Mais l’entreprise utilisera cette possibilite et pourra à nouveau retomber dans les travers apres la periode d’essai, soit 2 ans.


    • Christophe (---.---.58.18) 29 mars 2006 22:41

      pensez vous que biaiser le regles des contrat est un signe positif de l’efficacite du code de travail ?

      Ce n’est pas ainsi qu’il faut poser la question ; ou alors, le fait que des voleurs persistent, est-ce un signe positif de l’efficacité du code civil ?

      Vous prenez une position pour défendre un acte illégal, donc par un délinquant (celui qui ne respecte pas la loi), pour contester la loi. Vous avez une façon un peu anarchique d’aborder les règles d’une sociaté, non ?

      Donc, comme il existe des voleurs, tueurs, truands de tout poil, nous devrions assouplir ou supprimer le code pénal, civil, ... Etes-vous sérieux ?


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 22:55

      La question n’est pas celle des fraudes ou du travail illegal. Il existe une foultitude de moyen de biaiser le jeux sans transgresser la loi ! les grandes entreprises evitent de la transgresser Je vous en donne deux :
      - Les grandes entreprises ont de bureaux d’avocats qui s’occupent uniquement des affaires aupres des prudhommes. Un salarie est, donc, souvent mal place pour gagner une affaire de licenciement avec son manque d’experience dans le domaine. Parfaitement legal comme procede, mais biaise.
      - Il existe toujours un moyen de changer de nom du poste occupe par le salarier, ou lui faire une mutation legere afin de faire signer un troisieme CDD. Parfaitement legal, mais encore une fois biaise comme procedure.

      Le probleme est que les lois de l’economie sont comme les lois de la physique. On y echappe pas. Si on les contraint trop le systeme evolue par des moyens biaises pour survivre. Le but d’un bon code de travail est donc d’etre en adequation avec les realites economiques. Ce qui n’est malheureusement pas le cas.


    • Christophe (---.---.58.18) 30 mars 2006 00:01

      Juste une petite précision : Le CDD n’est possible que suivant trois raisons bien précises et ne peut être renouvelé au-delà de 18 mois pour un même salarié ; le poste n’a rien à voir.

      Pour un traitement prud’hommal, ce n’est pas tant les services juridiques des grosses sociétés ou grands groupes qui posent problème. Ce n’est qu’un problème de longueur de traitement (les tribunaux sont en surcharge permanente), aussi parfois d’image (un salarié n’a pas toujours envie de ternir l’image de sa société) ou encore parce que nous pouvons parfois traiter de certains abus par la négociation (conciliation) plutôt que par les tribunaux.

      Le but d’un bon code de travail est donc d’etre en adequation avec les realites economiques. Ce qui n’est malheureusement pas le cas.

      Cela dépend de ce que vous entendez comme étant en adéquation avec la réalité économique. Le Code du Travail est un texte législatif qui protège les citoyens, tous les citoyens, contre les excès d’autrui et particulièrement du pouvoir duquel il est tributaire. Le but du code du travail consiste donc à protéger les salariés de tout abus du décideur dans son environnement de travail et contre toute conduite de la part de ces collègues qui iraient à l’encontre de ses libertés individuelles. En aucun cas il n’est conçu pour préserver les intérêts économiques.

      Cependant, comme vous le dites, préserver les intérêts des salariés et de l’entrepreneur passe par la préservation de l’outil industriel qui les lie ; en cela nous sommes d’accord, mais ce n’est pas le rôle du code du travail. Il faut donc tenir compte de certains aspects qui posent problème en respect de la vocation première de l’existence même de ce droit.

      Créer une zone de non droit par la loi serait perçu comme une mesure anarchique si cela s’appliquait au code pénal ou autre. Bizarrement, cela devrait être bien perçu quand cela s’applique au code du travail. Un salarié qui peut être licencié sans motif est un salarié sans droit ; quand il est dans l’univers professionnel, ce n’est plus un citoyen ... vive la République !

      Le CPE, CNE comme les 35 heures sont des aberrations sociales. Ceux qui ont contesté les 35 heures dans le fond et dans la méthode qui maintenant sont favorables au CNE, CPE dans le fond et la méthode ont, à mon sens, un souci d’honnêteté intellectuelle ; mais cela n’engage que moi, je vous rassure.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 00:41

      >Un texte législatif qui protège les citoyens, tous les >citoyens, contre les excès d’autrui et particulièrement du >pouvoir duquel il est tributaire.

      C’est une definition raisonnable.

      >Le but du code du travail consiste donc à protéger les >salariés de tout abus du décideur dans son environnement >de travail et contre toute conduite de la part de ces >collègues qui iraient à l’encontre de ses libertés >individuelles. En aucun cas il n’est conçu pour préserver >les intérêts économiques.

      Et l’employeur est il considere comme un citoyen ayant droit a la protection du code de travail, contre l’abus de ses employes (mauvais travail, greves abusives) ? Ce point me parait essentiel !

      La question est ce qu’on definit comme abus et liberte.

      Par exemple : la liberte de l’employeur de payer un employe contre travail fourni et la liberte de na pas le payer lorsque il n’y a plus de travail a fournir (« s’en separer »). Ceci est la base de la libre entreprise dans les pays a la democraticite incontestable que sont les pays anglo-saxons. Qui conduit a une prosperite sens egal de 80% de la population americaine. Mais aussi a une pauvrete des 20 autres.

      La liberte du salarie de quitter son poste et de demissionner lorsque son travail ne l’arrange pas est une autre liberte. Le droit de pouvoir prevoir son avenir et ses ressources est un droit fondemental.

      Pourtant ces deux libertes et ces droits sont en contradiction dans certains cas ! le role du code de travail est, donc, de trouver un juste equilibre entre les interrets de l’entreprise-entrepreuneur/employe. Cependant un code de travail distordu conduit a une transgression quasiforcee des regles par un cote ou un autre comme vous avez pu le constater. Ma position c’est qu’en situation actuelle le code de travail est distordu et conduit a l’effet perver contraire qu’il vise.
      - Il conduit l’employeur de reduir l’embauche et augmenter les delocalisations pour se preminur contre un code de travail qui rend difficile tout licenciement ou alors biaiser le licenciement afin de maintenir l’embauche. Les deux reponses conduisent a une situation de distorsion sur le marche du travail (inexistante dans les pays anglosaxons) ou l’employe est dans une position de faiblesse chronique lors de la negociation avec une entreprise, puisque l’offre salariale depasse largement la demande des entreprises. Les bienfaits de l’equilibre employeur/employe se voient chez les cadres ou le cadre peut facilement trouver un autre travail ce qui conduit l’entreprise a des concessions salariales.

      >mais cela n’engage que moi, je vous rassure.

      C’est effectivement le cas cela n’engage que vous je vous concede !!!

      Je suis farouchement oppose aux 35 heures puisqu’ils conduisent a une reduction de la competitivite des salaries ce qui se repercute sur leurs salaires et sur l’embauche (et donc cette mesure est profondement anti-salariale). Et enfreint la liberte fondementale de travailler. Et je suis pour la fluidification mesuree du marche du travail puisque cale conduire selon moi a la baisse du chomage et reequilibrera la situation employe/employeur en faveur de l’employe, comme dans les pays Nordiques et anglo-saxons. Naturellement le but n’est pas de copier les mefaits du modele anglosaxon qui manque cruelement de systeme de partage, mais les bienfaits qi est un marche de travail fluide et equilibre en faveur de l’employe

      Bien a vous


    • (---.---.58.18) 30 mars 2006 01:32

      Et l’employeur est il considere comme un citoyen ayant droit a la protection du code de travail, contre l’abus de ses employes (mauvais travail, greves abusives) ? Ce point me parait essentiel !

      Oui, l’employeur est protégé par le droit en la matière ; des sanctions sont prévues et lui permettent d’aller jusqu’à une rupture de contrat.

      Dans le fond, nous ne sommes pas très loin du même objectif ; parvenir à créer une dynamique de l’emploi, même en période d’inactivité ; mais pour cela, il faut que les politiques prennent aussi leurs responsabilités envers les citoyens et c’est justement sur ces points que le courage leur manque. Le chômage endémique français nécessite un travail de fond et non une simple mesure par ci une autre par là ; nous ne lutterons contre le chômage des jeunes qu’en luttant contre le chômage de masse et pas le contraire.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 01:52

      Puisse le bon sens vous entendre !!! En attendant a defaut de mieux...


  • damien (---.---.236.154) 29 mars 2006 14:46

    Vous éludez le coeur de la question du fait d’une lecture très superficielle des contrats de travail existants. Ces contrats ne s’opposent pas uniquement par leur durée, il y a aussi les indemnités, les préavis, l’obligation de motivation, les possibilités de recours pour contrôler les abus, le droit de réembaucher ou non un salarié juste après etc... Bref si c’était si simple, vous auriez raison... Par ailleurs, vous semblez considérer comme acquis que chacun doit défendre uniquement ses propres droits et intérêts. Avec de telles prémisses, vos conclusions sont logiques. Mais heureusement il existe aussi des personnes qui croient encore à la solidarité entre les membres d’une société...


    • (---.---.74.32) 29 mars 2006 17:15

      bonjour, eh bien alors pourquoi personne ne manifeste contre les contrats les plus précaires : les vacations dans l’administation, vous connaissez d’autres contrats où vous êtes payés à l’heure effectuée, que cela ne vous donne droit à rien (pas de secu car souvent - de 60 heures/mois, pas de congés payés, pas d’arrêt maladie...) et oui c’est la fonction publique ! (mais là les syndicats se taisent, sans ces vacataires il n’y aurait plus de variable d’ajustement !!!!!) cordialement un pauvre étudiant vacataire qui crie dans le vide


  • wilf (---.---.68.93) 29 mars 2006 15:03

    Bonjour,

    Je ne comprend pas votre position qui apparait « pro CPE » tout en tentant de le minimiser en pretendant que ca ne change rien au probleme de la precarite et que CPE et CDD ne sont pas si differents dans les faits. Compte tenu du cout politique que Villepin est pret a payer pour son CPE, c’est vraiment achever de le discrediter que de conclure qu’en plus c’est totalement inutile pour l’emploi des jeunes.

    En realite les Francais sont attaches a de grandes valeurs de justice et l’introduction dans la loi du plus pur arbitraire (l’ejection sans explication ni justification) est proprement insupportable en Democratie. Les patrons des entreprises francaises ont-ils vraiment besoin de prerogatives de dictateurs pour s’accomplir ?

    Ce qui se cache derriere cette loi c’est une tentative de transformation d’une partie des travailleurs en une masse docile et soumise, tenue en respect par la menace d’un licenciement instantane pendant deux ans, avec de plus aucune garantie a la fin de cette periode. Ce sous-proletariat deviendrait alors aussi une menace pour tous les autres types de contrats et c’est pour cela qu’une immense majorite de Francais, et pas seulement les moins de 26 ans, demande le retrait du CPE.

    Wilf


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 15:16

      >Je ne comprend ... l’emploi des jeunes.

      Je crois que vous avez mal lu le texte. Ce que j’essaye de demontrer pas des arguments simples, « a froid », c’est que le CPE ne rendra pas la situation pire qu’aujourd’hui ! Je n’ai donc point souleve la question de son utilite qui est un tout autre probleme et m’aurait conduit a une reflexion beaucoup plus polemique et partisane (puisque le clivage CPE - anti-CPE est celui de la drote/gauche en France).

      En ce qui concerne la Democratie (pourquoi cette majuscule), elle me semble s’en accomoder tres bien puisqu’un nombre minoritaire des democraties imposent des conditions draconiennes au licenciement (ce n’est pas le cas des democraties Anglo-Saxonnes, ni Europe de l’Est, ni Europe Scandinave)


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 17:05

      >qu’un seul espoir finir vite leurs études pour pouvoir partir >de France, pays qui ne leur offre plus aucun avenir.

      Et pour partir ou ?


    • Christophe (---.---.58.18) 30 mars 2006 00:13

      En ce qui concerne la Democratie (pourquoi cette majuscule), elle me semble s’en accomoder tres bien puisqu’un nombre minoritaire des democraties imposent des conditions draconiennes au licenciement (ce n’est pas le cas des democraties Anglo-Saxonnes, ni Europe de l’Est, ni Europe Scandinave)

      Losque l’on compare un système, il ne faut pas butiner les points, il faut raisonner sur l’ensemble et des répercutions sur la société. De plus, les démocraties peuvent se satisfaire de certaines situations qu’une république doit passer au-delà.

      Pour les anglo-saxon, vous n’êtes pas sans savoir que nos amis britanniques se font tirer l’oreille par l’OCDE puisqu’ils cachent par truchement 2,7 millions de chômeurs et qu’ils possèdent un taux de personnes en dessous du seuil de pauvreté des plus élevés d’Europe. Certes, je ne suis ni chômeur, ni pauvre ; mais j’ai un certain esprit républicain, et le sort de mes contemporains me préoccupe. Donc le système anglo-saxon, dans son ensemble, je leur laisse volontier. Par contre à nous de réfléchir à un système permettant de mieux intégrer nos principes républicains dans ceux de l’économie mondiale.


  • corsaire (---.---.63.100) 29 mars 2006 15:06

    La masse silencieuse est celle qui ne passe pas son temps de manif en manif pour empêcher le pays d’avancer... !


    • wilf (---.---.68.93) 29 mars 2006 16:03

      Ce fantasme de la « masse silencieuse », celle qui est forcement d’accord avec vous mais qu’on ne voit jamais est vraiment le degre zero de la mystification politique. Bien sur elle n’a pas le temps de manifester, de petitionner ou de repondre aux sondages. Vous devriez aller encore plus loin : elle n’a pas non plus le temps d’aller voter. Alors aigris de tout poil, n’hesitez plus a vous attribuez l’« opinion » des silencieux et des absenteistes, pour demontrer a votre guise que la France est par exemple majoritairement royaliste, integriste ou maoiste... Quand on fait parler les silencieux ou les morts tout est possible.

      Wilf


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 16:22

      Je suis un peu d’accord avec vous : je pense que le CPE rebute la majorité des français. Par contre, il y a bien une forte proportion de citoyens qui a peur de s’exprimer, en voyant la démonstration de force des anti-CPE (qui sont, reconnaissons le, soit très souvent mal renseigné sur le CPE, soit de mauvaise foi ; mais toujours très sûr d’être les représentants du peuple).

      Cette minorité silencieuse (très légèrement minoritaire à mon sens) s’est surtout exprimée entre autre par les mouvements anti blocage de fac (voir un de mes commentaires précédents). Globalement, elle comprend une bonne partie des électeurs de droite (45% de la population française) et les quelques personnes exacerbées par les perturbations qu’elles trouvent disproportionnées.


    • (---.---.74.32) 29 mars 2006 17:28

      bonjour, dans ce cas là les 3 millions de personnes qui ont défilé hier (en étant optimiste !) ne représentent que 5% de la population française soit pas grand chose !!!! et oui on ne peut pas dire que les 95% de français qui n’ont pas défilé sont tous d’accord avec les 5% restant (puisqu’ils ne sont pas silencieux) vous utilisez exactement le même type d’argument que la personne que vous agressez


    • (---.---.49.235) 29 mars 2006 22:45

      Comme en 40 ?


    • wilf (---.---.68.93) 30 mars 2006 13:56

      Bonjour,

      Tout d’abord je n’agresse personne. Je manifeste simplement mon refus de ce concept de « masse silencieuse » si pratique a utiliser quand on est pas capable de federer derriere soi une opinion publique consequente. Et de 1 a 3 millions de manifestants c’est une opinion publique tres consequente si on compare ce nombre a celui de tant d’autres manifestations (un milier contre le blocage des fac !) Je ne recupere pas non plus l’avis des 95% de non-manifestants, pas plus que celui des 40% d’abstentionistes de bien des elections en France. S’il s’agit de connaitre l’opinion de la societe francaise dans son ensemble les sondages me semble une methode plus honnete et 82% pour un retrait ou une suspension du CPE, meme avec une belle marge d’erreur, cela fait loin de l’idee que vous vous faites de la majorite silencieuse.

      Wilf


    • (---.---.153.60) 31 mars 2006 18:23

      un sondage n’est que l’opinion d’une fraction de personnes à un moment donné rien de plus . il faudrait peut-être changer notre démocratie en sondagocratie mais ce n’est pas encore le cas

      tiens je me répète


  • sylvie77 (---.---.24.172) 29 mars 2006 15:16

    Je ne suis pas d’accord avec cet article. Je rappelle qu’il est difficile pour un employeur de rompre uncdd qui a une durée préétablie . Il sera beaucoup plus facile d’utiliser le cpe que l’on peut rompre à tout moment sans motif. Il est à craindre que cela porte en fait la durée de la période d’essai à 2 ans, phénomène déjà vérifié avec des cdd de 6 mois. Nous sommes déjà l’un des pays les plus fermés à l’emploi des jeunes devons nous aussi leur offrir des emplois précaires pour commencer leur vie active ? lorsque l’on fait référence à d’autres pays, qui pratiquent ce type de contrat, on oublie de dire que cela s’accompagne souvent soit d’une vraie garantie de revenus ( pays nordiques) soit d’un vraie formation par l’entreprise. le patronat français ne veut ni améliorer les prestations chômage ni s’investir dans la formation : il souhaite simplement avoir la main d’oeuvre la mieux qualifiée, la plus docile, la moins payée. Devrons nous revenir aux employés du 19ème siècle décrits par ZOLA qui travaillaient plusieurs années pour rien avant d’être rémunérés ?


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 16:05

      Le fait que ça porte la durée de la période d’essai à 2 ans me paraît assez évident. Mais je rappelle que lorsqu’un employeur signe des contrats de travail, ce n’est pas dans l’optique d’essayer des salariés, mais de répondre à son besoin en main d’oeuvre. Si, à l’essai, le travail ne correspond pas à la prestation du salarié, il me semble normal que ce dernier doive prendre congé (non pas congé maladie ;] )

      Il me semble qu’il faut arrêter la paranoïa ambiante... Les patrons exploiteurs des pauvres jeunes...

      Peut-être que si les jeunes diplômés (j’en fais partie) ont du mal à trouver du travail, c’est justement parcequ’une fois la période d’essai terminée, l’employeur romp plus difficilement un contrat de travil qui se passe mal ? C’est pour ça, il me semble, que les personnes expérimentées font moins peur aux entreprises.


  • prysme (---.---.34.100) 29 mars 2006 15:28

    Tout d’abord, ayant 56 ans, je dénote un peu dans vos propos. Cela dit, j’ai des enfants et je ne souhaite que le mieux pour eux. Outre le CPE lui-même, ce qui me dérange, c’est l’impression que le gouvernement ait bâclé une proposition de loi qu’il impose au vote de sa majorité et cela sans en avoir négocier la moindre parcelle avec les organismes sociaux et syndicaux qui représentent le peuple et donc ce qu’il reste de démocratie dans notre pays. Ce qu’il me semble c’est qu’outre le CPE beaucoup de jeunes et de moins jeunes ne comprennent plus les décisions prises par les responsables politiques. Je pense qu’en rapport avec l’économie vacillante et la morosité générale de la France, une majorité de français s’inquiètent pour son avenir et celui de ses enfants. Dans ce contexte, le gouvernement ne trouve rien de mieux à éditer pour remettre les français en activité qu’un texte dans lequel la majorité de la population ne lira que : « ON PEUT VOUS VIRER DE VOTRE TRAVAIL SANS PREAVIS NI JUSTIFICATION PENDANT UNE PERIODE DE 2 ANS. »

    Pour un employeur sérieux qui participera positivement, combien se diront : « Super, j’ai trouvé des jeunes qui bosseront en fermant leur clapet pendant 2 ans et je pourrais toujours les virer le jour où il deviendra nécessaire de les embaucher ou de les augmenter » J’ai été directeur général de compagnies étrangères et j’ai été viré et remplacé par un, puis deux jeunes moins regardant et moins disant, qui eux aussi ont depuis été remplacés pour les mêmes raisons. Le CPE empêchera t’il les entreprises françaises de se délocaliser pour trouver une main d’œuvre moins coûteuse ?? La majorité des entreprises se foutent de la durée du contrat ou de la durée de la période d’essai si elles ont suffisamment de commandes et les moyens d’embaucher et de pérenniser ces emplois. L’employé n’est qu’un moyen de produire et donc de rapporter. Si un CDI ne fait plus son boulot du jour au lendemain.... On le vire, un point c’est tout, regardez les chiffres des procès prud’homaux en France, cela vous éclairera. Quand un employeur doit embaucher, ce qui lui pose le plus de problème n’est pas la durée du contrat, la décision vient plutôt du coût de cet emploi et notamment des charges induites par cette embauche. Réduire les taxations sur l’emploi reste la meilleure façon de créer des postes de travail. Je connais des employeurs qui ne se sentent même pas concernés par les problèmes de CPE, ils les ignorent et se demande pourquoi on fait autant de bruits avec cela. Mais parlez leur de réductions « significatives » de charges sur l’emploi, ils y feront attention. Dites leurs que ces charges ne seront réduites que s’ils embauchent, ils y seront intéressés. Le problème c’est que le train de vie de la France ne peut pas toujours supporter des baisses de charges de ce type.. Alors le gouvernement trouve des palliatifs qui peuvent marcher...Ou pas. Le CPE n’est qu’un de ces stratagèmes qui peut marcher.. Ou pas. Cela vaut il la peine de revenir sur des acquis sociaux tels que la durée de la période d’essais ? Cela vaut il la peine de jeter un doute sur les pratiques anti-démocratiques d’un gouvernement qui, de fait, donne l’impression de se foutre du peuple (ou de ce que la rue demande) et de ne plus savoir qu’inventer pour donner l’illusion de sa présence responsable à la tête de notre pays. La question qu’en fait je me pose est : « et si le CPE n’était qu’un prétexte. Et si le raz le bol des français par rapport à la pseudo politique actuelle, à l’état de la France (plutôt morose), à l’avenir qui semble s’assombrir encore, et bien d’autres choses qu’il serait long d’énumérer ici. Si tout cela n’était que prétexte à remettre en cause une faillite du pouvoir pour essayer d’aller de l’avant ?? » Il y a plusieurs questions qui se posent dans ce cas.

    La première est pourquoi ? Réponse y est plus ou moins faite (entre autre) dans les manifs récentes et dans les non réponses qui y sont faites par les responsables politiques. Comment ? Je ne répondrais pas à cette question, mais chacun y répondra........

    Cela dit, quelles alternatives nous laissent les partis politiques français ??? Qui ? gouvernera demain et sera capable de changer de politique en faveur d’un développement et d’une ouverture destiné non pas a certains en France qui se trouvent de plus en plus riches (grandes entreprises, banques, partis politiques, etc..), mais plutôt au peuple et à la France. A la relecture de ce texte je m’aperçois que je me suis vraiment éloigné du sujet principal. Mais serais-je si loin de la vérité ??


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 15:42

      Meme si ce n’etait pas le propos de mon texte vous avez raison de vous exprimer. AgoraVox est fait pour ca. J’y suis rentre personnelement tres recemment boulverse par l’absurdite des evenements qui sont en train de secouer un pays que j’aime passionnement. Ceci dit mon ambition dans cet article (je radote) etait seulement de pointer le doigt sur la disproportion entre les repercussions negatives reelles et la vague de protestation que ce texte a suscite.


  • thierry (---.---.122.242) 29 mars 2006 15:30

    Le CPE aide l’Etat à ne plus avoir les moyens de payer sécu, retraite et chomage grâce à ses allègements de charges.

    En plus, il précarise les employés en les mettant en situation de faiblesse (impossibilité de négocier son salaire, de protester pour quelque chose, etc).

    Pour couronner le tout, il s’impose à l’opinion comme la seule solution pour résoudre le chomage et la misère de la société. C’est un sacré lascard


  • sylvie77 (---.---.24.172) 29 mars 2006 15:31

    Je pense que vous êtes mal informé. En ce qui concerne le logement la seule chose qui existe s’appelle le loca-pass il permet, pour un salarié, de bénéficier d’un versement de garantie de 2 mois payé par un organisme de 1% patronal. Cependant, même dans ce cas cela ne dispense pas de justifier de revenus trois fois superieur au loyer. Pour un jeune salarié à 1200 €, ça fait un logement à 400E, il faut bien chercher... pour acheter, c’est la banque qui décide il n’y a pas de garantie du gouvernement comme vous le pensez, il faut avoir un emploi fixe et assez bien rémunéré pour prétendre acheter. Mon expérience personnelle et récente : divorcée, avec un revenu de 2400Euros par mois,un emploi stable( 29ans d’ancienneté), sans antécédents banquaires, il m’a fallu justifier d’un cautionnement pour louer une logement à 660E mensuels ! Sur les cdd : dans mon secteur plutot « protégé » ( retraites complémentaires) nous venons d’obtenir après de multiples interventions syndicales, la titularisation d’un cdd présent depuis 4 ans dans l’entreprise ( remplaçait un salarié mis en invalidité !) L’employeur peut reconduire sans condition les cdd de remplacement. Pour les cdd dit de surcroit d’activité, d’autres moyens existent par exemple le changement d’employeur au sein de plusieurs filiales d’un même groupe. Voilà c’est çà la vraie vie et pas des affirmations en l’air !


  • Steph (---.---.254.173) 29 mars 2006 15:41

    Bonjour, j’ai apprécié votre article mais il manque à mon sens un élément dans votre description des ’emplois’. je cite rapidement :

    "Les emplois à vocation « indéterminée ». ... Les emplois à vocation « déterminée »...."

    Il y a une autre variable qui est l’indépendant, il n’est pas en cdi ou en cdd mais intervient de façon ponctuelle dans une entreprise qui a besoin de ses services pour par exemple finaliser ou débuter un marché que la dite entreprise aura décroché. Il est généralement plus cher qu’un salarié mais sa précarité est aussi plus importante. Pas de client, pas de paye mais tout de même des charges sociales (importantes). L’avantage pour une entreprise c’est que les charges sont payées par l’indépendant et donc comptabilisées dans sa facture, mais ici point de contrat de travail mais des bons de commande, pas de comptabilité compliquée pour l’entreprise mais seulement le calcul de la TVA. L’avantage pour l’état est tout bénef vu qu’un indépendant n’a pas droit au chômage si son activité périclite. Il n’est généralement pas syndiqué vu que dans son cas ses éventuels rapports conflictuels avec son ’client’ qui n’est pas son patron mettent fin à sa mission. Je suis moi même indépendant (en informatique) et la plupart des conflits que je puisse avoir les structures pour lesquelles j’interviens sont de l’ordre de la date de règlement des factures, 30 jours fin de mois indiqués mais généralement réglés à 60 jours voire plus. De plus de nos jours avec le portage salarial il est relativement simple de se lancer sur le marché sans avoir les inconvénients de l’indépendance. rien n’empêche par la suite soit d’arrrêter une activité qui s’avère peu lucrative soit de la transformer en indépendant (profession libérale). Personnellement et pour finir je considère que je suis « l’homme qui exploite l’homme par lui même. »


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 15:45

      Merci de ces precisions, je ne suis pas expert en marche du travail je ne fais que tenter de mettre un peu de bon sens dans les passions qui nous secouent :)


    • (---.---.74.32) 29 mars 2006 17:37

      d’où l’externalisation de nombreuses tâches qui étaient autrefois réalisées au sein de l’entreprise


  • fishlord (---.---.3.77) 29 mars 2006 16:31

    Réaction sur la question originelle de ton article : tu es sûrement dans le vrai ! C’est probablement très juste, ça ne va pas changer la précarité. Que faut-il penser alors d’un gouvernement qui s’acharne à faire passer un texte que personne ne veut et sans aucune ambition en matière de chômage ? Est-ce l’attitude que tu attends d’un gouvernement ? Est-ce la démocratie ? Un gouvernement qui depuis 5 ans ne prend absoulement jamais en compte les aspirations de la société civile ? Qui n’a jamais modifié sa position d’un iota ? Le peuple français mérite-t-il cet absolutisme confit dans son idéologie ?

    Ne t’y trompes pas, c’est de cela aussi qu’il s’agit en protestant conrte le CPE.

    Ah oui, j’oubliais. Non seulement ça ne change rien à la précarité, mais la non-justification d’un licenciement, en plus d’être ILLEGAL au regard des conventions internationales du travail que nous avons signées, et qui font partie des droits de l’homme permettra, dans les faits, à l’employeur de licencier :

    1) les femmes enceintes (c’est pas productif) 2) celles qui ne couchent pas (remplaçables par celles qui couchent) 3) les pétitionnaires 4) toutes les catégories sociales et raciales qui par malheur sont entrés dans son entreprise : Une porte grande ouverte à l’acceptation publique du racisme ! 5) les syndicalistes ( après, on dit qu’ils ne représentent plus les salariés : aujourd’hui des syndicalistes sont molestés ou emprisonnés EN FRANCE.) 6) les grévistes, bien sûr 7) les gens solidaires avec toute décision arbitraire...

    J’en passe et des meilleures.

    Et qu’on ne me dise pas que les patrons vont rechigner à licenciés les personnes qu’ils ont si péniblement formés. Tout le monde sait qu’aujourd’hui nombreuses sont les entreprises pleines de gens compétents, spécialisés (et qui font gagner de l’argent à leur boîte) qui sont délocalisées, laissant des salariés très compétents sur le carreau.

    Ce n’est pas un SIMPLE CONTRAT. C’est la porte qui s’entrouvre sur la fin des droits des salariés et l’arbitraire absolu. Ouvre les yeux. Si ça ne change rien, pourquoi cet acharnement anti-démocratique ? Pour instaurer la société sans droits.


  • Dominique (---.---.20.30) 29 mars 2006 16:34

    Il est clair que le débat est faussé par des organisations étudiantes et syndicales plus enclines à semer le trouble dans une perspective d’élections internes à ces mouvements. Enfin, si on remet le débat démocratique en place, une période d’essai du CPE d’un an correspond à des élections présidentielles et législatives laissant tout un chacun s’exprimer par un bulletin de vote. Alors à ce moment nous pourrons connaître clairement les propositions d’une Gauche et les comparer avec la réalité des chiffres dans un an. Donc beaucoup de bruit pour rien mais pas pour tout le monde !


  • marc elias (---.---.110.53) 29 mars 2006 16:43

    Tu dois pas être concerné... Si le CPE est « en gros » équivalent à un CDD, Villepin doit être encore un peu plus irresponsable qu’il n’est. Avec le CPE, rien n’empêchera une entreprise de licencier préalablement un syndiqué, une femme enceinte...et ceci sans justification aucune. De plus cette brêche ouverte dans le droit du travail va très vite s’agrandir...et le 49.3 va se banaliser. A mon avis, tu dois pas être concerné...continue à réfléchir, fréquente des « hystériques », casse ta télé et change de lectures...


  • decurion (---.---.176.50) 29 mars 2006 16:53

    « Et si le CPE ne changeait rien à la précarité ? »

    Il conviendrait donc dans ce cas d’etre logique jusqu’au bout.Si ça ne change rien : C’est inutile. Pourquoi insister ? A plus forte raison, si personne n’en veut.


    • (---.---.49.235) 29 mars 2006 22:52

      « Et si le CPE ne changeait rien à la précarité ? »

      Peut-être qu’il faut comprendre le raisonnement ainsi :

      comme le CPE ne changera rien, il ne pourra avoir le moindre effet pervers, donc il n’est pas mauvais.

      Logique quand tu nous tiens ...


    • decurion (---.---.210.127) 30 mars 2006 14:37

      « Cher Laurent, permettez moi de preciser les motivations de cet article. Je ne cherche pas a analyser la precarite, je cherche juste a la comparer telle qu’elle est aujourd’hui et telle qu’elle pourrait etre dans l’hypothese ou le CPE est adapte. » Je ne vois pas dans quel but, et je ne vois pas comment on peut comparer une situation à son identique.Si vous aimez ça, comme d’autres les mots croisés, en voilà d’autres du même acabit. Vous préferez vous noyer dans un lac ou dans une rivière ? Flotter à la surface ou sombrer ? Pour le spectateur celà peut faire une différence,pour la personne concernée , c’est autre chose, il ne veut pas mourrir, il veut être sauvé, ce que ne propose pas votre mesure. On ne change pas une merde contre une autre,mais evidemment pour le comprendre, il faudrait savoir ce que c’est. Pour fred : « la majorite des francais va acheter des produits pas chers fabriques dans des pays d’Asie donc les paradoxes sont assez nombreux. Les gens ont assez d’ideologie pour aller dans le rue mais pas assez des que ca touche leur porte-feuille. » Peut etre tout bonnement parce qu’ils n’ont pas les moyens d’opter pour la qualité. Pour Charlotte : « on travaille pour gagner de l’argent, pour survivre et vivre, on tente sa chance, c’est la vie ! » Il y a une énorme différence entre vivre et survivre.Le problème, c’est que même en travaillant on peut à peine survivre. Pour tenter sa chance, il faudrait qu’on cesse de faire des lois qui protège les plus forts au détriment des plus faibles.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 17:48

      Le but est simple, montrer selon moi la disproportionnalite de l’opposition face a une mesure qui n’empirera pas la vie des gens comme dans l’agitation ambiente on pourrait le croire.

      Ceci dit je suis persuade qu’elle l’ameliorera en fluidifiant l’emploi, baissant le chomage et par la meme protegeant le salarie, qui ne serait plus en position de faiblesse oblige de quemender son emploi.


    • decurion (---.---.199.15) 30 mars 2006 19:26

      « Le but est simple, montrer selon moi la disproportionnalite de l’opposition face a une mesure qui n’empirera pas la vie des gens comme dans l’agitation ambiente on pourrait le croire. » En quoi est-il disproportionné de refuser d’échanger une merde entourée de soie contre une autre entourée de la même soie ? « Ceci dit je suis persuade qu’elle l’ameliorera en fluidifiant l’emploi, baissant le chomage et par la meme protegeant le salarie, qui ne serait plus en position de faiblesse oblige de quemender son emploi. » A l’instant précis, la seule façon de mettre les salariés en position de force, serait que les non -actifs se retirent volontairement du marché du travail. Tout le reste, c’est du bla bla.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 19:42

      Je pense qu’il n’est point utile de vous pointer la direction des Etats Unis ou le marche de l’emploi fonctionne en flux tendu et un employe qui perd son travail le retrouve au bout de 3 mois en moyenne ! Il peut, donc, claquer la porte si cela ne lui plait pas et l’employeur evite de perdre des employes car il est pas certain de retrouver de nouveaux ! Ca s’eppel l’equilibre ! Sil les Etats-Unis pour des raisons ideologiques vous genent alez en Irlande. Naturellement vous allez dire, oui mais, eux ils ont plein de travailleur pauvres, effectivement, nous nous avons plein de chaumeurs pauvres, c’est juste un choix de societe. La seule difference c’est que qu’un tuax de chaumage eleve deteint sur tout le monde et pese comme un boulet sur les finances, alors que les travailleurs pauvres , aussi pauvres que nos RMI-stes participent a l’economie. Ce qui conduit a une classe moyenne tres aisee alors que la notre a un morale en berne (cf dernier sondage)


    • decurion (---.---.199.15) 30 mars 2006 21:28

      Pour des raisons, qui ne regardent que moi, je suis contre l’avortement. Celà s’appelle un principe ! Si une personne veut avorter, c’est un problème, entre elle et sa conscience. Je n’ai pas à m’en mêler. C’est également un principe, et les deux ne sont pas incompatibles. Je la respecte, elle me respecte, et personne n’obige l’autre à faire ce qu’il ne veut pas. Pourquoi irais je regarder en Irlande, ou aux états unis, ce qui s’y passent ? Nonobstant le fait que je serais plus à l’aise avec un paysan du Texas, qu’avec certaines « pointures » françaises, le fait est que moi, c’est moi, eux, c’est eux,et toi , tais toi. (j’ais pas réussit à m’en empêcher) Tu sais certainement, que quelque soit le sujet, que l’on aborde il y a toujours un clivage, et peu importe qu’il soit créée de toute pièce ou naturel : il existe. Juif/arabe, riche/pauvre, musulman/chretien,gauche/droite. Je te proposes un autre clivage, d’un côté les bons mecs, qui ne demandent rien à personne et de l’autre , les salopards, qui veulent tout pour eux. Comme sujet de litige, non pas l’argent ou l’économie,mais l’air que nous respirons.Sujet qui à ce jour n’a pas été entaché par des idées reçues. Supposes qu’un salopard veuille s’accaparer l’air ambiant au risque de me mettre en danger de mort. Tu fais quoi ? Tu m’aides à récupérer la quantité d’air dont nous avons besoin, ou tu vas lécher le cul du salopard en espérant avoir une bonbonne. Réfléchis bien avant de choisir, parce que moi en tant que bon mec, je ne veux que ce qui m’est nécessaire. Par contre ton salopard, c’est pas sur qu’il te paye pour lui avoir lécher le cul. Si tu crois au prince charmant, c’est ton droit, mais moi je ne suis pas Jésus, et je ne rachète pas les repentis qui ont essayé de me le mettre !


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 21:43

      Je suis desole, mais ce clivage n’engage que vous ! Je n’y crois pas plus qu’au fait que si on met « un bon mec qui ne demande rien » au gouvernail du pouvoir il restera humble et ne demandera jamais rien. Le pouvoir ca corromp, l’esclave devient maitre encore plus sanglant que ne ’etait le sien et la solidarite n’est la que lorsqu’elle n’affecte pas trop notre bien etre et nos interrets. Le mec qui veut tout pour lui, c’est le dictateur d’une republique bananiere. J’en connais pas d’autres, ou presque. Tout mec veut plein, mais comme a dit Marshall avant de signer le projet du plan d’aide aux pays europeens : « On ne peut pas etre riche dans un monde de pauvres »


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 30 mars 2006 21:45

      ceci dit je vous repecterai vraiment si vous voulez rien meme si vous aviez les moyens d’en avoir, les gens comme ca sont rares !!!!! J’en connais un en france : l’abbe Pierre


    • decurion (---.---.199.15) 30 mars 2006 22:42

      « Le pouvoir ça corrompt » Voilà, au moins un point sur lesquel nos vues ne divergent pas. Donc non seulement le cpe est mauvais, mais le porteur du projet est, ou sera corrompu et donc, son oeuvre subira le même sort.


    • Fred (---.---.193.134) 31 mars 2006 21:11

      « Peut etre tout bonnement parce qu’ils n’ont pas les moyens d’opter pour la qualité. »

      Pour decurion,

      donc ce que vous dites confirme ce que je disais. Pour maintenir leur confort, les gens n’ont aucun probleme a acheter des produits fabriques par des enfants payes 1 euro/jour sous le pretexte qu’ils n’ont pas les moyens de se payer des produits fabriques par des francais. Pourtant, s’ils faisaient l’effort d’acheter 100% francais, cet argent aiderait d’autres francais qui pourraient a leur tour investir sur d’autres produits francais et donc tout le monde se porterait mieux. Au lieu de ca, les gens preferent fauter les patrons en disant que ces derniers cherchent a payer moins cher mais ces memes personnes font la meme chose en achetant des produits pas chers du meme endroit.


    • decurion (---.---.9.128) 1er avril 2006 01:54

      "Pour decurion,

      donc ce que vous dites confirme ce que je disais." Tout au contraire ! « Pour maintenir leur confort, » Essayez de vivre avec 381 € par moi en France, et revenez ensuite me parler de confort « les gens n’ont aucun probleme a acheter des produits fabriques par des enfants payes 1 euro/jour » Ce sont les gens que vous défendez qui ont le pouvoir de changer la politique, pas moi.Demandez donc à vos amis l’instauration d’un smic internationale, je vous soutiendrai. « Pourtant, s’ils faisaient l’effort d’acheter 100% francais, » Pourtant, si vous faisiez l’effort, de comprendre que toute la différence est dans l’écart qu’il y a entre vouloir et pouvoir, vous n’aborderiez pas ce sujet. « cet argent aiderait d’autres francais » Puisque vous admettez que notre économie repose sur la consommation, et qu’elle est la seule condition à une reprise de la croissance, pourquoi ne pas admettre tout simplement que c’est le pouvoir d’achat qui est insuffisant ? « Au lieu de ca, les gens preferent fauter les patrons en disant que ces derniers cherchent a payer moins cher mais ces memes personnes font la meme chose en achetant des produits pas chers du meme endroit. » Vous n’etes pas trés logique dans vos arguments. Vos patrons délocalisent leurs productions,je dois faire quoi, vivre à poil ? Encore une fois vous confondez, vouloir et pouvoir.Ce que je peux faire, c’est écrire, gueuler, manisfester, montrer comme je peux ce que je veux.Si vous pouvez faire mieux, pour que je puisse acheter français, et que des gamins ne soient pas exploités, je vous recommande vivement de vous y employer, et je vous soutiendrais sans problème.Je peux vous l’assurer.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 1er avril 2006 02:54

      Pour Fred : Je pense avoir une petite idee sur la question. Elle provient d’une belle phrase droit sortie de « Lord Of Wars » : « Les gens qui mangent du veau, n’ont pas forcement envie de voir la vache » Cad, on est solidaire tant que ca affecte pas trop notre bien etre... Ca flatte notre ego et donne l’impression d’etre humaniste... Et puis si les viets veulent travailler pour 1euro/jour c’est tout d’abord loin et puis c’est pas nos ognions.


    • decurion (---.---.36.47) 1er avril 2006 04:11

      « Cad, on est solidaire tant que ca affecte pas trop notre bien etre... Ca flatte notre ego et donne l’impression d’etre humaniste... Et puis si les viets veulent travailler pour 1euro/jour c’est tout d’abord loin et puis c’est pas nos ognions. »

      Tant de mauvaises fois me laissent sans voix.Pour noyer un poisson, tu es fort, pour défendre tes idées, on ne peut pas savoir.Comme adversaire tu es insignifiant,comme partenaire tu serais dangereux. Maralité : Restes bien ou tu es !


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 1er avril 2006 12:19

      Vous vous trompez cela ne porte point le nom de mauvaise fois, mais de cynisme. Apres cette mise au point terminologique, je vous conseillerai avant de monter sur vos grand chevaux d’y reflechir a plus d’une fois. Cela vous expliquera peut etre pourquoi tous ces gens qui manifestent ne donnent meme pas un centime au clodo qui fait la manche au RER... Pourquoi les gens achetent les baskets Nike avec « Made in Vietnam » ecrit dessus. Pourquoi personne ne parle qu’aujourd’hui 1000 personnes meurent par jour au Congo Belge etc... Vous poser la question si vous seriez pret a supporter un jour de travail de plus afin d’installer des ventilos dans les maisons de retraite...


    • decurion (---.---.20.7) 1er avril 2006 14:25

      Il s’agit réellement de mauvaise foi. Me repprocher à moi ce que font les gens que tu défends, c’est du grand art ou de la connerie pure et simple. Apparemment tu n’est pas con. Mais cela ne me déranges pas de te suivre là ou tu t’imagines m’enliser. Pour information, un rmiste sdf perçoit environ 487 € (je n’ai pas le chiffre exact).Un rmiste non sdf perçoit 381 €, déduction faite d’une retenue apl. Un chomeur c’est quelqu’un qui ne travailles pas. Finalement, tu reproches aux pauvres de ne pas se conduire comme des gens aisés. Quand au lundi de pentecote, il s’agissait d’un jour chomé, payé. A la rigueur, il pouvait toujours etre chomé par les salariés et payé aux retraités. Mais evidemment, là non plus tu ne verras rien de choquant.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 1er avril 2006 21:55

      >Il s’agit réellement de mauvaise foi. Me repprocher à moi ce que font les gens que tu défends, c’est du grand art ou de la connerie pure et simple.

      On s’est peut etre mal compris, mais je n’ai pas eu l’impression de vous reprochez quoi que ce soit, a vous personnelement. Vous etes suffiement mur je suppose pour decider vous meme en votre ame et conscience qu’est ce qui parmi ce que je dis ne vous correspond pas du tout et qu’est ce qui est vrai, mais vous ne voulez point vous l’avouer.

      >Pour information, un rmiste sdf perçoit environ 487 € (je >n’ai pas le chiffre exact).Un rmiste non sdf perçoit 381 >€, déduction faite d’une retenue apl. Un chomeur c’est >quelqu’un qui ne travailles pas. Finalement, tu reproches >aux pauvres de ne pas se conduire comme des gens aisés.

      Est-ce les chaumeurs ou les etudiants et les fonctionnaires avec leurs emplois a vie qui on mene la fronde anti-CPE ? Et quand bien meme ils la menaient cela est assez special comme attitude de crier insecurite d’un travail qu’ils n’ont point ! Cette loi est bien la pour leurs en donner...

      >Quand au lundi de pentecote, il s’agissait d’un jour >chomé, payé. A la rigueur, il pouvait toujours etre chomé >par les salariés et payé aux retraités. Mais evidemment, >là non plus tu ne verras rien de choquant.

      Je ne comprends pas ? C’etait un jour que les gens etaient senses travailler par solidarite. Mais cela compremettait leurs bien etre vacancier. Ey la solidarite s’est evaporee devant la necessite de travailler plus qu’il est necessaire d’accoutume...


    • decurion (---.---.166.44) 5 avril 2006 18:40

      « On s’est peut etre mal compris, mais je n’ai pas eu l’impression de vous reprochez quoi que ce soit, a vous personnelement. Vous etes suffiement mur je suppose pour decider vous meme en votre ame et conscience qu’est ce qui parmi ce que je dis ne vous correspond pas du tout et qu’est ce qui est vrai, mais vous ne voulez point vous l’avouer. »

      C’est oublier que le débat que vous avez provoqué, à dérivé , et que vous y avez participé par des petites piques qui se voudraient assassine.Je ne crois pas que vous ayez les talents d’un Machiavel, et que tout celà soit calculé, mais le fait est que nombre de commentateurs sont amenés à s’emprisonner dans leurs propres contradictions. Lorsque vous dites que « les gens » sont d’accords pour etre solidaires tant que celà ne touchent pas à leur confort, et que l’on colle cette sentence à la réalité, qui est que 10 % de la population détient 90 % des richesses, je ne me trompe pas en disant que vous reprochez aux pauvres de ne pas agir comme des riches.Si je me sens visé par vos propos, c’est tout simplement parce que je sais qui je suis et d’ou je viens. Tout le contraire de beaucoup qui parce qu’ils possèdent un poil de plus que moi s’imaginent etre les cadres incontournables et inamovibles d’un système qui ne les voient que comme des pions, pas plus indispensables que je ne le suis.La réalité de la situation, est que la première victime du libéralisme c’est le patron qui à été remplacé par les pdg. Malgré celà, l’entreprise individelle est le premier employeur de France. Il y a bien une spécifité française défendue par ceux qui descende dans les rues, mais aussi démontrée par ses propres détracteurs. La politique c’est l’art et la manière de conduire les affaires de la cité.La capacité d’un citoyen se reconnait au fait qu’il puisse se mobiliser contre une mesure injuste quand bien même il n’est pas directement concerné.Le fait est qu’aucune loi n’est en mesure de créer des emplois s’il n’y a pas une demande solvable.Ce que peut faire une loi, c’est fausser la loi de l’offre et de la demande en maintenant une réserve d’actifs pour lesquels il n’y a aucun débouché sauf à changer le système.Le but de tout etre humain est de s’éléver, jamais de régresser.Le simple bon sens voudrait que l’on accepte pour les autres ce que l’on veut pour soi.

      « Je ne comprends pas ? C’etait un jour que les gens etaient senses travailler par solidarite. Mais cela compremettait leurs bien etre vacancier. Ey la solidarite s’est evaporee devant la necessite de travailler plus qu’il est necessaire d’accoutume... »

      C’était un jour chômé, payé. C’est devenu un jour payé, non chômé. Cherchez l’erreur ?


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 5 avril 2006 19:17

      >Lorsque vous dites que « les gens » sont d’accords pour etre solidaires tant que celà ne touchent pas à leur confort, et que l’on colle cette sentence à la réalité, qui est que 10 % de la population détient 90 % des richesses, je ne me trompe pas en disant que vous reprochez aux pauvres de ne pas agir comme des > riches.

      C’est a dire, eclairez moi s’il vous plait je ne comprends pas vos pensees. Le pauvre est une notion relative. Le « pauvre francais » (RMI) est generalement plus riche qu’un pauvre Africain. Cela ne le pousse pas pour autant a partager ne serait-ce qu’un euro avec son cousin africain, ce qui represente 0.3% de son bien. Cela ne le pousse pas specilament non plus a donner au SDF sans RMI, je prends suffisement le metro ou l’on ne trouve pas que des cadres riches pour le voir. De plus les RMI sont minoritaires dans le pays, la classe moyenne n’est pas vraiment non plus motivee pour partager du moins pour autant que ca affecte son bien etre (avantages sociaux, demande de baisse d’impots etc...)

      Il est rien de plus sur que lorsque le « pauvre » devient « riche » (en effet il n’y a pas de difference raciale ni de tare natale qui differencierait les deux) il se mette a partager. Pour exemple regardez les dictatuers des pays africains, ou les magnats mafieux russes. La difference ne reside pas dans la mentalite, mais seulement dans le bien. A ce titre je ne vois pas ce que je pourrais rapprocher.

      Je ne vois donc aucune contradiction.

      >que 10 % de la population détient 90 % des richesses,

      En France ? Je crains que non... La principale richesse est detenue par la classe moyenne. Allez voir sur le cite de l’INSEE. En revanche ce rapport est vrai pour les pays dits pauvres. Et les richesses sont detenues par les anciens pauvres enrichis sur le dos de leurs concitoyens...

      >Le fait est qu’aucune loi n’est en mesure de créer des >emplois s’il n’y a pas une demande solvable.

      C’est vrai, mais la demande solvable est la !!!!! La croissance mondiale est de 4% par en. Francaise 1.5%, nous passons donc a cote de la demande solvable qui va chez nos voisins a cause de nos rigidites. C’est bien ca le probleme !

      >Ce que peut faire une loi, >c’est fausser la loi de l’offre et de la demande en >maintenant une réserve >d’actifs pour lesquels il n’y a aucun débouché sauf à >changer le système.

      C’est bien la situation d’aujourd’hui qui conduit a un chaumage chronique puisque pour proteger le salarie la loi fausse le jeu en le surprotegeant. Or les loi economiques sont la et on y echappe pas. L’entreprise se rattrape donc en debauchant et en embauchant la ou les regles sont plus raisonnables. La meilleure protection des salaries est la saturation du marche de l’emploi qui met le salarie en position de force.

      >Le simple bon >sens voudrait que l’on accepte pour les autres ce que l’on >veut pour soi.

      Moi je suis pour un CPE generalise puisqu’il me permetterait de rentrer plus rapidement sur le marche du travail car l’employeur m’acceptera plus facilement. Le CPE est d’ailleurs la regle dans mon domaine. Avant de rentrer dans le CNRS ou diverger vers la recherche en entreprise, je fais 5 ans de contrats a duree determinee... Je donne des cours particuliers qui peuvent s’arreter du jour au landemain. J’en suis content quand on est jeune il est bien de changer d’endroits.

      >C’était un jour chômé, payé. C’est devenu un jour payé, >non chômé. >Cherchez l’erreur ?

      En vois pas...


  • O.Z.Acosta (---.---.145.138) 29 mars 2006 16:58

    Le theme du CPE n’est pas simple, il n’y a pas que des patrons voyous mais les récents retour d’expérience sur le CNE montrent bien le problème.

    une des personnes que j’ai formé avait trouvé un emploi en CNE dans une entreprise, cette personne s’était étonné de ne pas voir figurer sur son bulletin de salaire les 60 heures supplémentaires effectué dans le mois. De ce fait cette personne va voir son employeur pour lui demander des explications résultat il n’avait pas fini sa phrase qu’il était prié de prendre ses affaires et de partir.

    le problème c’est que les personnes en apprentissage qui avait des emplois en CDI à la sorti de leur formation ne se voit plus proposé que des CNE, les personnes hautements qualifié qui à 70% trouvé des CDI dans les 6 mois suivant leur formation ne se retrouve plus qu’avec des contrats précaires.

    le CPE et CNE ne vont crée que peut d’emploi mais précarise ceux qui auraient trouvé un emploi stable c’est pour cela que les étudiants manifestent. Et je ne parle pas de ceux en detresse compléte ( Lettres , Psycho, Droit) mais des étudiants de sciences, médecine qui n’ont qu’un seul espoir finir vite leurs études pour pouvoir partir de France, pays qui ne leur offre plus aucun avenir.

    Pour ce qui est de la situation économique, où est le problème certe il n’y a que très peu de croissance mais la consommations va bien, les investissements étrangers sont conséquents. La france se releve de la crise de 2001, cette crise est en voit de réglement. IL reste la balance extérieur à corrigé mais cela releve plus de la fin de quota imposé par brussel que d’autre chose. L’Europe à un marché intérieur de 400 millions d’habitants commençons à crée un vrai marché tourné vers l’interieur plutôt que de maintenir le prix mondiaux en stockant plus de la moitié de notre production agricole.

    Ce monde marche sur la tête depuis plus de 60 ans, le mur est proche et on arrive dessus a pleine vitesse.

    Z


  • Hikaru (---.---.194.249) 29 mars 2006 17:21

    >>> dans l’état de surchauffe actuelle des cerveaux de beaucoup de nos concitoyens, ceci risque de rester un cri d’assoiffé dans le désert. <<<

    Probablement, et cela n’a rien d’étonnant : vous appellez les opposants au CPE à cesser d’y résister sans autre argument que « le CPE ce n’est pas si grave » et « vous êtes excités et vos slogans schématiques ».

    Je trouve qu’il y a plusieurs failles dans les idées de l’article :

    - Déjà, l’idée que le CPE ne change rien est discutable (je la trouve intéressante, mais je ne parierais pas dessus non plus). Des commentaires plus haut sont déjà revenus là-dessus.

    - Ensuite, en admettant même que le CPE n’introduise pas de précarité, vous faites le choix d’appeler les manifestants à rentrer chez eux plutôt que le gouvernement à retirer son texte. Pourtant dans l’hypothèse où le CPE ne change effectivement rien, vu la situation de crise, la décision de bon sens évidente serait de le retirer. Pourquoi ne pas appeler à la raison quelques hauts fonctionnaires plutôt qu’une foule de plusieurs millions de personnes en colère ? Cela paraît plus réaliste.

    - En raillant les « mots martyrisés », la « guerre totale idéologique », de « de surchauffe actuelle des cerveaux », vous ne faites que constater qu’une foule de manifestants c’est un peu bourrin. Eh bien oui, c’est tout à fait vrai, et je dis cela alors que j’étais heureux d’être dans cette foule hier. Une foule ne peut guère prononcer en coeur que des slogans simples. Ce n’est pas une découverte, une manif c’est comme ça. Ce que vous oubliez, c’est que ce genre de manifestation de masse est la seule option accessible au peuple pour influer sur le gouvernement. Dénoncer les manifestations comme jusqu’au-boutistes et disproportionnées, cela se comprend dans le principe, mais cela revient en pratique à refuser au peuple son seul moyen d’intervention dans la politique hors des échéances électorales. Ce qui pourrait se justifier si notre démocratie représentative fonctionnait parfaitement, mais ce n’est pas le cas.

    - De la même façon, si l’idée que le CPE ne justifiait pas une telle crise est tout à fait raisonnable, elle néglige de regarder la réalité politique pratique. Le gouvernement poursuit une politique impopulaire en connaissance de cause depuis quelques années. La population peut soit l’accepter, soit aller au conflit comme c’est le cas aujourd’hui. Alors les lois impopulaires s’accumulent dans ce qui ressemble à de l’indifférence mais serait plutôt de la frustration rentrée, ouis à un moment c’est la mesure de trop, un symbole provocateur du genre « période d’essais de deux ans avec droit au licenciement sans raison » et toute la frustration accumulée ressort d’un coup.

    Alors peut-être me suis-je trompé en lisant votre article et y voyant une dénonciation des opposants au CPE uniquement alors que vous appeleriez également le gouvernement à la raison. Mais dans l’hypothèse contraire, si votre idée de base est intéressante, je crois que votre compréhension des raisons de la mobilisation reste superficielle, et pour le coup votre « cri d’assoifé » peu pertinent pour ceux qui ne sont pas d’accord avec vous au préalable.

    Cela dit, moi aussi je crois que tout irait mieux si l’on pouvait discuter raisonnablement. Et qu’alors, l’intensité des protestations actuelles serait injustifiée. Mais pour l’instant on ne peut pas discuter calmement. On peut écouter sagement la « pédagogie » du gouvernement, ce n’est pas la même chose.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 17:37

      >Pourtant dans l’hypothèse où le CPE ne change effectivement >rien

      Dans la precarite des gens, tel etait mon propos. Rien de plus. Economiquement la question est differente. Le travail du gouvernement est de gouverner est d’editer les lois. Lorsque les gens decident d’aller vers un affrontement avec un gouvernement legitime par un suffrage universel, il doit avoir un cas de force majeure. tel est le choix de notre democratie. Or l’argument qui legitimerai a priori « le cas force majeure » est la « precarisation ». Ce que je m’efforce d’analyser dans l’artice est : Il y a-t-il vraiment une precarisation supplementaire. Mon opinion argumentee est : « NON » Les raisons du mouvement et les ficeles qui le tirent son alors soit factices soit autres, soit c’est l’irrationnalite qui s’est mise en marche (je penche personnelement pour la moyenne des deux dernieres solutions). J’appelle, donc, les gens a la raison, si il n’y a pas de cas de force majeure des le CPE meme, il convient donc de laisser le gouvernement pour lequel il a ete elu.

      Bien a vous


    • Hikaru (---.---.194.249) 29 mars 2006 18:24

      >>> Lorsque les gens decident d’aller vers un affrontement avec un gouvernement legitime par un suffrage universel, il doit avoir un cas de force majeure. <<<

      S’il s’agissait de renverser le gouvernement par les armes, je serais d’accord avec cette affirmation. Mais pour faire le grève et manifester dans les rues, il me semble qu’un désaccord profond est suffisant, et je ne crois pas que des règles de notre démocratie l’interdisent.

      >>> Il y a-t-il vraiment une precarisation supplementaire. Mon opinion argumentee est : « NON » Les raisons du mouvement et les ficeles qui le tirent son alors soit factices soit autres, soit c’est l’irrationnalite qui s’est mise en marche <<<

      Votre opinion argumentée est respectable mais subjective. Mon opinion argumentée est « OUI » au vu de l’évolution récente générale du droit du travail, des abus du CNE, de la formule « deux ans de licenciement libre » et du refus du ministre à introduire au minimum une explication écrite des raisons du licenciement et de réduire la durée à un an.

      Au fond personne ne sait vraiment. Dire « le CPE précarise les jeunes » ou « le CPE ne change rien », c’est spéculer. A partir de là je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dénoncez l’irrationalité des opposants. Ils ne sont irrationnels que si l’on fait l’hypothèse que c’est votre spéculation qui est correcte, pas la leur.

      Par ailleurs appeler à la raison sur ce point précis est voué à l’échec car c’est oublier le contexte plus large : quatre ans de remise en cause des acquis sociaux, projet de réforme plus radicale du droit du travail lors des vacances d’été, qui pèsent également dans la décision de cesser le travail et d’aller réclamer une réorientation de la politique du gouvernement.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 29 mars 2006 18:29

      >Mon opinion >argumentée est « OUI » au vu de l’évolution récente générale du >droit du travail, des abus du CNE, de la formule « deux ans de >licenciement libre » et du refus du ministre à introduire au >minimum une explication écrite des raisons du licenciement et >de réduire la durée à un an.

      Parfaitement votre droit de le croire :) Ceci dit ce dont vous parlez s’appelle des amenagements. Ils se negocient, hors toutes negociations achoppent aujourd’hui sur ces fameux prealables...


  • Florence (---.---.158.79) 29 mars 2006 17:37

    Je trouve qu’il y a plusieurs erreurs dans ton raisonnement.

    1/Contrairement à ce que tu as écrit, les banques ne verront pas le CPE d’un meilleur oeil que le CDD. L’accord a été donné au niveau de la fédération des banques mais tous les témoignages recueillis notamment par des journalistes prouvent le contraire : ton banquier ne t’accordera pas de prêt si tu es en CPE puisqu’il n’a aucune garantie. Et personnellement je ne souscrirais pas de prêt dans de telles conditions. Je ne parle même pas de la location, déjà très difficile quand on est un jeune en CDI !

    2/ Tu partages l’entreprise et le monde en deux catégories. Tu oublies beaucoup de niveaux et beaucoup de gens. Il y a déjà bin des entreprises qui abusent des stages pour ne pas payer les gen qi travaillent pour elles. Et qu’on ne me dise pas qu’elles manquent de moyen. C’est une question de choix. Tu n’as qu’à jeter un oeil sur les offres d’emplois de ce site : www.asfored.org... c’est éloquent.

    3/ Je cherche un travail stable depuis 2 ans, j’ai beaucoup d’amis très bien diplomés qui travaillent en permanence en CDD sans jamais être embauchés. Signer un CPE, ça ne changera qu’une chose : ils ne connaîtront pas la date de leur « fin de contrat » !!!

    4/ Enfin, j’ai fait de l’intérim et quoi qu’en disent les membres du gouvernement, c’est plus avantageux qu’un CPE parce qu’on en connaît la date de fin, ce qui permet de se projeter dans la suite. ET surtout il y a des primes, qui font que tu compenses ta précarité.

    Effecitvement avec le CPE, ce sera pire !


    • vincent (---.---.236.22) 29 mars 2006 17:54

      - Je suis globalement d’accord avec ton point 1
      - Je ne comprend pas le point 2
      - Je ne comprend pas le raisonnement du point 3 : Si tes amis trouvent un contrat en CPE, et si ils travaillent bien (ce qu’ils sont sensés faire), leurs employeurs n’auraient pas de raison de les licencier ?!
      - Je ne suis pas d’accord avec le point 4 : Si tu as des primes, c’est pour pallier au fait que tu ne cotises dans aucune caisse, et que tu fais rarement 35 heures par semaines sur 1 an. (j’ai également fait 2 ans d’intérim et en comparant à mes fiches de payes actuelles de CDI, on voit la différence).


    • Florence (---.---.77.35) 30 mars 2006 11:01

      J’explique : 2/ Je trouvais que ton partage de l’entreprise en diplomés et non diplomés était un peu simpliste. C’est aussi ce que fait le gouvernement. Mais le monde de l’emploi est aujourd’hui beaucoup plus complexe.

      3/Ce que je veux dire à propos de mes amis, mais ça concerne beaucoup de gens, c’est qu’ils ne voient jamais leur CDD transformé en CDI parce que l’entreprise préfère les garder comme variable d’ajustement. C’est tellement plus simple ! En CPE, ils n’iraient jamais au bout des 2 ans. « S’ils travaillent bien », mais ils travaillent bien puisqu’on leur renouvelle sans cesse leur CDD. Mais si l’entreprise ne leur propose jamais de CDI, je ne vois pas pourquoi elle les laisserait aller au bout de leur 2 ans !! Elle veut pouvoir s’en débarrasser à tout moment. Et là, le CPE lui simplifierait les choses, mais sans certains avatantages de l’intérim. Je trouve plus honnête d’embaucher qq ’un en CDD si on sait qu’on ne le gardera pas. ET en CDI si on le garde. LE CPE ne changerait rien : si l’entrepreneur n’est pas sûr, il virera son jeune en CPE avant les 2 ans et en prendra un autre. Personnellement, je préfère un CDD clair et défini.


  • ]}{[ (---.---.43.89) 29 mars 2006 18:05

    L’Assemblée adopte le projet de loi Borloo » 29.01.2006 Les mesures clés du projet Borloo sur l’égalité des chances

    Voici les dispositions clés du projet de loi sur l’égalité des chances, ainsi que les principaux amendements adoptés par la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale :

    EMPLOI
    - Contrat première embauche : Le contrat première embauche a été introduit dans le texte par un amendement du gouvernement adopté en commission. Il sera ouvert aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés. Ce contrat à durée indéterminée sera assorti d’une période de consolidation de deux ans, durant laquelle le jeune pourra être licencié à tout moment par l’entreprise. Le préavis sera de 15 jours en dessous de six mois et d’un mois entre six mois et un an. Le CPE donnera droit à une indemnisation chômage au bout de quatre mois (460 euros par mois versés pendant deux mois). Le droit individuel à la formation s’ouvrira dès la fin du premier mois. L’accès au crédit et au logement devrait être garanti. Les stages, contrats à durée déterminée et formations en alternance effectués dans l’entreprise seront décomptés de la période de consolidation.
    - Apprentissage junior : A partir de la rentrée 2006, les jeunes pourront entrer en apprentissage dès 14 ans, au lieu de 16 ans. L’apprentissage junior reposera sur le volontariat et les jeunes pourront réintégrer leur collège à tout moment. Ce mécanisme comportera deux phases : une phase d’initiation aux métiers avec des enseignements généraux, technologiques, pratiques et des stages (qui feront l’objet d’une « gratification » de l’entreprise d’environ 50 euros par semaine). Dans un second temps, les jeunes pourront signer un contrat d’apprentissage, à partir de 15 ans. Les entreprises qui prendront un « apprenti junior » bénéficieront d’un crédit d’impôt de 2.200 euros. Celles qui les accueilleront en stage dans leur période initiale de formation auront droit à un crédit d’impôt de 100 euros par semaine de présence.
    - Apprentis : un amendement du gouvernement adopté en commission prévoit que la taxe d’apprentissage des entreprises de plus de 250 salariés sera majorée si elles n’embauchent pas un nombre défini de jeunes en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation : 1% de leurs effectifs au 1er janvier 2007, 2% en 2008 et 3% en 2009.
    - Contrat jeune en entreprise : les jeunes des zones urbaines sensibles auront un accès privilégié au CJE, jusqu’à l’âge de 25 ans. Ce contrat sera également étendu aux jeunes au chômage depuis plus de six mois, quel que soit leur niveau de diplôme.
    - ZFU : une quinzaine de nouvelles zones franches urbaines seront créées au 1er août, en plus des 85 déjà mises en place depuis 1996, sous réserve de l’accord des autorités européennes. Les exonérations fiscales attachées aux ZFU, actuellement limitées aux entreprises de moins de 50 salariés, seront étendues jusqu’à 250 salariés. Les grandes entreprises qui investissent dans les PME implantées en ZUS pourront déduire de leur impôt sur les sociétés 50% des versements effectués.
    - Stage : un amendement du gouvernement adopté en commission prévoit que les stages de plus de trois mois devront faire l’objet d’une indemnisation, dont le montant sera fixé par l’entreprise.


  • éric (---.---.167.190) 29 mars 2006 18:50

    Les élèves des grandes écoles sont déjà placés avant leur sortie pour la plupart et ils ont souvent un bon carnet d’adresses. En effet, prenez soin de regarder leurs origines socio-professionnelles. Papa veille au grain !


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