Ce mardi 22 novembre 2017, 470 associations et collectifs citoyens se réunissent ainsi à Paris pour lancer les Etats généraux des Migrations.
L’annonce de ces états généraux, consécutive à l'annonce effectuée début septembre 2017 par M.Emmanuel Macron d'un futur projet de loi asile et migration, vient en écho à la publication de deux tribunes successives visant à interpeller le gouvernement sur ces questions :
- Le 15 juin 2017, lorsque 470 associations et collectifs lançaient un appel « à un changement radical de politique migratoire en France ».
- Le 24 juillet 2017, lorsque 300 organisations présentant le rassemblement de « la société civile » autour « d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire en France » réagissaient au contenu du "plan migrants" présenté le 12 juillet précédent par le Premier ministre Édouard Philippe.
On rappellera que le 14 novembre dernier le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré : « La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention », et ce, tout en ajoutant « La politique de l’UE consistant à aider les gardes-côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants (est) inhumaine ».
Pour reprendre une expression bien connue, l'Hôpital ne serait-il pas en train de se moquer de la Charité ?
Disons clairement les choses : l'approche du traitement de la question migratoire en France par les mouvements associatifs et par le gouvernement fait fausse route tant dans ses objectifs que dans ses moyens tant il est vrai que l'on ne construit pas un système sur des bases erronées tout en méconnaissant les paramètres fondamentaux qui en sont les fondements.
I- Des questions soigneusement éludées
Comment ne pas voir en effet qu'avec sa déclaration précitée le souhait évident du Haut Commissaire des Nations Unies qui rêve à voix haute n'est autre que celui de voir l'UE et la France ouvrir toutes grandes leurs portes pour accueillir le million de réfugiés présent sur le sol libyen ?
Comment ne pas voir qu'avec une telle déclaration que viendra donc relayer le soutien irresponsable de tout ce monde associatif prêt à naufrager la France au nom d'idéaux certes généreux mais en tout cas irréalistes, ce sera là un véritable "feu vert" qui sera alors donné à tout le continent africain pour commencer, provoquant alors un exode massif de tous les candidats migrants attirés par les éclats lumineux et les leurres d'une UE considérée comme riche (tout en étant naturellement aussi soigneusement critiquée pour cette richesse) mais qui ne parvient déjà plus à assurer un bien-être minimum à tous ses citoyens ?
Les fous et les apprentis sorciers sont aux commandes !
A-t-on oublié ou sait-on que l'exécutif a annoncé début octobre 2017 l'accueil de 10.000 réfugiés en France d'ici deux ans, dont 3.000 venant du Tchad et du Niger, dans le cadre des programmes de réinstallation de migrants ?
- Connaît-on pour autant exactement ou officiellement le nombre de personnes vivant déjà illégalement en France, soit qu'elles soient entrées illégalement, aient été officiellement expulsées sans s'être pour autant exécutées, ou qu'elles soient tranquillement revenues sur le territoire en toute impunité, ou ayant déjà reçu par complaisance toute latitude pour s'installer et vivre aux frais de la collectivité ?
-Sait-on bien, comme l'a annoncé M. Macron, que "la France" a déjà lancé des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d'asile, sur des listes proposées par le Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) ?
- A-t-on bien compris que ces missions menées par l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) visent, paraît-il, à "mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques" non éligibles au droit d'asile, comme l'a expliqué le président, après avoir reçu à l'Élysée le président du HCR M. Filippo Grandi ?
- Mesure-t-on bien le fait que pour commencer la France "ouvrira sur les deux prochaines années 10.000 places" pour ces réfugiés "réinstallés" depuis le Niger, le Tchad, mais aussi de Turquie, du Liban et de Jordanie, comme l' a annoncé le président ?
- Sait-on ainsi que parmi ces 10.000 réfugiés, 3.000 seront issus des "missions de protection avancées" de l'Ofpra au Niger et au Tchad, comme l' a précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un communiqué, Paris estimant par ailleurs impossible pour l'instant d'installer en Libye des centres d'accueil en raison de l'insécurité sur place et préférant donc mettre en place, si l'on comprend bien, une sorte de "corridor" dont chacun aura compris que ceux qui l'emprunteront viendront très probablement en France par avion ?
- A-t-on compris que des changements législatifs importants sont prévus, la France comptant aussi réaliser des "modifications législatives et réglementaires pour rapprocher sa politique d'organisation de l'asile avec celle de l'Allemagne, réformes auxquelles "le HCR sera associé", comme l'a annoncé M. Macron ?
- A-t-on compris la duperie que représentent les propos du président qui a rappelé que la France voulait mieux accueillir ceux qui ont droit à l'asile (accélérer les délais administratifs, avoir des programmes d'intégration à la langue, au logement et au travail) mais expulser de manière "beaucoup plus rigoureuse" les migrants économiques, qui eux n'ont pas droit à ce statut ?
- Mais au regard de ce programme hallucinant qui, n'en doutons pas, sera naturellement suivi d'une intégration définitive sous forme d'octroi de la nationalité française et de regroupement familial, aurait-on oublié que, selon les données établies au 17 octobre 2017, la France compte entre 5 et 8,9 millions de pauvres selon la définition adoptée, et qu'entre 2005 et 2015, le nombre de personnes concernées a augmenté de 600 000 personnes au seuil à 50 % et de près d’un million au seuil à 60 %, principalement sous l’effet de la progression du chômage ?
https://www.inegalites.fr/600-000-pauvres-de-plus-en-dix-ans
- Ignorerait-on qu'en Espagne le système de retraites est en train de s'effondrer ?
https://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2017/11/20/spanische-regierung-pluendert-pensionsfonds-renten-system-gefaehrdet/
https://wolfstreet.com/2017/11/18/spains-pension-system-hits-crisis-point-while-everyone-ignores-it/
- Passera-t-on longtemps sous silence le fait que dans la prospère et généreuse Allemagne - notre "modèle" européen, comme chacun sait -, le nombre de sans-abri devrait atteindre 1,2 million de personnes en 2018 et que la crise du logement prend de l'ampleur alors que s'accroît l'inquiétude face à la hausse du taux de pauvreté et à la capacité du pays à intégrer quelque 1,1 million de migrants qui sont entrés sur le territoire allemand au cours de deux dernières années ?
- Ignorera-t-on encore longtemps le fait que, toujours en Allemagne, près de 20% de la population allemande, soit 16 millions de personnes, sont menacées par la pauvreté, comme vient de l'annoncer l'office fédéral de la statistique ?
https://www.boursier.com/actualites/economie/jusqu-a-1-2-million-de-sans-abri-en-allemagne-l-an-prochain-37397.html
http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/obdachlosigkeit-zahl-der-wohnungslosen-steigt-rasant-1.3748860
- Comment ne pas voir que la pression migratoire du million de réfugiés encore contenus par la Turquie moyennant un chantage au paiement honteusement accepté par les dirigeants félons de l'UE deviendra intenable et sera brusquement relâchée par M. Erdogan au moindre prétexte géopolitique, comme une autre déferlante sur une Europe devenue sourde et aveugle aux réalités du monde ?
Comme l'écrit très justement Alain Rodier , du Centre français de recherche sur le renseignement Cf2R (en pointant le mantra usé jusqu'à la corde de la lutte contre la misère qui prévaut sur le continent africain et de "l'aide au développement", "si les fonds versés ne finissaient dans la poche de nombre de responsables pervertis, cela aurait pu marcher mais l'échec est patent."
Prenant alors l'image de l’Europe qu'il compare à un (luxueux) terrain de golf entouré de favelas, il pose alors la question de savoir qui pourrait bien empêcher les habitants de ces mêmes favelas d’envahir le terrain de golf ?
Je réponds : "Personne", pour le moment. Excepté moi, aussi surprenant que cela puisse paraître, avec comme idée très simple que plutôt que de se laisser submerger et de laisser envahir insidieusement mais sûrement le pays jusqu'à la survenance immanquable de la violence et de la contrainte de "tirer dans le tas"- ce qui ne sera pas ou plus possible car l’on s’attache à désarmer la population et à l’immobiliser en cas de révolte en lui supprimant tous moyens de paiements autres qu’électroniques -, il me semblerait plus judicieux sinon plus intelligent de fermer le robinet migratoire pour parer à l'inondation et éviter que les favelas viennent envahir le "club-house" et se servir.
Que veulent donc ces associations qui en réalité ne comprennent rien à rien, aveuglées qu'elles sont par un horizon immédiat et des objectifs qui passent en réalité à côté de l'unique problème qui est à l'origine de tous les autres : la nécessité d'enrayer immédiatement tout phénomène et mouvement migratoire ?
Doit-on comprendre que le but et l'aspiration cachés de ces mêmes associations et de ceux qui les animent se résumerait secrètement ou de manière à peine exprimée à l'idée - pour citer encore ici A. Rodier - que " Si ce ne sera pas la prospérité pour tout le monde, au moins la "provocante" richesse aura disparu, l’ensemble des populations étant alors plongées dans la même misère." ?, ou les mêmes désordres ?
Il est évident à mes yeux que quelle que soit la véritable motivation de cette mobilisation, les modalités et les buts affichés sont erronés et donc inacceptables.
II- Une course au suicide scientifiquement organisée
L'émotion et la mobilisation sont certaines mais en réalité préoccupantes et parfaitement significatives d'un état d'esprit de toute une population qui n'a manifestement pas conscience - pas plus que le Gouvernement dont elle s'est doté et la représentation nationale qu’elle a aujourd'hui installée - de la course au suicide dans laquelle elle contribue avec ses dirigeants manipulateurs à précipiter le pays tout entier.
Que faudra-t-il enfin pour que chacun - la Nation toute entière consciente de l’anesthésie qu’on lui impose - puisse enfin comprendre que l'immigration qu’on lui présente, telle qu'elle est comprise, voulue, organisée, facilitée et acceptée en dehors de toute politique soigneusement réfléchie, est déjà un échec qui ne peut que conduire à un désastre consommé ?
Quel événement, quelle catastrophe, faudra-t-il encore pour que l'on comprenne enfin qu'il existe un danger majeur à mélanger l'affectif et le réel et que faute de saisir précisément la réalité des faits d'une poigne de fer tant qu'il en est encore temps cette réalité finit immanquablement par vous sauter à la gorge ?
III- Y aura-t-il sursaut ?
Personne n'ayant cru utile de prêter attention aux cris d'alarmes lancés par les sentinelles, il n'est pas exclu qu'une reprise en main puisse donc se produire et que survienne enfin une réaction en profondeur d'une France qui ne peut sérieusement accepter que l'on continue de saborder le navire en même tant qu'on le dirige sur les récifs.
Nul doute que si la situation venait à s'aggraver, la réaction serait alors terrible.
Est-il pour autant nécessaire de persister dans l'erreur et ne pourrait-on pas éviter les débordements et l'explosion d'un mélange chimique que l'on sait pertinemment être instable ?
Le pouvoir exécutif serait dès lors très inspiré - tant qu'il en a encore le temps et la possibilité -, de "prendre les bonnes décisions" et de recadrer des mouvements associatifs qui passent délibérément à côté de la réalité et qui agissent sciemment en intelligence avec un ennemi déclaré.
Mais le veut-il, en comprend-t-il l'urgence et le peut-il ?
Qu'il me soit permis ici d'en douter très sérieusement.
Quant aux partis, il est évident qu'ils trahissent eux aussi le pays . Il suffit déjà de considérer la démarche de M.Adrien Quatennens, député de La France insoumise (à qui ?) qui demande la régularisation de tous les sans-papiers présents sur le territoire français alors que l'urgence commanderait non la régularisation, mais bien l’expulsion pure et simple de tous les sans-papiers présents sur le territoire.
IV- Des Etats généraux constituent une excellente initiative mais encore faudrait-il qu'ils ne se trompent pas de cible et qu’ils s’attachent principalement et préalablement :
- Pour la France et en priorité, à mettre en place un examen général sous forme d'Etats Généraux de l'Immigration et non des Migrations, qui aurait pour objet de vérifier sous contrôle de la Nation toute entière si l'immigration est optimale, c'est-à-dire de vérifier dans tous ses aspects (statistiques et origines ethniques et religieuses, i.e. ce "point aveugle" soigneusement évité) l'impact et les conséquences réelles d'une immigration en France et en Europe, plus précisément les réels avantages et les réels inconvénients tant pour les migrants que pour les pays d'accueil d'une politique d'immigration et de ses modalités, considérée comme un privilège dans ses dimensions de raisonnabilité, d'efficacité, de durabilité, d'avantages et de coûts.
- A déclarer sans attendre les résultats la fin immédiate de toute immigration d'origine Africaine et Orientale en Europe et la mise en place de manière souveraine - rapide, pacifique, au besoin contraignante mais en tout cas non négociable -, d'un retour aux pays d'origine d'une immigration imposée aux Européens par leurs dirigeants, contre leur volonté, sans les consulter.
- A demander aux populations européennes si elles ne préfèreraient pas plutôt recevoir et accueillir une immigration slave et/ou hispanique - de tradition chrétienne, catholique, protestante, orthodoxe, étendue à d'autres populations orientales maronite, chaldéenne, copte etc., ou encore asiatique - de tradition bouddhiste, shintoïste, plutôt que et uniquement musulmane, d'origine orientale ou africaine.
- A inviter les chefs d'Etat africains concernés à donner à l'UE mandat, sous contrôle des Nations Unies, de prendre en charge l'administration de tous les pays d'émigration, tels la Libye et les pays d'Afrique sub-saharienne, pour fixer définitivement en amont en Europe et en Afrique les mouvements migratoires en éradiquant passeurs, trafiquants d'esclaves, routes et marchés.
- A procéder à la mise en place sous contrôle conjoint de l'Union européenne, de l'Union africaine et des Nations unies, d'un tribunal international ayant compétence intercontinentale - y compris en Europe -, pour arrêter et condamner à perpétuité avec confiscation de leurs biens toutes personnes faisant partie de cette chaîne de commandement parfaitement identifiée – du dirigeant politique Européen ou Africain à leurs éxécutants, des mafias à leurs complices et obligés, banques, fournisseurs, transporteurs etc.–, impliquées dans les migrations incontrôlées et leurs conséquences sous forme de trafic d'êtres humains et d'esclavagisme.
La conclusion se dessine d'une manière implacable : le cancer de l'immigration répand ses métastases et est en train de nous détruire alors que le Chef de l'Etat, suivi par une meute d'inconscients qui jouent contre les intérêts de la France et l'avenir immédiat de ses citoyens, travaille à fracturer le pacte républicain et à conduire notre pays à sa perte.
On peut tout à la fois le déplorer mais aussi s'en féliciter en espérant que plus vite surviendra l'explosion et plus forte elle sera, plus vite les oeuvres vives dont c'est la mission, attachées à défendre la France et ses citoyens contre les agissements d'un ennemi intérieur et ceux d'un ennemi extérieur qui n'est rien d'autre qu'un envahisseur agissant en intelligence avec des collaborateurs et des traîtres à leur pays et à leurs compatriotes, se lèveront pour enrayer ce processus mortifère et cette course à l'abîme.
Sources complémentaires :
http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/11/20/le-monde-associatif-lance-des-etats-generaux-des-migrations_5217688_1654200.html
Alain Rodier, directeur adjoint du CF2R
https://www.cf2r.org/
Iconographie :
Les Oies du Capitole, d'Henri-Paul Motte (1846-1922) et L'Angelus Novus, de Paul Klee (1879-1940)