vendredi 9 juillet - par Emile Mourey

Evangile de Marc, essai de décryptage

Suite à mes articles "Evangile de Luc et Evangile de Jean".

Datation des évangiles, leur origine, les grands prêtres de l'époque (ma thèse).

Vers l'an 30, évangile/prophétie de Jean, communauté essénienne de Judée opposée à la romanisation, décimée par le fer à Macheronte/mer Morte, Anne, grand prêtre de Jérusalem, Caïphe, grand prêtre de Tibériade.
 Vers l'an 34, évangile de Marc, communauté essénienne rescapée de Jean, réfugiée en Galilée, Caïphe grand prêtre.
Vers l'an 38, évangile de Luc, réécriture de Marc par l'apôtre Paul, Théophile grand prêtre. 
Vers l'an 48, évangile de Mathieu, communauté essénienne, derniers feux. Tibère Alexandre procurateur de Judée, crucifixion du conseil essénien rassemblé : Jacques, chef de la communauté de Jérusalem, Simon, fils de Juda de Gamala, chef de la communauté de Galilée/Bethsaïde.

Marc refait par la Parole la conquête de la Galilée qu'Alexandre Jannée a faite par les armes 118 ans plus tôt 

Alexande Jannée, roi asmonéen de Judée, grand prêtre d'Israël, avait conquis Gamala pendant la guerre en Galilée contre le dirigeant séleucide Démétrius Eucaerus (Flavius Josèphe, guerre de Juifs).

Après avoir reçu le baptème/onction de Jean-Baptiste, Jésus retourne en Galilée pour prêcher la Parole de Dieu. Passant le long du lac de Galilée, il voit Simon (des esséniens galiléens en train de pêcher) Il les appelle, ainsi qu'André, son frère (des esséniens de Judée qui les avaient rejoints) Il voit au loin (autour d'une mer Morte sans poissons et donc ne pêchant pas mais raccommodant leurs filets) Jacob (la troupe militaire asmonéenne de Judée) et Jean (les esséniens de Judée). Il les appelle. Ils entrent dans Capharnaüm. Ils entrent dans la maison de réunion (la synagogue). Jésus enseigne la foule.

et voici qu'il y avait dans la maison de réunion un homme [qui était] dans un esprit impur et il s'est mis à crier et il a dit quoi à nous et à toi ieschoua/ha-nôtzeri (traduction Tresmontant)
est-ce que tu es venu pour nous détruire, je sais qui tu es, le saint de dieu
et alors il a crié contre lui et il l'a menacé, ieschoua, et il a dit tais-toi et sors de lui
et alors il l'a jeté à terre l'esprit impur,
et il a crié avec une grande voix et il est sorti de lui et ils ont été épouvantés tous (Mc 1, 23-27)

et voici qu'ils sont sortis de la maison de réunion
et ils sont entrés
dans la maison de schiméôn et d'andréas
avec iaqob et iôhanan/Jean

... or, la belle-mère de SIméon était couchée ; elle avait la fièvre (Mc 1, 30)

Il faut comprendre que la communauté essénienne Simon, Siméon ou Schiméôn, est mariée, pour ainsi dire, à la ville de Bethsaïde. Bethsaïde étant colonie/fille de la Galilée, la Galilée est donc la belle-mère de Simon ; c'est elle qui a la fièvre (Flavius Josèphe confirme que la Galilée était en perpétuels troubles). Pourquoi la Galilée a-t-elle la fièvre ? parce que, bien qu'ayant reçu l'esprit de justice, elle n'a pas encore reçu l'esprit d'amour. Esprit de justice, esprit d'amour mais aussi esprit de pureté, Jésus incarne tout cela, même si violence il faut. Ainsi s'explique, dans ce paragraphe, la violence de Jésus contre les impurs. 

Les Simon et André qui habitent les maisons de Bethsaïde sont des esséniens, les premiers, natifs de Galilée, les seconds, natifs de Judée, qui les ont rejoints. Les Simon et André qui pêchent en jetant leurs filets dans le lac sont peut-être des opposants, chassés ou partis des dites maisons. Ils ont "vu" le Jésus porteur de la nouvelle Parole ; ils "l'ont entendu" ; "ils l'ont suivi ". Ils s'emparent de la ville avec l'appui des esséniens venus de Judée, et des troupes juives de Judée, Jean et Jacob. Il s'agit là d'une opération de guerre tout à fait classique. Que ce soit au temps de Jannée ou après, le fait est là : la différence est que la "campagne" de Jésus se fait par la Parole et non par les armes.

Marc guérit par la Parole l'homme dont la main était jadis desséchée.

C'était un jour de sabbat, le jour du repos consacré à Dieu ; car il est écrit dans la loi de Moïse : “Tu travailleras durant six jours... mais le septième jour, tu le consacreras au Seigneur ton Dieu.”(Exode)

Jésus marchait dans la campagne, accompagné de ses disciples. Poussés par la faim, ceux-ci avaient cueilli tout en marchant quelques menus épis de blé ; ils voulaient en faire griller les grains. Voyant cela, des Pharisiens invectivèrent Jésus, lui disant : « Tes disciples ne jeûnent pas. Ils font ce qu'il est interdit de faire un jour de sabbat. » Et ils se rendirent à Capharnaüm pour raconter ce qu'ils avaient vu.

Irrité, Jésus s'y rendit et, dans la synagogue, il leur dit : « Répondez-moi sans détour. Est-il permis de sauver une vie un jour de sabbat ? »...

Face à l'autel de Dieu et espérant en lui, un homme à la main droite desséchée était accroupi... Jésus, se tournant vers les régions stériles et non irriguées de la Galilée, lui dit : « Etends ta main ! » et lui-même étendit la main par-dessus, jusqu'à recouvrir toutes ces régions réputées infertiles. Alors, dans la main paralysée, la vie retrouva son chemin. Oui, vous avez bien entendu : la vie qui avait quitté ces régions y revint grâce à Jésus. (mon interprétation de Marc 3, 2-6)

23 ans plus tôt, l'histoire de Jésus enfant selon Thomas, israélite de nation et philosophe, vers l'an 11, explique-t-il ce miracle ?

Jésus enfant (l'esprit qui se trouvait à Gamala dans la communauté des Saints issue des Juifs babyloniens) avait cinq ans (en l'an 11 après J.C. si l'on prend pour référence la date de naissance indiquée par Luc). Il jouait au bord d'une rivière (le Jourdain ou plutôt le Yarmouk). Il traçait des rigoles pour recueillir les eaux et celles-ci obéissaient à sa voix (Gamala entreprend en Batanée de grands travaux d'irrigation). Avec de la boue, il façonna douze oiseaux au milieu des enfants qui jouaient avec lui, et frappant dans ses mains, il les fit s'envoler (Gamala devenue maison-mère établit dans la région douze maisons-filles avec le concours de la population indigène).
 Or, un Juif qui se trouvait là (des opposants Juifs) alla dire à Joseph (Nazareth) que Jésus travaillait le jour du Sabbat (il prêchait alors qu'il n'en avait pas le droit). Aussitôt alerté par Joseph, le fils d'Anne (les prêtres de Jérusalem) se rendit sur les lieux ; et (sous le prétexte probable que Jésus ne lui reversait pas les dîmes perçues) il fit écouler les eaux avec une baguette de saule (il ouvrit une brèche dans les digues pour que la bonne parole de Gamala s'échappe et se perde).

Le Jésus de Marc est-il le même que le Jésus de Jean ?
 Auprès du peuple qui a déjà reçu l'enseignement de Jean-Baptiste, le Jésus de Marc fait faire par ses disciples un sondage d'opinion sur la question : « Qui suis-je ? » (Marc 8,17). Certains lui répondent : « Tu es Jean le Baptiste. » D'autres disent : « Tu es Elie ou bien un autre prophète. » Au loin dans son palais, Hérode proclame : « C'est Jean le baptiseur qui s'est relevé des morts. Celui que moi j'ai fait décapiter, Jean, c'est lui qui s'est relevé. »(Marc 6,16).

A Tibériade, Marc reprend le texte de l'évangile de Jean mais le modère en lui enlevant son agressivité missionnaire.
  Il y avait une femme qui depuis douze ans souffrait de pertes de sang et dont les souffrances n'avaient fait qu'empirer malgré les efforts des médecins...Yahvé avait dit en effet à Moïse et à Aaron : « Toute femme est impure pendant ses règles, sept jours avant et sept jours après. » Et il avait même précisé que celles dont l'écoulement de sang durait plus longtemps étaient impures pendant toute la durée de l'écoulement (Lévitique 15,19-33).
  ..Quand elle sortait de sa maison, on s'écartait sur son passage. Si elle touchait un objet, on ne touchait pas l'objet après elle. Et si par mégarde, quelqu'un la heurtait, il allait aussitôt se laver de sa souillure. Personne ne la plaignait ; tous la méprisaient ; car on pensait que son mal était en rapport avec son péché.
  La femme s'était dissimulé le visage sous un voile pour qu'on ne la reconnaisse pas dans la foule, et elle se disait à elle-même : « Si je puis m'approcher de Jésus et le toucher, ne serait-ce que le pan de son manteau, je serai guérie. » Alors, se frayant un passage, elle toucha Jésus. Aussitôt, la source de son mal se tarit, et elle connut dans son corps qu'elle était guérie.
  Jésus, sentant qu'une force était sortie de lui, se retourna et dit : « Qui a touché mes vêtements ? » car la foule le pressait de tous côtés. Et lui, cherchant du regard le regard inquiet de la femme, lut dans ses yeux le drame qui l'avait habitée ; il la rassura par ces mots : « Va ! sois guérie de ton fléau. Ta foi t'a sauvée ! »(ma traduction de Marc 5, 21-29)

Qui était cette femme que Jésus a guérie par un extraordinaire acte de foi ? Quelle était le nom de cette malade dont l'impureté remontait à douze ans ?
   La question était pourtant facile. Il s'agit de l'antique bourgade au pied de laquelle Tibériade est née : Magdala, vieille cité juive près du lac de Galilée. C'est elle qui a enfanté Tibériade.
  Hélas ! l'enfantement s'est très mal passé, car Hérode Antipas a eu la malencontreuse idée de faire construire la ville sur un ancien cimetière, obligeant ainsi les habitants à marcher sur le corps des morts, ô sacrilège !
  Voilà pourquoi les Juifs pieux ne voulaient pas venir habiter à Tibériade ! Douze ans après le commencement des douleurs, l'accouchement n'est toujours pas arrivé à son terme. Le sang coule, la femme souffre, et le site de Tibériade est toujours impur.

   Le chef de la synagoque est très inquiet pour sa ville. Il se rend auprès de Jésus et l'implore : « Ma jeune enfant (la nouvelle ville de Tibériade), lui dit-il, est très gravement malade. Viens imposer tes mains sur elle pour la sauver et la faire vivre. »
 En arrivant à la maison, c'est-à-dire dans la ville de Tibériade, Jésus y trouva une foule en grand tumulte. Certains, interpellant le chef de la synagogue, lui criaient : « Ta fille (Tibériade) est morte ! » Mais Jésus, ayant entendu, lui dit : « Sois sans crainte ! Aie foi seulement ! Ta fille n'est pas morte, mais elle dort. »
  S'approchant du chevet de l'enfant, il lui prit la main et lui dit : « Talitha Koum » ce qui signifie : « Fillette, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt, Tibériade se leva et elle marchait, car elle avait douze ans (Marc 5,30-43) ;
  On sait que Tibériade fut fondée en l'an 19 et consacrée en l'an 22 de notre ère (guides Nagel : Israël, page 245). Le miracle de Jésus, survenant douze ans après, nous donne la date de l'évangile de Marc : l'an 34, soit environ trois ans après l'évangile de Jean, trois ans après le Jésus de Jean-Baptiste.

Marc corrige Jean qui faisait arrêter Jésus par le pouvoir occupant romain. Il ramène l'affaire à un conflit interne juif.

Dans Jean, c'était une cohorte romaine, conduite certes par Judas, qui arrêtait Jésus, mais avec une cohorte commandée par un centurion agissant sur ordre du pouvoir occupant romain. Dans Marc, c'est seulement une foule conduite par Judas. Ceux qui les envoient sont clairement désignés... et accusés : ce sont les grands prêtres, les scribes et les Anciens. Quant à Pilate, Marc ne l'exonère cependant pas. Il le met face à ses hésitations et à ses contradictions, et à travers lui, c'est le pouvoir occupant romain qu"il accuse, mais d'une façon détournée.

Comme dans Jean, Marc situe à Jérusalem, le discours de Jésus, son jugement et sa crucifixion que, dans ma logique militaire, je situe à Tibériade.

  1.  Il fait descendre Jésus à Jérusalem pour se faire voir à Philippe et à André, alors que cette "vision" n'a pu avoir lieu qu'à Gamala et à Bethsaïde où habitaient Philippe et André.
  2. L'appel à "la lumière" qui , probablement, s'adressait à la foule immigrée de Tibériade dans le document original perdu se fait dans Jean et Marc à Jérusalem, ce qui ne s'explique pas.
  3. Comme Jean, il fait siéger Pilate à Jérusalem au lieu de Césarée, ce qui est étonnant, (une pierre gravée au nom de Pilate a été retrouvée à Césarée).
  4. Comme Jean, il fait se cotoyer deux grands prêtres à Jérusalem, ce qui est étonnant.
  5. Comme Jean, il imagine un jardin inconnu à Jérusalem, alors qu'en toute logique, c'est celui de Tibériade, chargé d'histoire et de sens, qui figurait probablement dans le document original perdu.
  6. Comme Jean, il fait descendre Marie de Magdala à Jérusalem alors que la scéne ne se comprend que si Magdala "voit" Tibériade depuis sa hauteur.
  7. Comme dans Jean, c'est un Joseph qui vient de Ha-ramataïm, Ramah ou Ha Rama, chercher le corps de Jésus ? Dans le contexte, il ne peut s'agir que de l'importante agglomération juive de Hammat toujours existante à Tibériade, là où se trouvaient sa synagogue (Marc 5, 35) et ses sources chaudes. Dans la logique mystique, le corps de Jésus est ramené dans la synagogue pour qu'on y célèbre ses funérailles avant la mise au tombeau... une synagogue dont on dit qu'elle n'existait qu'au III ème siècle ?
  8. Le jardin grandiose et mystique auquel on est en droit de s'attendre ne se retrouve pas à Jérusalem mais à Tibériade.
  9. Replacées à Tibériade, la crucifixion et la résurrection de Jésus lèvent l'anathème qui frappait Tibériade en faisant relever les morts de l'ancienne nécropole.

Qui sont les auteurs de l'évangile de Marc ?

Victimes de la répression hérodienne qui avait tenté d'étouffer dans l'œuf le mouvement de résistance essénien, les rescapés de la mer Morte et de Nazareth avaient décidé - de toute évidence - de se réfugier de l'autre côté de la mer de Galilée, à l'ombre de la cité essénienne de Gamala.
  La décapitation de Jean-Baptiste sur l'ordre d'Hérode Antipas (Marc 6, 27), a précipité le mouvement. 
  S'adressant à tous les croyants et à tous les saints qui déployaient leur zèle dans la campagne, Jésus battait le rappel, disant : « Venez vite vous réfugier dans un lieu à l'écart et désert pour y trouver le repos et la sécurité. » (Marc 6, 32)
  Ils furent nombreux à partir, fuyant la répression hérodienne qui s'était abattue sur leurs communautés. Sans même avoir eu le temps de se concerter autour du repas communautaire, ils quittèrent leurs maisons monastiques. On les voyait partir et le peuple les accompagnait en pleurant.
  Ils arrivèrent au bord du lac de Galilée. Jésus était avec eux. Et ils montèrent dans un bateau (dans des bateaux)... 
 Quels sont les auteurs de l'évangile de Marc ? Réponse : les esséniens survivants de la mer Morte qui se sont réfugiés auprès des esséniens galiléens de Gamala.

Au pied de la croix, se trouve sa mère, Marie, femme de Joseph de Nazareth. Quelle est cette autre Marie qui s'y trouve aussi ? (Marc 19, 25)

et elles se tenaient debout
près de la croix de ieschoua
sa mère et la sœur de sa mère
maria la [femme] de klôpha et maria de magdala

Réponse : il s'agit de la Marie représentée dans les fresques de l'église de Gourdon, en Bourgogne. Il faut lire : "Maria, mère de Cléopas". La fresque précise "Maria, femme de Joseph". En lisant dans le symbole, je lis : population pieuse d'Israël immigrée en Bourgogne, mère d'un sauveur espéré "Cléopas". Ce Cléopas s'est incarné dans les cohortes gauloises qui sont venus en Palestine avec les Romains. J'en veux pour preuve les tombes qu'on y trouve à ce nom.

An 38, évangile de Luc, Jésus de Nazareth se fait reconnaître à Cléopas sur le chemin d'Emmaüs, lieu de garnison des légions. C'est un appel adressé aux descendants des anciens exilés :
l'un des deux
et son nom [c'est] qleôpha
et lui a dit (Luc 24, 13-35).

An 107. En Palestine : (Martyrologue romain, en l'an 107 sous Trajan, saint Siméon, évêque et martyr. Fils de Cléopas, selon la tradition, et proche parent du Sauveur, il fut ordonné évêque de Jérusalem après le martyre de saint Jacques, frère du Seigneur ; il fut accusé d'être un descendant du roi David, torturé et enfin mis en croix.)

J'en déduis que les deux courants se sont alliés jusqu'à ce que l'empereur Constantin impose le seul Jésus de évangiles.

Pourquoi on se trompe en faisant de Qumrân le centre origine des esséniens.

Rouleau des hymnes, V, 7 et 8 : « Tu m’as placé dans un lieu d’exil parmi de nombreux pêcheurs qui étendent leurs filets sur la surface des eaux.

Pour l'ancien militaire que je suis, une localisation s"impose : à Bethsaïde, village de pêcheurs, et sur la montagne de Gamala, dans le cadre de ce que j'appelle la cité double... synagogue de Gamala, site chargée d'histoire.

Où sont les importantes archives que ces esséniens babyloniens avaient forcément conservées ?

Réponse : dans les grottes de Qumrân, là où le roi asmonéen Jannée les a cachées après avoir pillé la cité.

Emile Mourey, le 8 juillet 2021, au château de Taisey.



17 réactions


  • Emile Mourey Emile Mourey 9 juillet 09:37

    In memoriam, à la mémoire de la colonie juive venue à Chalon-sur-Saône, sur la hauteur de Taisey, qui nous a apporté sa culture.


    • Montagnais Montagnais 9 juillet 13:40

      @Emile Mourey
      ..
      Mazel Tov Emile ! .. Mazel Tov ..
      ..
      Mais ? Qu’est-ce-qui motive vos gigantesques efforts ? Que 7 millions d’Américains viennent faire leur Alyah en Bourgogne ?
      Ce serait grandiose
      ..
      Noé, père de la vigne et du vin, n’y trouverait rien à redire
      Toda raba


    • Emile Mourey Emile Mourey 9 juillet 13:57

      @Montagnais

      De même, « Merci beaucoup » .


  • Antenor Antenor 9 juillet 22:09

    @ Emile

    Marc 10.1 : arrivée de Jésus en Judée.

    10.11 : allusion évidente à la situation d’Antipas et d’Hérodiade. Et cela à proximité de Machéronte.

    10.46 : passage à Jéricho. Les tensions se font de plus en plus vives entre les disciples.

    11.11 : entrée à Jérusalem via Bethanie qui semble servir de base avancée.

    14 : 15 : guidés par un porteur d’eau, les disciples doivent préparer la Pâque dans une grande chambre haute meublée. Ne serait-ce pas à Massada et sa montagne en forme de table qu’aurait eu lieu la Cène, ultime réunion avant la montée finale à Jérusalem ?

    Il n’est pas clairement dit que la crucifixion a eu lieu à Jérusalem. Si Jésus a comparu devant Pilate à Césarée, on ignore où il est emmené ensuite. Ce « Mont du Crâne » est peut être le Mont Arbel situé à côte de Tibériade et dont les entrées des grottes peuvent faire penser aux orbites d’un crâne. Magdala se trouve à ses pieds.

    Une résurrection de Jésus dans une de ces grottes aurait également une portée symbolique très forte du fait de leur histoire liée à celle des premiers Macchabbés et des derniers Asmonéens.


    • Emile Mourey Emile Mourey 10 juillet 00:45

      @Antenor

      Oui je ne dis pas que j’ai raison sur tout mais ce qui est certain est qu’il faut tout fasse sens, y compris dans le détail.


  • Emile Mourey Emile Mourey 10 juillet 09:45

    @ Antenor

     Il fait descendre Jésus à Jérusalem pour se faire voir à Philippe et à André, alors que cette « vision » n’a pu avoir lieu qu’à Gamala et à Bethsaïde où habitaient Philippe et André...j’ajoute : Jésus « siégeant » dans la synagogue de Gamala. Il s’ensuit que le texte qui montre Jésus au temple d’Hérode a pu être rajouté plus tard. En effet,Jésus y prophétise sa destruction...à la bonne date. Qu’en pensez-vous ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 10 juillet 10:01

      @Antenor

      L’évangile de Marc fait descendre...


    • Antenor Antenor 10 juillet 18:28

      @ Emile

      Une très intéressante hypothèse identifie l’introuvable « Bethanie au-delà du Jourdain » où débute l’Evangile de Jean (1.28) avec la Batanée et la ville d’Ecbatane en particulier. Voilà qui s’accorde à merveille avec votre hypothèse babylonienne !

      Cela renverse certaines perspectives et rend les choses plus cohérentes. Ce ne sont plus les Galiléens qui dans un drôle d’aller-retour vont se faire baptiser en Judée en attendant l’arrivée d’un messie venant de chez eux pour le suivre en retournant à leur point de départ.

      Ici, la Batanée servirait de point de rencontre « neutre » entre Jean-Baptiste et les Galiléens. Le premier accepte de s’effacer au profit des seconds à condition que ce soit lui qui désigne le messie parmi eux. 

      Le martyr du messie à Jérusalem demeurait l’objectif ultime et c’est pour cela que Jésus n’a sûrement pas été crucifié dans cette ville ; c’était beaucoup trop dangereux pour les autorités.


    • Emile Mourey Emile Mourey 10 juillet 21:45

      @Emile Mourey

      Trés intéressant ; Dans mon « Histoire du Christ, tome II », j’écris, page 245 :

      Où se dressait l’Ecbatane des Juifs babyloniens, ville/capitale probable de la Batanée (si l’on se fie à la ressemblance étymologique des deux mots) ? Nous ne le savons pas. Il faudrait aller sur place. C’est en effet un autre berceau du christianisme, et c’est peut-être le plus important et le plus chargé de significations.

      Merci, vous m’avez donné la réponse ; Bethanie. C’est là que Jésus a reçu l’’onction après le baptême de Jean (petite erreur de ma part : Jean-Baptiste n’a donné que le baptême). C’est là que Jésus s’est fait voir avant de monter au ciel.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 juillet 08:01

      @Antenor

      Trés intéressant ; Dans mon « Histoire du Christ, tome II », j’écris, page 245 :

      Où se dressait l’Ecbatane des Juifs babyloniens, ville/capitale probable de la Batanée (si l’on se fie à la ressemblance étymologique des deux mots) ? Nous ne le savons pas. Il faudrait aller sur place. C’est en effet un autre berceau du christianisme, et c’est peut-être le plus important et le plus chargé de significations.

      Merci, vous m’avez donné la réponse ; Bethanie. C’est là que Jésus a reçu l’’onction après le baptême de Jean (petite erreur de ma part : Jean-Baptiste n’a donné que le baptême). C’est là que Jésus s’est fait voir avant de monter au ciel.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 juillet 18:29

      @Antenor
      Dans la logique de la prophétie juive, le problème, c’est qu’il doit y avoir un sens puisque c’est Dieu qui l’inspire, temps par temps. La naissance de Jésus ayant été prophétisé à Nazareth, le royaume d’Israël ayant été promis aux fils de Zacharie, Jean, d’où le choix de faire descendre le Jésus galiléen en Judée pour y recevoir le baptême (comme l’onction...comme roi d’Israël ; tu oindras aussi Elisée ... comme prophète » (Rois 1 19.16) etc...


    • Antenor Antenor 11 juillet 19:09

      @ Emile

      À bien relire le début de l’évangile de Jean, c’est à se demander si Bethanie / Ecbatane n’était pas le lieu de résidence habituel de Jean-Baptiste. C’est peut-être même là-bas qu’Elisabeth a trouvé refuge après la mort de Zacharie. Le protévangile de Jacques scellerait ainsi l’alliance entre la lignée babylonienne de Joachim et celle Asmonéenne de Jean.

      Il restait à convaincre les Esséniens / Simon (oniades) de se joindre à l’alliance. André symbolise à mon avis la faction légitimiste ouverte au dialogue quand Simon-Pierre représente une majorité beaucoup plus récalcitrante.

      Le baptême doit bien sûr avoir lieu au bord du Jourdain à proximité de Jérusalem sous les yeux des Sadducéens, des Pharisiens et des Esséniens galiléens (André). Il marque l’entrée de ces derniers dans l’alliance et le début des grandes manoeuvres.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 juillet 21:52

      @Antenor
      Oui, bien d’accord. On est sur la bonne voie. Votre mail sur Bethanie m’a fait comprendre que j’étais bien sur la bonne voie en pensant que le baptême de Jean rappelait l’onction qui faisait du « oint » roi d’Israël, mais que j’étais encore en deça de la logique mystique ; c’est à Bethanie (Ecbatane ?) , porte d’entrée pour accéder à Israêl que Jésus reçoit l’onction... après qu’il ait reçu le baptême.


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 juillet 22:19

      @Antenor
      Dés lors, il coule de source que Marthe et Marie sont des images de populations, certes toutes deux pieuses, mais Marie étant celle qui, porte la nouvelle parole... 


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 juillet 23:12

      @Antenor

      Marie : les descendants galiléens (purs et saints) des revenus de Babylone ????


    • Antenor Antenor 12 juillet 18:59

      @ Emile

      Reprenons le Protévangile de Jacques ; que ce soit dans l’Ancien Testament ou dans le récit plus « laïc » de Flavius Josèphe, le nom de Joachim renvoie à Babylone : un roi judéen vieux de plusieurs siècles ou un chef militaire de l’époque d’Hérode le Grand. Je vous suis donc sans problème pour voir des Juifs babyloniens derrière le nom de « Joachim » du Protévangile.

      Le cas de Anne est plus compliqué. Son nom renvoie à celui de la mère du prophète Samuel. Ce qui signifie qu’Anne est appelée à engendrer une descendance tardive mais très importante. Dans l’évangile de Luc, elle n’est plus désignée comme mère de Marie mais comme prophétesse. Peut-être est-ce dû à des conflits internes aux nazaréens et à une volonté de rendre l’ascendance de Marie moins galiléenne ? Car Luc nous dit qu’Anne est de la tribu d’Asher que l’Ancien Testament situe en Galilée occidentale voir jusqu’aux côtes de Phénicie.

      Vous associez la naissance d’Anne à la prise de Bethon par Alexandre Jannée vers -88. Vous pensez qu’il s’agit de la population essénienne en exil. Flavius Joséphe dit qu’il s’agit de Pharisiens mais il est possible qu’à cette époque ils n’étaient pas encore distincts des Esséniens et qu’il faille encore parler d’Assidéens. Les Pharisiens seraient les Assidéens finalement ralliés à Jannée à la fin de son règne et les Esséniens ceux restés en exil ?

      Cette ville de Bethon, vous l’identifiez à Bethsaid mais est-ce qu’il ne s’agirait pas là encore de Bethanie / Ecbatane ? La ressemblance phonétique est troublante. Quoi qu’il en soit la population de Bethon / Anne se serait donc exilée en Galilée, territoire d’Asher et donc possiblement à Sephoris/Nazareth. Quelques décennies plus tard, les Babyloniens (Joachim) appelés par Hérode s’installent à Ecbatane / Bethanie (Bethon ?) et s’allient avec l’ancienne population de Bethon en exil (Anne). Une partie revient sans doute à Bethon mais une autre reste probablement en Galilée accueillant des Babyloniens et donnant ainsi naissance à une nouvelle communauté : Marie, notamment à Nazareth.

      Cette communauté qui semble embêter beaucoup de monde sera confiée à Joseph (aristocratie religieuse de Sephoris/Nazareth ?)
      Par contre, la Bethanie de Marthe, Marie et Lazare semble bien identifiée en Judée à proximité de Jérusalem. Il ne s’agit donc pas de Bethanie/Ecbatane mais peut-être est-ce une colonie de cette dernière ?

      A l’époque des Evangiles, leurs auteurs ont remplacé le nom de Joachim par celui de Philippe mais il s’agit bien de la même lignée militaire babylonienne. Philippe le Babylonien est en quelque sorte, avec Jean-Baptiste l’Asmonéen, l’autre « parrain » de Jésus. Détail révélateur dans l’Evangile de Jean : André et même Jean ont besoin que Jean-Baptiste leur montre Jésus pour le reconnaître et André va ensuite le présenter à Pierre. Alors que Philippe reconnaît Jésus de lui-même et va le présenter à Nathanael. Ce dernier symbolise sans doute les Babyloniens de la génération précédente qui ne croyaient peut-être plus beaucoup à l’alliance avec les Galiléens vu l’échec apparent du mariage de Marie et Joseph.


    • Emile Mourey Emile Mourey 12 juillet 20:52

      @ Antenor

      Oui, c’est bien ainsi qu’il faut raisonner. Je prépare actuellement mon article sur l’évangile de Mathieu.

      Cordialement


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