vendredi 28 avril 2017 - par nemo3637

Faillite du libéralisme, montée inexorable des populismes

Contrairement à ce que nombre de médias distillent régulièrement, l’électorat, le peuple, n’est pas prêt à acquiescer une ligne consensuelle telle que la représente, par exemple, le « gentil » Emmanuel Macron. Certes comme un attrape tout, non sans opportunisme, une grande partie de la classe politique, des vétérans libéraux comme Madelin, des ex gauchistes blanchis sous le harnois, l’ont vite rejoint semblant créer un nouveau bloc politique « rénovateur » : « En marche ! »

 

Un dégoût généralisé.

Mais tout le monde le sait, la base, les simples citoyens, même Madame Michu ma concierge d’habitude si réservée, sont dégoûtés plus que jamais de ces élites interchangeables qui tiennent la scène médiatique depuis des décennies. Depuis assez longtemps déjà un mouvement populiste comme le Front National, n’ayant en réalité, pas plus que Monsieur Macron, de remède sérieux à la crise mortifère qui affecte toujours plus le système capitaliste, parade avec des formules faciles, cherche à passer pour un mouvement rénovateur face aux libéraux dont la pensée a fait faillite. Et c’est là le point essentiel. Le mot « système » est à présent galvaudé. Qu’entend-on par là ? Que ce soit du côté de Macron ou du côté de Le Pen ce n’est pas le système capitaliste pourtant à bout de souffle qui est remis en question. La candidate du Front National, en visite chez les ouvriers de Whirlpool, se garde bien de mettre en cause cette logique basée sur l’exploitation des individus, qui les condamne, inexorablement à la misère.

Mais le populisme n’est pas toujours de droite. Il peut être aussi de gauche, comme en Grèce avec Syriza ou en Espagne avec Podemos. En France, comme en Grèce ou ailleurs, la droite et la gauche traditionnelles se sont effondrées. Mélenchon représente ce nouveau populisme de gauche. L’émergence inattendue d’une gauche radicale, dans les urnes, mais surtout dans la rue, la consolidation de l’extrème droite, la mise en question de l’Union Européenne, sont autant de symptomes d’une critique toujours plus radicale du système capitaliste financier (1).

Soyons clair : les peuples épuisés, éreintés, exploités, veulent en découdre. Ils ne peuvent plus se contenter de promesses. A présent ils veulent que ça pête. Tout de suite. Le temps n’est plus au consensus,(2), aux badauds admiratifs devant les prétendus élites, les grands de ce monde qui se gobergent. Les tensions sont trop accentuées. La tendance est au « dégagisme ».

 

La droite la plus bête du monde.

La palme de l’absurdité et de l’irrationnel est bien sûr attribuée à la droite traditionnelle française, connue sous le vocable « Les Républicains ». On n’est pas près d’oublier dans les chaumières cette honte, l’adoubement pour l’élection présidentielle d’un moralisateur lui-même rapidement mis en accusation par la justice pour malversations. Le règlement de compte qui suivit sa déroute électorale tourna au vaudeville. Haro sur le baudet ! Mais, contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas à cause d’un maladroit ou d’un corrompu qu’elle finit aujourd’hui en débandade. N’oublions pas que, comme la gauche traditionnelle, elle n’a rien à proposer d’autre qu’une politique libérale rétrograde, sans perspectives, faite d’austérité et de coercition pour le plus grand nombre, permettant seulement à une minorité de préserver sa galette. Que faire d’autre que se réfugier sur cette branche pourrie du libéralisme en attendant stoïquement que tout s’effondre ? Un des onze candidats à l’élection présidentielle, sur le plateau des débats, affirma que le système capitaliste financier allait s’écrouler plus vite qu’on pouvait l’imaginer. La réaction du candidat Fillon fut significative : il approuva les propos dudit candidat sans rien objecter. TINA certes. But no future.

 Restaient les élections législatives. « Une chance de se refaire » aurait dit Pasqua. Il est vrai que cette droite possède encore des réseaux locaux, des élus dans des structures régionales, locales. Mais que pèseront ces restes face à En Marche aux dents longues et au Front national ayant le vent en poupe ? Le show continue.

 

Le danger Front National.

L’extrème-droite française qui a une histoire et des racines plongeant dans le régime du Maréchal Pétain, et qui fut donc au pouvoir de 1940 à 1944 – c’est toujours bon à répéter - a longtemps représenté le danger pout la liberté et la démocratie. Cette conception est reprise par les élites au pouvoir depuis la fin de la Guerre faisant oublier que précédemment la plus grande partie de ces élites avait approuvé la prise du pourvoir par le Maréchal Pétain

Mais la vision qu’en a aujourd’hui un nombre croissant d’électeurs a changé. Devant l’inanité et l’impuissance des partis et organisations de gauche, ou de droite, incapables de changer les choses, c’est à dire à susciter une rupture d’avec le libéralisme, le Front National, lui, a réussi le tour de force de passer pour un parti protestataire au service du Peuple euh de la Nation. Il a su se ripoliner, évoluant dans le sens d’un électorat devenant de plus en plus populaire, adoptant même le gaullisme tant honni par ses créateurs de 1972. Mais ce pragmatisme est justement la caractéristique des populistes, des fascistes, qui par la démagogie, les promesses les plus contradictoires, se rallient ainsi les foules.

Pendant longtemps ce danger a été nié par les politiciens qui ont cru en faire leur instrument, qu’ils soient de gauche ou de  droite. Ils se contentaient de tancer le populo au nom du devoir civique, de la morale du « vote convenable » La rengaine apparait usée pour ceux qui souffrent : « Si vous ne votez pas pour nous vous aurez bien pire. » 

ça eut payé…mais ça paie plus !

A présent rien à perdre : on veut casser la baraque.

Notez que nos fillonistes d’hier nous parlent certes aujourd’hui d’un vote anti-FN parce que l’autre candidat est lui-même un ectoplasme libéral. Mais qu’en aurait-il été si à la place de Macron, il y avait eu un Mélenchon ? Aurait-on eu droit au même boniment anti fasciste appelant à voter pour le candidat de la France Insoumise ou au « ni-ni » habituel ?

 

L’Europe en question.

 

Tout le monde sait qu’Emmanuel Macron, successeur de François Hollande n’a pas d’autre programme que la ligne européenne prônée par l’Allemagne. « Je veux une France qui rassure, tout comme une Europe dynamique. Je veux une Europe de la joie de vivre où tous ensemble, oui mes amis, tous ensemble, nous oserons le bonheur car c’est bien là notre projet le plus sincère ». Facile de parler Macron…

 Mais, plus sérieusement, Brexit mis à part, l’Europe est en crise et ce sujet est totalement ignoré de nos politiciens (sauf Monsieur Asselineau qui ne parle que de ça), et particulièrement par un libéral français comme Monsieur Macron. L’enjeu est actuellement de parvenir, entre autres choses, à une union fiscale. Mais l’Allemagne s’inquiète surtout de la dette et de la politique de la BCE qu’elle n’a jamais vraiment approuvé. On est en fin de cycle et des décisions institutionnelles s’imposent. Macron a-t-il réfléchi à ces questions ? On peut en douter. La facilité pour lui est de se ranger, comme ses prédécesseurs, dans l’ombre de Madame Merkel. On peut quand même lui rappeler, s’il l’oubliait, qu’il vit dans un pays où 50% de la population rejette le capitalisme, et où, dans les mêmes proportions, l’Union Européenne, telle qu’elle est, est détestée. On a du mal à imaginer Smiley avec un projet alternatif discutant fermement le bout de gras, prêt à taper de son (petit) poing sur la table !

 

Ni la peste ni le choléra

 

Vous vous rappelez sans doute de ces votes ou de ces élections imperdables. Voir ensuite la tronche de nos journalistes et des hommes politiques « bien pensants » avaient fini par nous faire rire même si les inconséquences, l’irresponsabilité de nos dirigeants risquent bien de nous emmener vers la tragédie du totalitarisme.

Actuellement tout le monde – entendez : tous les médias – s’accorde à dire que Monsieur Macron va être élu les doigts dans le nez. On dit qu’il a déjà fêté sa victoire dans une grande brasserie parisienne.

Reste que la tortue se démène, reste réactive, sait insuffler le doute, la méfiance envers le libéral gentillet, trop sûr de lui dans son trop beau costard, prêt à laisser lourder autant de salariés que les entrepreneurs capitalistes le voudront. « Sinon, ils partiront à l’étranger » justifie notre défenseur du libéralisme. Quelle intelligence !

Un courant est en train de passer dans l’opinion surtout dans la jeunesse, qui se répand même dans la rue : « Ni Macron, ni Le Pen »….

Un parti a le vent en poupe : l’abstention.

Ce n’est pas les élections législatives qui seront le prochain épisode le plus important mais plutôt le nombre et l’intensité des manifestations à venir.

Qui c’est, finalement, qui va prendre un râteau ?

 

(1) Capitalisme financier : il représente le stade actuel du capitalisme incapable de se régénérer.

(2) Bien des ouvrages ont été récemment publiés concernant le ou les populismes. Mais je recommande

L'illusion du consensus de Chantal Mouffe (2016, Albin Michel) qui explique pourquoi le consensus est devenu aujourd’hui, en politique, une illusion.



13 réactions


  • Taverne Taverne 28 avril 2017 16:46

    Ils sont nombreux sur ce site à essayer de nous faire croire que l’abstention serait une force. C’en est pas une ! C’est même le contraire, c’est une faiblesse. En l’occurrence, actuellement, l’abstention fait monter Le Pen dans les intentions de vote. Si des démocrates progressistes considèrent que faire monter Le Pen est une victoire à sabrer au champagne, c’est qu’ils n’ont plus du tout l’esprit clair.

    L’abstention n’est justifiable que sur le fondement du mot du philosophe : « dans le doute, abstiens-toi ! » En effet, si vous doutez absolument des deux candidats en présence, en conscience, vous pouvez faire ce choix-là. Mais, en dehors de ce cas précis, l’abstention n’est pas un pouvoir, pas une force, c’est une lâcheté. Surtout avec le FN en face.


    • Nicolas_M bibou1324 28 avril 2017 16:56

      @Taverne
      Vous n’en avez pas marre d’agiter un épouvantail qui ne fait plus peur à personne ?


      Pour être tout à fait honnête, entre le fond de racisme du FN, et le libéralisme de Macron, je ne suis pas sûr que le FN soit le plus grand repoussoir.

      Je n’ai jamais voté blanc jusque là. Mais pour la France de demain, pour mon enfant, à choisir entre une France coupée du monde et raciste et une France au mains des riches qui méprise les petits, aucun parti n’aura mon vote.

      L’abstention est une force, elle diminue la légitimité de l’élu.

    • Taverne Taverne 28 avril 2017 17:07

      @bibou1324

      Faux ! Dans le cas présent, elle grandira la légitimité de Le Pen.


    • Gorg Gorg 28 avril 2017 17:11

      @Caverne

      Tu nous saoule Baliverne. Dans ce cas précis, l’abstention est une force... Refuser de se faire manipuler par le système est une force. La lâcheté c’est ce que tu préconises→suivre sans réfléchir les supplication d’un quelconque brillant connard médiatisé. Bref, se laisser influencer pour éviter d’avoir à réfléchir, par faiblesse ou par fainéantise...
      C’est quoi un démocrate progressiste... Micron.. ? Très peu pour moi...Ce sont leurs politiques et leurs magouilles politiciennes qui ont fait monter le FN, et ils s’en servent en essayant de nous faire culpabiliser... Qu’ils se démerdent maintenant...


    • Sozenz 28 avril 2017 17:15

      @Taverne
      pensez vous que macron ne soit pas un danger ?
      il n y a pas encore assez de pauvres , ni encore assez de licenciés , ni encore assez de vente du patrimoine français , ni assez de droits du travail qui se barrent .
      cela ne sert a rien de philosopher si on n arrive pas a ouvrir les yeux sur le monde ...
      faut descendre dans la fosse pour se rendre compte que les choix sont toujours les mauvais ...
       heureux les borgnes parmi les aveugles ....

      Bonjour a vous quand même au passage .


  • Xenozoid 28 avril 2017 17:05

    « Les citoyens n’agissent pas ; ils jouent le rôle de soutien du »peuple« dans le grand opéra qui est à l’État ».

    Une fois, nous avons vécu par la simplicité glorieuse du vote. Coulée un bulletin de vote a été le seul devoir patriotique qu’un citoyen pourrait effectuer, une affirmation de tout ce qui a lieu de cher et de vrai. Aujourd’hui, nous vivons dans la nation de l’électeur en voie de disparition. Alimentation a été coupée tellement loin des gens par ceux qui ont l’argent et l’influence que la plupart voit le vote comme une perte de temps. Ajoutez à cela la commande croissante des outils de vote et dépouillement par les sociétés a actions partisanes et vous comprendrez que la voix du peuple n’a jamais été que de la cendre sous le feu.

    Vivant dans le pays des morts. Ils mangent de la nourriture morte avec des fausses dents. Leurs bâtiments ont de fausses façades, leur stations de radio et de télévision diffuse de l’air vicié. Ils tuent le temps entant que spectateurs de fausses images.
    Leurs corporations sont coupables de publicité mensongère, et leurs offres d’emploi » ne sont que des opportunités de mauvais traitements meurtriers, un ennui mortel, et la soumission fatale ; ils exigent de vous le respect des échéances, comme pour dresser des tentes dans des camps de la mort. Est-ce que l’impasse justifie les moyens ? Ils habitent les villes mortes et font des faux mouvements, n’allant vraiment nulle part, marchent jour après jour, le même chemin de désespoir. Même leur air est conditionné. Ils vous demandent de donner votre vie pour leur pays, pour leurs religions, leurs économies, vous laissant avec seulement. . . . Leur système est organisé par l’intelligence artificielle et ne fournit que de la réalité virtuelle. Leur culture vous cloue et vous ennui à mort, leur mode de vie est sans vie, leur existence est une impasse permanente. Tout à leur propos pue la mort et le faux. La seule chose qui est insupportable, c’est que rien n’est insupportable. Quand allons-nous demander plus ?
    La lutte pour la vie, la vraie vie. Combat petit con , la vie est réel !
    Bienvenu dans le pays des vivants déja mort.

  • pallas 28 avril 2017 18:14
    nemo3637

    Allons, La France n’existe plus et le sera certainement fort longtemps dans le Concert des Nations.

    Nous rentrons dans une nouvelle ère, celui du Quart Monde, cela chose inévitable.

    La France peut rentrer en guerre civil, absolument aucunes nations ne fera le moindre pas, ou de pitié, nous n’existons déjà plus.

    C’est un spectacle pathétique, auquel nos Élites pensent toujours être maitre d’un monde révolu.

    Cela peut être amusant d’un certain point de vue.

    Salut


  • Jeekes Jeekes 28 avril 2017 19:07

    « populiste »
     
    Dingue comme ce terme ressemble souvent à un crachat.

    Qu’est-ce qui vous fait chier dans cet adjectif ?
    Que sa racine soit « peuple » ?

    Et qu’est-ce qu’on y oppose ?
    Les partis « républicains » ?
    Ceux qui nous enculent depuis des décennies ?

    Ben moi j’aime bien les populistes, ça me parle !


  • Taverne Taverne 28 avril 2017 22:59

    Votre affirmation d’emblée est une simple opinion. Vous écrivez : "Contrairement à ce que nombre de médias distillent régulièrement, l’électorat, le peuple, n’est pas prêt à acquiescer une ligne consensuelle".

    Moi, je suis au contraire absolument certain qu’une majorité d’électeurs choisira de miser sur le renouvellement, sur l’optimisme et la jeunesse parce que les anciens ont failli par manque de courage et de conséquence. Ces anciens, se sont compromis dans les appareils partisans durant des décennies ; ils ont trop joué dans les eaux troubles du FN, du populisme, des promesses non tenues. Ils ont méprisé les électeurs. Le dégagisme est la seule méthode à leur aplliquer.

    Comme cette majorité d’électeurs qui choisira Macron, je mise moi aussi sur la jeunesse, l’innovation, la confiance en l’avenir, le renouvellement de la classe politique.


  • nemo3637 nemo3637 28 avril 2017 23:40

    "Contrairement à ce que nombre de médias distillent régulièrement, l’électorat, le peuple, n’est pas prêt à acquiescer une ligne consensuelle« . Mon affirmation est ici partagé par nombre d’observateurs ou d’analystes comme Chantal Mouffe que je cite.
    Emmanuel Macron passe pour près de la moitié du corps électoral pour le représentant des intérêts capitalistes, des nantis ou des riches, pour faire court. Lui-même ne s’en cache pas quand il prétend vouloir ménager les investisseurs potentiels. Sa vision est celle d’un libéral, c’est à dire celle d’un monde dépassé, partout en crise. Il ne représente rien de nouveau. Sa vision du renouvellement de la classe politique est à l’image du front uni des vieilles badernes qui l’ont rejoint, : de Madelin à Cohn-Bendit en passant par Robert Hue et Raffarin. »En Marche" constituera le dernier carré des libéraux, es défenseurs des nantis, cerné de toute part par des révoltés. Quant à la jeunesse, une grande partie d’entre elle manifeste déjà contre Macron avant même qu’il ne soit élu...


  • aimable 29 avril 2017 07:07

    Nous sommes en pleine corrida : Macron c’est le toréro
      : le peuple c’est le taureau
      : MLP est la muléta que le toréro agite
    il est inutile de dire qui dans 99,99 % des cas est toujours le perdant  !


  • Spartacus Spartacus 29 avril 2017 11:16

    Rassurons l’auteur, le capitalisme gagne toujours à la fin....

    Il y a déja 3 siècle un certain Krl Marx prédisait la fin du capitalisme dans les mois qui suivent....

    Même la chine est plus capitaliste que la France....

    La faillite c’est surtout le collectivisme....

    Nous travaillons à 57% pour l’état, avaons le choix entre des Enarques de droite ou de gauche, le pays le plus fonctionnarisé d’europe et c’est la merde....

    Dans la vallée de Joux en Suisse le capitalisme fait, O% de chômage, en Bavière en Allemagne le capitalisme rhénant fait 1,5% de chomage, dans le Kent en Angleterrre, cette simple région capitaliste créé chaque année plus d’emplois marchand que la France n’en a créé en 5 années de socialisme.

    Le socialisme du 21eme siècle, il prend l’eau de partout, la famine, la pénurie et la dictature....

    Il n’existe pas de modèle supérieur au capitalisme, même s’il est imparfait.
    Comme des fous qui se taperaient la tete sur le mur pour creuser un trou et recommenceraient et recommenceraient, les gauchistes veulent croire en la fin du capitalisme en le remplaçant par le socialisme. 1000 essayé, 1000 fois un échec et retour au capitalisme.

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