mercredi 1er avril - par Alain Roumestand

Féminisme et masculinisme

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Le progrès n'est jamais acquis. La démocratie elle-même est en danger. Les progrès démocratiques si importants dans notre histoire nationale sont battus en brèche. Les guerres, les invasions de pays par d'autres pays nous rappellent à l'ordre, nous qui pensions que l'humanité progressait sans cesse depuis le début des temps. 

Dans le domaine de l'égalité homme-femme les droits étaient en évolution constante, même si le chemin à parcourir était encore long pour aller à l'indifférenciation sociétale, homme= femme.

Et puis patatras le masculinisme est arrivé ; venu des USA, il atteint la France avec son cortège d'âneries véhiculées par les virilistes : la femme n'est pas un homme ( certes !) et elle doit se cantonner à son rôle de femme, tel que eux le conçoivent. La vieille devise du maréchal Pétain ("travail, famille, patrie") se traduit par l'idée de retour de la femme au foyer, de l'homme tout puissant, de la femme qui s'occupe des enfants, cantonnée à son univers hors du temps. La femme actuelle est l'ennemie : trop de liberté, trop d'exercice du pouvoir, trop d'égalité.

On peut entendre : "maintenant, pour réussir, il vaut mieux être une femme qu'être compétent". Pour 4 hommes sur 10 la promotion de l'égalité femmes-hommes aboutit à discriminer les hommes. Des applications, des réseaux, prônent le culte de la performance virile, les rapports de force dans le couple. Les droits acquis par les femmes sont souvent vilipendés. L'emprise n'est pas loin.

Sombre tableau !

Heureusement un livre est tombé entre mes mains et il m'a reboosté comme il va vous rebooster, vous qui pensez que les femmes sont les égales des hommes, que les hommes sont les égaux des femmes.

Aurélia Blanc, Maelline, Anjuna Bouton ont publié aux éditions Marabulles une BD (roman graphique) de 124 pages, totalement réussie, attractive : "Eduquons nos fils"."Comment élever des enfants de façon égalitaire dans un monde encore empreint de stéréotypes ? Comment préparer une fille aux défis qui l'attendent et apprendre à un garçon à devenir un allié de la cause féministe. Des récits qui explorent des pistes sous un angle trop souvent négligé : l'éducation des garçons".

En un mot apprenons à parler aux hommes.

L'histoire de la BD en dessins calibrés et en bulles limpides, commence par le portrait d'une femme enceinte : "Qu'est-ce qu'on fera si on a un garçon ?" Elle se remémore toutes les agressions verbales, physiques pendant l'enfance et l'adolescence en tant que fille ordinaire. Puis une discussion entre amis où se pose la question du sexe de l'enfant à venir et de la préparation des parents face au féminin et au masculin. Nombreux témoignages pertinents... Et les poncifs pleuvent : "je dis pas que y a pas de très bonnes femmes scientifiques ; juste que globalement vous êtes quand même plus impulsives, vous agissez sans réfléchir... Ce n'est pas une qualité idéale pour la recherche". Ou encore dans le domaine de la séduction : "je lui porte son sac, je lui offre des trucs et elle me sort : "ouais, je préfère qu'on reste amis". "Ne pas se laisser désarçonner par un non. Insister".

Autre exemple : Soraya et Sylvain qui discutent sur les activités de leur garçon. Soraya va s'informer sur les règles du foot pour être au contact avec son fils joueur. Sylvain va lui laisser découvrir des choses de filles, lui permettre de pleurer, contrairement à l'adage : "on ne pleure pas quand on est un garçon, un homme". Dans son livre best-seller précédent, "Tu seras un homme féministe mon fils", Aurélia Blanc donne l'exemple d'un garçon promenant une poupée dans une poussette. Une dame âgée lui dit : "tu joues à la maman" et il répond : "non je joue au papa".

Autre exemple : Gérard impose une relation à sa femme : " c'est ma femme quand même !" alors qu' "elle n'a pas la tête à çà". Voilà qui doit faire réfléchir...

Et c'est N'Deye et Lucas qui parlent de leur première expérience amoureuse : "je me suis un peu forcée mais çà a été, hein !" ; "bon, çà devenait dur de faire ceinture comme dit mon daron, mais je l'ai convaincue". Voilà qui interpelle. Ainsi que ces pages qui relatent des situations où le garçon doit être fort, fort, fort : la guerre, le travail, le sport, la chasse, la pêche, le bricolage, la maladie, la vieillesse.Est-ce raisonnable d'imposer ces attitudes de force aux garçons ? De même peut-on critiquer la fille qui a un problème de gestion de la violence, convoquée avec ses parents par la Cpe qui n'a pas entendu,vu en classe les "t'as vu les nibards de Manon !, tu veux voir ma grosse teub à la pause !, les "pouet-pouet sur les seins".

Réfléchissons avant de juger. Dans la cour de récréation, si les garçons ont besoin de place pour jouer au foot, les filles qui veulent utiliser la corde à sauter ont besoin elles aussi d'espace. Le compliment pour le garçon ne doit pas être continuellement : "t'es costaud" et pour la fille :" t'es drôlement jolie". Les filles en ont marre que les garçons les traitent de pute parce qu'elles n'ont pas voulu coucher avec eux, mais aussi parce qu'elles ont eu des rapports sexuels avant eux.

Dans ces relations affectives et sexuelles, la jeunesse est très impactée par l'industrie pornographique : "beaucoup d'enfants font leur première éducation sur des sites pornographiques... les pratiques violentes vécues comme courantes car normalisées". "Les garçons les plus à l'aise avec leur sexualité et les plus à l'écoute de leurs partenaires sont ceux dont les parents y compris les pères, leur ont parlé de sexe, progressivement, d'une façon appropriée à leur âge".

Il faut donc parler aux garçons, parler aux hommes aussi, du respect pour chaque personne, chaque individu, sans humilier gratuitement, sans blesser l'autre, parler de la manière dont l'homme traite les femmes, comment dans le couple sont partagées les tâches de la vie au quotidien. Pour lutter dignement contre la domination masculine d'un autre temps, totalement obsolète. En acceptant les critiques sur les réflexes sexistes. En parlant "entre potes" aussi, autrement qu'avec les mots du café du commerce.

Evidemment tous les hommes ne sont pas des violeurs. Le masculinisme, le virilisme ne sont pas encore en pays conquis. Mais si on n'inverse pas la tendance, si l'éducation des garçons n'évolue pas dans le bon sens, le risque est grand de dérapages non contrôlés. Il ne faut pas se contenter de dire :" protégeons nos filles". Relisons Benoite Groult : " le féminisme n'a jamais tué personne, le masculinisme tue tous les jours".

La BD "Eduquons nos fils" est là pour aider les hommes qui ont les yeux ouverts à lutter contre le sexisme. Et pour ceux qui s'interrogeraient sur ce qu'est la virilité au travers de l'histoire, Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine ont écrit 3 tomes de leur "Histoire de la virilité".



27 réactions


  • sylvain sylvain 1er avril 21:18

    Sur que ca existe, mais personellement je ne connais a peu pres aucun homme qui fait ce qui est decrit ici. Quand j’etais au college, dans les annees 90, dans un lycee de campagne ou on manquait pourtant pas de bourrins, j’ai jamais vu personne faire « pouet pouet les nibards » ou balancer « tu veux voir ma grosse teub ». J’ai subi autant d’agressions verbales de la part de nanas que de mecs, et beaucoup moins d’agressions physique c’est incontestable. En meme temps, ceux qui me cherchaient la merde etaient toujours plus balezes que moi. 

    Bon je dis pas qu’il faut pas rappeller que ce genre de trucs est plus que debile, et inacceptable. Mais j’ai l’impression que pour passer a autre chose dans les realtions entre les hommes et les femmes, il faudra autre chose. 

    Parce que la plupart des hommes et des femmes que je connais se font beaucoup quand meme beaucoup de mal dans leurs relations, notamment amoureuses.  


  • Étirév 2 avril 06:02

    L’homme a unifié le monde par son industrie qui ne connaît pas de frontière, son commerce est international, sa puissance économique est mondiale, il a créé des moyens de transport, des moyens de communication sans fil qui fait courir la pensée à travers l’espace avec la vélocité de l’éclair… Et malgré toutes ces merveilles, le désordre subsiste, les divers peuples se déchirent, la haine les divise et quand les hommes se concertent entre eux, ce n’est pas pour faire le bien, c’est pour faire le mal, pour se donner mutuellement la mort ou créer des entraves à la liberté des autres.
    Il faut changer tout cela et se mettre sur un terrain nouveau pour réaliser un accord solide entre les divers peuples, pour se concerter, en vue du Bien général sur les bases d’une vérité démontrée : la différence psychique des sexes.
    La Nature a fait deux grandes divisions dans l’Humanité : les sexes qu’elle a créés différents, leur donnant à chacun des facultés spéciales. Chaque sexe doit avoir, dans la société, le rôle que ses facultés lui assignent.
    Rétablissons l’harmonie sociale du monde en la basant sur la science éternelle et universelle, celle qui reconnaît et fait reconnaître par tous l’immuable « Loi des Sexes ».
    Cette loi porte en elle toutes les solutions sociales.
    NB : Aucune question ne présente un aussi grand intérêt que l’étude comparée de la psychologie de l’homme et de la femme. C’est dans cette étude que l’on trouve l’origine de la discorde ou des malentendus qui règnent trop souvent entre les deux sexes et gâtent l’existence.
    L’homme ne connait pas la femme dans sa physiologie et dans sa psychologie, c’est pourquoi, souvent, il la blesse sans le savoir et sans le vouloir ; la femme ignore également la nature intime de l’homme et la conduite qu’elle tient à son égard, croyant bien faire, est souvent la cause réelle de tous les maux dont ils souffrent l’un et l’autre.
    Faire luire sur cette question la lumière définitive de la science, c’est donner à l’humanité le moyen de sortir de l’état de malaise général que le malentendu sexuel a causé dans le monde. Il faut, une bonne fois, que chaque sexe sache comment l’autre aime et pense, afin d’éviter les heurts qui blessent l’amour-propre et finissent toujours par faire de deux amoureux deux ennemis irréconciliables.
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  • Jules Seyes Jules Seyes 2 avril 10:02

    Pas reboosté désolé.
    Merci pour ce morceau de propagande, heureusement que vous appartenez au passé, car on a vu en Ukraine ce que valait votre camp moraliste qui a donné carte blanche au partis Kieviens qui sont le pire de ce que vous appelez le masculinisme.
    Au revoir, cher amis.


  • Goldo Du Goldo Du 2 avril 11:18

    Virez-moi ces accents sur « ça » !

    Il n’y en a que pour désigner un lieu « çà et là ».


    • ahtupic ahtupic 2 avril 11:57

      @GlanDu
      As-tu une autre alternative, le guigol de l"orthographe, ta seule spécialité ? smiley


    • Goldo Du Goldo Du 2 avril 21:24

      @ahtupic
      Pas de te concurrencer sur celui de la connerie à l’état pur en tout cas. Là, t’es imbattable, baltringue !


  • Hector Hector 2 avril 11:57

    Et vous parvenez encore à bander ?


    • Goldo Du Goldo Du 2 avril 21:56

      @Hector
      Tu as peur de ne plus y arriver ?
      Tu as besoin de mépriser les femmes pour y parvenir ?
      Pas moi. Au contraire.


  • SilentArrow 2 avril 15:16

    Il y a comme ça des idées qui sont considérées aujourd’hui comme les dernières vérités auxquelles les gens décents devraient tous adhérer et dont on se moquera pourtant dans quelques décennies.

    Féminisme, masculinisme, c’est comme la mode et les vagues, ça va, ça vient, ça a un demi temps de vie.


    • Goldo Du Goldo Du 2 avril 21:56

      @SilentArrow
      Et puis surtout, ces vérités dérangent les gros de nazis dans ton genre.


    • ahtupic ahtupic 3 avril 00:37

      @GlanDu
      Toi, tu dois faire partie de la jaquette, ca se sent de loin.


    • Goldo Du Goldo Du 3 avril 07:44

      @ahtupic
      Et à la connerie tu ajoutes l’ignominie de l’homophobie.
      J’en ai parlé à ma femme, elle a répondu que tu étais un incurable crétin.


    • ahtupic ahtupic 3 avril 12:10

      @Glandu
      Touché, coulé  smiley


    • ahtupic ahtupic 3 avril 19:18

      @GlanDu
      Et la gai Pride, c’etait bien ? Tu t’étais habillé comment ? En Trou de balle comme tu sais si bien le dire ?  smiley


    • Goldo Du Goldo Du 4 avril 12:42

      @ahtupic
      Il y a longtemps que je n’y suis pas allé.
      La dernière fois, mon fils avait adoré. C’était très joyeux. 
      Et on y croise moins de connards que chez toi. Moins de fachiottes, d’homophobes et virilistes à petites couilles aussi.


    • ahtupic ahtupic 4 avril 12:47

      @GlanDu
      Eh bien moi, comme dit Brassens, j’ai regardé, de mon balcon, passer lez cons !  smiley


    • ahtupic ahtupic 4 avril 12:54

      @Glandu

      C’était très joyeux.

      Encore un pléonasme. Comme avait dit Johnny, : Si c’est joyeux, ca ne peut être que Gay. smiley

      P’tain j’ai tapé juste.


    • Goldo Du Goldo Du 4 avril 13:58

      @ahtupic
      « P’tain j’ai tapé juste. »
      Et modeste avec ça. Juste, c’est clair. Tu l’es juste. Carrément un peu juste.
      Pourquoi tu focalises comme ça sur les homos ?
      Un refoulement difficile à gérer ?


    • ahtupic ahtupic 4 avril 18:55

      @Glandu

      ET toi, pourquoi tu te focalises sur ceux qui parle de pédophilie ou de jaquette.

      Toi tu coches toutes les cases :

      Tu es dans l’éducation nationale et t’aurais pas été chez les Jésuites par hasard ?  smiley 

      Tu as reçu ton baptême ? smiley

      Aller manifester dans les Gay Pride n’est pas un signe de bonne santé.

      Et puis les vieux péd, pardon homos smiley deviennent pédophiles.

      Finalement, tu peux postuler afin d’avoir un poste au gvt smiley


    • Goldo Du Goldo Du 4 avril 21:44

      @ahtupic
      « ET toi, pourquoi tu te focalises sur ceux qui parle de pédophilie ou de jaquette »
       ?
      D’où ? Sur qui j’aurais focalisé ?
      « Et puis les vieux péd, pardon homos  deviennent pédophiles. »
      Tu es définitivement un connard.


    • ahtupic ahtupic 4 avril 23:40

      @glandu

      Allez va te faire voir chez les Grecs

      Tout le monde sait que toi, tu n’as plus besoin de vaseline  smiley


    • Goldo Du Goldo Du 5 avril 20:10

      @ahtupic
      La vulgarité et la connerie te servent de pensée.


  • Christophe 2 avril 17:37

    Vous abordez un sujet sans vraiment aller là où cela fait mal.

    Le féminisme était un progrès (même s’il n’a pas encore atteint certains objectifs) mais le radicalisme féministe qui en est l’héritage aujourd’hui pose un autre souci puisqu’il cherche à donner la prédominance aux femmes sur les hommes. C’est à mon sens ce qui a donner naissance au masculinisme.

    Il existe quelques cas d’extrémisme féministe comme la demande d’inversion de la présomption d’innocence en cas de viol d’un homme sur une femme qui a été demandée par nombres d’associations extrémistes féministes.

    La difficulté est donc dans le point d’équilibre des revendications. Un homme n’est pas une femme et inversement. L’égalité homme / femme est une égalité dans les conditions de traitement et devant la loi (mon exemple démontre la volonté de certaines féministes de ne plus rechercher l’égalité devant la loi mais la suprématie des femmes sur les hommes) mais ce n’est en aucun cas une égalité dans les comportements.

    La nature animale s’applique tout autant à l’humain et il est des instincts qui sont très difficiles à surmonter tant la nature rappelle souvent aux deux sexes leurs aptitudes spécifiques. Par exemple pourquoi diantre sommes-nous contraint à la monogamie qui est un principe plus féminin que masculin, l’histoire nous le prouve comme le présent dans certaines sociétés. D’ailleurs vous remarquerez que les histoires de double vie sont plus des histoires d’hommes que de femmes.

    Quant à l’éducation c’est un constat qu’il faut éviter d’aborder dans une société où les jeunes parents n’ayant reçu aucun cadre ne peuvent fournir un cadre éducatifs à leurs progénitures. Nous héritons aussi de notre manque cruel d’éducation et surtout de connaissances transmises, que ce soit par les parents eux-mêmes ou l’école qui permet la sociabilisation des enfants dès le plus jeune âge.


    • Goldo Du Goldo Du 2 avril 21:57

      @Christophe
      « La difficulté est donc dans le point d’équilibre des revendications. »
      Merci Captain Obvious. Voilà un commentaire original qui ne s’applique pas à TOUTES les revendications !
      Tu reviens quand tu veux au bistrot du commerce, mais tu paies ta tournée.


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 2 avril 22:23

    Toutes les valeurs que dit porter l’UE à propos de l’égalité des sexes est battue en brèche par l’inaction des institutions françaises et européennes dans le cadre de la protection des criminels de l’affaire Epstein.

    Car il y a une gradation, et les viols, puis assassinats de mineures par nos élites mêmes nous enfoncent dans un puits sans fonds, au nom de l’indéfectabilité et l’intouchabilité des élites.

    Alors, oui, il faut éduquer les enfants au respect de l’autre, que cet autre soit masculin ou féminin, les femmes ont droit à la liberté de leurs choix, une vie digne et comme dirait Virginia Woolf, une chambre à soi. Les femmes sont des sujets de leurs désirs et non des objets du désir des hommes.

    Mais il est urgent de s’occuper de la tête, de ceux qui nous dirigent, de nos institutions judiciaires, de nos médias, de tous ceux qui sont complices dans cette affaire gravissime. Sinon, nous nous retrouvons comme au temps d’Alexandrie, de l’Égypte post Alexandre, où l’inceste était interdit sauf pour les Pharaons, avec Ptolémée le Philadelphe (qui aime sa sœur), ou au temps de Rome où Caligula avait droit de vie et de mort sur ses citoyens sans qu’eux-même n’aient aucun droit de défense.

    Le droit doit s’étendre partout, sans passe-droits pour la haute hiérarchie institutionnelle et financière. Alors sera légitime pour toutes et tous.


  • ahtupic ahtupic 3 avril 00:34

    Promotion de l’idéologie transgenre financée par la commission européenne

    https://crowdbunker.com/v/NwP59w9aP9


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