Fille ou garçon
Réfutation Scientifique de l'Idéologie Constructiviste de Simone de Beauvoir :
Apports des Chercheurs Britanniques
Simone de Beauvoir, philosophe gauchiste française souvent associée à la gauche existentialiste et féministe, a posé dans son ouvrage Le Deuxième Sexe (1949) une thèse fondatrice du constructivisme de genre : "On ne naît pas femme, on le devient." Cette affirmation implique que les différences entre les sexes ne sont pas innées, mais entièrement construites par la société, l'éducation et les normes culturelles. Selon cette vision, les comportements, préférences et rôles genrés émergent uniquement de l'environnement social, sans base biologique.
Cependant, des recherches scientifiques contemporaines, menées par des chercheurs britanniques, apportent des preuves empiriques contredisant cette perspective purement constructiviste.
En s'appuyant sur des études en psychologie du développement, en endocrinologie et en neurosciences, ces travaux démontrent que des différences de genre apparaissent dès la petite enfance, influencées par des facteurs biologiques prénataux, bien avant une socialisation significative.
Cet article explore ces réfutations, en se focalisant sur les contributions de scientifiques anglais comme Simon Baron-Cohen, Melissa Hines et Brenda Todd.
Le Rôle de la Testostérone Prénatale : Les Travaux de Simon Baron-Cohen
Simon Baron-Cohen, professeur de psychologie du développement à l'Université de Cambridge, a largement étudié l'impact des hormones prénatales sur les différences de genre. Ses recherches montrent que l'exposition fœtale à la testostérone – plus élevée chez les garçons – influence le développement cérébral et comportemental, favorisant des préférences et aptitudes différenciées dès la naissance.
Par exemple, dans une étude publiée en 2006, Baron-Cohen et son équipe ont analysé les niveaux de testostérone dans le liquide amniotique et observé que des concentrations plus hautes corrèlent avec une diminution de l'empathie et une augmentation des capacités de "systématisation" (intérêt pour les objets structurés comme les machines ou les véhicules), typiquement plus marquées chez les garçons.
Ces effets se manifestent dans des comportements genrés précoces, comme les préférences pour les jouets : les enfants exposés à plus de testostérone prénatale montrent un intérêt accru pour les jouets "masculins" (camions, ballons), indépendamment de l'éducation.
Ces résultats contredisent directement Beauvoir, car ils indiquent que des disparités genrées ne sont pas uniquement "devenues" par la société, mais émergent d'une base biologique. Baron-Cohen argue que la testostérone prénatale contribue à des dimorphismes sexuels dans le cerveau, expliquant en partie des différences observées dans les troubles comme l'autisme (plus fréquent chez les garçons), où l'"hyper-systématisation" domine.
Bien que l'environnement modifie ces tendances, l'influence hormonale prénatale démontre que le genre n'est pas une page blanche sociale.
Les Études sur l'Hyperplasie Congénitale des Surrénales (CAH) : Contributions de Melissa HinesMelissa Hines, également basée à l'Université de Cambridge, a conduit des recherches pionnières sur les filles atteintes d'hyperplasie congénitale des surrénales (CAH), une condition génétique augmentant l'exposition prénatale aux androgènes (dont la testostérone).
Ces études fournissent une "expérience naturelle" pour tester l'hypothèse constructiviste.
Dans une étude de 1992, Hines a observé que les filles avec CAH préfèrent les jouets typiquement masculins (comme les camions) et adoptent des comportements plus "rugueux" que les filles non affectées, malgré une éducation similaire.
Une recherche plus récente (2023) confirme que ces filles montrent des préférences pour les couleurs et jouets masculins, attribuables aux androgènes prénataux plutôt qu'à la socialisation.
Ces résultats réfutent l'idée de Beauvoir que les différences genrées sont purement acquises. Si le genre était uniquement construit socialement, les filles avec CAH – élevées comme des filles – devraient suivre les normes féminines. Au contraire, l'exposition hormonale altérée "masculinise" leurs préférences, suggérant un fondement biologique inné. Hines insiste sur l'interaction entre biologie et environnement, mais ses données empiriques soulignent que la construction sociale ne peut expliquer seule ces patterns précoces.
Les Préférences pour les Jouets chez les Nourrissons : L'Étude de Brenda Todd
Brenda Todd, de la City University London, a mené une étude emblématique en 2016 sur 101 nourrissons âgés de 9 à 32 mois, observant leurs préférences pour des jouets genrés dans un cadre naturel (crèches britanniques).
Les résultats montrent que dès 9 mois – avant la conscience de leur propre genre ou une socialisation intensive – les garçons passent plus de temps avec des jouets masculins (comme des camions ou ballons), tandis que les filles préfèrent les poupées ou objets domestiques.
Cette préférence s'intensifie avec l'âge, mais émerge trop tôt pour être attribuée uniquement à l'apprentissage social.
Une méta-analyse co-dirigée par Todd (2017) agrège 75 études et confirme des différences robustes : les garçons jouent plus avec des jouets masculins (effet Cohen's d = 1.03), indépendamment des cultures ou époques.
Ces résultats challengent Beauvoir en démontrant que des biais genrés existent avant que les enfants "deviennent" leur genre via la société. Todd note que bien que les parents renforcent ces choix, les bases biologiques (liées aux hormones) prédominent initialement.
Conclusion : Vers une Vision Hybride du Genre
Les recherches de Baron-Cohen, Hines et Todd, ancrées dans des méthodes empiriques rigoureuses, réfutent l'idéologie constructiviste pure de Simone de Beauvoir en révélant des influences biologiques innées sur les différences de genre.
La testostérone prénatale, les anomalies hormonales comme la CAH et les préférences précoces pour les jouets indiquent que l'on ne "devient" pas femme ou homme par la société.
Cela ne nie pas le rôle des normes culturelles – au contraire, ces scientifiques soulignent une interaction bio-sociale.
Cependant, ignorer la biologie, comme le fait le constructivisme, mène à une ignorance complète du genre. Ces avancées britanniques appellent à une approche radicalement différente, informant des politiques éducatives et médicales bénéfiques aux enfants.



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