mardi 12 mars - par Martin de Wallon

Financement de la campagne de l’ex-président français Nicolas Sarkozy : Alexandre Djouhri extradé vers la France

Le mardi 26 Février dernier, la justice britannique a ordonné qu’Alexandre Djouhri soit extradé vers la France. L’homme d’affaire français est soupçonné dans l’enquête portant sur le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, lors des élections présidentielles en 2007. 

« Alexandre Djouhri a géré la Lybie »

Ce n’est pas la première fois que l’homme d’affaire de soixante ans est cité sur des « coups louches ». Alexandre né Ahmed Djourhi, figure influente de Véolia, ami de Dominique de Villepin et de Claude Guéant avait été, selon une enquête publiée par Pierre Péan dans La République des mallettes, indexé comme intermédiaire dans le cadre de ventes internationales d'armes et coupable de la tentative de meurtre de son concurrent en affaires Ziad Takieddine. Selon le journaliste, l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin, lui aurait confié que « Alexandre Djouhri a géré la Libye avec Claude Guéant ». 

Concernant l’affaire du financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, toujours en cours, Alexandre Djouhri est cité dans l’enquête comme un élément clé. Plusieurs indices accumulés prouveraient un versement de fonds par Mouammar Kadhafi, ancien guide libyen, pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Une enquête judiciaire avait été instruite vers avril 2013. Pour les deux juges du parquet national financier (PNF), il était question de statuer sur le caractère licite ou illicite du financement de cette fameuse campagne. Alexandre Djouhri était apparu lors de l’enquête, lorsque la vente suspecte en 2009 d'une villa située à Mougins, sur la Côte d’Azur à un fonds libyen géré par un dignitaire du régime de Kadhafi avait été constatée. Les enquêteurs soupçonnent Alexandre Djouhri d’avoir été le véritable propriétaire du bien et de l'avoir cédée à un prix surévalué pour permettre de cacher plusieurs versements illégaux.

En mars 2015, une perquisition approfondie du domicile d’Alexandre Djouhri a eu lieu. Il annule désormais ses voyages en France sauf « le week-end, pour éviter une garde à vue » selon ses propres confessions à Alain Marsaud. Il évite aussi de répondre à la convocation du juge PNF chargé de l’enquête en septembre 2016. La justice exige alors à Interpol, d’après Marianne, d’émettre un mandat d’arrêt international contre Alexandre Djourhi et de le diffuser. Alexandre djourhi est arrêté le 8 janvier 2018 à l'aéroport londonien d'Heathrow pour « détournements de fonds publics » et « corruption », puis remis en liberté sous caution en attendant l’audience d'extradition fixée au 17 avril suivant. Toutefois en mars, il est placé à nouveau, en détention provisoire.

Une extradition discutée

La justice britannique a validé le mardi 26 février, l’extradition vers la France du proche de la droite. Alexandre Djouhri devra donc répondre aux questions des juges français. Il a annoncé très rapidement son intention de faire appel.

Alexandre Djouhri se dit être victime des magistrats français Serge Tournaire et du Procureur Patrice Amar : « En faisant croire à la justice anglaise, faussement, que j'étais un fugitif, le parquet national financier s'est fourvoyé et est dans l'incapacité de justifier son mandat d'arrêt », avait-il souligné sur Huffingtonpost. Un de ses avocats Me Eric Dupond-Moretti conteste le mandat d’arrêt auprès de l’AFP : « Un mandat d'arrêt, c'est quand un type est en fuite et la fuite, il faut la constater. Or M. Djouhri n'était pas en fuite puisqu'il n'a jamais fait l'objet d'une convocation dans les règles ».

Selon ses avocats, Alexandre Djouhri n’aurait été sollicité par les enquêteurs, que de manière informelle notamment par téléphone. Il aurait lui- même à la suite de cet entretien proposé une rencontre à Genève, restée sans suite. Selon la loi helvétique, Alexandre Djourhi n’était aucunement contraint de répondre aux sollicitations des enquêteurs.  

Toujours selon le Huffingtonpost, la défense avance d’ailleurs une théorie du complot selon laquelle Alexandre Djouhri serait une cible pour l’accusation, un moyen d’atteindre l’ex Président français Nicolas Sarkozy par procuration. 

En début 2018, alors que Nicolas Sarkozy avait été mis en examen dans le cadre de cette enquête, Alexandre Djouhri s’était fait hospitaliser à Londres pour une attaque cardiaque. Ses avocats ont aussi argué « sa santé fragile » pour réfuter la demande d’extradition demandée par les autorités françaises. Ils ont mentionné que le stress serait la cause principale de son état de santé défaillant.

« Son cœur bat anormalement vite », avait confirmé le docteur Alan Mitchell, mandaté par la défense.



5 réactions


  • Clocel Clocel 12 mars 18:50

    Allez allez, la lessiveuse est En Marche, il faut en profiter, il va pouvoir se refaire une virginité à pas cher le nain des Carpates...

    La vomitude me tuera...


  • troletbuse troletbuse 12 mars 19:41

    Je n’ai jamais aimé Sarko.

    Mais je trouve vraiment bizarre que toutes ces affaires vieilles de plusieurs années sortent aujourd’hui (Tapie-Sarko bientôt les HLM de Paris ? smiley ) alors que pour Micron et l’affaire Benalla reste bien planquée. Je considère cela comme de la diversion venant de la justice aux ordres du minet et également de la part des auteurs.


  • soi même 12 mars 21:40

    Sa chauffe Marcel.


  • MagicBuster 13 mars 14:24

    wikipédia : Alexandre Djouhri, né Ahmed Djouhri le 18 février 1959 à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, est un homme d’affaires français.

    Ce n’est pas un vulgaire voleur, c’est un homme d’affaire  !!!!

    Il est aussi algérien , mais c’est un détail apparemment . . .


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