Florence Hartmann poursuivie devant le Tribunal pénal international
Les bourreaux à la plage, les journalistes au tribunal !
Ancienne porte-parole du procureur du TPI, ancienne correspondante en Yougoslavie du journal Le Monde, Florence Hartmann, a fâché les puissants en publiant dans son livre des détails sur l’implication de la Serbie dans le génocide en Bosnie, qui devaient rester secret à la suite de négociations au sommet.
Elle est accusée d’outrage à la cour ! Sous un motif assez alambiqué concernant un unique document où la Cour aurait fait une erreur de droit :
Et ces infos n’étaient même pas inédites, elles avaient déjà fuité bien avant publication !
« (...) Florence Hartmann revient sur la responsabilité des grandes puissances, au premier rang desquels la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, « leur refus persistant d’arrêter Karadžić et Mladić ou de s’assurer qu’ils soient livrés au TPIY, indissociable de leur défaut de volonté de prévenir les massacres de Srebrenica ».
Quel drôle de monde quand même, on peut génocider, trucider, torturer, fabriquer et installer des mines anti-personnel (qui tuent ou mutilent des femmes et des enfants longtemps après la fin du conflit), user de bombes à sous-munitions, on peut être un bon gros dictateur sanguinaire et posséder de nombreux hôtels particuliers en France, y passer une paisible retraite avec tout le clan familial, on peut envoyer à l’hôpital un paisible vacancier ou passer de la drogue sans aucun souci, du moment qu’on est un parent d’un « président » à vie, mais un journaliste qui fait son boulot, obtient des informations sur la face cachée de la marche du monde, hop ! En taule !
Le côté obscur de la force, ça va bien au cinéma, mais pas question d’écrire que la noirceur et la honte contaminent aussi nos propres dirigeants ! Que notre monde est souvent sale.
Les juges vont-ils privilégier strictement le droit en condamnant la diffusion d’une information confidentielle sur une erreur juridique, ou privilégier le vrai sens du TPI, celui de poursuivre les grands criminels internationaux ?
C’est la crédibilité du TPI qui se juge bientôt... De toute façon, les grandes puissances unanimes n’ont pas voulu d’un TPI permanent, d’un tribunal qui, un jour, pourrait se piquer de les poursuivre et les juger, eux !
Ce TPI s’achemine donc vers une fin lamentable, une conclusion indigne de sa fonction, comme le dit très bien François d’ALANCON, le journaliste de La Croix :
« Affaibli par la mort de Milošević et la non-arrestation de Karadžić et Mladić, le TPIY s’achemine aujourd’hui vers une fermeture prochaine, imposée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Un épilogue en forme de mission inachevée pour un tribunal qui a échoué dans sa fonction de pédagogie. En dépit de quatre ans de procès, la culpabilité de Milošević, décédé le 11 mars 2006 dans sa cellule, n’a pas été clairement établie aux yeux du grand public, et spécialement de la population serbe. »
Le procès de 3 jours a eu lieu mi-juin.
Deux très bons articles récents sur cette ahurissante histoire :
Et alors, elle a été la gentille propagandiste de cette mascarade pendant longtemps, et aujourd’hui pour faire de l’audience elle balance, un peu, ses anciens maitres. C’est le serpent à sonnette qui se bouffe la queue. Bon appétit.
C’est une infâmie de prétendre que Florence Hartmann a été une propagandiste. C’est une des rares journalistes qui a rendu compte de la situation sur le terrain même si ces articles ont été passés au crible de sa rédaction. Florence Hartmann est une grande, une excellente journaliste. J’ai lu tous ses articles à l’époque des faits. Personne ne peut l’accuser de complaisance à l’égard des puissants. Une femme d’honneur, ça se flingue de nos jours aussi bien qu’un homme.
N’oublions pas le tribunal qui était censé juger les criminels de guerre japonais pour leurs recherches sur des cobayes humains aux fins de perfectionner la guerre bactériologique. Les disciples du bon docteur Shiro Ishyi s’en sont très bien tirés.
Comment ! Il faut nommer un tribunal pour juger des actes du TPIY...
Une journaliste qui parle et dénonce l’injustice et l’incapacité d’une haute institution appropriée à la combattre... ! Faites la taire à tout prix ou remplacez là en silence par l’un de ces nombreux collègues paillassons qui ne lèvent aucun voile sur les trahisons communes étatiques.
Ce qui aurait eut de la classe, c’est qu’au moment des faits, elle se souvienne etre aussi journaliste, et ne porte que sa parole, et pas celle du TPI.
En même temps, quand je vois la façon dont on traite la Serbie depuis huit ans, c’est miracle que les hostilités n’aient pas repris. Faire taire une gourdasse qui jette de l’huile sur le feu au moment où, malgré ce qu’ils se sont aussi pris dans la figure, les serbes ne semblent pas en passe de reprendre les armes, c’est tout à fait approprié.
Faire taire une gourdasse ! Et pourquoi pas lui mettre une burka ?
Les Serbes ont été trompés par Milosevic et Karadzic, eux-mêmes étant les pantins de la CIA. Résultat : on a amputé une partie de leur territoire, le Kosovo. Ceci afin de créer un précédent dont nous ferons bientôt les frais en France. Comme dans la chanson de Béart, Florence Hartmann a dit la vérité, elle doit être exécutée.
J’ajoute que si les articles de Florence Hartmann avaient été pris en compte par l’opinion publique et qu’elle ait pu faire pression le massacre de Srebrenica n’aurait pas eu lieu car il n’y aurait pas eu celui de Vukovar qui l’a précédé. Mais il est vrai que le massacre de Vukovar n’intéresse pas nos merdias.
cette simple expression discrédite votre propos, l’insulte n’a jamais été un argument, ni même une opinion d’ailleurs, quand je lis votre prose, j’hésite entre gros con primaire, et myso de base,
quand je lis votre prose, j’hésite entre gros con primaire, et myso de base,
Et moi, quand je lis la prose d’un individu qui décrète que quelque chose n’est pas un argument pour ensuite ne faire que de la critique de forme et juger toute une personnalité à partir de cinq lignes de textes, je n’hésite pas à dire que vous n’êtes qu’un cuistre, une baudruche prétentieuse, et que si vous vous offusquez tant de ma verdeur, c’est que vous ne saisissez pas le fond de mon propos, pourtant clair (Massaliote n’est pas d’accord, mais il a pigé).
Quant à l’autre guignol qui parlait de burqa : les bosniacs dont machine se fait la défenderesse sont effectivement des gens qui collent des burqas au femmes. On me dira, ç dépend lesquels, mais les guerres font rarement fleurir la tolérance et la modération par rapport au zèle religieux.
Avant de me traiter de guignol vous auriez du vous regarder dans un miroir ; vous ne connaissez rien aux pays dont vous parlez. Les femmes Musulmanes de Bosnie, avec un M majuscule pour différencier les convertis de force par les Ottomans (décision prise par Tito, que vous admirez certainement) ont une grande liberté de comportement et d’allure ce qui a fortement choqué les « vaillants moudjahidins » venus massacrer les habitants des villages croates et les curés sous prétexte de venir en aide à leurs « frères ». Ces salopards de barbus étaient choqués de voir des femmes « musulmanes » sans voile fumer dans la rue, boire sec et plaisanter avec les hommes. Pour tous les abrutis, y compris bon nombre de journaleux, tous les Bosniaques sont musulmans. C’est faux. Mais depuis la guerre les salafistes qui ont financé Itzbegovic implantent « leur Islam » et on a commencé à voir des femmes voilées et des écoles coraniques partout. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Avant, tout le monde mangeait du cochon.
Certains sur ce fil se seraient à une époque désoliddarisés de Dreyfus, en l’amalgamant à une institution telle que l’armée, à laquelle il appartenait. Dreyfus était dans un monde qui avait pour but de faire la guerre et qui avait des services d’espionnage qui faisaient des coups tordus, ce qui le rendait tout autant coupable que ses propres accusateurs (de la même organisation que lui). On marche sur la tête.
On ne peut être moralement coupable de faire partie d’organisations aux principes irréprochables, alors qu’on essaie en plus de les remettre dans un droit chemin qui semble avoir été perdu de vue. On est coupable seulement si on fait partie d’organisations criminelles ou si on est complice de crimes, ce qui n’est absolument pas le cas de cette personne.
Il y a une contradiction évidente, en plus, entre le fait de monologuer sans cesse sur ces institutions d’essence dictatoriale qui nous gouverneraient (nombre de posts de l’AV sont éclairants), tout en se réjouissant de voir quelqu’un se faire trainer en justice pour les avoir critiqué de l’intérieur.
D’ailleurs, je ne vois pas en quoi on peut condamner moralement cette journaliste d’avoir été membre du TPI
On ne peut être moralement coupable de faire partie d’organisations aux principes irréprochables, alors qu’on essaie en plus de les remettre dans un droit chemin qui semble avoir été perdu de vue.
Le secret de fonction et le devoir de réserve existent, leur transgression est indéfendable. Et je ne vois pas en quoi cette femme est à même de décider ce qu’est le « droit chemin qui a été perdu de vue » pour y ramener une institution dont le fonctionnement ne lui convient pas...
Il y a une contradiction évidente, en plus, entre le fait de monologuer sans cesse sur ces institutions d’essence dictatoriale qui nous gouverneraient
La contradiction n’existe que dans le cas où c’est la même personne qui adopte les deux attitudes.
D’ailleurs, je ne vois pas en quoi on peut condamner moralement cette journaliste d’avoir été membre du TPI
Le côté fromage peut-être, avant le glaviot dans la soupière...
Je n’en avais pas vraiment après vous, plus après un posteur comme LeGus.
Je suis surtout en désaccord avec vous sur l’idée d’un devoir de réserve qui s’imposerait à tout membre d’une organisation. J’y suis très hostile, notamment à cause de l’idée que s’il n’y a pas de secrets militaires, il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir porter certains faits ou certaines opinions au débat public. La publicicité de ce qui se passe dans les organisations est même nécessaire à leur bonne santé et à leur action dans le meilleur sens pour la collectivité.
Je ne vois pas comment les libertés démocratiques peuvent être respectées s’il y a de telles restrictions au débat public. Cela est clairement en contradiction avec le principe de la liberté d’expression.
Un scandale comme le Watergate a pu éclater surtout grâce aux renseignements de « Gorge Profonde », qui était en fait le numéro 2 de la CIA, quoi qu’aient été ses motivations (il est possible qu’il ait voulu se venger de ne pas être de venu le directeur de l’agence). Il a manqué à son devoir de réserve, qui aurait été de couvrir le fait que la CIA restait silencieuse alors qu’elle était parfaitement au courant des agissements de Nixon.
« La publicicité de ce qui se passe dans les organisations est même nécessaire à leur bonne santé et à leur action dans le meilleur sens pour la collectivité. »
J’ai déjà dit tout le mal que je pense du TPI en particulier. Plus généralement, je suis contre tous les bidules internationaux qui prétendre régenter la planète dans le sens d’un angélisme imbécile et utopique.
« J’y suis très hostile, notamment à cause de l’idée que s’il n’y a pas de secrets militaires, il n’y a aucune raison de ne pas pouvoir porter certains faits ou certaines opinions au débat public. »
Comme raison, il y a aussi le secret d’Etat et, contrairement à vous j’imagine, je ne pense pas qu’il soit bon de livrer « certains faits » ou « certaines opinions » au débat public, alors que le public ne connaît pas le tiers du quart des tenants et des aboutissants qu’il conviendrait de prendre en compte pour se faire une opinion fondée.
A ce propos, j’attends toujours les jugements des responsables croates et bosniaques coupables aussi de crimes de guerre. Le TPI est comme la justice française, à multiples vitesses.
Peut être parce que ni la Croatie, ni la Bosnie n’ont déclenché la guerre le savez-vous ?
Et d’ailleurs c’est faux pour la Croatie, des généraux ont été livrés au TPI par leur « patrie reconnaissante » ILS ONT ETE JUGES. Anté Gotovina a été lourdement condamné, à mon avis injustement.
yep cette dame a servit une juridiction supranationnale cette dame a reconnue une autorité judiciaire au dessus de celle de son pays de ce fait elle c est declarée mondialiste hein moi je dis APATRIDE quelle se demmerde avec sa juridiction internationnale quand on dine avec le diable il faut prévoir une tres longue cuillere
un jour les peuples et les nations rameneront tous ces fonctionnaires internationaux apatrides et mondialiste dans les poubelles de l histoire
Vous dites que le TPIY
s’achemine vers une fin lamentable… il a malheureusement déjà fait preuve de
‘lamentabilisme’ aggravé à maintes reprises et continue à baigner dedans au
travers de certains procès en cours, celui du leader serbe radical Vojislav
Seselj notamment, et ce malgré la digne attitude du juge Jean-Claude Antonetti…
Quant à Florence Hartmann,
son erreur consiste à avoir commis une infidélité envers ses maîtres, qui l’ont
maintenue sur un piédestal tant qu’elle servait la soupe du venin officiel…
Merci d’avoir évoqué le cas de cette journaliste du Monde . A t-elle la possibilité légale de ne pas se rendre à la convocation de ce tribunal ?
Je ne sais pas , mais j’ai l’impression que aucun des kossovars, qui font actuellement de l’épuration ethnique de serbes au Kossovo, ne sera jamais traduit devant ce Tribunal ...
D’après le témoignage d’un Bosniaque du massacre de sa famille et de nombreux civils les choses ne sont pas passées comme la fable raconté par nos chères journalistes. IL explique qu’il n’y aurait pas eu de massacre si les troupes des casques bleus ne se seraient pas retiré. Pour lui les casques bleus ont été complices et déclencheur du génocide en livrant la population à leur bourreau. Une stratégie militaire bizarre : 1) créer des camps pour protéger les civils par les casques bleus. 2) Puis ordonner l’abandon des civiles à leur bourreau. Si on voulait créer un génocide on ne saurait faire mieux, en concentrant des civils en des lieux, puis en les laissant à leur sort. Ils avaient très peu de chance de survivre.
Cette affaire est édifiante sur les dérives de ces grands machins internationaux dont l’inutilité n’a d’égal que le coût astronomique.... Au delà du rôle de Mme Hartmann en tant que porte parole du TPI l’on peut se poser la question de la disproportion entre la peine encourue, 7 ans de prison, et les faits qui lui sont reprochés....Cette accusation ressemble fort à une petite vengeance entre amis contre celle qui a osé révéler la recette de l’indigeste tambouille assaisonnée aux droits de l’homme que le tribunal à voulu nous faire avaler.... Qu’un tel tribunal censé faire oeuvre de pédagogie à l’usage des générations futures pour éviter un nouvel embrasement puisse se prévaloir d’un chef d’accusation aussi archaïque est symptomatique des dérives de la justice internationale....Non seulement après des années de fonctionnement et un coût faramineux le TPI n’a pas été capable de juger les responsables des massacres (serbes, croates et bosniaques) mais en plus il essaie de mettre l’étouffoir sur ses petites magouilles internes.... Un des principes, parmi les plus fondamentaux, du droit est la publicité des débats, ce principe est bien évidemment encore plus fondamental lorsqu’il s’agit d’un procès « historique »....Dans cette affaire ce principe est allègrement violé....Imaginez un instant que l’on ait accusé un avocat ou un journaliste couvrant le procès Barbie ou Papon d’outrage à la cour... Soit l’on dit toute le vérité soit l’on ne dit rien....Le secret, même partiel, sur les débats ne peut que conduire à douter de la sincérité des juges et ne manquera pas d’alimenter les suspicions et les frustrations, des serbes en l’occurrence, alors qu’ils ont déjà été injustement diabolisés sur l’autel de la bien-pensance...
Soit l’on dit toute le vérité soit l’on ne dit rien....Le secret, même partiel, sur les débats ne peut que conduire à douter de la sincérité des juges et ne manquera pas d’alimenter les suspicions et les frustrations, des serbes en l’occurrence, alors qu’ils ont déjà été injustement diabolisés sur l’autel de la bien-pensance... L’argument qui consiste à dire que tout ne peut pas être porté à la connaissance du public est inacceptable...certes la plupart de nos concitoyens n’y comprennent rien ou s’en foutent..cet argument à géométrie variable est intolérable, certes beaucoup n’y comprendront rien, mais si le TPI et la France ont jugé que ces cons pouvaient participer à cette mascarade avec leurs impôts et aussi leur sang puisque nous, l’UE, avons envoyé des troupes en Yougoslavie, la moindre des choses serait que le TPI ne nous cache rien....