lundi 1er juin 2020 - par Octave Lebel

France Inter : Un auditeur de plus en plus éclairé et moins dupe ?

 

Supplique au service public de l’information en forme d’adresse à nos deux journalistes.

France Inter, dimanche 31/05/20, invité de la matinale, invité du weekend, François Heisbourg, conseiller à la Fondation pour la recherche stratégique, qui publie "Le temps des prédateurs" chez Odile Jacob. Interviewé par Eric Delvaux et Patricia Martin (durée 18 mn)

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-31-mai-2020

 

Quelle belle émulation entre deux journalistes. Toutes vos questions sont un appel au développement serein des thèses de votre invité. Il y a même des rires de complicité qui mettent en valeur certaines de ses citations.

Harmonies non du soir mais du petit matin à France Inter aujourd’hui. Nous entendons dans la voix de votre invité la satisfaction et le plaisir d’être là. Ravi d’être si bien servi. En si bonne compagnie.

Au standard, heureux hasard ou synchronicité avec cette belle harmonie, un unique auditeur pose une question dans le même esprit œcuméniste et permet à votre brillant invité de déployer longuement ses leçons et ses certitudes. Il y a des jours comme cela où rien ne peut gâcher la quiétude et la bonne humeur d’une interview. Qui se plaindrait de la quiétude et de la bonne humeur un dimanche matin ? Avec ce que nous venons de connaître ? Surtout à propos d’un sujet si lourd qui nous parle de géopolitique , de prédateurs.

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Je comprends qu’il y a un certain confort moral et matériel pour vous-mêmes et certains de vos invités à de telles pratiques. Mais enfin, branchés sur le service public de l’information, ce ne sont pas les premières préoccupations que nous auditeurs avons. Il y a dans notre pays un grand appétit d’information et de compréhension et non pas une envie de cette bienveillance condescendante dont chacun connaît le revers lorsque par malheur les goûts et les couleurs de vos invités ne s’accordent pas harmonieusement avec les vôtres.

Il me semble que situer la "Fondation pour la recherche stratégique " aurait été un préalable utile parce présenté comme cela, j’ai eu l’impression d’être un ignorant complet qui ne peut que tirer des informations importantes et décisives de l’autorité de votre prestigieux invité auréolé d’un titre impressionnant et d’un talent de persuasion éprouvé. Renforcé par votre approbation continue. 

Ou alors une question dans la dynamique de l’entretien. Concernant la position de votre invité et de la fondation citée, qui avaient soutenu avec assurance l’existence d’armes de destructions massives et la nécessité de notre intervention derrière les Etats-Unis dans la seconde guerre d’Irak avant de faire un rétablissement opportun et la thèse soutenue ce matin. Cela aurait été très instructif. Celle-ci semblant mettre sur le même plan les Etats-Unis, la Russie et la Chine en tant que prédateurs opportunistes envers les intérêts de l’Europe et de ses nations tout en réservant un hommage particulier à la Chine et un second prix à la Russie. Votre invité, nul doute, aurait fait une habile synthèse. Et l’auditeur lui aurait été plus éclairé, moins dupe à propos de la thèse et de son porteur. Sûrement rendu plus curieux, porté à la réflexion et reconnaissant envers votre sagacité.

Je pense malheureusement que France Inter s’enfonce encore un peu plus dans la désinformation de nos concitoyens. Nous vous le pardonnons de moins en moins parce que la comédie est de moins en moins convaincante et le voile des apparences de plus en plus factice.

Ce serait injuste de trop faire porter sur vos épaules cette évolution. D’autres, sans plus de savoir-faire mais plus compétiteurs vous rendent beaucoup de points ici. Chacun a pu observer aussi que le service public de l’information est en tension et sous menace de "réformes". Chacun sait également par expérience combien dans un espace de travail il n’est pas facile d’arbitrer entre ses obligations, ses fidélités et ses contradictions. Comprenez donc de votre côté les bouillonnements de colère, les accès de tristesse et de déception qui peuvent nous prendre quand il s’agit du traitement de l’information aux heures les plus impactantes, les heures de plus grandes écoutes. Jour après jour. Semaine après semaine.

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Vous faites un métier difficile parce que bien entendu vous avez droit systématiquement à des critiques partisanes et des compliments intéressés, vous savez tout cela mieux que moi. Beaucoup d’autres aussi dans notre pays font un métier difficile et donnent le meilleur d’eux-mêmes parce que leur identité professionnelle est plus forte que la reconnaissance apportée par leur statut et leurs conditions de travail. Nous venons d’en avoir une magistrale démonstration. Cela doit être possible ici aussi, plus intensément, parce que cela existe déjà. Je suis désolé pour tous les talents, les salariés sincères et fiers d’appartenir à un service public encore prestigieux en raison de la somme de travail accompli chaque jour et de ses multiples émissions de qualité et je leur souhaite de ne pas perdre courage. Leurs talents et engagements sont connus et reconnus.

Certains maintenant parlent de vous en vous désignant de " Radio Paris " quelquefois " Radio Bruxelles". C’est injuste. Mais il arrive qu’une colère juste pousse à des mots regrettables. Tous ceux qui connaissent France Inter depuis longtemps, qui en ont tant de bons souvenirs et de regrets pour des émissions, des voix et des signatures disparues ou parties, qui trouvent encore un bon nombre de pépites, s’inquiètent de cet abaissement qui touche l’ensemble de nos médias français bien plus que ceux de nos voisins. De la prééminence accordée aux hommes et femmes de réseaux, aux mercenaires pressés de faire allégeance auprès des politiques dévoués aux puissances d’argent.

Dans ce contexte, vous n’êtes pas à l’abri d’un faux ingénu qui proposera de faire "du mieux-disant" pour l’information et la culture et de changer le nom de la station, bien entendu avec l’alibi d’un vote de ceux des auditeurs qui s’y laisseront prendre. Il proposera bien sûr la martingale magique du coup de pouce publicitaire faisant croire aux contribuables que c’est moins cher, rappelant aux journalistes où sont les priorités et qui commande. Avec l’envie que la page soit tournée et la mémoire perdue.

Je garde espoir parce que je ne pense pas que nos concitoyens soient résignés à ne pas pouvoir compter sur une information de qualité, des interviews documentées et des recensements d’essais par une mise en perspective autre que laudative et complaisante. Une certaine honnêteté de l’information est au socle de notre démocratie. Vous le savez. Nos élus le savent. Et nous aussi. A chacun ses responsabilités.



39 réactions


  • leypanou 1er juin 2020 08:48

    Il me semble que situer la « Fondation pour la recherche stratégique » aurait été un préalable utile parce présenté comme cela   : vous demandez l’impossible là.

    Un économiste qui émarge pour une banque sera présenté seulement comme un économiste, un expert n’a pas de biais idéologique, le journaliste sert souvent de caisse de résonance au lieu de faire son « travail », etc, etc ; bref, çà ne date pas d’aujourd’hui.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er juin 2020 09:00

      @leypanou

      les dames de la rue Saint-Denis ne datent pas d’ouourd’hui non plus, mais elles non plus ne s’arrangent pas avec le temps...


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 1er juin 2020 08:58

    « Une certaine honnêteté de l’information est au socle de notre démocratie. Vous le savez. Nos élus le savent. Et nous aussi. A chacun ses responsabilités. »

    Dommage que France3 ne le sache pas, car depuis le début du confinement, le seul sujet abordé tous les jours entre 18h40 et 20h, pour les actualités régionales et nationales, c’est le coronavirus et ses dégâts collatéraux : confinement, etc. sujet illustré par des documents, interviews et reportages complètement bidonnés. Là, on n’en est plus à « une certaine honnêteté de l’information », mais on est carrément entrés dans la propagande et la manipulation de masse organisées par le « ministère de la vérité ».


  • jehe 1er juin 2020 09:28

    Je suis étonné que vous soyez encore surpris de la ligne éditoriale de F.I, qui depuis des années roule pour la gauche caviar très libérale. Personnellement j’ai cessé d’écouter quand le mielleux Patrick Cohen, pose une seule question à MMe Taubira, elle a tellement la parole qu’au bout d’un certain temps, elle ne sait plus quoi dire !! A l’instar d’un invité étiqueté à droite qui lui, Dupont Aignan, est criblé de questions, voire fait l’objet d’un interrogatoire de la part d’un procureur déguisé en journaliste qui se fait assister par deux complices de la pensée unique. Je n’adhère à aucune des thèses et propositions de ces deux politicards, mais le débat d’idées devrait pouvoir se faire sur la radio du service public que nous finançons avec nos impôts. Donc ne soyons pas dupes, cessons de consentir et nous voilà libres !! 


  • xana 1er juin 2020 11:23

    Pour moi il y a longtemps que je n’écoute plus « la voix de son maître ».

    Télé, radio, publicité omniprésente, je m’en suis débarrassé. Je connais la propagande, bien sûr, mais je ne la laisse jamais m’atteindre au premier degré. Il suffit d’attendre huit jours pour que les « nouvelles » soient fanées et ne puissent plus s’attaquer à mon affectif.


  • Pierre Régnier Pierre Régnier 1er juin 2020 11:44

    Il y a bien longtemps, Jean-Jacques Ledos, Jean-Pierre Jézéquel et moi-même avons publié un livre pour attirer l’attention sur ce qui nous paraissait un grave gâchis en cours dans la démocratie française : Le Gâchis audiovisuel (éd. Ouvrières, 1986). Le gâchis s’est très logiquement aggravé . Jacques Chirac et François Mitterrand ont privatisé la première chaîne de télévision du Service Public, et les sources d’information se sont multipliées « grâce » aux financements publicitaires.

    Parce qu’en même temps elles se diversifiaient dans l’utilisation des nouvelles techniques, et parce que tout le monde ou presque peut désormais « créer la sienne » (son « réseau » ou son site) les auditeurs et « vidéospectateurs » semblent très majoritairement y voir un progrès, principalement parmi les jeunes. Je prétends que c’est au contraire la dégradation qui fut gigantesque, désespérante, entre autres raisons parce que la soumission aux géants américains de la communication est devenue mondialement acceptée.

    Après notre livre sur Le Gâchis, dans un petit texte poursuivant la réflexion sur La télévision, le service et le public, nous évoquions la possibilité d’un « Parlement » qui veillerait à « la définition permanente de l’exercice de la mission de service public  » . Dans celui-ci, « en tout état de cause la représentation la plus importante tant quantitativement que qualitativement - au sens d’innovation sociale et institutionnelle – serait constituée par la présence de représentants du public ».

    Après la souveraineté nationale retrouvée, je crois qu’une telle institution serait particulièrement nécessaire pour l’ensemble de l’audiovisuel de service public : radios, télévisions et sites à créer sur Internet.


  • Spartacus Lequidam Spartacus 1er juin 2020 15:26

    Il n’y a selon eux aucune désinformation, se sont des journalistes ouvertement et sciemment gauchistes assumés, sans aucune diversité intellectuelle entre eux.

    Ils sont tous des bobos qui se croient dans le camp du bien et pensent que tous ceux qui pensent pas comme eux sont ou soi des ringards soit des imbéciles.

    Il sont de gauche, condescendants avec les opposants et mielleux avec la pensée étatiste unique, ou l’écolo-fascisme.

    Ils sont payés par le contribuables et sans aucun respect il le volent par un manque de diversité et un propagandisme permanent étatiste gauchiste.

    Les journalistes sont comme les profs, et une majorité des privilégiés de la gamelle de l’état. Non représentatifs de la société mais de leurs intérêts de castes.

    Comme dans tout le service public, hopital, ecole médias, justice les fonctionaires et assimilés sont de gauche et propagent l’idéologie de l’étatisme de favoritisme, applaudis par les favorisés et obligés de l’état, devant les foules indifférentes qui subissent...


    • Kapimo Kapimo 2 juin 2020 03:31

      @Spartacus

      Ils ne sont pas de gauche. S’ils étaient de gauche, ils feraient au moins semblant de s’inquiéter de la question sociale.
      Ce sont des personnes opportunistes, larbins de l’oligarchie, qui se disent « progressistes » (ce qui ne veut rien dire).


    • chantecler chantecler 2 juin 2020 05:58

      @Kapimo
      Oui, absolument !
      Tous les journaux de gauche , certains issus de la résistance , ont été rachetés par des investisseurs de droite .
      Certains existent encore , beaucoup ont ensuite disparus .
      Je pensais ce matin à Charlie Hebdo .
      Issu des années 68 , anar , écolo et de gauche(iasse) comme dit notre immodéré spartiate libertarien ...
      La dérive a vraiment commencé quand cet opportuniste de P. Val a mis la main dessus pour le droitiser , le frontiser à l’extrême , modifiant l’équipe , sa ligne éditoriale et nous délivrant des tartines de sa philosophie fumeuse et tortueuse dans ses « éditoriaux » , dignes des mentalités à Neuilly sur Seine , de Sarkozy et de son entourage . !
      Multipliant les provocations religieuses concentrées sur les fondamentalistes islamistes .
      Auparavant les critiques sur la religion étaient réparties équitablement , CH étant globalement anti...
      Jusqu’à aboutir à la catastrophe finale, le massacre de l’équipe du Charlie Hebdo de l’époque ; par un commando islamiste où nous avons perdu tant de nos potes ...Cabu , Wolinski Luce etc 
      Après ce choc , ce journal a perdu de sa verve , sans se départir de certaines mauvaises habitudes héritées de l’époque Val ...
      Il m’est arrivé d’en racheter parfois un exemplaire pour voir : souvent déçu sauf le N° spécial Santé « les fossoyeurs de l’hôpital public »du 13 mai que j’avais signalé ici .
      Cela dit chacun évolue :1970 /20020 c’est long pour un journal alternatif et l’on vieillit .
      ....


    • Francis, agnotologue JL 2 juin 2020 07:03

      @chantecler
       
       ’’Tous les journaux de gauche , certains issus de la résistance , ont été rachetés par des investisseurs de droite’’
       
      Par définition (celle que j’ai adoptée) il n’y a pas d’investisseurs de gauche ; un investisseur est forcément de droite.
       
      « Ne pas laisser le capital régner, voilà ce qu’est être de gauche. » Frédéric Lordon


    • Francis, agnotologue JL 2 juin 2020 07:10

      @Kapimo
       
       ’’Ce sont des personnes opportunistes, larbins de l’oligarchie, qui se disent « progressistes » (ce qui ne veut rien dire).’’
       
       Si ça veut dire « progressistes au niveau des mœurs »


    • Francis, agnotologue JL 2 juin 2020 07:19

      @Kapimo
       
      ’’ Ce sont des personnes opportunistes, larbins de l’oligarchie, qui se disent « progressistes » (ce qui ne veut rien dire). ’’
       
       ça veut dire progressistes au niveau des mœurs, et seulement au niveau des mœurs ; et aussi de l’immigration, de l’ouverture des frontières et du patriotisme, c’est leur deuxième différence avec le FN.
       
      Mais si l’oligarchie changeait sur ces points, ils changeraient tout pareil.


    • vesjem vesjem 2 juin 2020 08:09

      @JL
      hélas , même lordon a son rond de serviette sur les radios rances


    • vesjem vesjem 2 juin 2020 08:14

      @chantecler
      "le frontiser à l’extrême

      "

      sûrement pas ; il ne mange pas de ce pain là, mais à celui de l’oligarchie financière mondialiste qui est à l’opposé de tout ce qui est patriotique et national


    • Spartacus Lequidam Spartacus 2 juin 2020 08:39

      @Kapimo
      Pour devenir journaliste, il faut disposer des diplômes en socialisme.

      Les écoles de journalisme sont des écoles d’extrême gauchisme et une formation à l’extrême gauchisme.

      En 2002 on a fait un sondage chez les journalistes, 90% ont voté pour un candicat de gauche.
      A l’école de journalisme de Lille, le conditionnement gauchiste faisait que aucun élève journaliste n’avait voté à gauche.


    • chantecler chantecler 2 juin 2020 08:39

      @vesjem
      Ce que je voulais dire c’est que P. Val était aussi obsédé par l’immigration musulmane que le FN .
      Et je n’ai pas souvenir que dans ses écrits qu’il était prosélyte de la mondialisation .
      Ce qui ne veut pas dire qu’il était contre .
      Par contre je trouve très soft dans son programme l’opposition du RN à la mondialisation , ou simplement à l’UE .
      C’est très changeant .
      Chacun peut croire ce qu’il veut mais rien n’est clair .


  • troletbuse troletbuse 1er juin 2020 15:28

    Faut étre maso pour écouter F rance Sphincter


    • vraidrapo 1er juin 2020 17:46

      @troletbuse
      Parfois tu peux rigoler... sauf quand c’est Dany Le Rouge qui la ramène, t’as le pied qui démange. (Je ne suis pas Bayrou...).
      Y’en a un qui vaut son pesant de cacahuètes, c’est le pétillant Ali Badoit, enseignant de« philosophie politique » parait-il... poh-poh-poh... Hannah Arendt a manqué quelque chose !


  • charly10 1er juin 2020 16:37

    Oui France inter s’enfonce ; mais pas que : France 5, (C’est à vous et l’équipe Lemoine) France 2 (JT 20 h Anne Sophie Lapix , ou Laurent Delahousse), FI la matinale, et son détestable Nicolas Demorand. Je maintien l’écoute de temps en temps, rien que pour mesurer combien ces gens-là sont, les représentants de la bien pensance bobo. 

    On ne peut que constater la suffisance des journalistes toujours dans la pensée unique gauche libérale ; plus aucun vrai débat comme ceux que pouvait offrir Fréderic Taddei par exemple.


    • vesjem vesjem 2 juin 2020 08:06

      @charly10
      de la bienpensance bobo


      non, pas que bobo


    • capobianco 2 juin 2020 08:09

      @charly10
      «  plus aucun vrai débat comme ceux que pouvait offrir Fréderic Taddei par exemple »
      Taddéi continue son travail sut RT France que j’ai la chance de recevoir et que l’on peut retrouver sur le net. Sans être la panacée cette chaine d’origine russe nous change de nos propagandistes (F inter, rmc, tf1, a2 etc....). Les opinions différentes ont la parole sur bien des sujets et on n’est pas accablés par la propagande infantilisante sur le virus (si précieux pour ce gvt).


    • charly10 2 juin 2020 09:02

      @vesjem

      Effectivement , elle n’est pas que chez les bobos... mais majoritairement quand même....


  • Carburapeur 1er juin 2020 17:34

    A mon avis, il faut être naïf pour attendre de l’intégrité des médias radio et TV.

    S’informer demande du temps et de l’énergie.

    Il faut oublier la facilité de la TNT et de la bande FM et fouiller dans la fange Internet.

    Comme les chiffonniers de Calcutta, il faut plonger ses pattes dans la merde pour y trouver les perles.

    Il faut croiser et recroiser la donnée, faire fi de son envie partisane ou alors ne pas en être dupe.

    L’information est subversive et c’est pour cela qu’elle est violée, caviardée et camisolée par les possédants.

    Les pseudo journalistes sont serviles, ils leur présentent leurs fesses.

    Même si la pilule fait un peu mal, ils sont persuadés de faire partie du gotha... C’est ce qui les rend si méprisants et satisfaits d’eux même.

    Malheureusement, peu de gens peuvent trouver le temps et l’énergie pour réellement s’informer.


  • vraidrapo 1er juin 2020 17:35

    Je pense malheureusement que France Inter s’enfonce encore un peu plus dans la désinformation de nos concitoyens.

    J’ai jubilé lorsqu’une auditrice de France-Intox à la voix légèrement chevrotante, avait jeté à la face de Cohen et Guetta : « vous êtes des prescripteurs d’opinion ».

    Quand on voit défiler cette clique sans vergogne :

    Cohen, Guetta, Salamé/Gluxmann, Konh-Bendix, demorand, Einthoven orchestrée par Mmes Bloch et Weil ( ou Weill ou Veil...).

    En 50 ans, Le Bendix est passé de mai 68 à la Banque Roteuch... c’est dire !

    Dommage que beaucoup n’aient pas connu Le Bendix sur les barricades face aux CRS... aujourd’hui, Dany le Rouge est passé derrière les éborgneurs.


  • Flash 1er juin 2020 18:48

    Quoi ?!? France-Inter a encore des auditeurs ? 

    (Auditeurs ou pas, il a malheureusement encore beaucoup d’argent de nos impôts...)


  • In Bruges In Bruges 1er juin 2020 19:20

    Eh oui.

    De même qu’ Agoravox est devenu un site de conspirationistes et de retraités de province, France -Inter est radio monde clos socialo-bobo Terra Nova des ruelles parisiennes.

    Ainsi va la vie.

    Mais comme vous le dites ( et comme le disait si bien Coluche : « rigolez pas, c’est avec votre pognon... »)


  • Carburapeur 1er juin 2020 19:22

    pffft


  • cétacose2 1er juin 2020 20:38

    Moi ,j’affectionne les médias nationaux parce qu’ils sont infestés ..de juifs....


  • vesjem vesjem 1er juin 2020 22:41

    @ octave

    tu termines par : « je garde espoir... »

    ne sois pas trop optimiste ; « ils » ont mis le doigt dans l’engrenage de la désinformation et pire de la fausse information en continu, ; çà va être une fuite en avant vers le calcul de chaque mot diffusé, de chaque thème d’émission et de l’heure même de passage ;

    rassure-toi, tout ce cirque a déjà commencé depuis un moment ; c’est quand on s’en rend compte (après synthèse et compréhension du phénomène), qu’on mesure l’ampleur des dégâts !

    leur seul objectif étant de garder assez de citoyens crédules pour assurer une majorité de votants pour leurs candidats

    ils vont donc devenir de plus en plus performants, subtils et envahissants dans leur boulot de formatage des cerveaux


  • ticotico ticotico 1er juin 2020 23:50

    J’ai classé France Inter dans les médias toxiques depuis un moment.

    Thinkerview, Le média, Médiapart... Heureusement, il y a des nouveaux vecteurs d’information qui font le boulot.

    Les « grands médias » finiront par perdre leur audience, tant leur uniforme médiocrité est de plus en plus flagrante...

    Le macronisme est très efficace dans son contrôle des médias... Avec un effet collatéral assez marqué : ces médias photocopiés deviennent tous des caisses de résonance des mêmes éléments de langage, vides de sens et de substance.


  • goc goc 2 juin 2020 04:25

    Tous ces merdias sont entré dans un cercle vicieux, celui des recttes publicitaires, celles qui permettent des salaires exhorbitant pour de simples lecteurs d eprompteurs, ces salaires necessitant encore plus de pub, etc.. A cela il faut rajouter les copinages, auto-promos, et autres service a soupes.Sans oublier que les coupures « pub » dans les émissions, gâchent voir détruisent tout intérêt pour les dites émissions, qui passent leur temps à ne diffuser les choses « intéressantes » qu’au compte-goutte, pour garder le plus longtemps possible, le téléspectateur et son temps de cerveau disponible afin qu’il puisse « consommer » les pages de pub.

    Par exemple, dimanche il y avait « auto-Moto » sur TF1. au début, ils font une comparaison entre deux véhicules. Et bien pour connaitre le résultat des tests, il fallait attendre la fin de l’émission et subir les 3 coupures pub ! Sur une chaine sans pub, ce même reportage aurait donné les résultat juste à la fin de la séquence. Et tout est comme ça : on fabrique artificiellement, de faux « suspenses » afin de garder le « client » Perso, moi je profite des coupures pub pour changer de chaine.


  • samy Levrai samy Levrai 2 juin 2020 08:53

    Il existe un truc qui s’appelle la charte de Munich de 1971 , ce truc est la charte de déontologie du journalisme... mais c’était, là aussi, avant.

    Les dix devoirs de la charte[modifier | modifier le code]
    1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité.
    2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique.
    3. Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
    4. Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies et des documents.
    5. S’obliger à respecter la vie privée des personnes.
    6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.
    7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement.
    8. S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
    9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.
    10. Refuser toute pression et n’accepter de directives rédactionnelles que des responsables de la rédaction.
    Les cinq droits de la charte[modifier | modifier le code]
    1. Les journalistes revendiquent le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique. Le secret des affaires publiques ou privées ne peut en ce cas être opposé au journaliste que par exception en vertu de motifs clairement exprimés.
    2. Le journaliste a le droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, telle qu’elle est déterminée par écrit dans son contrat d’engagement, de même que toute subordination qui ne serait pas clairement impliquée par cette ligne générale.
    3. Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience.
    4. L’équipe rédactionnelle doit être obligatoirement informée de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. Elle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauchelicenciement, mutation et promotion de journaliste.
    5. En considération de sa fonction et de ses responsabilités, le journaliste a droit non seulement au bénéfice des conventions collectives, mais aussi à un contrat personnel assurant sa sécurité matérielle et morale ainsi qu’une rémunération correspondant au rôle social qui est le sien et suffisante pour garantir son indépendance économique.

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