samedi 18 avril - par George L. ZETER

France… terre de répression ?

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Si l’idée vous prenait de soutenir le peuple palestinien, alors là, préparez-vous à avoir des problèmes. Par contre, défiler le bras tendu en salut nazi, en hommage à la mort d’un fasciste, cela est admis par les médias, qui ont d’ailleurs argué « qu’il n’y avait eu aucun trouble à l’ordre public. » Voilà où en est notre pays :

Le régime français vient de sanctionner 76 étudiants de Sciences Po ayant participé à la mobilisation contre la loi Yadan, leur infligeant une amende de 400 euros ainsi qu’une inscription au casier judiciaire.[i]

Dans la même journée, la pétition qui avait réuni plus de 700 000 signatures contre cette loi liberticide a été écartée par les députés macronistes et RN : elle ne donnera pas lieu à un débat à l’Assemblée nationale.[ii]

Quelques jours plus tôt, Léa,[iii] une étudiante de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, avait interpellé pendant sa conférence Yaël Braun-Pivet pour demander une minute de silence à la mémoire des victimes de Gaza ; elle est désormais visée par une procédure disciplinaire d’exclusion.[iv]

L’enchaînement de ces répressions, et ce sont les plus récentes montre une ligne politique totalement assumée par le régime d’Emmanuel Macron, où tout soutien à des propositions de loi, aux victimes en Palestine, où toute contestation d’Israël est criminalisée au détriment des libertés du droit à s’exprimer.

Restriction du droit de manifester et de contestation

1 an après l’élection de Macron, on peut voir la montée d’un encadrement accru de la population, voire de restrictions de l’exercice du droit de manifester et de la liberté de parole.
En 2018–2019, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, les forces de l’ordre ont recours à des moyens de dispersion classés juridiquement comme des matériels de guerre (catégorie).[v] Ces opérations entraînent un nombre élevé de blessés graves parmi les manifestants. Des organisations telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch publient des rapports dénonçant un usage disproportionné de la force, ainsi que des interpellations massives et préventives.

En 2021, l’adoption de la loi Sécurité globale suscite des mobilisations nationales. Lors de ces rassemblements, plusieurs journalistes et manifestants sont interpellés. Là encore, des rapporteurs spéciaux de l’Organisation des Nations unies alertent sur les risques d’atteinte à la liberté d’expression et au droit d’informer.

En 2023, dans le cadre des mobilisations contre la réforme des retraites, de nouvelles préoccupations sont exprimées par l’ONU mettant en garde contre un usage jugé excessif de la force et contre les pratiques d’interpellations, et appelant la France à respecter ses engagements internationaux en matière de droits fondamentaux.

La même année, des instructions sont données par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en vue d’interdire des manifestations de soutien à la cause palestinienne. Le Conseil d’État est saisi en référé ; malgré ce rappel, plusieurs arrêtés préfectoraux d’interdiction sont pris localement.

Parallèlement, d’autres manifestations à caractère politique, notamment organisées par des groupes d’ultra-droite, sont autorisées par la justice administrative en l’absence d’éléments suffisants caractérisant un risque avéré de trouble à l’ordre public.[vi] Ces décisions s’inscrivent dans l’application du principe selon lequel la liberté de manifester constitue une liberté fondamentale, et sont ressenties comme un deux poids deux mesures par la plupart des gens.

Enfin, le recours presque systématique à l’article 49.3 pour l’adoption de réformes importantes participe à un contexte de tension, en mettant en sourdine le débat parlementaire et en accentuant les mobilisations, elles-mêmes encadrées et réprimée par des dispositifs de maintien de l’ordre « renforcés ».

L’ensemble de ces pratiques met en évidence le glissement de la gestion de l’ordre public, caractérisée par un recours accru à des mesures préventives, à des interdictions administratives et à des dispositifs coercitifs souvent violents.

Évolution du droit de manifester : Chirac – Macron

Comparons deux époques, deux temps présidentiels pour comprendre qu’en peu d’années (2007 à 2017), il y a eu un changement drastique de traitement des revendications et du citoyen en France.

Sous la présidence de Jacques Chirac (1995–2007), les grandes mobilisations sociales, comme les grèves de 1995 et les manifestations contre le CPE en 2006, donnent lieu à des interventions des forces de l’ordre principalement pendant les rassemblements. Le cadre général du droit de manifester est respecté, et les interdictions avant les manifestations, liées à des « risques de troubles à l’ordre public », sont quasiment inexistants. On peut qualifier cette époque de « bon vieux temps des manifs », où les marcheurs étaient presque certains de rentrer entiers chez eux.

Alors que sous la présidence Macron, les autorités développent un arsenal pour la « gestion des foules » : d’abord en amont avec des contrôles préventifs (identité, fouilles de sacs, confiscation d’objets). Des interpellations préventives dans certains cas ciblés. Avant les manifestations, des arrêtés préfectoraux encadrent les lieux, les horaires et les parcours.

Ensuite pendant les manifestations : techniques de maintien de l’ordre à distance – cordons mobiles, zones tampons, éloignement des points sensibles. Pour l’encadrement des foules : les nassages, le containment, l’encerclement, les contrôles d’identité massifs et la limitation des déplacements.

Les moyens de maintien de l’ordre incluent : les LBD, les grenades de désencerclement et les gaz lacrymogènes. Les hommes des unités de CRS sont surnommés « Robocop » en raison de leurs équipements, dissuasifs à faire peur. Il y aussi les unités de la BRAV-M (Brigade de Répression de l’Action Violente Motorisée), unité spécialisée de la police nationale, composée de binômes motorisés. Enfin, les canons à eau et les chars antiémeute complètent cet arsenal. Combien de marcheurs sous l’ère Macron ne sont pas rentrés chez eux entiers ? Beaucoup !

Sous Chirac, ne soyons pas naïfs les interventions policières dans les universités existaient déjà, notamment pour évacuer les blocages ou les occupations comme en 2006. Aujourd’hui, les mobilisations sont sévèrement encadrées en amont, avec des réponses qualifiées par beaucoup de sur réactives.

Ainsi, dans les pratiques de maintien de l’ordre, les dispositifs sont davantage préparés en amont, avec une anticipation des flux, des risques et des points de tension lors des mobilisations, ce qui conduit à des mesures prises avant le déroulement effectif des rassemblements, et à un encadrement des manifestations dès leur préparation.
Dans l’ensemble, sous Chirac, les manifestations sont surtout encadrées pendant leur déroulement, avec peu de restrictions en amont. Sous Macron, les décisions sont plus souvent prises avant ce qui encadre les manifestations dès le départ et réduit la place laissée à leur expression sur le terrain.

L’évolution du droit de manifester entre les périodes Chirac et Macron met en évidence un changement dans les modes de gestion des mobilisations. D’un encadrement principalement concentré sur le déroulement des manifestations, on passe à une logique plus en amont, avec davantage de mesures préventives et d’interventions avant les rassemblements.

Cette transformation modifie les conditions d’expression dans l’espace public, en renforçant le contrôle administratif et policier des mobilisations dès leur préparation. Le droit de manifester reste formellement garanti, mais ses modalités d’exercice apparaissent sévèrement encadrées et décourageantes.

Dans l’ensemble, la période récente se caractérise par un encadrement précoce des mobilisations et des réponses ultra rapides des autorités, tandis que les périodes précédentes reposaient davantage sur une gestion des rassemblements une fois ceux-ci engagés.

France… terre de répression ?

À Sciences Po et à la Sorbonne, les sit-in étudiants récents ont donné lieu à des occupations de locaux, suivis promptement par des évacuations musclées des forces de l’ordre, accompagnées de procédures disciplinaires. Ces épisodes interviennent de plus dans une logique de prévention exacerbée, ayant pour but évident de faire taire.
Dans les périodes plus anciennes, ces mêmes actions estudiantines étaient gérées au cas où il y avait des débordements, les forces de l’ordre encadraient, avec l’ordre d’agir si la situation s’envenimait. Ce glissement du moment d’intervention change donc la nature même de la contestation : très contrôlée dans son déroulement, et strictement encadrée dès son origine.

La question qui se pose est simple : dans un contexte politique marqué par la montée de l’extrême droite aux portes du pouvoir et par des interdictions répétées de manifestations de soutien à la cause palestinienne, cette évolution est-elle conjoncturelle, ou marque-t-elle une transformation durable de la liberté de manifester et de s’exprimer en France… terre de répression ?

Georges ZETER/avril 2026



34 réactions


  • sylvain sylvain 18 avril 15:53

    Oui mais les francais en ont marre de tout ca, ils vont elire jordan et la princesse bidule et tout rentrera dans l’ordre.


    • Eric F Eric F 19 avril 18:52

      @sylvain

      Vous allez attrister l’auteur qui présente le défilé très encadré et sans violence de quelques crétins nazoïdes -il a fallu battre le rappel du continent pour en trouver quelques centaines-, comme le pire risque pour la société. Si le lynchage à mort avait été contre un antifa, des cocktails Mototov et mortiers d’artifices auraient visé les forces de l’ordre, les vitrines auraient été brisées et des magasins pillés.


    • Octave Lebel Octave Lebel 19 avril 19:34

      @Eric F

      Vous ( vous collectif bien sûr) essayez de nous faire oublier ce qu’il s’est vraiment passer en reretentant le coup de l’inversion accusatoire sur fond de confusion en tentant de rerevacciner nos concitoyens de la classe moyenne et populaire avec les thèmes favoris de la propagande de l’extrême-droite réchauffés sans fin. Je crois bien qu’il va vous falloir des tombereaux de sondages comme antidote pour tenter d’endiguer la perspicacité et l’immunité idéologique que vous avez stimulé à l’insu de votre plein gré. Je ne devrais pas vous le dire, vos sondages aussi, à l’insu de votre plein gré, fait sur mesure avec des commentaires en rafales sur mesure aussi pour un certain type rêvé d’imbéciles, renforcent notre immunité et stimulent notre envie de nous informer correctement et de réfléchir aux enjeux des prochaines élections.


    • Eric F Eric F 20 avril 08:50

      @Octave Lebel

      L’inversion accusatoire c’est d’occulter que la rixe était terminée lorsqu’un adversaire isolé a été lynché à mort par la milice qui se prétend antifasciste.

      Les sondages donnent un état des lieux de l’opinion, mais celle-ci évolue toujours lors de la campagne, notamment le vote utile qui vous est souvent favorable, ou encore le barrage de second tour. En 2027 un « modéré » passe la barre du premier tour, il est à peu près certain qu’il sera élu au second, d’où le battage médiatique en faveur d’Edouard Philippe en dépit de son bilan.


    • Octave Lebel Octave Lebel 20 avril 12:38

      @Eric F

      Compliment pour la persévérance et la fidélité de reprendre ainsi la mise au point de la dernière version officielle du RN selon une méthode éprouvée qui consiste à, quoiqu’il arrive, continuer de répéter des mensonges qui n’ont quand même pas été fabriqués pour rien parce que nous avons toujours réussi à piéger ainsi à la glu des imbéciles qui nous sont indispensables. Même s’ il y en a de moins en moins. Mais que faire d’autre tant qu’il en reste ? Prendre le risque de reconnaître une manipulation gravissime vis-à-vis de nos concitoyens et des normes démocratiques et accélérer la débandade qui nous guette, les contradictions des discours et la réalité des alliances dans les urnes ainsi que les votes de nos élus étant devenus de plus en plus difficiles à masquer et expliquer ?+Fort à propos la diversion habituelle sur le véritable rôle des sondages qui sont des outils de fabrication de l’opinion publique (il faut pas le dire sinon cela ne marche plus) qui existe depuis que les sondages ont été massivement utilisés en politique en parasitant et polluant le débat politique en principe fondé sur une information juste portant sur les enjeux de fond bien trop risqué pour certains. Instituts d’opinion contrôlés par nos oligarques ce qui prouve que ces gens et le RN dont ils servent la propagande sont de grands serviteurs de la démocratie et de la justice sociale, au service de la classe moyenne et populaire, quoiqu’en disent de très mauvaises langues bien perfides. Les connaisseurs ayant pu observé la communion solennelle RN/oligarques pour s’opposer à la taxe Zuckman, une mesure de simple de justice fiscale de nature à stimuler la consommation mais pas la bonne smiley

      « L’inversion accusatoire c’est d’occulter que la rixe était terminée lorsqu’un adversaire isolé a été lynché à mort par la milice qui se prétend antifasciste ».


    • Eric F Eric F 20 avril 13:42

      @Octave Lebel

      Le RN ne soutient pas les milices d’ultra-droite, alors qu’il y a un parti qui soutient celles d’ultra-gauche. Le premier a choisi la stratégie de dédiabolisation, le second celle de la bordélisation. Chacun engrange alors les fruits de ses actions et sa communication.
      Il est exact que le RN qui était mis dos à dos avec LFI par le patronat change de pied et opte désormais (en tout cas le sémillant jeunot) pour une approche « business friendly » à la Méloni. C’est une stratégie de second tour qui peut s’avérer payante ; pour ma part j’observe, contrairement à vous je n’ai pas de « vote automatique », et on verra le plateau pour 2027.


    • Octave Lebel Octave Lebel 20 avril 20:38

      @Eric F

      La comédie et la langue de bois continue laborieusement on dirait. Pas de soutien à l’ultra-droite, qui va vous croire derrière la façade et les sourires, les perdreaux de l’année ? Quand le fond idéologique, le teasing régulier avec l’immigration et l’insécurité, le bluff avec l’antisémitisme miraculeux et ostentatoire du RN, les hochets agités, wokisme, créolisation, terrorisme, pour entretenir l’excitation des énergumènes espérés dans les réseaux sociaux, sont toujours bien là comme signes de reconnaissances avec les sondages sur mesure qui vont bien. Faire croire qu’un militant de l’ultra-droite est une victime d’un adversaire politique, victime honorée à l’Assemblée Nationale (La France a été la risée et la honte de l’UE et au-delà grâce à vous, bravo), si cela n’est pas un soutien particulièrement pervers à cette ultra-droite, qu’est-ce que c’est ? Bien sûr vous ne pouvez pas faire autrement d’essayer de nous faire croire le contraire parce qu’en fait, sur le fond, bien entendu la véritable fonction politique de l’extrême-droite ne peut être révélée officiellement sinon vous perdriez illico-presto tout électeur de la classe moyenne et populaire. Ensuite LFI et RN renvoyé dos à dos par le patronat. Grosse blague et gros bluff. Roux de Bézieux, patron du Medef, en 2023 vous encensait déjà en préparant le terrain pour le bon peuple qui n’avait pas encore bien compris ou vu la convergence des votes RN et toutes droites confondues au service des attentes du patronat. Depuis 2022, vous avez sauvé de 2 destitutions Macron. Et son absence de majorité de 25 motions de censures. Comme type de bordélisation de notre vie démocratique et du respect des votes de vos concitoyens, je reconnais que vous êtes de première force. Enfin, essayez de faire croire que vos concitoyens votent comme des automates alors que vous vous seriez au-dessus de la mêlée, c’est à la fois prétentieux et mensonger et méprisant. Nos concitoyens, ceux qui sont bien informés c.a.d ceux qui font un effort pour cela s’ils appartiennent à la classe moyenne et populaire votent pour leurs intérêts comme les nantis et supernantis très au fait des véritables enjeux qui eux votent eux indifféremment RN ou droite selon les circonstances. Pas automatiquement.Les deux électorats en toute intelligence de leurs intérêts. Cherchez qui est le potentiel couillon de l’histoire. Surtout s’il oublie de voter smiley


  • Gérard Luçon Gérard Luçon 18 avril 23:35

    Sous Mitterrand nous avons eu les « voltigeurs » ... et le meurtre de Malik Oussekine !


    • rogal 19 avril 14:31

      @Gérard Luçon

      Les dragons disait-on... de mon temps.


    • sylvain sylvain 19 avril 14:35

      @Gérard Luçon

      Le president « de gauche » qui allait fleurir la tombe de Petain tous les ans et qui refusait qu’on critique bousquet ? Les bras m’en tombent !


    • Com une outre 19 avril 16:17

      @Gérard Luçon
      Et avec Pasqua nous avions le SAC.


    • Mustik 20 avril 07:32

      @Com une outre

      Il est manifeste que tu ignores l’origine « vertueuse »du SAC avant qu’il ne sombre dans la délinquance sous l’empire de Pasqua trop zélé


    • Buzzcocks 20 avril 20:19

      @Gérard Luçon Mitterand était en cohabitation, c’est donc Chirac qui dirigeait le pays. Le ministre de l’intérieur était Pasqua, et les voltigeurs avaient été crées par son ministre délégué Robert Pandraud.


  • Pendant ce temps de haute intensité de répression politique et de mensonges.

    Macron installe un bâillon totalitaire sur la société civile qui ne réalise pas les difficultés avenir.

    Là, plus de féminisme, plus de protection ou de soutien au peuple , le socialisme entre dans sa phase Bolchévik-Nazi.

    Je n’ose imaginer le rétablissement de pratique barbare !

    Je l’avais pourtant écrit, ils ont pris le pouvoir, il n’existe plus qu’un seul et unique moyen de reprendre le conrôle ?.


  • Com une outre 19 avril 16:27

    Macron se dit extrême-centre mais il est plutôt extrême-droite, via son affection pour les LR avec qui il gouverne depuis le début et qui eux-mêmes dérapent largement. Les étiquettes politiques aujourd’hui n’ont plus aucun sens, les idées souvent populistes se mélangent dans tous les camps, les politiciens ne portent même plus de vestes afin de changer plus rapidement encore de partis. Si demain LFI est donnée gagnante des élections, parions que le nombre d’adhérents va augmenter en flèche chez nos politiciens. L’idéologie a été remplacée par le carriérisme, avec tous les crétins que cela a attiré : la soupe est bonne pour qui sait faire du vent, et sans trop d’efforts.


    • Eric F Eric F 19 avril 18:57

      @Com une outre

      Le « centre » n’est autre que la mouvance euro libérale de la droite, avec une image qui se veut moderne. Macron est une résurgence de Lecanuet, mais qui a eu les soutiens pour se faire élire, suite à l’usure LR-PS.


    • Octave Lebel Octave Lebel 20 avril 13:29

      @Eric F

      Il y a au moment qui compte, celui de voter, une coalition d’intérêts et de votes dans les urnes entre les nantis et les supernantis depuis au moins 2022 (nous n’avons pas affaire à des enfants de cœur).Le reste, c’est la comédie et le jeu des ambitions et des promesses des politiciens (je prends date, je tente), jeu repris par la plus grande partie des auteurs et commentateurs d’Agoravox, celui en fait des faux-semblants et de l’embrouille où médias et toute une partie de la classe politique essaient de séduire autant que désorienter leurs concitoyens. Tous rassemblés par la même conception et crainte, maintenir à tout prix les institutions qui leur permettent de s’afficher comme nous représentant tout en cachant (plus ou moins) les véritables intérêts qu’ils servent en appelant cela la démocratie pour nous intimider et nous décourager. → L’extrême-droite, le RN et la droite vont gagner.

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-extreme-droite-le-rn-et-la-267998

      Extraits : « Allons-nous nous laisser voler l’occasion de prendre en main notre avenir politique quand une coalition droite/extrême-droite est déjà à l’œuvre dans les urnes depuis 2022 afin de sauver le système d’intérêts de l’oligarchie envers et contre tout. Quand toute la force des médias leur ouvre la route comme nous l’avons vu en pleine lumière avec l’affaire de Lyon. Quand la gauche de la dispersion comme en 2022 leur déblaie le terrain. Quand ne pas voter, ne pas protester, c’est leur donner l’avantage décisif qui les a sauvé de justesse jusqu’ici. À nous, trois générations et toutes couches sociales confondues de le comprendre et d’être à la hauteur des enjeux. »


    • Eric F Eric F 20 avril 14:49

      @Octave Lebel

      une coalition droite/extrême-droite est déjà à l’œuvre dans les urnes depuis 2022
      Faux, c’est le « ’barrage » qui a prévalu en 2022 et 2024, auquel LFI a eu une part active. Et depuis 2025, c’est le PS qui fait l’appoint au « socle commun ».
      Alors quid en 2027, la dispersion tant à gauche qu’à droite fait peser une incertitude sur « la seconde place » pour la finale. Et le second tour sera soit un barrage ...soit deux barrages.


    • Octave Lebel Octave Lebel 20 avril 21:01

      @Eric F

      Vous avez raison, il ne faut surtout pas que la plupart de nos concitoyens comprennent la dynamique de ce vote dans les urnes qui jusqu’ici a réussi à sauver Macron tout en faisant monter un peu le RN qui récupère les voix que la droite, dont la macronie, perd. Avec finalement des résultats très éloignés de ce qu’annoncent les sondages et le maintien d’une abstention importante malheureusement .C’est normal, cette coalition dans les urnes réunit par intérêts partagés surtout les nantis et supernantis qui sont une minorité ayant vitalement besoin des voix de concitoyens de la classe moyenne et populaire abusés par la propagande médiatique qui pour l’essentiel sert et accompagne cette manœuvre.

      Du coup vous m’obligez à insister : → L’extrême-droite, le RN et la droite vont gagner. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-extreme-droite-le-rn-et-la-267998

      Extraits « Ils vont gagner si nous sommes naïfs et manquons de lucidité. Si nous n’avons pas vu ni compris l’essentiel à savoir que derrière les diversions et les querelles de personnes, cette coalition est déjà en œuvre dans les urnes depuis au moins 2022. Il y a quatre points incontournables à ne pas perdre de vue 1. Les électeurs de droite votent toujours eux, sans s’en vanter. Allant jusqu’à dire quand cela sent le roussi pour leurs intérêts que c’est aussi bien de rester à la maison à ceux qui ne sont pas de leur monde.2. Ces nantis et super nantis votent indifféremment sans état d’âme ni avoir besoin de consignes RN ou pour une autre faction politique dont ils repèrent qu’elle respectera voire augmentera leurs intérêts financiers et fiscaux. 3. Ils n’ont rien à faire d’un front républicain qui n’est pour eux qu’une façade pour les gogos et un outil de propagande parmi d’autres. 4. C’est indispensable pour eux parce que nantis et supernantis étant en minorité, ils ont donc vitalement besoin d’un nombre suffisant de nigauds influençables issus de la classe moyenne et populaires votant, sans voir l’arnaque, contre leurs intérêts ou bêtement s’abstenant. »


    • Eric F Eric F 21 avril 09:51

      @Octave Lebel

      On note que vous qualifiez de « nigauds influençables » ceux qui votent pour vos adversaires politiques.
      Le FN de naguère était un parti paria même pour la droite classique, il attirait les votes protestataires anti-tout avec un programme dirigiste qui hérissait les libéraux. Le RN s’est désormais déradicalisé et se rapproche de ce qu’était le RPR dans les années 80 en conservant le volontarisme économique mais dans le libre marché, il se mélonise en quelque sorte.


  • Un politicien c’est comme une tortue sur un poteau !

    - On sait que la tortue n’est pas montée là, toute seule.

    - On sait qu’elle n’a rien à faire là.

    - Une fois rendu sur le poteau. Elle ne sait pas quoi faire !

    - Elle est en position plus haute que ses capacités, lui permettent.

    - Et finalement tu te demandes qui est le CoN qui l’a mise ici !


  • La CIA on peut en comprendre des choses différentes....

    Mais si par hasard et par manque de précaution tu écris ;

    - Les services de la France et la CIA ont collaboré à déstabiliser l’IRAN. ( la ça devient très instable, voir très suspicieux, clivant ). OU
    - La CIA Triad et que tu développes en évoquant la confidentialité, l’intégrité, la disponibilité.(Il vaut mieux pour toi que celui qui te lit ne soit pas un taré )et c’est pas gagné. !

    La France et l’Europe sombrent dans la même bêtise, bas de gamme, cra.....


  • titi titi 20 avril 00:34

    @L’auteur Vous racontez n’importe quoi. Il y a des manifestations de soutien à la Palestine, presque toutes les semaines, dans toutes les préfectures de France.

    Sans qu’aucune « répression » ne frappe ces retraités boomeurs.

    Pas un LBD, pas un coup de matraque.

    Bref vous jouez les révolutionnaires de pacotille.


  • Mustik 20 avril 07:21

    Le « en même temps », la trouvaille supposée géniale du micron :

    « le régime d’Emmanuel Macron, où tout soutien à des propositions de loi, aux victimes en Palestine, où toute contestation d’Israël est criminalisée au détriment des libertés du droit à s’exprimer. »

    N.B. : je saute du coq à l’âne... pourquoi ces pbs de connexion divers sur AGO ?


  • agent ananas agent ananas 20 avril 17:48

    A quel point de perversion sommes-nous parvenus pour payer la police d’un système qui ne l’utilise pas pour nous protéger, mais pour nous contrôler et nous réprimer ?


  • ahtupic ahtupic 20 avril 23:02

    Si vous êtes contre la loi Yadan, vous êtres du « Hizzzzboulah »

    https://crowdbunker.com/v/uLikB4oNRe


  • Comme l’a fait remarqué Asselineau. A ce jour si la loi Yadan avait été acceptée et promulguée par une étoile filante à l’Aurore du jour !

    Nous serions, plusieurs milliers+++, a être promptement inculpé et enchaîné !

    Surtout les forces vives de l’administration étaient dans les starting-blogs./.

    Le GVT est bien entouré et soutenu.....


  • Les mantras du Macronisme ;

    Le en même temps ! Le quoi qu’il en coût ! Je ne me refuserais rien ! Soyez fier d’être des débutant ! C’est votre projet ....etc.

    Verrouiller par l’escroquerie totale ; NOUS SOMMES EN GUERRE ..

    Sans jamais avoir désigné l’Ennemi, ça c’est GROS et jette définitivement le doute, la défiance sur tous ceux qui le suivent, et ne s’opposent pas !

    La liste est trop longue presque quai totale !


    • Les mantras du Macronisme ;

      Le en même temps ! Le quoi qu’il en coût ! Je ne me refuserais rien ! Soyez fier d’être des débutant ! C’est votre projet ....etc.

      Verrouiller par l’escroquerie totale ; NOUS SOMMES EN GUERRE ..

      Sans jamais avoir désigné l’Ennemi, ça c’est GROS et jette définitivement le doute, la défiance sur tous ceux qui le suivent, et ne s’opposent pas !

      La liste est trop longue presque quasi totale !


  • L’Activité humaine sous l’influence des dirigeants actuels imposent l’I.A.

    La prochaine étape devrait être l’I.U.

    Les dirigeants d’aujourd’hui ainsi que les tech n’en sont pas capable !

    Trop réduit derrière des valeurs clivantes comme la religion, l’esclavage des migrants, des combats démagogiques, arriérés ( Féminisme, possession, biologisme de profit etc,)


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