lundi 12 décembre 2011 - par Marianne

François Bayrou : « La République est le projet politique de l’humanisme »

François Bayrou vient de préfacer mon livre paru fin Novembre 2011 intitulé « La révolution humaniste », un essai publié aux Editions Salvator traitant du modèle de société, déplorant et dénonçant l’emprise outrageuse de l’argent sur les motivations individuelles comme sur celle des sociétés et invitant à remettre l’homme au centre.

 

Dans son texte, d’une grande profondeur, François Bayrou s’exprime sur la nature des crises que nous traversons et sur la République vue comme un projet politique, un projet de société et même un principe de civilisation.

Liberté-Egalité-Fraternité, trypique de valeurs unies et indissociables, se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun.

Si l’on rapporte cette devise aux courants politiques en France, il semble que la droite ait priorisé « la liberté », notamment sur le plan économique, du libre échange, mettant l’argent au centre, en ayant laissé malgré tout se développer les inégalités, alors que la gauche ait priorisé l’égalité, mettant l’Etat au centre, oubliant parfois l’entreprise, et que le centre ait axé l’objectif sur la fraternité sur l’humain, trop souvent oublié dans cette trilogie, tout en associant avec équilibre liberté et égalité,. N’est-il pas venu le temps d’une union nationale équilibrant ces valeurs pour les associer avec plus d’équilibre, dans le sens du bien commun, dans l’idée d’une majorité centrale prônée par François Bayrou ?

Lors de sa déclaration officielle de candidature à l’élection présidentielle 2012, à la maison de la chimie le mercredi 7 décembre, François Bayrou n’a pas seulement fait profession de foi sur son engagement, livré son diagnostic sur la France, sur la crise que traverse l’Europe, et donné les grandes lignes de son projet. Il a également exprimé sa foi en l’humain et une ambition pour la France d’un point de vue philosophique, celle que la France soit un éclaireur du monde en formulant « un projet pour développer l’être humain » dans toutes ses dimensions (instruction, libertés, droits sociaux, santé, créativité, culture, etc.) :« Nous ne sommes pas des organismes à produire et à consommer. Nous sommes destinés à nous élever au-dessus de nous-mêmes, pour comprendre le monde et pour le changer dans le but d’humaniser le monde et d’humaniser l’homme. Le monde ne se satisfait pas que les uns sont gavés (…) et que les autres n’ont même pas d’eau. Le monde ne se satisfait plus du matérialisme. Il exige qu’on prenne en charge la nécessité de tous et il espère qu’on lui montrera d’autres horizons pour l’être humain, pour sa liberté et pour sa conscience. ».

Ce qui nous ramène à une citation d’Albert Camus : « il faut être pessimiste en ce qui concerne la condition humaine mais optimiste en ce qui concerne l’homme »

.Je vous invite à lire ce texte de préface de « La révolution humaniste »* :

La question de la nature de la « crise » que traversent nombre de pays européens est posée, et posée aussi la question du particulier désarroi que cette « crise » suscite en France. Que se passe-t-il de si profond dans notre pays que l’immense majorité des Français se partage, en une récente étude, entre 53 % de « révoltés » et 29 % de « résignés », autant dire 82 % de désespérés, contre 11 % de « confiants » ? Un tel déséquilibre ne peut s’expliquer seulement par les difficultés économiques, ou par le malaise social. C’est du pays qu’il s’agit, du peuple, de la nation, de ce qui fait vivre ensemble les familles, les entreprises, les communautés civiques. Le malaise est un mal-être, un mal-être de peuple et s’il est plus grave en France, ce n’est pas seulement que nos chiffres, nos performances, nous mettent en mauvaise position. C’est que ces difficultés retentissent sur le lien mystérieux qui soude entre eux les concitoyens et les rend membres d’un même organisme vivant, d’un même corps politique, qui leur donne identité et envie d’un destin commun.

Nous sommes, nous France, et nous Français, peut-être le seul peuple politique. Le seul peuple philosophique. Au sens propre : non pas le seul peuple qui aime la politique, ou le seul qui aimerait la philosophie. Il en est d’autres. Nous sommes le seul peuple qui se soit formé autour d’un dessein politique, de conceptions proprement philosophiques. Ce que nous nommons « République », ce n’est pas une organisation institutionnelle. La République, ce n’est pas seulement un régime qui s’oppose à la monarchie ou lui succède, et dont la source de l’autorité est dans le peuple par opposition à la légitimité dynastique. La République, c’est un idéal politique, un projet de société, et même un principe de civilisation. C’est proprement l’organisation politique et l’organisation sociale qui permettent l’émancipation de l’individu, son épanouissement, par le dépassement de toutes les aliénations, de toutes les sujétions. L’individu est légitimé et libéré. Et s’organise en même temps pour l’entourer et l’accompagner, le principe de solidarité. Libéré et assuré, ainsi s’affirme l’idéal du citoyen républicain.

S’y ajoute un principe dynamique, le rêve ou la chance de la progression sociale méritée. Ainsi l’école, l’école aux murs de briques de la Troisième République, pouvait-elle inscrire en son fronton la trilogie de l’authentique liberté, de l’authentique égalité et de l’authentique fraternité. Cela était proprement la République. Et cela faisait de tous ces petits de Gaulois, d’Alsaciens, de Bretons, ou de Béarnais, de tous ces petits d’Africains, de tous ces petits d’Annamites, de ces lointains ou de ces voisins Italiens et Polonais, un seul et unique peuple de citoyens. Égaux non pas seulement par les droits, mais ce qui est beaucoup plus fort égaux par les espoirs. Égaux par les enfants.

Et c’est ainsi que la République était le projet politique de l’humanisme. Car en chaque situation sociale, elle avait pour idéal de libérer l’homme dans l’homme, de promouvoir l’homme dans l’homme ou dans la femme, de lui rendre et de lui garantir dignité et capacité.

Je soupçonne que, pour être aussi profonde, aussi décourageante, c’est là que touche la crise. Elle touche, bien entendu, dans la situation de chacun, dans les fins de mois, dans l’emploi perdu du fils aîné ou l’emploi jamais trouvé de son frère ou de sa jeune sœur. Elle touche dans l’espoir.

Et aussi profonde, elle touche en même temps dans le jeune homme ou dans le chef de famille, dans la femme qui élève ses enfants, dans la solitude des esseulés, elle touche aussi le citoyen. Le citoyen : c’est-à-dire non pas seulement celle ou celui qui vote pour désigner des représentants, mais celle ou celui qui participe à la vie civique, qui s’engage, parce qu’il croit qu’il peut et doit changer réellement le destin du pays qui est le sien. À partir du moment où s’enracine la conviction que tout cela, au fond, les débats, les institutions, les scrutins, tout cela ne sert à rien, que quel que soit le choix rien ne change vraiment, le citoyen s’abîme et disparaît. Il s’étiole, il s’incline et il s’efface.

Ainsi quand se trouvent mises en cause en même temps, la situation, les moyens de vivre, l’espoir de l’avenir et la capacité du citoyen, une vague de doute et d’angoisse saisit la nation tout entière. C’est là que nous en sommes.

C’est pourquoi les questions si importantes de l’économie, de la santé du pays, des risques de la dette et des déficits accumulés, de la persistance et de la multiplication du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat, de l’énergie, pour cruciales qu’elles soient ne sont pourtant qu’une composante d’une question plus large qui est celle du projet de société, vécu au quotidien, pour chacun et pour chacune, qui sera proposé à notre peuple et à notre pays.

C’est de cette question que se saisit Marie-Anne Kraft. Elle a bien des atouts pour affronter cette interrogation et lui proposer des réponses. Elle est familière de l’économie, du monde financier, de l’univers de l’information, des nouveaux moyens de communication qui démultiplient information et réflexion, elle a la culture nécessaire et l’expérience multiple qui seules permettent de comprendre notre temps. Comme femme, comme professionnelle, comme militante des causes les plus hautes, comme experte, elle ne se contente pas de commenter ou d’analyser, elle vit les turbulences de notre temps et s’engage pour les apaiser et les faire accoucher d’un temps meilleur. Elle écrit comme elle est, généreuse autant que compétente.

Ce livre, cette réflexion sur notre avenir commun, participera au vaste débat de notre temps. C’est ainsi que brique à brique, chacun apportant sa part de conscience et sa part de responsabilité, se formera dans notre pays une conception nouvelle de l’avenir. Ce ne sera pas de la théorie, et surtout pas de l’idéologie, qui veut plier la réalité pour la faire ressembler à ses obsessions. Ce ne sera pas une approche intellectuelle, avec de grands mots ronflants, de grandes promesses porteuses de déceptions. Ce sera de la vie, avec sa dimension d’humilité et sa dimension de grandeur, car l’une et l’autre sont nécessaires à l’homme et au citoyen, au féminin comme au masculin.

J’ai écrit, il y a longtemps, un livre qui s’intitulait « le droit au sens ». Jamais droit ne fut plus nécessaire, dans l’orage magnétique qui fait qu’aucune de nos boussoles ne sait plus nous désigner le Nord pour que nous tracions notre route. Il s’agit à la fois de donner du sens à notre vie commune et de déterminer le sens de nos efforts. Ce livre n’achèvera pas la réflexion de l’auteur et de ses lecteurs : il l’ouvre au contraire. Nous avons chacun, pour notre compte, et ensemble, à en partager les questionnements, l’inspiration et prendre notre part de son exigence.

François Bayrou

* Une séance de dédicace du livre par l’auteur se tiendra le mercredi 21 décembre, de 18h30 à 20h20 à la librairie L’Eclectique, à Saint-Maur-des-Fossés 93 avenue du Bac. 94210 La Varenne Saint Hilaire RER ligne A direction Boissy-Saint-Léger, station La Varenne. Bus 111 et 112



18 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 décembre 2011 10:15

    Bayrou, est un politique que l’on voit depuis 30 ans, il a été ministre, il a soutenu des gouvernements qui attaquaient les travailleurs, Bayrou est un notable qui a de grandes idées pour la France mais pas pour les français, du moins pas pour les modestes. Le «  projet humaniste  » du Modem et de Bayrou est un vrai programme de droite. Et par petites touches, François essaie de le vendre aux électeurs....
    http://2ccr.unblog.fr/2011/12/09/bayrou-president/


    • Imhotep Imhotep 12 décembre 2011 12:06

      Quand cesserez-vous de faire la promotion de vos articles sur ceux des autres ? Vous parlez en négatif de Bayrou mais vous agissez en vampire et en parasite. Tout en mentant outrageusement sur ce qu’est Bayrou et sur ce qu’il propose.


    • Robert GIL ROBERT GIL 12 décembre 2011 13:37

      tu me laches un peu, je t’ai deja dit que oui, lorsque j’avais un article qui peut etre interessant pour le debat et qui correspond au sujet traité je met un lien. Lorsque je juge que je n’ai pas d’article mais que j’ai quelques chose a dire, je laisse un commentaire, et lorsque je n’ai rien a dire et bien je n’ecrit rien.
      Fais pareil, plutot que faire des commentaires a la c.....


  • Dzan 12 décembre 2011 10:26

     L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale L’union Nationale  

    De Bayrou en passant par Morin, Voilà Galouzeau, qui s’y colle
    Le smicard doit danser avec >Parisot
    Le SDF avec Balkany ( tiens, il est muet depuis que mâaââme s’est gamellée)
    Le Bancheur avec Martin Bouygues
    Ah la belle France que voilà.
    Dansons tous ensemble, et quand la fète sera finie, les culs terreux se retrouverons niqués, et les Ôtres ( comme aurait dit Raimu) auront préservés leurs avantages.


  • Dzan 12 décembre 2011 10:30

    Bayrou, vous avez dit Bayrou, Un homme neuf
    Ce que nous en dit Wikipédia

    En 1993, il est nommé ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d’Édouard Balladur. Il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d’un million de manifestants s’en prennent à ce projet, pour défendre l’école laïque. La méthode de François Bayrou est alors critiquée à droite comme à gauche : il est accusé de vouloir « réformer à la hussarde »6. Finalement, le Conseil Constitutionnel rejette le projet de François Bayrou.

    Bien qu’il ait soutenu Édouard Balladur lors de l’élection présidentielle française de 1995 et qu’il ait fait partie de son comité politique aux côtés de Nicolas Sarkozy et François Léotard, et qu’il se soit opposé au projet de référendum sur l’éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d’Alain Juppé un portefeuille élargi à l’enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle.


  • Imhotep Imhotep 12 décembre 2011 12:07

    Ce livre, que j’ai lu et apprécié à sa grande valeur, démontre que l’humanisme a sa place et toute sa place. Contrairement aux affirmations des aveuglés qui mordent ici, Bayrou est un humaniste


  • manusan 12 décembre 2011 12:20

    Depuis 1793 et la république basé par l’élection, les riches sont de plus en plus riches et les guerres (financée par les riches) de plus en plus dévastatrices.

    On est loin de l’Humanisme tant attendu.


  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2011 13:20

    N’ayant pas (encore...) lu ce livre, je me contenterai d’en commenter le thème et l’introduction de François Bayrou.

    Il est un point que Bayrou défend avec force, et qui certainement caractérise notre nation, c’est cette idée que la valeur, des hommes, de la société, ne se mesure pas à l’aune de leur richesse matérielle. Que le critère principal de succès, de réussite, pour les hommes comme pour un pays, n’est pas uniquement d’ordre financier. Il y a là un élément fondamental, au sens premier du terme, qui caractérise aussi bien sa pensée que notre pays.

    Même lorsque la France était la première puissance européenne, et donc du monde, jamais l’économie n’a été critère d’admiration. La France est avant tout ce pays des idées, de la culture et, depuis un demi-siècle, d’une certaine quaité de vie. C’est bien sûr en raison de cette divergence violente, entre la reconnaissance de l’argent comme élément de réussite par Nicoals Sarkozy notamment, qu’il faut resituer ce conflit qui a caractérisé l’affrontement idéologique entre Bayrou et Sarkozy. 
    Non pas que l’argent soit intrisèquement considéré comme négligeable, même si les pays à tradition catholique sont infiniment moins à l’aise à ce sujet que ceux de tradition protestante par exemple, mais jusqu’il y a peu, la valeur intellectuelle, les capacités culturelles, et même parfois simplement un titre historique avait autant sinon plus de valeurs aux yeux de la société qu’une simple fortune. Et qui ne peut ignorer le gouffre qui sépare l’aspiration au succès d’un français d’un anglo-saxon ou d’un chinois ? L’équilibre d’une vie familiale, le temps libre, l’intérêt du travail constituent des ingrédients considérés comme indispensables pour une vie réussie en France.

    Qu’est-ce qui a alors changé ? Les éléments très anglo-saxons du discours sarkozyste se sont évaporés en moins de trois ans, confrontés bien sûr à la rudesse de la crise (travailler plus pour gagner plus...), mais aussi simplement à un écart culturel évident. Autant le discours sur la valeur travail était approprié, et demeure d’actualité, autant celui sur les signes extérieurs de richesse était simplement incongrus. Avec la crise actuelle, la princpale préoccupation des citoyens ne s’est pas transformée en celle de ne pouvoir être riche, mais simplement en celle de ne pouvoir assurer, pour sa famille et pour ses enfants, cette qualité de vie à laquelle les français sont si attachés. Où se trouve donc l’humanisme dans cetet préoccupation ? dans le message, dans la vision. A juste titre, l’auteur cite la fin du discours de candidature de François Bayrou : si nous souhaitons un redressement écnomique du pays, ce n’est pas pour assouvir de quelconques désirs de richesse financière, c’est pour pouvoir vivre notre vie, donner un sens plus philosophique à notre existence, sans avoir à toujours penser au lendemain. L’humanisme, c’est retrouver la primauter de l’humain sur le matériel, et peu importe que l’on soit croyant ou non pour cela. Liberté, égalité, fraternité, l’intagibilité de cette devise est remarquable : elle résume cette aspiration sociale, sociétale, qui fait de nous plus qu’un simple consommateur.


  • _Ulysse_ _Ulysse_ 12 décembre 2011 14:09

    En tout cas, il fait une percée dans les sondages :

    http://resultatselections-2012.over-blog.fr/


  • Taverne Taverne 12 décembre 2011 14:51

    Bonjour Marianne,

    J’avais vu l’info sur Facebook (*). Et je m’attendais donc à un article. Félicitations !

    (*)(mais je ne vais pas sur Tweeter. Ma mère me l’interdit à cause des trop mauvaises fréquentations qui s’avancent sous de curieux pseudonymes paraît-il...)

    En quatrième de couverture, je vois au moins trois idées qu’aucun démocrate ne peut réfuter :

    - La mondialisation dans le libre-échange, que certains avaient prédite « heureuse », source de prospérité pour les peuples de la planète, s’avère destructrice.

    - La démocratie est en danger.

    - Il faut remettre l’homme au centre, plutôt que l’argent. Retrouvons les sources de l’humanisme, pour opérer une nouvelle Renaissance et changer l’axe de la société.


  • Jason Jason 12 décembre 2011 15:24


    Que la providence nous préserve des idéalistes et des prêcheurs.

    Ca fait 50 ans bientôt que j’entends ce genre de choses. Si c’était si convaincant nombre de structures et de procédures auraient changé. Notre société est très mal en point, et ce ne sont pas quelques voeux pieux qui mettront fin aux abus, aux dysfonctionnements et aux castes qui vivent comme les asticots dans le jambon !

    Trop tard, et trop peu M. Bauyrou. Les envolées lyriques, j’ai déjà donné.


  • Taverne Taverne 12 décembre 2011 15:48

    Pas d’humanisme sans révolution

    Je pense comme vous, Marianne, que l’humanisme ne peut passer que par une révolution. Sans quoi il ne pourra jamais s’implanter de façon générale, profonde et durable. Bien entendu, je ne parle pas de révolution sanglante pour les démocraties mais de révolution des habitudes, des valeurs, des institutions...


  • Marianne Marianne 12 décembre 2011 16:02

    Il s’agit bien d’une révolution mais au sens copernicien, changer d’axe, remplacer l’argent par l’homme. Pas d’une révolution violente, mais cependant en profondeur.


    • Jason Jason 12 décembre 2011 17:25


      Bien sûr, changer d’axe et remplacer l’argent par l’homme, qui ne le souhaite pas ?

      Mais l’axe est mondial et je vois mal les incantations des Bayrous ou autres arriver, à partir d’un seul pays, à transformer des pouvoirs qui leur échappent.


    • ZEN ZEN 12 décembre 2011 19:27

      Pas mieux que Jason...


  • franck2012* 12 décembre 2011 19:58
    « La République est le projet politique de l’humanisme »

    = « L’humanisme est le marché » ou comment confondre La république et Le Marché .....

    Par François bayrou


  • ddacoudre ddacoudre 13 décembre 2011 00:14

    bonjour mariane

    jolie plaidoyer, je n’ai rien a dire contre il me convient. la seule chose qui me gênerait c’est si après un tel discours il appelait a voter Sarkozy.
    car une chose est claire c’est que le gaullisme ou la social démocratie gaulliste n’existe plus, peut-être devillepin arrivera à la réssucité, mais depuis longtemps la liberté d’entreprendre est devenu celle d’exploiter les autres, sur laquelle ont fermé les yeux les gouvernement Chirac et Sarkozy sauf dans les discours d’illusionnistes, et je ne vois pas comment après un tel plaidoyer vous pourriez vous joindre à eux.
    si tu ignorais ce que pensaient les français en 1999 je t’invite à lire mon article (en 2012 choisissez ect.) il est un peu plus clair sur la prise en compte des espérances des citoyens.
    ddacoudre.over-blog.com .
    cordialement.


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