jeudi 25 juin 2009 - par Bernard Dugué

Frédéric Mitterrand, ministre sans la Culture

Que peut-il bien y avoir d’exaltant, à entendre Frédéric Mitterrand, dans la fonction de ministre de la Culture, à part les réceptions et autres cérémonies où l’on se reçoit entre gens de la haute, petits commensaux bien renseignés, membres de réseaux, et où l’on se délecte de petits fours et autres toast au foie gras accompagnés de champagne ? C’est certain, le neveu Mitterrand s’y connaît en culture traditionnelle, en comédie française, en industries du cinéma. Afficher un profil de dandy un peu canaille et surtout distingué, mélange de Zitrone, de Bern et d’aristo, ne nuit pas à la fonction de ministre. La branchitude s’accommode très bien de la tradition dans un monde où Arditi se presse dans les réceptions Cartier pour se voir dans un miroir et se baffrer à peu de frais. Qui seront les plus satisfaits de cette nomination ? Les clones de Luc Besson pour plus de subvention, ou bien les locataires de la comédie française pour un attention, ou encore les organisateurs d’événements culturels ? Peut-être que non. Le plus heureux, ce sera sans doute Stéphane Guillon qui trouvera dans ce personnage atypique matière à faire des sujets qui font rire les spectateurs. La sagesse nous dit qu’il faut attendre avant de juger quelle sera l’action de Frédéric Mitterrand dans ce ministère qui pour l’instant, a été représenté par une Christine Albanel unanimement jugé terne dans ses postures et ses discours. La fonction crée l’organe aurait dit Lamarck. Le ministère de la Culture impose une incarnation emblématique dirions-nous. FM a le profil de l’emploi comme on dit. Et l’essentiel, c’est que…

Quand un pays n’a plus de culture, il est convenable que le ministre de la Culture ait de la prestance pour rendre visible ce qui est absent… Nous avons bien un ministre du développement durable alors qu’il n’y a plus de développement, alors, un ministre sans la Culture ne fait pas tâche… Quoi ! La France n’a plus de culture ? N’est-ce pas là un propos de mécréant, un jugement épris de ressentiment émanant d’un journaleux en mal de sujets, ou alors un coup des services secrets iraniens cherchant à déstabiliser notre pays et se venger des méchantes critiques de notre président à l’égard du régime des mollahs ? En vérité, la France est une grande nation culturelle mais dans le passé. Car la France a certainement perdu son rayonnement culturel pour diverses raisons et sans excès d’auto-dénigrement, nous pouvons déceler des indices sur l’état de nos productions artistiques en ciblant quelques champs.

 La dernière livraison de Slate nous informe qu’un top 200 des artistes depuis 1900 vient d’être publié dans le Times. Le classement a été établi par les lecteurs. Aucune surprise, le presque français Picasso arrive en tête. Et nos peintres français ont une excellente place dans le top 6 ; avec Cézanne, Monet, Duchamp, Matisse. Ensuite, dans le top 20, Gauguin et Braque. Deux constats. La France se signale en bonne place grâce à ses artistes peintres d’avant la Guerre. Après 1945, on sait que les Américains ont une bonne cote, avec le centre de gravité des arts visuels déplacé depuis Paris vers New York. La France semble en berne après la Guerre, avec peu d’artistes cités, peintre, photographes et plasticiens inclus. Quant aux trois dernières décennies, c’est pratiquement le désert, aucun Français n’ayant émergé si l’on en croit ce classement certes critiquable mais qui énonce quelque vérité.

Décidément, que ces Anglais sont moqueurs. Voici presque deux ans, le Time magazine a commandé un texte à Donald Morrisson, fin connaisseur de la culture française. L’effet fut garanti que BHL, nouvelle icône américaine, se fendit d’une réplique de démineur. Puis Morrison persista en co-signant un livre avec Antoine Compagnon. On peut lire sur le site Non fiction l’interview de ces deux personnalités de l’intelligentsia. Extrait résumant la pensée de Morrisson :

« Je ne sais pas s’il y a eu un événement en particulier ; c’est plutôt le constat d’un contraste entre la position de la France il y a un siècle et sa situation d’aujourd’hui qui a motivé l’article. La France a dominé la scène culturelle durant la première moitié du XXe siècle, tout comme elle dominait la scène politique, la scène économique et les relations internationales. Elle a initié pratiquement tous les mouvements artistiques importants et, si elle n’a pas inventé le roman, elle l’a révolutionné au XIXe siècle. La France était leader là où elle ne l’est plus. Le contraste est impressionnant, mais ce déclin est intervenu de manière si progressive que beaucoup ne l’ont pas remarqué. Je vis en France depuis cinq ans et, lorsque mes collègues de Londres m’ont demandé cet article, j’avais comme beaucoup de Français l’impression que la culture française se portait bien, que la vie culturelle était riche, pour ce que j’en voyais sur le territoire. J’ai tout de même promis d’enquêter et je me suis aperçu, à mon grand dam, que les œuvres produites en France, malgré les efforts du gouvernement pour les protéger et les financer, n’avaient pas vraiment d’impact en dehors du pays. »

Ces propos donnent le ton d’un jugement assez sévère porté autant sur la qualité de nos artistes, écrivains essentiellement, que sur l’action d’un Etat culturel décrié par ailleurs si l’on en croit Marc Fumaroli. FM a-t-il lu ces auteurs ? Nous ne savons pas. Par contre, un dossier sur la loi Hadopi l’attend en priorité. Toujours est-il que la France n’a plus son rayonnement d’antan. Le roman français (à ne pas assimiler au roman francophone) est sévèrement jugé par les critiques. Quelques salves sont tirées. JM Domenach évoquant après Péguy une décivilisation en 1995. Puis P. Jourde fustigeant les littérateurs de l’an 2000 ennuyeux à mourir, de Darrieussecq à Angot en passant par Delerm et j’en passe. Le nombrilisme du roman français est dénoncé par les critiques. L’autofiction n’a pas la cote, jugée à juste titre comme genre mineur, un peu comme la fanfare rapportée à l’orchestre symphonique.

Passons maintenant à un troisième genre artistique, la musique. Ce n’est pas être chauvin que de placer la France comme la première nation musicale si l’on prendre une période comprise entre 1870 et 1950. Une France largement devant l’Allemagne et la Russie comme seule rivale. Et maintenant, quelques beaux restes. Un Thierry Escaich nous illumine des ses improvisations dantesques jouées sur les grandes orgues. Que serait la musique française sans ses orgues Cavaillé et ses géniaux compositeurs, consacrés même s’ils jouent parfois du profane ? Néanmoins, le classique a été supplanté par un autre genre musical, le rock, presque devenu universel. Le monde vit au rythme des rocks bands et des chanteurs pop. Qui peut se targuer d’un rayonnement international en France ? Personne à vrai dire, même si Mireille Mathieu est une déesse au Japon, Patricia Kaas une diva en Russie et Indochine les bienvenus en Amérique du Sud. L’un des plus petits pays au monde, l’Islande, possède une artiste internationalement reconnue en la personne de Bjork. Les Allemands ont conquis la planète avec Scorpions, les Scandinaves ne sont pas en reste. C’est certain, la France a raté le tournant culturel des sixties et vit depuis des décennies au rythme de ses chanteurs ringards inaudibles dans d’autres contrées. La France n’est plus dans le coup mais elle déploie force énergie à protéger les revenus de ses stars. Les élites françaises apprécient la réussite par l’argent. Les vedettes ont tué l’art. Avec Jack Lang le traître, ces vedettes veulent soi-disant protéger l’émergence des jeunes pousses créatives qui veulent se lancer dans la carrière. Pour ces gens là, une vedette de la culture doit avoir un compte en banque bien garni. C’est leur seul critère distinctif. On comprend qu’ils veulent protéger l’industrie qui les soigne, leur offrant des revenus de stars. Pourtant, bien des artistes pourraient émerger, sans demander un salaire, ni de star ni de ministre. Autant dire qu’avec un président qui ne jauge que par le mérite des revenus, la culture française n’est pas prête de rayonner dans le monde. Ce qui rejoint l’un des points importants du réquisitoire établi par Morrisson sur la capacité de la France à produire des films à grand budget, genre Astérix ou Amélie Poulain, que la critique conspue, et des petits films appréciés certes, mais dans ces cercles confidentiels. Il manque le produit intermédiaire, le film d’auteur à succès honorable, chose que savent si bien faire les Américains. Faut-il voir dans ce travers la marque d’un Etat centralisé et d’une politique qui sait se faire colbertiste y compris en matière culturelle ?

La culture, nous ne pouvons dire qu’elle est absente. Au contraire, jamais il n’y a eu autant de manifestations culturelles. Sur ce point, le ministre FM est attendu avec le dossier des intermittents, du peuple de la culture vivante en chair et en os. Ce qui fait défaut, c’est le manque de grandes œuvres, d’authentiques créations. Voilà ce qui devrait être l’un des enjeux pour un tel ministère, pour autant que l’Etat puisse vraiment servir de levier pour les créateurs. Au lieu d’être un pourvoyeurs de fonds pour producteurs et autres industriels de la culture à gros budget. C’est d’ailleurs l’erreur fatale de vision de notre président qui assimile création culturelle et croissance économique. La civilisation se fait avec des gens inspirés, pas avec des individus avides de gloire et de profit. La culture peut prendre une majuscule. En ce cas, nous pouvons pressentir que

Frédéric Mitterrand sera ministre sans la Culture. Ce qui ne signifie pas qu’il est inutile. Tout simplement un gestionnaire des affaires culturelles. La France ne rayonnera que si elle constitue le terreau pour que germent les créateurs, toutes disciplines artistiques confondues. Ce qui suppose qu’il reste encore une quantité de progrès en Art. Car dans le cas d’un épuisement des genres, la seule issue reste le passé et la copie, la transmission des œuvres, et pour la croissance économique, du spectacle et du produit culturel distrayant. La France sera alors une nation comme tant d’autres. Le rayonnement des artistes sous la Troisième République ne serait alors qu’un état transitoire, remarquable, dû à des circonstances spéciales, un peu comme celles ayant engendré le quattrocento italien ou la tragédie grecque. Alors, ministre de la culture ou de l’agriculture ou de l’industrie, peu importe. La Culture est pour l’instant du passé.



21 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 25 juin 2009 10:39

    Bigard aurait aussi fait un excellent ministre de la culture , le seul qui en aurait dans ce gouvernement de carpettes ! smiley


    • jaja jaja 28 juin 2009 11:48

      Malheureusement le « neveu » ministre de la culture en a aussi... pour faire du tourisme sexuel avec de jeunes garçons comme il le décrit complaisamment dans son bouquin.

      Nous sommes gouvernés par des porcs se foutant éperdument de la détresse des peuples de ce pauvre monde. Que dire de plus...


  • syntax_error syntax_error 25 juin 2009 10:48

    Excellent article.

    Effectivement, la culture francaise aujourd’hui est confinée à l’organisation d’évènements ou au remplissage de musées. Promotion et diffusion de contenus créés par d’autres sont depuis longtemps la vocation de notre ministére.

    Le rayonnement de nos soit disant artistes se limite à l’hexagone ce qui en dit long sur leur talent.

    FM va avoir une lourde tache s’il veut redorer le blason de l’exception culturelle francaise.


  • pendragon 25 juin 2009 11:45

    Voilà l’article parfait pour ne rien dire. L’auteur nous déclare que la France n’a plus de culture. Et nous découvrons que l’auteur n’a pas de destin culturel. C’est ce qu’il fallait lire dans ce triste constat de son propre désenchantement. Il est du plus normal que le triste auteur dégoise sur le nouveau Ministre de la Culture qui le snobe forcément, puisque le Ministre ne le connaît pas. MDR !


    • motoroil 26 juin 2009 15:22

      J’ai trouvé cet article très intéressant et je partage l’avis de l’auteur.

      @pendragon : Je déplore que les troll / flood ne soient pas supprimés de cet espace.
      - Ce commentaire est creux et cherche à créer une polémique.
      - Ce post fait doublon : c’est très grossier. Pourquoi ne pas écrire en majuscule tant qu’on y est ?
      Dans le fond, je ai pas découvert « que l’auteur n’a pas de destin culturel » et j’ajoute que ce qui est triste, est de ressentir combien il a raison lorsqu’on vous lit votre grimace qui exprime si bien le déni qu’il s’est efforcé de dénoncer. Je ne pense pas non-plus que le ministre le « snobe forcément » pour la simple raison que l’attitude idoine envers un adversaire est le respect et la méfiance.

      Bref votre insignifiance et votre suffisance sont à l’image de la Culture Française et de l’image que vous vous en faites. Je vous invite cordialment à en Jaunir De Rire.


  • Polemikvictor Polemikvictor 25 juin 2009 12:18

    La culture dont s’occupe ce ministère correspond à un certain nombre de loisirs élitistes, plutot Bobo, Frederic Miterrand m’y parait tout à fait à sa place.

    Si on parle de la culture au sens des valeurs qui ont amené notre société là où elle est et celles qui nous mèneront là où elle ira, cela n’a rien à voir avec ce ministere.

    Dans une societé dominée par l’argent et la peur des autres les seuls ministères vraiment culturels sont les finances et l’interieur.


  • Forest Ent Forest Ent 25 juin 2009 12:24

    La difficulté, c’est de distinguer « culture » et « activité des industries culturelles », alors que ces dernières se passent très bien de la première et ont beaucoup plus d’influence politique.

    Le box offixe n’a amha rien de culturel. Il y a du cinéma français beaucoup plus créatif et qui vend bien moins. Il y a aussi le sud-coréen, pour la même raison : subventions et protectionnisme. On peut ne pas aimer, mais ce n’est pas un logiciel qui pond leurs scénarios, ça change de lethal weapon.

    Quand la DADVSI n°27 aura prouvé son inanité, que la RIAA et la MPAA agoniseront dans la poussière, que le public choisira directement ce dont il a vraiment envie, on pourra refaire l’étude.

    En attendant, le boulot du « ministre des industries culturelles » est de pondre la DADVSI n°3. Bonne chance.


  • Emmanuel Aguera LeManu 25 juin 2009 12:39

    Réactions à la nomination de Frederic Mitterrand comme ministre de la Culture :

     - Pascal Nègre, président d’Universal : "C’est un homme de culture et, autre point positif, il a pour lui d’être médiatique, tous les Français le connaissent. Si on regarde l’histoire du ministère de la Culture, il est plus que jamais important d’êtremédiatique quand on est à ce poste. Malraux et Lang l’étaient. Christine (Albanel) n’aimait pas ca, mais il y a peu d’autres ministres qui ont fait autant qu’elle en exercice. Ça a été une ministre active« .
    La drague commence...

     - La Sacem :  »se félicite de la nomination de Frédéric Mitterrand. Homme de culture, unanimement reconnu et apprécie, Frédéric Mitterrand a défendu avec conviction la creation artistique tout au long de sa carrière riche et diversifiée. Auteur lui-mémé, écrivain, il a signe un nombre important d’ouvrages à suces, scénariste, cinéaste plébiscité par la critique, Frédéric Mitterrand a toutes les qualités et l’énergie requises pour répondre à ce nouveau défi". Il s’agit d’une « bonne nouvelle pour tous les créateurs », estime la Sacem« (SIC !), qui  »rend hommage a Christine Albanel pour le courage et l’engagement dont elle a su faire preuve a la tête du ministère dans une période difficile".

    Tout va bien, Neveu-de-son-Toton, qui nous prouve donc qu’il n’y a pas que les fils a papa aux commandes, est l’auteur d’un quinzaine de bouquins, et coté cinéma, acteur réalisateur, scénariste ou producteur, et très certainement sociétaire de la La SACD, société des auteurs et compositeurs dramatiques, dont le credo passe par la notion indigeste suivante : « le droit d’auteur est aussi un droit a la liberté d’expression ». (fallait l’oser, celle-la) ;
    Ce qu’en pense notre nouveau Ministre ? comment sa réponse ne pourrait-elle pas directement dépendre de combien ce nouveau Malraux en herbe émarge chaque année en tant qu’auteur ?

    On est mal barres a priori... sans procès d’intention, je pense que l’indépendance de la création vis a vis du mercantilisme ambiant n’est pas pour demain.


  • Voltaire Voltaire 25 juin 2009 12:53

    Il est toujours très difficile de juger de l’influence culturelle dans l’instant. Nombres d’auteurs ou compositeurs ne deviennent célèbres qu’après leur mort, les styles sont soumis à des influences de mode de façon aléatoire, et les média ont révolutionnés notre perception des arts et de la culture.

    Néanmoins, ce constant de l’auteur me semble assez juste. Mis à part peut-être en architecture, il n’est plus vraiment d« ’école française » en culture. La musique française se meurt doucement depuis l’arrivée de Lang, la littérature française survit difficilement, et principalement grace à l’influence de ses auteurs expatriés en France, le théatre est en déroute, les arts plastiques ou la peinture confidentiels, même sa gastronomie est en perte de vitesse. Et cette perte de rayonnement n’est pas simplement due à la perte d’influecne du français, mais sans doute à une absence de volonté politique globale. Le coup de grâce a sans doute été donné par ce regroupement contre-nature entre culture et audiovisuel, deux mondes antagonistes aux préoccupations contraires, le second l’ayant définitivement emporté sur le premier.

    Ne reste donc de la culture française qu’un partrimoine, que nous gérons assez correctement, mais qui se fossilise doucement faute d’oxygénation et de renouveau. La culture française est à l’image de l’UNESCO : un gros machin immobile, sans moyens ni volonté propre, qui ne sert qu’à faire de beaux discours.

    Et pourtant... que ne pourrait obtenir la France par son influence culturelle, faute d’influence économique... peut-être qu’avec un président cultivé, ou amateur...


  • Marianne Marianne 25 juin 2009 13:09

    Sarkozy distribue le sale boulot.

    Aucune surprise concernant ce remaniement qui confirme l’allégeance de ce gouvernement d’ultra-droite à quelques gros intérêts privés...

    Les mesures annoncées en sont la triste illustration :

    - pas de révalorisation du SMIC et maintien du bouclier fiscal pour les plus riches,

    - poursuite des suppressions de postes dans la fonction publique,

    - poursuite de la privatisation de l’Université,

    - mise en chantier du recul de l’âge de la retraite,

    - réforme des collectivités territoriales qui aboutira à moins de démocratie dans les territoires,

    - un emprunt d’Etat qui profitera aux plus aisés payé avec l’argent du contribuable,

    - une loi Hadopi liberticide,

    - la chasse aux sans papiers (bouc-émissaires commodes) qui continue

    - et le conseiller spécial du prince, Henri Guaino, qui nous explique que « la crise financière est une chance » quand des milliers d’emplois passent à la trappe alors que les actionnaires continuent de se verser de mirifiques dividendes...

    Les recettes sont toujours les mêmes :

    moins d’argent et moins de libertés pour les plus modestes, toujours plus d’aides et de cadeaux fiscaux pour les nantis, avec en prime un régime qui ressemble de plus en plus à une monarchie...

    Le peuple de France doit se réveiller à l’instar des guadeloupéens qui je l’espère vont réserver un accueil digne de ce nom au roitelet inique qui nous sert de président...

    Va-t-on continuer encore longtemps à supporter cette politique qui a fait la preuve de son pouvoir dévastateur sur l’économie et qui baffoue allègrement les droits et les intérêts du plus grand nombre ?

    Toute la question est là...


  • Florentin Gastard 25 juin 2009 15:26

    A partir du moment où il y a un ministère de la culture, c’est que la société ne vit pas spontanément de, ou au travers de la culture, mais qu’il faut la restaurer, sauver ce qu’il y a encore à sauver.
    Que signifie cette insistance sur le ministère de la culture ? Que la France est gouvernée par des intérêts économiques, et face à ce constat, face à l’absence de valeurs culturelles unificatrices, face à l’inexistence de tout inconscient culturel structurant la société, on cherche à maintenir l’illusion d’une issue de secours en faisant croire aux Français que, oui, la culture c’est important pour le président de la République, etc.


  • geko 25 juin 2009 17:02

    Bah ! La culture de ce gouvernement se résumant à la culture d’entreprise, « Ca sert à quoi la Culture ? »


  • Cug Cug 25 juin 2009 17:57

    Bah un pur fils de ... nommé pour le nom de son oncle, la honte quoi smiley


  • Emile Red Emile Red 25 juin 2009 18:38

    HADOPI 2........... ; c’est de mal en pis

    Suspension plus amende


  • pendragon 25 juin 2009 19:06

    Snowtiger fermé, 10 interpelés, 5 ans de prison et 500000 € d’amende pour les délinquants. HADOPI in action. C’est bien ! les contrefacteurs vont payer.

    Ces mecs se goinfraient en se donnant des salaires de cadres et sans payer les droits des auteurs. Des vils délinquants et des voleurs.


    • motoroil 26 juin 2009 16:46

      Décidément il semble que chacune de vos sulfureuses interventions soit imprécise, voir malveillante (je vous soupçonne même de ne pas être désintéressé) O :).

      Snowtiger, site français de téléchargement, via BitTorrent a effectivement été démantelé par la gendarmerie. 10 personnes ont été interpellées. Quant au montant de l’amende et celui de la peine carcérale, j’aimerais vraiment que vous citiez vos sources...

      Votre regrettable erreur est qu’il ne s’agit aucunement d’une action qui rentre dans le cadre d’HADOPI et qu’elle a été initialisée bien avant que ce torchon viennent entacher les Droits de l’Homme et du Citoyen. Les accusés seront jugés et condamnés suite à ce jugement, nuance qui semble encore déranger certains...

      ---petite parenthèse---
      Diriez-vous que les ecclésiastiques se goinfrent ? Moi, non, le système reposant sur le don libre de la communauté... (libre libre libre, je suis libre, ôh comme je suis vil et libre...). Ce qui vous sidère, manifestement, est que cela ait fonctionné. Je trouve plutôt rassurant que des utilisateurs satisfaits aient spontanément rétribué un service qu’ils jugeaient utiles. La véritable solution se trouve certainement de ce côté là...

      Par ailleurs, qui connaît leurs revenus, vous peut-être ?
      Des délinquants : peut-être, des voleurs : certainement pas. Vous, qui semblez si bien informé et qui pourtant vous évertuez si bien à désinformer les autres, vous ne semblez pas faire la différence entre vol, copie et contrefaçon -> heureusement internet, média libre, est là : vive le progrès et vive la culture libre :D
      ---fin de la parenthèse---

      Ce que je trouve dérangeant et chocant, c’est de constater que chaque article sert de prétexte à déverser une propagande et une désinformation au service du lobby de l’audiovisuel, sur un ton moraliste, sensationnel et grossier.

      La peur étant le seul instrument que vous possédez tant que le loby législatif est mis en échec, à l’instar de la stratégie du Front National, il est logique que vous réclamiez une audience.

      Je vous ai lu et vous conspue.


  • Julie Dep Julie Dep 25 juin 2009 20:23

    @Bernard
    « La sagesse nous dit qu’il faut attendre avant de juger quelle sera l’action de Frédéric Mitterrand dans ce ministère(...) »
    Exact. Il a ce qui dynamisait cette époque glorieuse à laquelle vous faites référence : l’enthousiasme, le goût du partage, de la découverte, et peut-être une certaine insouciance.
    Une émission qu’il a consacrée à Jacqueline de Romilly, l’an dernier, m’a donné envie de me mettre au grec. L’Entrepôt, son ciné-club, a réussi la gageure de survivre sans sacrifier au navet. Et je le crois ouvert, avide de transmettre ; ni poussiéreux ni sclérosé.

    Mondain, dandy ? Oui, comme Lang ; comme Cocteau, Proust, Scott Fitzgerald, qu’importe ? N’est-ce pas depuis que nous nous détestons, en France, au point de ne plus oser pratiquer que l’autodérision, ou de n’applaudir que ce qui vient d’ailleurs, que notre production s’est appauvrie dans tous les domaines ? Un amateur au sens noble, éclairé et entreprenant, et sans étiquette politique, pour cette fonction, me paraît un bon choix. Même s’il ne s’est pas fait sur ces critères.


  • Halman Halman 26 juin 2009 02:33

    Vous ne préférez tout de même pas qu’on vous remette Albanel et son fanatisme pro hadopi quand même !

    On vous aurait mit n’importe qui on était tout de même bons pour un article critique négatif automatique.


  • Emin Bernar Paşa 28 juin 2009 15:01

    frederic mitterrand est un homme cultive : ecoutez ses emissions sur la villa medicis ; ce sera un tres bon ministre de la culture.
    christine albanel a sauvegarde un tableau de poussin qui est au musse de lyon.
    quant a hadopi, excusez moi , c est pas la fin du monde ...
    le peuple n a pas fait la revolution de 1789 pour internet...
    les droits de l homme c est pas internet...
    alors vive mitterrand, vive albanel et bravo a sarkozy !!!
    honte a mamere et jack lang, des jaloux...
    heureusement on a echappe a jack lang 2 ! ouf !!! on a deja donne !!!


  • cariboo cariboo 28 juin 2009 16:57

    Je n’ai rien contre FM, rien pour non plus. Je parle de la personne.

    En revanche, le personnage public qu’il est m’insupporte au plus haut degré.
    Passons sur son phrasé à la fois déclamatoire et nasillard, il pourra créer une suite logique après Malraux (le pilleur de tombes khmères) et son grandiloquent « entre ici, jean moulin » !

    Passons sur sa risible imitation de Maurice Clavel : poser au sol d’une scène de cérémonie un César ou un 7 d’or c’est petit au regard d’un « Messieurs les Censeurs, bonsoir ! »

    Il n’en reste pas moins que le personnage s’est construit à base de mondanités ( mais on avait déjà Paul Wermus pour çà) d’histoires princières ( mais Stéphane Bern aurait suffi ) et de soirées pipoles ( mais on pouvait se contenter de Bernard Montiel ).

    Au demeurant, je ne comprends pas la raison d’être d’un ministère de la Culture. Pourquoi ne pas considérer que la culture ça se commence à l’école et qu’il conviendrait donc que ce soit l’Education Nationale qui gère ce domaine ?

    J’ai un trou de mémoire : qui était ministre de la culture à l’époque de Racine, Molière, Zola, Balzac, Victor Hugo, Raimbaud ? le même que pour Berlioz, Rodin, Manet, Le Corbusier ?

    Et se demande t’on si les susnommés étaient de droite ou de gauche ?


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