samedi 25 janvier 2014 - par JMBerniolles

Genève 2 Que va-t-il en sortir ?

La conférence dite Genève 2 se déroule en ce moment à Montreux.

Les prise de positions et les éléments qui sont rendus publics constituent une façade, une interface médiatique qui ne reflètent pas forcement les réalités des échanges. Parce que celles-ci sont particulièrement destinées aux opinions intérieures des pays principalement engagés dans les évènements sanglants qui accablent la Syrie.

D’autant plus que d’intenses campagnes de propagande, sous couvert d’informations et d’analyses, ont été développées dans les pays occidentaux, de manière particulièrement lourde en France, afin de justifier des interventions militaires contre le régime légitime de la Syrie.

Il est vraisemblable que les véritables échanges se déroulent entre les USA et la Russie. Avec des positions sans doute différentes des postures publiques.

Il est donc nécessaire d’analyser plutôt les rapports de forces réels et les évolutions prévisibles de diverses options pour savoir ce qu’il peut sortir de Genève 2. 

Analyse Genève 2

Il faut rappeler d’abord que cette conférence est à l’initiative de la diplomatie russe. Qui a d’abord convaincu Assad d’envoyer une représentation à cette nouvelle confrontation dont on ne peut pas dire qu’elle soit totalement diplomatique, étant donné le ton employé par Kerry et son attitude générale, d’entrée de jeu.

Objectivement Kerry a devant lui un dossier très complexe au Moyen Orient. L’impression générale est qu’il n’est pas à hauteur. En dehors d’une question de personne, cela est typique de la difficulté des USA de passer d’une diplomatie basée sur une supériorité militaire écrasante à une diplomatie d’équilibre des forces.

Quel intérêt pour Kerry de manipuler ouvertement Ban Ki Moon et de le faire apparaitre comme totalement soumis aux intérêts américains afin d’éliminer l’Iran, dont le président Rouhani se trouve par ailleurs à Davos en train de tisser des liens commerciaux avec le monde entier ? Où on aura notamment remarqué ses relations avec Abe le premier ministre japonais qui est soucieux de sécuriser son approvisionnement en gaz naturel et pétrole. L’Iran n’en est que plus présent de fait, étant donné son poids incontournable dans les dossiers syriens et libanais.

A quoi rime l’exigence du départ de Assad, si on n’est pas capable de l’imposer par la force et dans un contexte d’avancées militaires de l’armée syrienne, tandis que les groupes armés apparaissent de plus en plus comme ce qu’ils sont, c’est à dire des islamistes extrémistes qui ne sont pas contrôlés par l’Otan ?

Une exigence aussi forte suppose, de plus, que l’on dispose d’une solution crédible pour un nouveau gouvernement qui devrait prendre en charge un pays ravagé après le départ d’Assad. Celle-ci ne peut être représentée par la délégation de l’opposition présente à Montreux, d’un niveau très faible et dont la question de la représentativité même est posée dans le cadre de cette conférence.

La propagande des médias occidentaux, particulièrement lourde en France, présentant Assad comme un dictateur massacrant son peuple, le Hezbollah comme une organisation terroriste et donc l’Iran comme soutenant le terrorisme, comme l’a fait Kerry à Montreux, si elle a pu être crédible au début, ne l’est absolument plus aujourd’hui.

Rappelons qu’il y a peu l’administration Obama et un leader démocrate se sont opposés à l’examen, au congrès, de nouvelles sanctions contre l’Iran proposées dans une démarche initiée par le Lobby sioniste [aux USA le lobby sioniste est matérialisé dans une organisation, l’AIPAC, et on ne le confond pas avec les juifs en général]. L’accord de Genève sur le nucléaire iranien vient par ailleurs d’entrer en vigueur. Que signifient, sur cette base, les prises de position prises par Kerry à Montreux ? Parlant même de guerre possible contre l’Iran. Est-ce qu’il va impressionner l’Iran après les frappes avortées de missiles de septembre dernier ?

En parlant de dictature nous nous plaisons évidemment à vanter notre démocratie. C’est pourtant dans un cadre constitutionnel que le couple Hollande/Fabius décide seul de l’engagement de la France dans des expéditions guerrières. Comme l’a souligné Le Point, François Hollande lors de sa dernière conférence de presse a déclaré : "Nous étions en capacité de frapper la Syrie. Peu de pays peuvent avoir cette souveraineté, cette liberté, cette capacité." Ce qui est déjà un euphémisme puisque ce n’est pas le pays qui décidait, mais lui seul, sans aucun contrôle démocratique [Cameron, lui, consultait la chambre britannique et personne ne se fait plus d’illusions sur la démocratie américaine]. C’était aussi avouer qu’il avait été mis à l’écart par les américains.

Si l’on considère que Kerry a en plus le dossier délicat des relations avec l’Arabie saoudite, celui de l’accord entre l’état d’Israël et les palestiniens, et qu’il ne peut rester indifférent aux envahissements de l’Irak par des groupes islamistes extrémistes, on comprend qu’il ne peut prétendre résoudre tous ces problèmes s ans une ligne de conduite claire.

En fait, cette ligne s’est déjà révélée et sa mise en œuvre amorcée. Elle consiste en une prise de distance des USA d’avec l’Arabie saoudite et d’Israël dont les intérêts propres liés à une économie guerrière commencent à diverger de ceux des Etats Unis. Qui doivent préserver leurs intérêts dans la région par une voie diplomatique alors que le poids économique et politique de l’Iran et sa capacité militaire sans doute, sont en expansions irrésistibles.

Il est bien évident que cela correspond à une grande redistribution des relations internationales au Moyen Orient. Et cela nécessite que la diplomatie américaine adopte un profil un peu plus bas que celui que Kerry présente à Montreux.

Il y a la théorie du chaos. Le chaos serait développé volontairement afin d’annihiler les forces de résistances à la suprématie américaine et pour permettre de piller plus facilement les richesses dans les pays concernés. Ce scénario a marché assez bien en Lybie. Le pétrole libyen est apparemment entre les mains du Qatar. Et le pays est effectivement livré au chaos. Mais il est aussi devenu un formidable dépôt d’armes pour les groupes extrémistes en Afrique et on y est arrivé à la situation qui pourrait être risible s’il n’y avait pas mort d’hommes, de l’assassinat de l’ambassadeur américain parce que le gouvernement libyen avait confié la garde de l’ambassade américaine à des extrémistes. Vérité cachée aux USA qui a abouti ensuite à un mini scandale.

Donc, au Moyen Orient, il est clair que le chaos engendre l’existence et le développement de groupes d’extrémistes armés par les soins de l’Otan et qui deviennent incontrôlables. En fait, ils sont contrôlés par ceux qui les paient et qui se servent de l’obédience de l’Islam à laquelle adhèrent ces extrémistes, engendrée par eux et qu’ils favorisent afin de renforcer les pouvoirs de leur royauté, c'est-à-dire le wahhabisme. Soit principalement l’Arabie saoudite et le Qatar.

On ne voit pas clairement dans cette option l’intérêt propre des USA. Quant à mettre en place en Syrie, Irak et Liban des bandes surarmées d’islamistes belliqueux, imposant la Charia, dans l’espoir qu’elles se retournent exclusivement contre l’Iran, c’est un risque immense au moment où le résultat de l’aventure afghane des USA se termine par leur obligation de quitter définitivement ce pays.

Il semble bien que l’Amérique doive maintenant tourner le dos aux plans établis sous les Bush père et fils, ce qui ne peut se faire sans une profonde remise en cause. On peut penser qu’Obama en responsable intelligent a compris cela. Mais il y a tant de groupes de pression aux Etats Unis, - le Lobby sioniste, les texans impliqués dans l’assassinat de Kennedy, des conservateurs en général-, qu’un changement de cap aussi important ne peut se mettre en place rapidement.

Ce qui peut expliquer l’attitude de Kerry qui, à Montreux, s’aligne bien sur les positions de ces groupes d’influence.

En tous les cas Genève 2 va sûrement mettre en lumière le fait que cette politique ancienne n’est plus d’actualité compte tenu des nouveaux rapports de forces au Moyen Orient et dans le monde, notamment en extrême orient où les USA ont aussi avec leurs alliés japonais de gros soucis.

Il est à prévoir que l’on se dirige vers un maintien d’Assad au pouvoir [il va sans doute survivre à Hollande !] et un lâchage par l’Otan des groupes wahhabites qui se déchainent en Syrie.

Et cela aura deux conséquences dans la région.

* D’abord un renforcement de l’axe Chiite depuis l’Iran.

* Et une certaine mise à l’écart de l’Arabie saoudite, le Qatar étant déjà un peu rentré dans le rang, allant de pair avec un affaiblissement de la position d’Israël. 

Comment va réagir ce pays au naturel agressif ? Mal sûrement, avec la possibilité de quelques bêtises.



11 réactions


  • Constant danslayreur 25 janvier 2014 06:09

    C’est pourtant dans un cadre constitutionnel que le couple Hollande/Fabius décide seul de l’engagement de la France dans des expéditions guerrières. Comme l’a souligné Le Point, François Hollande lors de sa dernière conférence de presse a déclaré : « Nous étions en capacité de frapper la Syrie. Peu de pays peuvent avoir cette souveraineté, cette liberté, cette capacité. »

    No comment...

    Adapté d’un courriel reçu :

    François Flavius alias laurent bistouquettelande alias Bernard honni qui lévite, sont les trois mamelles d’un même toréro parti croiser la banderille en Syrie, olé ! 

    Kiri-Kiri-Kirry, un touriste américain visitant l’Espagne syrienne s’arrête à un restaurant de Damas les férias de Nimes que ça s’appelle, un vieux souvenir ici oui.
    Tout en sirotant sa sangria sans alcool, son attention se porte sur une alléchante assiette servie à la table voisine.

    Non seulement c’est un régal pour les yeux, mais de plus un arôme, mais un arôme ...

    Il s’informe donc :

    « Garçon, quelle est donc cette merveille que vous venez de servir à côté ? »

    Le garçon de répondre : « Ah Senior kafir, vous avez du goût ! Ce sont les testicules du taureau du combat de cet après-midi.

    Un mets d’une grande délicatesse que l’on nomme le Délice Syrien ! »
    L’ américain un peu médusé, « Après tout, je suis en vacances, servez-moi donc ce régal ! »
     
    Mais le garçon de répondre :
    « Je regrette Senior. On ne peut servir ce plat qu’une fois par jour, car il n’y a qu’un seul combat par après-midi.

    Si vous revenez plus tôt demain et que vous êtes le premier à commander.... alors, nous pourrons vous réserver ce grand délice. »

    Réveillé aux aurores le lendemain, l’Américain se pointe au restaurant dès l’ouverture en même temps que les véhicules des livreurs, réserve son menu, et attends.
    Le moment venu, il finit par se faire servir ce seul et unique délice du jour.

    Après avoir humé son assiette, examiné la présentation et s’être délecté de quelques petites bouchées, il rappelle le garçon et lui dit :

    « Elles sont délicieuses, mais elles sont beaucoup, beaucoup plus petites que celles que je vous ai vu servir hier... »

    Le garçon hausse les épaules et dit...
     
    « Évidemment Senior, il arrive parfois que c’est le taureau qui gagne » !


  • Pierre Pierre 25 janvier 2014 07:21

    On peut tout de suite répondre à votre première interrogation concernant l’absence de l’Iran à Montreux. 
    Les États-Unis ont eu les pires difficultés du monde à faire venir une délégation de quelques opposants islamistes d’ailleurs financés par l’Arabie saoudite à cette conférence en se conformant à toutes leurs exigences pour cela comme une transition sans Bachar al Assad par exemple ainsi que l’exclusion de l’Iran suivant l’exigence saoudienne. 
    Les opposants arabo-terroristes attribuent leur échec militaire à l’Iran par Hezbollah interposé et ils espèrent obtenir une condamnation de l’Iran et l’exigence du retrait du Hezbollah de Syrie.
    Les États-Unis savent que ce n’est pas réaliste mais n’ont d’autre choix sous peine de n’avoir aucun représentant islamiste à la conférence. La délégation islamiste menace de se retirer en cas de présence de l’Iran.
    La Syrie, la Russie et l’Iran sont conscients de cette situation et ne protestent d’ailleurs que mollement.
    De toute façon, les discussions inter-syriennes à Montreux sont purement formelles et ne peuvent aboutir au moindre accord.
    La victoire se gagnera sur le terrain militaire et cela prendra encore du temps, hélas, avec ce qu’on craignait depuis le début, l’extension inévitable du conflit aux pays voisins.
    Il faut une fois pour toute cesser de considérer l’opposition armée comme légitime. Il ne reste plus que des islamistes qui veulent imposer une dictature wahhabiste en Syrie.
    L’opposition légitime est pacifique et est celle qui a accepté la transition démocratique telle qu’elle a été proposée par Bachar al Assad. Elle s’est rapprochée du gouvernement syrien dans un soucis de défense des intérêts nationaux contre l’intervention étrangère et le terrorisme mais s’en démarquera, peut-être avec des succès électoraux, dès que la paix sera revenue. Elle n’est malheureusement pas représentée (comme les Kurdes d’ailleurs) à Montreux pour le moment.
    Il est d’ailleurs à remarquer que les opposants déposent les armes par centaines actuellement sans que les médias français n’en pipent mot. Il est vrai que les succès actuels de l’Armée arabe syrienne les mettent dans la m... ouise et leur crédibilité va encore un peu plus descendre.
    Un dernier mot sur la position de la Russie. Quand on tient le bon bout de la corde depuis le début, on ne le lâche pas à la fin. Il est illusoire de croire que la position russe va varier d’un iota. Qui peut s’opposer à cette position très démocratique : c’est aux Syriens de décider qui ils veulent avoir comme dirigeants. Tout ce qu’on doit faire, c’est de les aider à organiser des élections libres et à éliminer le terrorisme dans le pays. 


    • JMBerniolles 25 janvier 2014 09:59

      @Pierre


      Vous avez raison. En général j’aime bien vos commentaires sur la douloureuse question syrienne. [j’ai choisi l’image pour rappeler que c’est aussi une terre chrétienne].
      Il y a un contraste incroyable entre la diplomatie iranienne fine et la lourdeur de celle de l’occident.
      Je ne pense pas que l’Iran ait vraiment l’intention de se construire l’arme atomique. Du point de vue de la guerre, y compris vis à vis des USA, l’Iran a devant elle un glacis constitué de la zone d’influence chiite qu’elle s’attache à défendre en Syrie, au Liban et sans doute en Irak. Il est plutôt important pour l’Iran de développer des missiles et anti missiles [capacité de détruire les installations pétrolières du Golfe et d’atteindre les villes ainsi que les navires US et autres] ainsi que des moyens d’espionnage et des outils informatiques et électroniques. Devant eux en Syrie et au Liban se développent des capacités formidables de guerre assymétrique qui rendent difficiles les agressions extérieures sur le terrain.

      L’Iran ne fait que suspendre quelques activités pour gagner le temps de mettre en place des liens commerciaux irréversibles. L’Iran n’arrêtera pas son nucléaire et exploitera ses pétrole et gaz naturel à l’exportation. Portant ainsi un coup important aux royautés du Golfe.



    • Pierre Pierre 25 janvier 2014 14:13

      @ JMBernioles,
      J’ai oublié de vous dire que je suis d’accord avec vos bonnes analyses et informations et avec votre commentaire ci-dessus. Vous avez bien fait de l’écrire, les articles de ce genre deviennent rares sur AgoraVox.
      Juste une précision mais je pense que vous êtes d’accord. L’Iran ne veut pas fabriquer de bombe nucléaire mais il veut être au seuil de cette possibilité en restant à quelques mois de sa fabrication. La réussite des négociations de Genève dépendra du subtil équilibre qui sera trouvé entre les intérêts commerciaux et stratégiques occidentaux et l’élimination peut-être partielle de cette menace.


    • JMBerniolles 25 janvier 2014 21:12

      Merci.

      Quand on enrichit de l’uramium à 20%, ce qui d’ailleurs le rend difficile à manipuler comme les japonais s’en sont aperçu en 1999 lors d’un accident de criticité à Tokaï Mura [au passage on note aussi que les japonais qui se sont engagés à ne pas développer d’armes nucléaires ont aussi de l’uranium enrichi à près de 20% !], il y a obigatoirement une pensée militaire.

      Sans doute est ce, en Iran, une initiative de techniciens qui se préparent à toute éventualité, alors que le niveau politique, les Ayatollahs, n’est pas prêt à s’engager dans cette voie. Le guide suprème s’est d’ailleurs prononcé contre l’arme nucléaire.

      Entre parenthèse, je reste personnellement totalement interloqué par le fait qu’une théocratie islamique puisse être à ce point capable d’amener un pays vers les progrès scientifique et technologique à leur summum ; Sans doute est ce un effet de la grande culture perse qui s’est réveillée après le départ du Shah.

      Contrairement à ce qui nous est seriné l’Iran n’est pas un pays agressif, ni hégémonique. 

      Donc, je pense que l’Iran développe d’autres moyens de défense et surtout considère les liens économiques comme gages de non agression. Ce pays a bien conscience d’être, dans le cadre de le crise économique actuelle, un véritable eldorado.



  • Massada Massada 25 janvier 2014 07:55

    Suite aux accords de novembre 2013, l’Iran vient de cesser sa production d’uranium enrichi à 20 pour cent ; il diluera son stock déjà enrichi à ce niveau, apparaissant sous la forme d’hexafluorure, en le transformant en oxyde, qui ne peut plus être ré-enrichi. 


    La moitié des centrifugeuses de Natanz seront arrêtées – c’est fait ! - ainsi que les trois-quarts de celles de Fodow – c’est fait aussi -, cette mesure incluant toutes les centrifugeuses de la dernière génération.
     
    Les travaux sur le réacteur à eau lourde d’Arak seront stoppés, de même que tout son approvisionnement. 

    le 1er février prochain, de 550 millions de dollars d’avoirs iraniens bloqués seront libéré 1er mars, à la condition que l’AIEA confirme que la moitié du stock d’uranium à 20 % a bien été transformée, l’on procèdera au dégel de 450 millions supplémentaires, et ainsi de suite. 

    Le nucléaire iranien n’étant plus une menace, le problème syrien perd de sa priorité.
    Les pourparlers de Genève II laissent peu d’espoir, on se dirige vers un enlisement du conflit.


  • claude-michel claude-michel 25 janvier 2014 10:10
    Genève 2= rien...seul Poutine à le pouvoir de faire quelque chose au grand dam des USA...qui font de la figuration avec Fabius...C’est bidon... !

  • leypanou 25 janvier 2014 12:33

    @auteur :

    Belle analyse mais il faut espérer que le gouvernement syrien et la Russie n’acceptent pas la création d’un gouvernement de transition bidon où des pseudo-révolutionnaires financés par l’extérieur peuvent utiliser les moyens de l’état pour continuer leur sabotage de l’intérieur.

    Déjà cette affaire de destruction des armements chimiques syriens étaient une erreur, à mon avis, car il est prouvé un peu partout, sauf en France bien sûr comme d’habitude, que la Syrie n’avait pas du tout utilisé ces fameuses armes chimiques pour une raison simple : y avait-elle intérêt d’ailleurs (cf par exemple ceci) ?

    Quand l’empire et ses vassaux n’ont pas de laquais capables de gagner des élections, ils proposent un gouvernement de transition où des personnes qui ne représentent pas grand-chose peuvent siéger. Pour lire le communiqué du gouvernement syrien à Genève II, cf par exemple ceci  : on ne risque pas d’entendre çà sur les médias français où le secrétaire général des Nations Unies a prouvé une fois de plus son parti pris (je suis poli pour ne pas écrire autre chose).

    C’est au peuple syrien et lui seul de choisir qui le dirige pas une puissance extérieure quelconque, fût-elle la première ou la cinquième puissance mondiale : considérer que le CNS est le représentant légitime du peuple syrien est tout simplement ridicule.


    • JMBerniolles 25 janvier 2014 13:44

      Merci beaucoup pour ce commentaire.


      Je pense que la destruction des armes chimiques syriennes était une mesure imposée par la Russie pour laisser les américains sauver la face après l’échec de leur projet de frappes de missiles [pendant 72 heures un vrai déluge sur ce pauvre pays] de septembre dernier.

      Il y a zéro chance que la délégation syrienne officielle céde sur un gouvernement dit de transition.

      Mais il faut espérer que les discussions avec « l’opposition » permette la libération d’otages retenus par ce que l’on nomme ici pudiquement les groupes « rebelles », dont des journalistes. 

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