mercredi 6 septembre - par gruni

Grossophobie et médecins culpabilisateurs

Le même jour, sur le site de Libération, vous avez un article qui dénonce la stigmatisation des gros et le regard culpabilisant des médecins sur eux. Alors que l'obésité, selon une association, "est une maladie chronique et multifactorielle". Et sur la même page un autre article qui donnerait presque l'impression que le gros est surtout un goinfre, "Sans surprise, l’ingurgitation régulière d’aliments hautement caloriques, riches en lipides et glucides, corrélée à un manque d’activité physique sont les principales causes du phénomène". En fait, les deux articles ne sont pas en contradiction, mais plutôt complémentaires.

Cachez ces gros que je ne veux pas voir

Vous vous imaginez un Belmondo obèse à la télé ou au cinéma réalisant des cascades insensées ? Bien sûr que non ! Pas de place pour les gros sur nos écrans, ne sommes-nous pas dans la société du paraître. À la limite on pourrait réaliser un film qui s'intitulerait " Les gros se cachent pour se nourrir". Mais là je suis vraiment méchant et je m'excuse par avance auprès de mon voisin obèse qui est le type le plus sympa du quartier. 

Pourquoi les gros mangent trop 

Les facteurs génétiques n'expliquent pas tout, mais 70% des obèses ont un parent qui l'est aussi. Une alimentation mal équilibrée ainsi que des troubles du comportement alimentaire, comme par exemple les compulsions pour certains aliments et le grignotage sont évidemment responsables de la prise de poids. Sans oublier les facteurs psychologiques, détresse ou stress. Quand la tête va mal, certaines personnes se rabattent sur la nourriture pour trouver du réconfort. L'insuffisance d'activités physiques, passer la journée devant son ordinateur ou la télé, même si c'est un vieux film avec Bébel, est encore une autre cause de l'obésité. Le manque de sommeil également, "différentes études ont montré une association épidémiologique entre une durée de sommeil courte et un indice de masse corporelle élevé lié à l’obésité. Lorsque la durée du sommeil est inférieure à 5 heures par nuit, le risque d’obésité augmente de 60%1". 

Les médecins culpabilisateurs

Votre médecin traitant est peut-être l'un deux. 

Petit scénario fictif - Vous entrez dans le cabinet de votre docteur avec une bonne bronchite. Votre médecin vous scrute avec son regard inquisiteur, puis vous demande, "qu'est-ce qui vous arrive ?" Vous répondez, "j'ai les bronches encombrées". Et là l'inévitable se produit... "vous fumez combien de cigarettes par jour ?" Vous osez à peine répondre timidement "25" que la sérénade habituelle et culpabilisante commence..."Houlà ! vous vous rendez compte des risques pour votre santé ; cholestérol, maladie cardio-vasculaires ect. ect. Vous étiez rentré chez votre toubib avec une bronchite et vous sortez de chez lui avec en plus un mal de tête carabiné et avec la ferme intention de changer de docteur.

Avec les gros c'est encore pire que ça

D'après plusieurs spécialistes interrogés par le journal Libération, sociologue et médecins, « Bon nombre de médecins ne comprennent pas et pensent, "si tu es gros, c’est que tu n’arrives pas à dire non à la nourriture" ». En fait, les médecins font partie de l'élite, comme Macron, svelte comme un haricot vert, et ne seraient donc pas touchés par la grossophobie. Pour eux, « L’obèse n’a d’existence que pour maigrir », d'ailleurs selon l'observation d'un généraliste d'une finesse d'esprit inégalable, « Au retour d’Auschwitz, il n’y avait pas d’obèses ».

Heureusement, tous les médecins ne sont pas culpabilisateurs et incompétents. Le plus souvent ils font bien leur métier et essaient de trouver des solutions sans stigmatiser ni humilier le patient qui souffre d'obésité. Par contre, la stigmatisation de l'obèse se retrouve partout, aussi bien au travail que dans la rue et parfois même dans la famille.

Sources - http://www.liberation.fr/france/2017/06/19/grossophobie-les-obeses-invisibles-de-la-societe-francaise_1576489

http://www.liberation.fr/planete/2017/06/12/pres-d-une-personne-sur-quatre-en-surpoids-dans-le-monde_1576297

 



52 réactions


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 septembre 08:49

     Dans le « concerto grosso »,un petit ensemble de musiciens solistes, le concertino, on ne doit plus dire : « Vas-y l’obèse » mais  « Allegro ».


  • Daniel Roux Daniel Roux 6 septembre 09:03

    L’auteur n’a pas reculé devant ce sujet difficile. Ce n’est pas son moindre mérite.

    Je me permets de lui faire remarquer que lorsque l’on va voir son médecin pour une bronchite et que l’on fume 25 cigarettes par jour, il est normal que le médecin émette un conseil, après, il y a la manière de le faire : Un médecin n’a pas à juger ou à se montrer paternaliste.

    Ceci écrit : Qui n’a pas succombé un jour à une fringale de chocolat ou d’autre chose, ne peut pas comprendre ce qu’est une addiction.

    Il y a des degrés dans l’addiction, entre celle au chocolat et celle à l’héroïne. Pour le chocolat, il suffit souvent de ne plus en acheter, pour l’héroïne, une substitution et un accompagnement est nécessaire pendant la période de sevrage.

    Il y a l’addiction mais il y a aussi l’habitude. Une des méthodes utilisées pour arrêter de fumer travaille sur l’habitude gestuelle. Le principe est le suivant :

    A chaque fois que vous vous retrouvez avec une cigarette entre les doigts, avant de l’allumer, posez-vous la question : En ai-je vraiment envie ? Si la réponse est non, remettez-la dans le paquet.

    Concernant l’obésité, ce que je constate, c’est que les parents qui mangent trop, par rapport à leurs besoins, donnent trop à manger à leurs enfants. Tout le monde connait le principe de la reproduction sociale, mêmes causes, mêmes effets, pour la reproduction de l’obésité.


    • gruni gruni 6 septembre 09:25

      @Daniel Roux


      « il est normal que le médecin émette un conseil, après, il y a la manière de le faire : Un médecin n’a pas à juger ou à se montrer paternaliste ».

      Complètement d’accord avec vous sur ce point. D’autant que je suis fumeur. 
      Quant aux obèses, le facteur génétique est très important, j’ai pu le constater comme vous certainement. Certes, la malbouffe est la cause principale de l’obésité. 
      Merci pour votre commentaire ;




    • Fergus Fergus 7 septembre 09:32

      Bonjour, gruni

      Personnellement, je ne suis pas obèse et ne souffre d’aucun dérèglement.

      Et pourtant, je suis accro au sucré. Je peux parfaitement me passer d’aliments sucrés lorsqu’il n’y en a pas à disposition (notamment en rando), mais dès lors que je suis au contact, je ne m’empêcher d’en consommer sans modération. Par exemple le chocolat (surtout à cuire, va savoir pourquoi) : je décide d’en manger une barre et d’en rester là : impossible ! Dès que j’ai alimenté la machine, j’en mange une deuxième, puis une troisième, et parfois une quatrième...

      La faute à une habitude que je ne parviens pas à contrôler et à la disposition de chocolat chez moi. Or, plus de chocolat à la maison, plus de problème car je n’en souffre pas.

      En fait, il se passe avec le chocolat ce qui s’est passé dans mon cas avec le tabac : dès lors que je n’en ai plus eu sous la main, de manière fortuite, j’ai arrêté sans difficulté (j’ai raconté cela dans un article intitulé : Arrêter de fumer : et si cela pouvait être facile ?

      Je ne prétends évidemment pas qu’il n’y ait pas de réels problèmes d’addiction pour la plupart des personnes, et cela vaut pour celles qui sont en surpoids du fait d’une alimentation incontrôlée pour cause de métabolisme déréglé. Mais les médecins n’ont pas toujours tort : l’une de mes ex-collègues qui pesait au bas mot 20 kg de trop pouvait parfaitement passer 3 jours de séminaire à la campagne ou en crapahut dans Pyrénées sans jamais être en manque de gâteau. Mais revenue en ville, il lui était impossible de résister à l’appel des pâtisseries en passant devant leur devanture.

      En réalité, il n’y a pas un schéma unique, mais de nombreuses configurations dont les racines sont très diversifiées.



    • gruni gruni 7 septembre 10:30

      @Fergus


      Bonjour Fergus

      Ah le chocolat ! moi c’est plutôt au lait ou des barres chocolatées, mais bon, j’ai bien une petite surcharge pondérale, mais rien à voir avec l’obésité. Par contre, lorsque j’ai arrêté de fumer pour reprendre 2 ans après, j’avais pris quinze kilos. Je me souviens bien de ton article, et tu as bien raison de dire « il n’y a pas de schéma unique ».

  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 septembre 09:08
    L’industrie agro-alimentaire ne laisse pas beaucoup de choix à toute une catégorie de population :
    « Malbouffe » aux Etats-Unis : causes et conséquences - Infoguerre

    • gruni gruni 6 septembre 09:40

      @Jeussey de Sourcesûre


      1/3 des américains adultes sont obèses, 1/5 pour la France, chiffre qui reste stable

      Merci pour le lien

    • spearit 6 septembre 13:06

      @gruni

      Un ratio qui démontre donc que ce n’es pas un facteur génétique...

      On est ce que l’on mange et être obèse comme sur la photo n’est dû qu’à la mal bouffe, faut arrêter que prendre les vessies pour les lanternes... (sauf rare exception...)

      On est plutôt dans la déculpabilisation en prétendant que c’est génétique et du coup on loupe l’occasion de faire comprendre que les gens ont un pouvoir énorme sur eux-même, et oui si on est obèse on peut se poser quelques questions sur soi-même et le respect que l’on a de son propre corps

      Le seul problème médical que je vois la dedans c’est le problème mental et psychologique qui cause ce besoin de fuite dans la nourriture.

      C’est marrant on a pas tant ce problème dans certaine région du monde...


    • Jurassix Jurassix 6 septembre 15:19

      @spearit : « On est plutôt dans la déculpabilisation en prétendant que c’est génétique ». Exactement. Je dirai meme qu’aux US, cela deviens une normalisation maintenant.

      Mes enfants vont a l’ecole aux US, on depense pas mal d’argent pour achter des produits frais non manufactures, pas de grignotage, on mange a table et ensemble. Les amis de mes enfants mangent rarement en famille, grignottent en permanence et achetent beaucoup de produits alimentaires manufactures.
      Resultat : mes enfants sont vus comme maigres ici, et je vois une once de dedain dans les yeux des autres parents a la piscine.
      La sur-bouffe a ete normalisee. Les bons produits sont plus chers que les produits manufactures. Et le train de vie (valable aussi en France) reduit le temps necessaire pour cuisiner.
      Etre gros n’est pas normal. C’est une question d’education et de volonte. Si la societe ne culpabilise pas le sur-poids, on va laisser la situation se degrader. Mais ce sont les parents qui doivent etre culpabilises, et ce des le plus jeune age de l’enfant quand celui-ci commence a gonfler. Ca ne sert a rien de s’attaquer aux enfants, ce sont les parents les responsables.


    • gruni gruni 6 septembre 15:28

      @spearit


      Il n’est pas question de déculpabilisation, il est question d’explications sur les causes, même si la malbouffe est la principale raison de l’obésité il y a de nombreux facteurs aggravants. Ils sont cités dans l’article et les commentaires. 

    • NEPNI NEPNI 6 septembre 20:06

      @spearit

      Je valide totalement, la tendance actuelle est à trouver toute sorte d’excuses à cette addiction. Celle-ci est très sournoise car c’est un besoin (manger) mais tant que les gens ne prennent pas conscience que l’alimentation peut devenir très vite une drogue, ça ne changera pas.

      Informer les gens en surpoids qu’ils ont un problème d’addiction à la nourriture. Je suis mince mais il y a des problème d’obésité dans ma famille (père, mère, frère, sœur) et si je n’avais pas conscience de cette problématique, moi aussi, je pourrais très vite tomber dedans aussi.

      Génétiquement, je suis « programmé » pour être gros, enfin ça, c’est le discours de déculpabilisation habituel. Si vous êtes en surpoids, prenez conscience que vous avez un problème avec la nourriture du même type qu’un alcoolique ou un drogué quelconque.


    • Parlez moi d'amour Parlez moi d’amour 6 septembre 22:18

      @NEPNI

      Je ne suis pas tout à fait d’accord. S’il est certain que la malbouffe, le snacking, l’abus de boissons sucrées etc ... favorisent l’obésité, qu’il y a des facteurs génétiques en jeu, je connais des obèses ou du moins des personnes très « fortes » qui ne mangent pratiquement pas à cause de ce surpoids mais qui souffrent sans conteste de stress et d’angoisse et donc de médication appropriée que je mettrais volontiers en cause tant c’est une constante. Par contre un ami ingurgite quantité de nourriture grasse, sucrée, chimique et alcoolisée sans que cela affecte sa silhouette alors que sa famille est plutôt rondouillarde ...

      Maintenant il est vrai qu’observer les passants depuis une terrasse de café montre bien que suivant le quartier la foule n’est pas nourrie de la même façon.


    • NEPNI NEPNI 7 septembre 07:56

      @Parlez moi d’amour

      Il y a des différences génétiques, certains « stockent » énormément (excellent au niveau survie, avantage sélection naturelle) et d’autres qui « brûlent » tout et qui engraisse très peu. Là dessus, on est d’accord.

      Cependant, il faut connaître son corps et faire avec, qui a dit qu’on devait tous manger la même chose ? Un gars qui mesure 1m50 ne fera jamais carrière au basket, c’est comme ça, il devra faire autre chose comme sport (très bon pour être champion de F1 !).

      Un autre point, où vous vous leurrez probablement, c’est qu’on ne peut pas faire confiance aux déclarations des « addicts », ils mentent et sont dans le déni (se mentir à soi-même).

      La loi de Lavoisier est toujours respectée, quelqu’un qui mange de « bonnes choses » en quantité raisonnable, ne peut pas avoir de surpoids. C’est les comportements excessifs qui qui le permet. Si vous passiez une semaine à noter chaque aliment (+ quantité) qu’une personne en surpoids ingurgite, vous comprendriez, même eux ne se rendent pas compte !

      Que chaque personne qui veut vraiment perdre du poids prenne conscience des ses angoisses qui la pousse à manger (en compensation). Rien ne ressemble plus à la faim que l’angoisse !

      Ils ont tous un problème d’ordre psy qui se transforme en problème de poids, c’est leur manière de réagir fasse à ce problème inconscient.


    • mmbbb 10 septembre 16:49

      @Jeussey de Sourcesûre vous écrivez du Roseamar « On nous fait bouffer n importe quoi » Je ne suis ne pas ne riche et je ne suis pas obèse mais j ’ai toujours eu des repas structurés et varies et j ai toujours marche par la force des choses A cette epoque les meres cuisinaient et avaient le sens d accommoder les plats puisque rien ne se perdait ¨ Periode ou ces gens la avaient connu le rationnement et avaient appris le respect de la nourriture Mais c ’etaient des femmes « hass been » et je suis un hass been . Maintenant la famille est déstructurée et ainis que les repas C’est un progres « sociétal »  un tres grand progres on ne peut pas avoir tout et son contraire Il n avait que tres peu d obeses au lycee Quant a la mal bouffe en France elle coute 28 milliards selon une etude mais elle integre  ; les cancers, 12,8 milliards par an ; l’obésité, 4 milliards ; le diabète, 12,5 milliards . Dénoncez l industrie est un peu facile J avais affaire a des fumeurs avant la loi Evin ils en avaient rien a foutre l industrie du tabac a bon dos Je remercie le courage de M EVIN Un homme politique au sens noble Du Rosemar vous faites Lorsque que je vois des caddies au supermarche remplis de sodas pizzas et autre conneries ces personnes la on un pois chiche , regime canape et le foie explose C est quand meme pas difficile a comprendre non A quoi sert cette putain societe d information de surcroit ces gens ont des portables avec Internet !


  • bob14 bob14 6 septembre 09:21

    Obésité...résultat d’une politique mafieuse pour ressembler aux USA...il y a 50 ans l’obésité en France n’existait pas..alors les politichiens ont ouvert les portes du profit en acceptant tout ce qui venait d’amérique puis du reste du monde inondant le pays de produits nocifs pour la santé.. mais très lucratif pour les banques et les marchés...Il y avait le vélo ou la marche..maintenant c’est la bagnole et les Mc d’eau...Facile d’imposer un système avec un peuple de décérébré...


    • gruni gruni 6 septembre 09:52

      @bob14


      Certes, le commerce de la malbouffe profite à pas mal de monde, mais pour autant, considérer que le peuple est décérébré est une réflexion simpliste. 

    • bob14 bob14 6 septembre 10:09

      @gruni...Bonjour...pourtant à voir les implantations et les « profits » des restaurants de la mal bouffe on peut se poser la question comme le mode de vie de notre société actuelle également...


    • gruni gruni 6 septembre 10:44

      @bob14


      Bonjour

      La question sur notre mode de vie se pose, je suis complètement d’accord avec vous. Pourtant la stabilisation du nombre de personnes en surpoids est, je l’espère en tout cas, le début d’une prise de conscience sur les dégâts de la malbouffe. 

  • foufouille foufouille 6 septembre 09:21

    il existes pas mal de maladies et de médocs qui font grossir.
    tu en as raté une : 80% des diabétiques sont gros donc gros = diabète. c’est une version des années cinquante mais toujours plus ou moins admise.
    sauf en suisse car juste 50% des diabétiques sont gros.


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 6 septembre 10:20

    Les maladies par ordre d’apparition !


    Tu picoles !


    Tu fumes !


    Tu bouffes trop, étant la dernière elle serait apparue quelques années après la deuxième guerre mondiale, la preuve par exemple visionnez les images des rues de Paris dans les années avant 1950, les obèses sont pas très nombreux !!


    T’es con, ben une maladie vieille comme le monde !


    @+ P@py


    • gruni gruni 6 septembre 10:55

      @Gilbert Spagnolo dit P@py


      Je n’ai pas pris le temps de visionner les images des années 50, mais, après une petite recherche, je constate que votre réflexion est pertinente. Voilà l’explication...

      «  les gens les moins aisés, qui, avant les années 1950, se nourrissaient beaucoup à base de féculents, de légumes secs, de pain, se sont tournés vers les produits peu chers que sont aujourd’hui les aliments gras et sucrés, provoquant une prise de poids rapide ». 

      Mais peut-être les gens deviennent moins con, puisque l’obésité en France s’est stabilisée, ce qui n’est pas le cas partout en Europe et aux EU.


  • Jeff Parrot Jeff Parrot 6 septembre 10:43

    ben , ya juste a mettre des taxes enormes sur les produits trop sucres, gras et sales (une mega taxe quand combo de 2 ou 3 en meme temps) comme on le fait avec le tabac ou l’alcool...assorti d’un packaging style paquet de clopes.

    Et le tour sera joue
     


    • gruni gruni 6 septembre 11:02

      @Jeff Parrot


      Je ne sais pas le résultat des taxes sur l’alcool, encore que la baisse des ventes des boissons alcoolisées soit avérée, mais remplacer le vin par du coca...
      Pour le tabac, il y aurait un hausse de la consommation et les pays frontaliers font des affaires formidables. En attendant la prochaine hausse du tabac et du diesel.
      Je crois que la hausse des taxes n’est pas la seule solution, et puis nous en avons bien assez comme ça.

    • Jeff Parrot Jeff Parrot 6 septembre 11:54

      Que la malbouffe devienne plus chere que la bonne bouffe est forcement UNE solution, car c’est aussi par son cote bon marche qu’elle s’est impose (les pays du tiers sont d’ailleurs impactes).

      Et comme le sucre et le gras bas de gamme sont tres bon marche, pas d’autre choix que de passer par l’impot pour rendre plus chere la malbouffe.

      Votre comparaison avec les clopes et l’alcool n’est pas pertinente, les cigarettes et l’alcool n’ont pas de produit equivalent « sain », la malbouffe si.


    • gruni gruni 6 septembre 12:07

      @Jeff Parrot


      Que la malbouffe devienne plus chère que la bonne... Vous croyez vraiment que c’est possible, rendre plus chère la malbouffe par les taxes certainement, c’est une solution mais ce pas suffisant pour dissuader le consommateur qui a des fins de mois le 15. 
      Ma comparaison avec le clopes prouve simplement que tout taxer n’est pas la seule solution. La pédagogie et l’aide des médecins, seront plus efficaces à mon avis. 

    • oncle archibald 6 septembre 15:24

      @gruni : nul besoin de taxes, la malmouffe est souvent plus chère que la bonne quand on prend le temps de faire le marché et de cuisiner des produits de saison. Il y eut une période dans ma vie d’enfant ou il y avait très peu d’argent à la maison. Ma mère faisait une cuisine délicieuse en choisissant soigneusement les ingrédients et en y consacrant le temps qu’il faut. C’est le beef-steak d’une vieille vache de réforme, plus l’huile pour faire les frites qui sont à la fois chers insipides et coûteux, pas les bas morceaux cuisinés en daube ou en civet avec des légumes de saison.


    • gruni gruni 6 septembre 15:40

      @oncle archibald


      Vous voulez dire qu’en cuisinant soi-même, manger revient moins chère qu’acheter des produits préparés, je suis d’accord, « en y consacrant le temps qu’il faut ». C’est ce temps qui manque le plus, même si nous avons tendance à tomber dans la facilité. D’ailleurs je crois que nous en avions déjà parlé dans un article précédent. 


    • foufouille foufouille 6 septembre 15:58

      @oncle archibald
      « Il y eut une période dans ma vie d’enfant ou il y avait très peu d’argent à la maison »
      moi aussi mais je suis pas gateau donc je me souviens que les prix étaient bien moins chers.
      à moins que tu veuilles manger du plat de côtes immangeable.


    • ZenZoe ZenZoe 6 septembre 16:19

      @oncle archibald
      D’accord avec vous, sauf sur le temps. On peut cuisiner vite et bien avec de bons produits de base. Un menu spaghetti au thon plus salade composée se fait en 15 minutes. Un menu riz omelette légumes sautés à la chinoise pareil. Faut pas déconner non plus.
      Question d’organisation aussi. Les Chinois font cuire une marmite pleine de riz qui leur dure la semaine - gain de temps ! En hiver, une grosse marmite de soupe tient plusieurs jours aussi.


    • foufouille foufouille 6 septembre 17:10

      @ZenZoe
      un plat d’oeufs en gelée dure aussi une semaine mais cela ne prend pas 15mn.


    • ZenZoe ZenZoe 6 septembre 18:45

      @salut foufouille
      Alors là, les oeufs en gelée avec moi durent toute la vie ! Les oeufs passe encore, mais la gelée beurk ! Tu me files des vapeurs avec ta suggestion smiley


    • foufouille foufouille 7 septembre 08:20

      @ZenZoe
      c’est par ce que tu ne sais pas les faire. techniquement, c’est un aspic. la gelée aromatisée à mes goûts est juste utile pour la conservation.


    • fatallah 7 septembre 22:17

      @Jeff Parrot
      Il y a mieux qu’une taxe qui ne viendra jamais (les lobbies de l’agro-alimentaire veillent) : https://lesmoutonsenrages.fr/2017/09/04/de-larsenic-du-mercure-et-du-nitrite-de-sodium-ras-le-caddie/

      Coluche disait : Si ça ne s’achetait pas, ça ne se vendrait pas ... ou un truc comme ça.


  • ZenZoe ZenZoe 6 septembre 11:45

    Cet article me fait penser à un voyage en Inde dans ma jeunesse.
    Alors que dans les pays occidentaux, ce sont plutôt les gens modestes qui souffrent de surpoids, en Asie et en particulier en Inde, c’était le contraire à l’époque. Les castes des pauves étaient minces, les castes au pouvoir très enveloppées. Etre gros était bien vu donc, signe de richesse et de beauté. C’était pareil en France dans les siècles passés, mais tout le contraire maintenant.

    Je ne sais pas ce que je voulais dire avec ce message, peut-être que le regard porté sur le corps change en fonction d’autres critères, et que la nourriture n’explique pas tout ?


    • oncle archibald 6 septembre 12:06

      @ZenZoe : d’accord avec vous, il y a bien sûr un effet sociétal très important qui altère le jugement porté d’un simple point de vue médical.

      Si les très gros ont effectivement besoin d’un suivi médical pour sauvegarder leur santé, il y a des tas de « légèrement enrobés » qui se trouvent trop gros ou le plus souvent au féminin trop grosses. Pourtant les rondeurs sans excès sont esthétiques et attirantes. Je suis catastrophé par les campagnes médiatiques qui ont mis le seuil des « trop gros, trop grosses » très très bas, et encore davantage sur les effets pervers de cette « mode » qui débouchent sur des inepties voire des anorexies aussi graves que l’obésité au point de vue médical.

      En bref une fois de plus je constate que « la cohorte des marchands » a pris les affaires en mains : bourrage de cranes dans les médias, vente de régimes, vente de coupe faim, vente d’appareils de musculation, abonnements divers à des salles de gym, stages de toutes sortes, avec toutes les dépenses que cela implique pour rester « in ».

      Et je ne parle même pas des difficultés que rencontrent tous les « hors normes » pour s’habiller correctement. Dès que l’on dépasse la « taille et le poids requis », requis par les « marchands », impossible de trouver des vêtements un peu dans le coup. Ce qui aggrave encore la mise à l’index du « gros ».


    • gruni gruni 6 septembre 12:13

      @ZenZoe


      « le regard porté sur le corps... » Certainement, et quel est-il aujourd’hui, la minceur à tout prix. Certes, c’est aussi une question de santé publique, mais de là à stigmatiser les gros...
      Votre remarque sur les critères qui changent dans le temps est tout à fait pertinente.

  • troletbuse troletbuse 6 septembre 15:16

    Pour lire Libération, il faut être tombé bien bas  smiley


    • troletbuse troletbuse 6 septembre 15:24

      @troletbuse
      Ety puis « grossophobie » et encore un mot à la con inventé par les fossoyeurs de la langue française. Pourquoi pas la « fessophobie », la « tétonophobie », la « maigrophobie ». Moi j’ai la « grounicophobie »  smiley


  • pemile pemile 6 septembre 15:58

    @gruni "Par contre, la stigmatisation de l’obèse se retrouve partout, aussi bien au travail que dans la rue et parfois même dans la famille."

    Comme la stigmatisation des fumeurs et de tout profil sortant des critères à la mode, non ?

    Les études récentes montrent qu’une prédisposition génétique à l’obésité n’entraine pas d’obésité si le régime alimentaire et l’activité sont équilibrés.

    Il faut faire gaffe de ne pas confondre la cause et l’effet, et de bien condamner le vrai coupable, la bouffe industrielle, la surconsommation et l’inactivité. A part l’obésité morbide, il y aussi pas mal de gros ayant plus la patate que certain mannequin anorexique et très content de mieux résister aux coups de vent.


    • gruni gruni 6 septembre 16:08

      @pemile


      Je n’ai jamais dit que des facteurs génétiques menaient obligatoirement vers l’obésité, mais incontestablement c’est un facteur aggravant. D’autre part, je n’ai jamais nié la responsabilité de la bouffe industrielle. Mais ce n’est pas en stigmatisant le gros qu’il va maigrir.


    • gruni gruni 6 septembre 16:11

      @gruni


      PS. En ce qui concerne les fumeurs, je suis bien placé pour le savoir.

    • ZenZoe ZenZoe 6 septembre 16:24

      @pemile
      le vrai coupable, la bouffe industrielle, la surconsommation et l’inactivité.

      Personne ne force les gens à acheter des lasagnes préparées et à en manger 2 portions avec un paquet de chips, ni à rester chez eux sur le canapé tout le weekend. Faut pas pousser. Les gens choisissent quand même un peu non ?
      Personne ne devrait condamner les personnes qui font ce choix, mais ce choix, elles le font !


    • NEPNI NEPNI 6 septembre 20:44

      @pemile

      je remets mon commentaire qui illustre parfaitement vos dire.

      Informer les gens en surpoids qu’ils ont un problème d’addiction à la nourriture (ou à une catégorie de nourriture).

      Je suis mince mais il y a des problème d’obésité dans ma famille (père, mère, frère, sœur) et si je n’avais pas conscience de cette problématique, moi aussi, je pourrais très vite tomber dedans aussi.

      Génétiquement, je suis « programmé » pour être gros, enfin ça, c’est le discours de déculpabilisation habituel. Si vous êtes en surpoids, prenez conscience que vous avez un problème avec la nourriture du même type qu’un alcoolique ou un drogué quelconque.


  • Ruut Ruut 6 septembre 16:12

    Manger trop n’est pas la cause principale de notre pandémie de gros.

    C’est la qualité de la nourriture ingurgitée qui est la cause première de cette pandémie.

    Le test est simple.
    Tu mange, tous les jours au fast food, la boisson de l’eau pendant 1 mois et tu te pèse.

    Tu fait le même test mais tu remplace la nourriture par la même mais 100 % bio (le vrais) et toujours en boisson de l’eau, et tu verra tu vas soit te stabiliser soit maigrit.

    Le problème ce n’est pas le burger mais la qualité des ingrédients qui le compose.

    Il y as sûrement un lien entre les produits que mangent les animaux industriels et qui les font grossir vites et ceux qui mangent ces animaux et qui a leur insu prennent en mangeant ce produit.

    Pareil pour les végétaux industriels et les poisons utilisées sur ces derniers.


    • gruni gruni 6 septembre 16:24

      @Ruut


      Oui Ruut, dans l’idéal nous devrions tous avoir le poids conforme à notre physique. Mais notre vie de tous les jours, je vais pas vous faire un dessin, ne le permet pas toujours. Inutile de vous dire que certains facteurs aggravants, (dans le texte) n’arrangent pas les choses.

  • Saka20 Saka20 6 septembre 17:00

    Avant on disait , quand les gros maigrissent les maigres meurent, désormais c’est, quand les maigres grossissent les gros meurent.


  • Le421 Le421 6 septembre 19:20

    Les publicités pour les régimes amaigrissants font florès à la télé.
    Les gros ne sont pas un handicap, c’est un marché.

    Vous verrez que Ferrerro et son huile de palme vont sponsoriser des labos pharmaceutiques.
    Comme Monsanto et Bayer.
    L’un empoisonne, l’autre vends les médocs !!

    Hein ?
    Vous n’aviez pas remarqué ??


  • ricoxy ricoxy 10 septembre 17:54

     
    « Vous vous imaginez un Belmondo obèse à la télé ou au cinéma... ? »
     
    Prenez le film Le docteur Foldingue, avec Eddy Murphy. Bon, il ne fait pas de cascade, Eddy, mais dans le film se pose la question : être ou ne pas être bien dans sa peau, surtout quand on est noir et gros.
     


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