vendredi 8 novembre - par Martin de Wallon

Héritage Johnny Hallyday : Les enfants du taulier s’apaisent et renoncent à faire payer Laeticia

Les avocats de David Hallyday et de Laura Smet ont annoncé qu’ils renonçaient « dans un souci d'apaisement », à exiger ce mercredi 6 novembre, devant la cour d'appel de Versailles, les frais de justice que devait leur verser l’épouse de leur père, Laeticia Hallyday.

Vers un accord ?

En aout dernier, la veuve de Johnny Halliday n’avait pas l’air favorable aux compromis. Bien au contraire, elle avait mis fin à sa collaboration avec son conseil franco-iranien Ardavan Amir-Aslani pour s’entourer de plusieurs grands spécialistes : David Gordon-Krief et les deux avocats d’André Boudou, son père.

Cette défense s’annonçait bétonnée d’autant plus que les défis étaient énormes pour elle. En effet, depuis février 2018, Laura Smet et son frère David avaient décidé de contester en justice le dernier testament rédigé par leur rockeur de père. Ce document qui les déshéritait complètement profitait uniquement à son épouse qui, jusqu’à ses derniers jours, s’était chargée de toutes ses affaires professionnelles, de son entourage musical, de son image et de ses différentes entreprises.

Pour les enfants Smet, l’injustice criarde résidait aussi dans le fait que leurs demi-sœurs, Jade et Joy, filles adoptées du couple, n’étaient pas représentées par un avocat. Une question tout à fait légitime, dans la mesure où les intérêts des deux enfants divergent de ceux de leur mère. En l’état, Laeticia Hallyday héritait toute seule or, l’ainée des filles atteindrait la majorité dans les trois années suivantes. Selon les plaignants, la part d'héritage à laquelle ils avaient droit en référence à la loi française, devrait effectivement être redistribuée, soit 18,75 % à chacun des enfants et 25% à l’épouse. Notons que, le patrimoine de Johnny Hallyday est estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros.

L’épouse du taulier avait requis aux juges, la demande de rapatrier tous les biens de son époux aux Etats-Unis où elle vivait. Cette demande avait été purement et simplement rejetée au motif que Johnny Hallyday avait gardé jusqu'au bout de sa vie, la nationalité française et était résident français au moment du décès. Les juges avaient déduit que la délocalisation du jugement était insensée. Le 28 mai, le tribunal de grande instance de Nanterre s'était déclaré compétent pour trancher le litige. David Hallyday et Laura Smet avaient obtenu en plus du gel du patrimoine immobilier français de Johnny Hallyday, la victoire sur une partie des royalties versées par ses maisons de disque au titre des ventes d'albums.

Loin de se laisser démonter, Mme Halliday faisait appel du jugement sur la compétence de la justice française et relançait les hostilités avec sa nouvelle équipe choc de conseils. L’audience prévue pour le 11 juillet avec l’éventualité d’une réunion de « remise en l’état » avait donc été annulée, clouant ainsi toutes les probabilités de négociation à l’amiable.

Pourquoi Les conseils de Laura et David ont-ils annoncé un « apaisement », alors que la cour d'appel de Versailles devait trancher son appel, ce 6 novembre ?

Il semblerait que la tournure de l’affaire deviendrait anecdotique. L’épouse de la star aurait renoncé début octobre à sa demande auprès de la cour quand les ainés de celui ci de leur coté, auraient en cadeau, décidé de ne pas réclamer les frais de justice que Laeticia Hallyday avait l'obligation de leur verser.

Une nouvelle audience

Après la décision de Laeticia Hallyday de renoncer à l’appel, il s’agissait surtout pour les avocats, dans une audience très brève et sans véritable enjeu, de sceller un accord : « Nous saluons le retour de la sérénité dans ce dossier qui en avait bien besoin (…) L'heure est à l'apaisement. Avec la nouvelle équipe d'avocats de Læticia Hallyday, la sagesse et la lucidité sont revenues. (...) Et nous saluons leur prise de conscience et leur courage », a affirmé dans le Point, Me Pierre-Jean Douvier, l'avocat de David Hallyday, sans officialiser l’existence de négociations à l’amiable.

Pour lui et Me Ravanas, le conseil de Laura Smet, cités par le Figaro : « il ne restait qu’à « régler les frais d'avocats et de vérifier que San Pasquale, le trustee américain de Laeticia se désistait bien lui aussi ».

La bataille judiciaire pour la conquête de l’héritage de l’artiste, largement médiatisée, semble avoir pris un tournant décisif et positif devant la justice française, avec la nouvelle défense aux cotés de la mère de Jade et Joy : « Nous nous parlons. Nous avons toujours dit que nous étions pour la négociation. Mais aussi que nous attendions des preuves d'amour. » a conclut l'avocat de Laura Smet auprès du journal le Parisien.



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