lundi 15 février - par De Bredevan marc (L’INFOTOX)

Heureux ? : c’est Vous qui décidez !

 

Le business du bonheur à la carte, préemballé, servi à tous et toutes est, chacun peut s’en rendre compte, extrêmement florissant.

Le business du bonheur à la carte, préemballé, servi à tous et toutes est, chacun peut s’en rendre compte, extrêmement florissant.
Entre les articles de magazines et/ou les publications de « spécialistes » qui ne font que resasser les mêmes analyses généralistes quasi dignes de celles distillées via les différents horoscopes, la cohorte de thérapeutes aux diplômes exotiques, tendance et à la dernière mode du « Future Age » (le New Age est déjà révolu), les coachs de vie collectionneurs de maximes, adages et autres dictons populaires à retrouver sur les pages Facebook qu’ils animent sans oublier, pour autant qu’ils n’en fassent pas déjà partie, les charlatans qui se proclament guides, gourous ou marabouts, la probabilité, la quasi certitude de ne rendre heureuse que la personne qui prétend vous assurer le bonheur… est grande !.

Le capital bonheur en 3 clés

Les trois clés pour conserver ou permettre de récupérer sinon tout au moins une partie suffisante de son capital bonheur sont : Amour, Santé, Argent.

Rien de neuf sous le soleil, pourrait-on dire sauf qu’à l’inverse des « conseilleurs-prescripteurs » de bonheur cités plus haut, chacun de nous les possède, ou les a possédé, et qu’il ne tient qu’à lui seul de les conserver même si, nous le verrons plus loin, rien ne garantit que nous soyons à l’abri d’un manque subit, passager ou, malheureusement plus spécifiquement pour la santé, prolongée.

A supposer que vous fassiez partie des individus qui disposent des trois clefs à la fois, le seul aléa pour vous de ne pas être heureux serait celui de ne pas vous en rendre compte par excès d’envies, de besoins insatisfaits car essentiellement dus à l’ennui ou la jalousie envers d’autres qui, par votre immaturité, vous semblent toujours mieux lotis que vous.

Si une voire plusieurs clefs du bonheur vous manque, serait-ce à dire que vous seriez exclu à jamais du bonheur, condamné au malheur, bien évidemment que non car ces clefs sont et restent indéfiniment à votre seule disposition.

Clef manquante : Argent

Probablement la clef la plus facile à obtenir, du moins en pays développé, tant les possibilités, la chance, les opportunités sont susceptibles de modifier ce statut, d’autant que personne (de sérieux) ne vous suggère d’être millionnaire ou encore moins de porter une Rolex à 50ans (vœu uniquement valable pour les survivants du XXè siècle !)… pour goûter aux joies, souvent simples, du bonheur.
A ce sujet, la mode du minimalisme conscient, individuel en ce qu’il ne doit pas être imposé comme idéologie de déconsommation militante et encadrée peut se vivre comme une approche constructive d’un bonheur responsable de tous les instants.

Clef manquante : Amour

A l’instar de la clef précédente, votre situation actuelle résulte probablement d’un passé émaillé de multiples amours confinant à l’overdose, d’une rupture de couple récente qui ne doit jamais être ressentie comme un échec définitif mais plutôt comme une des pages de votre livre de vie qui se tourne… et qui en ouvre une autre tout aussi palpitante voire d’un manque de confiance en vous qui vous faisant plus que douter de vos propres capacités peut vous conduire à un isolement non désiré.
Si quantité et qualité ne sont, ici comme ailleurs, pas synonymes, ils ne sont pas forcément non plus opposés.
A y regarder de plus près, c’est vous seul qui devriez faire un bilan objectif, ce qui en matière de sentiments est assurément l’exercice le plus compliqué à faire, afin de réussir, come évoqué plus haut, à tourner une page ancienne du livre de votre vie afin d’en ouvrir une autre qui, sur base de vos expériences passées et des enseignements que vous saurez en tirer, aura toutes les chances de s’avérer plutôt agréable.
Bien sûr, avec l’omniprésence des réseaux sociaux et outils online dont nous disposons, le catalogue d’options de rencontres virtuelles et réelles s’est considérablement étoffé pour ceux-celles qui cherchent, si possible, non pas l’homme ou la femme de leur vie (laissons cela aux jolis contes à destination des princes et princesses de carnavals) mais la personne qui saura vous accompagner même si, n’oublions jamais que rien ni personne n’est plus fort que vous-même, sans quoi l’épaule compatissante peut, dans quelques cas, assez vite se muer en une emprise insidieuse qui finit par vous déstructurer, vous rendre dépendant(e) de l’autre !.

Clef manquante : Santé :

Comme quoi, le meilleur n’est pas toujours pour la fin car, contrairement aux autres clefs, tout ne dépend plus entièrement de vous sinon, en fonction de la gravité de la maladie qui vous affaiblit, la volonté et le courage qui vous caractérise et qui, en complément d’une équipe médicale adéquate, peuvent, dans bien plus de cas graves qu’on l’imagine, vous permettre de prolonger au mieux et dans l’absolu respect d’une dignité humaine hostile à tout acharnement thérapeutique au-delà du raisonnable si l’on veut bien ne prendre en compte que sa seule souffrance et propre envie de (sur)vivre plus que le chagrin qu’une perte de vie causera de toute manière aux proches et êtres aimés.
Heureusement, tout n’est pas immédiatement tragique, irrémédiable et dans la plupart des cas, l’absence de cette clef n’est, elle aussi, que provisoire.

En résumé, le constat ultime revient à mettre en lumière le lien entre votre personnalité, votre individualisme et l’obtention, la possession des trois clefs du bonheur.
Insistons aussi sur le fait qu’aucun thérapeute ne vous connait autant, mieux que vous-même et encore moins ces titulaires de titres à la mode, coachs de vie et autres « experts du bien-être », plus concernés par votre portefeuille que par votre personne qui sauront allègrement surfer sur le mal-être, le burn-out dont vous devriez forcément être victime, même à l’insu de votre plein gré, au vu du nombre de reportages et d’articles médias sur ces sujets attestant de l’augmentation exponentielle de ces maux du siècle.
Pour autant que vous ayez les capacités minimales intellectuelles d’introspection, car tous et toutes ne peuvent raisonnablement en disposer lorsqu’on tient compte de ceux/celles qui, soit en fonction de problèmes psychiatriques, soit lié à la surconsommation de médicaments qui, au fur et à mesure que l’individu déconnecte des réalités, voient leurs doses augmenter jusqu’à ce que l’hospitalisation et/ou le placement en instituts « spécialisés » deviennent irréversibles, il parait évident que le bonheur, au sein des sociétés dites évoluées où la vie humaine ne dépend pas exclusivement ni des circonstances climatiques, économiques, politiques, est à portée raisonnable de tous et toutes.

Et la religion, bordel ?!.

Quant aux dieux, sectes et religions, difficile d’avoir un avis mesuré sur leur utilité, leur potentiel à obtenir, à conserver une ou plusieurs clés tant l’asservissement intellectuel, parfois conditionnel de comportements quelquefois violents, souvent intolérants, d’habitudes vestimentaires, alimentaires et d’apparences identifiées, dictées par des religions inspirées de théories, jamais prouvées, d’une existence de dieux tout-puissants venus d’ailleurs… et repartis aussi vite sans que jamais personne n’en ait vu un seul… ne porte guère un être humain instruit à y croire sauf à faire abstraction de toute objectivité.
Comment se fier, des siècles plus tard, à des paroles, des écrits d’apôtres, de guides à la vérité révélée par l’entremise de visions alors que le monde a évolué, que la connaissance et l’instruction sont à des niveaux qui n’ont rien en commun avec ces temps plus qu’anciens où seuls quelques énergumènes pouvaient se targuer d’un peu de culture et apparaître aux yeux des autres pour l’élite qu’il faut respecter et croire au seul motif qu’eux « savaient » ou, pire encore, qu’ils étaient les seuls « élus » dignes de recevoir, de comprendre et de transmettre au « peuple » les messages et ordres « divins » !.

Néanmoins, rendons à toutes ces religions, au départ de simples sectes au sein desquelles quelques prêcheurs habiles ont su créer un mythe suffisamment fédérateur pour qu’au fil des ralliements, des siècles, celles-ci soient toujours aussi populaires, n’en déplaise aux agnostiques et athées qui offrent à toutes ces croyances leur principal point commun de ralliement militant au titre du combat commun envers tous ces infidèles à convaincre… ou à éliminer.
En conclusion, cet appendice concernant la religion n’ajoute ou n’enlève rien à la matérialité des clefs indispensables au bonheur et, hormis les remarques de dangerosité ou le prosélytisme ambiant, galopant qui veut que de plus en plus d’individus placent les lois religieuses au-dessus des lois pour tous et toutes avec les conséquences néfastes que seuls les Bisounours qui se voilent la face mieux encore que celles qui y sont obligées… ou non, peut, si sa pratique avait été réservée aux seuls lieux de culte ou au domaine privé, en réconforter certain(e)s en mal d’existence terrestre suffisamment riche ou s’imaginant qu’un au-delà existe et que la clef du paradis et, pour certains extrémistes sensibles aux jouissances qui y sont promises, risque de leur manquer en cas d’irrespect des préceptes religieux qu’ils disent suivre et, surtout, imposer aux autres !.
 



14 réactions


  • Bendidon ... voila l'Ankou ! Bendidon 15 février 15:30

    Le bonheur c’est : Un comptoir de bistrot, un patron de bar sympa et des potes autour

    Donc en ce moment c’est MALHEUR
     smiley


  • Étirév 15 février 15:45

    Parmi les définitions qui ont été données du bonheur, il en est une que l’on accepte assez généralement, c’est celle ainsi formulée : Le bonheur c’est la joie d’une conscience pure, c’est la pratique habituelle de la vertu.
    Seul peut être réellement joyeux celui qui est réellement vertueux. La joie est un signe sûr, elle scelle toujours une alliance de l’homme avec la nature, de l’homme avec la divinité, de l’homme avec son frère.

    « Heureux les heureux » (J.L. Borges)


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 17:58

      @Étirév Hum pas du tout convaincue. Ma définition du mal est la différence entre la voie longue et la voie courte (exemple : PMA, GPA). Chaque chose en son temps. Celui qui ne respecte pas cette loi de la nature est dans la voie perverse. Et l’impatience n’est-elle pas surtout de nature féminine... ????


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 17:45

    Freud encore avait raison. Le bonheur ne se mesure que face au malheur. 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 17:59

    Les personnes les plus heureuses sont celles qui savent savourer l’attente et rêver...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 18:01

    Une envie satisfaite est un désir perdu...


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 18:08

    Aujourd’hui, les jeunes ont déjà goûté à tous les « bonheurs » que nous vendent la société. Sont-ils plus heureux ? A les voir sur leur smartphone dans les trams, le pantalons qui descend presque au niveau des fesses. Traînant. Passant d’une copine à l’autre,....bof, bof, bof. Che pas.... On doit s’être vachement trompé sur la notion de bonheur ; 


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 15 février 18:16

    Le bonheur se reconnait au bruit qu’il fait quand il s’en va...https://www.youtube.com/watch?v=IOmZ_pF_XFI


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 15 février 19:04

    « d’une existence de dieux tout-puissants venus d’ailleurs… et repartis aussi vite sans que jamais personne n’en ait vu un seul… »

     

    Et l’incarnation de Jésus-Christ venu en chair sur la terre, qu’est-ce que vous en faite ?

    Voilà le vrai négationnisme.


    • ticotico ticotico 15 février 23:21

      @Daniel PIGNARD

      Et l’incarnation de Jésus-Christ venu en chair sur la terre...

      Un mec que son père, c’est pas son père, que sa mère c’est une vierge, qui marche sur l’eau, multiplie les pains... ça sent un peu la fake news. Même Trump n’a pas osé des trucs pareils.
      Je vais demander à décodex s’ils ont sorti un papier sur ce conte de fées.


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