L'hiver arrive, l'hiver s'installe, avec ses froids intenses, ses lumières glacées, ses journées si brèves. L'hiver aux splendeurs de neige, au givre étincelant dans le petit matin, aux froids rigoureux nous envahit....
Le froid vif, acéré, les vents tempétueux bousculent les arbres et leurs bras étalent leur détresse et leur désespoir , les pluies aux lourdeurs intenses imprègnent le sol, le gel entame la terre, la fend de mille éclats, les arbres figés se couvrent de froidure.
L'hiver étend ses lames de froid, d' âpreté, de rudesse...Il règne en souverain sur les arbres, la nature, le monde, il envahit et pétrit les paysages de gel. Il assombrit le ciel et raccourcit le jour qui s'enfuit devant lui.
Les soleils pâlissent, s'affaissent, s'effondrent si vite...Les soleils ne résistent pas face au froid qui s'installe.
Le paysage superbe sous la neige prend des teintes éclatantes aux reflets irisés : blanc brillant qui revêt les arbres, les toits, le sol d'un habit soyeux, de lourdes cotonnades .Le paysage fait silence sous la neige épaisse, il réfléchit, il attend .La nature se fait humble et modeste sous la chappe de froid.
La neige virevolte dans l'air transparent de l'hiver, le ciel et la terre se confondent dans une harmonie de blanc lumineux : un monde irréel, nouveau apparaît alors, un monde plus transparent,plus clair, plus lucide un monde où tout se mélange :l'air, le sol, les arbres, les toits des maisons, les jardins,un monde où tout s'égalise ....
Les flocons dans l'air vif forment un ballet incessant et magique d'éclats de neige,ils exultent de joie, ils dansent le bonheur de l'hiver qui s'installe,ils envahissent le paysage ,le subliment sous un voile de lumière.
La neige fait disparaître le paysage, les arbres deviennent des formes blanches, surprenantes de beauté et d'élégance, des étoffes soyeuses, somptueuses...
La glace se forme, le gel translucide lance des éclats lumineux ..couleurs froides de l'hiver ,blanc et bleu glacé.
La cheminée palpite et vit . De ses flammes vives, elle réchauffe les coeurs rassemblés autour d'elle .Elle adoucit l'hiver et ses froids insensés. Le feu crépite et répand sa chaleur bienveillante ... Le feu crépite et l'hiver s'épanouit ...
Les châtaignes à la chair doucereuse, aux senteurs brûlées, nous offrent leurs fruits aux coques brunes. Les châtaignes aux couleurs brunes, vernissées éclatent de joie et réjouissent les enfants aux yeux rieurs.
L'hiver nous engourdit de ses froids vifs, l'hiver glacial arrive...
L’hiver, la saison des paysages de cristal engourdis qui somnolent
sous leurs manteaux de neige. Les souvenirs de nos enfances aux parfums de fêtes
et d’oranges. Assis devant l’âtre dispensant sa chaleur dans un concert de
joyeux crépitements après les dimanches de luge ou de luttes enfantines que
nous avons passé roulé dans l’immaculée poudreuse des chemins forestiers. Son
froid, sa blancheur et son silence font de l’hiver le plus beau sommeil de la
nature avant son réveil en fanfare orchestré par le vigoureux printemps. J’aime
toutes les saisons qui règlent le cycle de la vie mais l’hiver n’à pas son
pareil pour nous faire apprécier le lit et la couette sous lesquels nous devions
nous extirper maugréant l’esprit embrumé les matins d’école. Le givre aux
carreaux, nous eûmes prié le ciel que les chemins et les routes soient bloqués
afin de passer la journée au foyer. Merci rosemar de votre poésie saisonnière.
MERCI pour ce commentaire Gabriel avec une belle évocation de l’hiver ...La poésie nous fait redécouvrir le monde et nous le fait apprécier encore plus...Nous en avons bien besoin...
J’aime beaucoup aussi la musique de Vivaldi : à écouter sans modération !
Belle soirée d’hiver puisque l’hiver commence aujourd’hui...
Oui rosemar bonjour....on n’est pas morts avec le solstice ....
le vent d’hiver se lève...« il faut tenter de vivre »
Oh ironie, oh cynisme : les sans-logis sont le mieux à même de ressentir ces beautés de l’hiver...ils en sont plus près les veinards...
Hélas, pourquoi faut-il toujours que de mauvaises pensées viennent troubler nos paisibles existences...on n’y est pour rien dans le malheur des autres...On nous culpabilise sans arrêt.
Mais nous, bien que très bien disposés, nous n’avons pas fait de promesses... Allez, trève de tristesse, « rien n’est meilleur à l’âme que de faire une âme moins triste »
Sur le chemin de la route, l’hiver il fait froid, quand il pleut c’est mouillé, et l’hiver précède le printemps, mais neige de décembre et Pâques au tison,
Tout ca, tout ça, quoi. Encore un bien bel article de l’auteur, qui nous en dit décidement beaucoup.
On a le sentiment d’être là au coin du feu mais ressentant un léger courant d’air, de voir les enfants jouer dans la neige, de voir le givre sur les arbres . Brrr j’ai presque froid alors que mon appartement est bien chauffé. C’est là tout le talent de Rosemar !
Et notre amie fait l’unanimité. Ce n’est que justice .
j’aime l’hivers... pas l’hivers pluvieux, l’hivers, le froid, la glace, la neige, le gel, celui qui permet la rédemption du soleil et qui seul n’aurait aucun sens.
je rigole de tous ces grincheux qui grimacent quand le thermomètre cotoie le zéro. J’aime la bise glaciale qui s’engonce et noircit les arbres, les couvre de neige dans des fbosquets éteints. Les matins givrés ou la sphère d’un soleil rose s’élève et bleuit les nuages. j’écoute avec douceur le silence sourd du petit matin ou, vitres fermées, la neige a feutré la chaussée, puis le bruit des pelles raclants le sol des grand pères levés tôt pour déneiger leur trotoirs. « La neige, j’aime ça, mais pas a Paris » déclame l’imbécile, quand moi j’aime ce bordel anarchisant qui détruit les codes de nos vies réglées un coup de botte dans la fourmilière grouillante. Je rêve de voir encore cette montagne bleuté quand le verglas a recouvert la neige au moment ou le soleil est en berne et brise ses derniers éclats sur un pavé glacé. Il m’arrive encore la nuit de laisser les volets sur leurs accroches et de passer la nuit sur le fauteuil a somnoler devant le spectacle de flocons éparpillés par le vent en tourbillonant, le coeur battant de ne peut qu’elle ne s’arrêtte. J’aime les godillots qui grincent a chaque dans la poudre pas et le ciel antracite chargé tel qu’on en devinne les desseins. Marcher la nuit quand les réverbèrent scintillent et que la ville dort, l’hivers le temps se fige et c’est encore cet enfant qui est en moi qui se débat et me dit « respire »