samedi 10 février - par Daniel Salvatore Schiffer

Hommage à Robert Badinter, l’une des grandes consciences de notre temps

HOMMAGE A ROBERT BADINTER,

 

L’UNE DES GRANDES CONSCIENCES DE NOTRE TEMPS

 

C’est avec une émotion toute particulière, et une très sincère peine, que je viens d’apprendre la mort, ce 9 février 2024, à l’âge respectable de 95 ans, de Robert Badinter, l’un des plus grands hommes, tant par la hauteur de sa pensée que par la profondeur de son humanisme, de notre temps, et qui me gratifia par ailleurs de son amitié tout autant que de sa confiance lorsque j’étais, il n’y a guère si longtemps, le porte-parole francophone du Comité International contre la Peine de Mort.

UN ADMIRABLE SENS DE L’HUMANISME

Cet humanisme, c’est certes, tout d’abord, dans la noblesse de ses combats, au premier rang desquels émergent bien évidemment ses magnifiques plaidoyers pour l’abolition de la peine de mort, qu’il transparaît, dans cette conscience immensément éprise de justice, avec le plus de netteté.

Comment, à ce propos, ne pas se souvenir de cet historique jour, le 17 septembre 1981, où l’éminent Garde des Sceaux et insigne Ministre de la Justice qu’il était alors sous la présidence de François Mitterrand, prononça, devant l’Assemblée Nationale, un discours, en faveur de l’abolition de la peine de mort précisément, qui fit à ce point date qu’elle fut votée, à une quasi unanimité, seulement trois semaines après, le 9 octobre 1981, puis aussitôt inscrite officiellement, de manière irréversible, au cœur même de la Constitution de la République Française !

DIGNE HERITIER DES LUMIERES

C’est ainsi en effet, par cette force de conviction à nulle autre pareille, où l’éloquence des mots, toujours parfaitement choisis, n’avaient rien à envier à ceux autrefois ciselés, sur cette même question de la peine capitale, par des esprits de la trempe de Victor Hugo, Albert Camus ou Arthur Koestler, que Robert Badinter, digne héritier des plus prestigieux philosophes des Lumières (dont Condorcet, qu’il connaissait bien et auquel il consacra, coécrit avec sa chère femme, Elisabeth Badinter, un superbe et docte livre[1]) entra de plain pied, en ce dernier quart du XXe siècle, dans l’Histoire !

LE DROIT A LA VIE, CONTRE LA PEINE DE MORT : UN ABSOLU MORAL AUX ALLURES D’IMPERATIF CATEGORIQUE

Je me souviens moi-même, en particulier, de cet autre discours, plus récemment, de Robert Badinter sous la coupole du Panthéon, ce monumental sanctuaire que, comme il est gravé sur son fronton, « la patrie reconnaissance » dédie « aux grands hommes » : un discours qu’il prononça pas plus tard que le 9 octobre 2021 afin de commémorer ainsi dignement le quarantième anniversaire, justement, de son historique discours, encore et toujours, à l’Assemblée Nationale !

Car si cette ultime allocution de Robert Badinter frappa tellement les esprits, ce 9 octobre 2021 donc, c’est que, flanqué là de l’actuel Président de la République Française, Emmanuel Macron, il sut réveiller encore une fois, à ce douloureux sujet qu’est celui de la peine capitale, les consciences.

De fait, y clama-t-il nouveau haut et fort, la voix encore ferme et le regard encore clair malgré son âge avancé : « En vérité, la peine de mort ne défend pas la société des femmes et des hommes libres, elle la déshonore. Ainsi, devons-nous refuser toujours et partout, sous couvert de justice, que le mort soit la loi ! » Et, inébranlablement droit et lucide, élégant mais décidé dans son attitude quasi hiératique par-delà son humble mais poignante dignité, d’ajouter, non moins judicieusement : « Tant que, dans le monde, on pendra, on gazera, on décapitera, on lapidera, on fusillera, toutes celles et ceux qui considèrent le droit à la vie comme un absolu moral doivent poursuivre leur combat. »

Cet imprescriptible droit à la vie, contre la peine de mort, s’avère, effectivement, un absolu moral : un absolu aux illustres allures, comme l’énonça un certain Emmanuel Kant, immortelle lumière philosophique, dans sa Critique de la raison pratique, d’ « impératif catégorique » !

UN SAISISSANT MAIS DOULOUREUX SIGNE DU DESTIN : DE CE 9 FEVRIER 2024, JOUR DE LA MORT DE ROBERT BADINTER, AU 9 FEVRIER 1943, JOUR DE LA RAFLE Où ROBERT BADINTER VIT DISPARAÎTRE SON PERE

Mais ce qui interpelle également aujourd’hui, en ce funeste jour du 9 février 2024 qui voit donc disparaître, avec Robert Badinter, l’une des plus grandes figures du siècle, c’est que cette même date coïncide jour pour jour, tel un saisissant mais surtout douloureux signe du destin, avec celle, le 9 février 1943, de l’ignoble rafle de la rue Sainte-Catherine, à Lyon, où, il y a donc 81 ans très exactement, le père même de Robert Badinter, Juif originaire de Moldavie, fut capturé par la Gestapo, alors sous les ordre de Klaus Barbie, pour aller ensuite mourir dramatiquement dans un des pires camps de concentration nazis : Auschwitz.

C’est dire à quel point, au regard de cet événement tragiquement fondateur de sa propre conscience morale et politique, le légitime acharnement que Robert Badinter, juste parmi les Justes, mit à vouloir extrader, alors qu’il était encore le puissant et très respecté Ministre de la Justice de François Mitterrand, ce même Klaus Barbie de Bolivie afin de le faire juger ensuite, pour crimes contre l’humanité, en France (ce qui advint effectivement et où il fut donc condamné à perpétuité, en 1987, par le tribunal de Lyon, là même où il avait sévit de manière aussi barbare qu’éhontée), s’avéra parfaitement compréhensible !

LE COMBAT POUR LES DROITS DE L’HOMME : UN NOBLE, INFAILLIBLE ET COURAGEUX EXEMPLE A SUIVRE

Ainsi, oui, très cher Robert Badinter, sage d’entre les sages, suprême incarnation, par votre incontestable autorité morale et intellectuelle, du sens de la justice tout autant que de l’humanisme, est-ce également cet incessant, long mais glorieux combat pour l’abolition universelle de la peine de mort que nous, hommes et femmes de bonne volonté, humanistes de tous bords et pour qui la démocratie nous tient lieu d’inextinguible phare de la raison tout autant que du cœur, poursuivrons immanquablement, sans relâche, suivant ainsi, dans le sillage de ces incomparables Lumières que furent Voltaire, Rousseau, Diderot, d’Alembert, Montesquieu ou Condorcet, votre noble, infaillible et courageux exemple.

ETERNELLE GRATITUDE

C’est aussi là, par-delà même l’impérieuse défense des droits de l’homme et de la femme, un enjeu, aussi permanant qu’inaliénable, de civilisation ! 

A vous donc, cher Robert, notre éternelle gratitude !

                    DANIEL SALVATORE SCHIFFER* 

*Philosophe, auteur d’une quarantaine de livres, dont « La Philosophie d’Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, étique » (Presses Universitaires de France), « Lord Byron » (Gallimard-Folio Biographies), et directeur des ouvrages collectifs « Penser Salman Rushdie » ainsi que « Repenser le rôle de l’intellectuel » (publiés tous deux aux Editions de l’Aube, en collaboration, pour le premier, avec la Fondation Jean Jaurès). A paraître prochainement : « L’humain au centre du monde – Pour un humanisme des temps présents et à venir. Contre les nouveaux obscurantismes » (Editions du Cerf).

 

 

[1] Cf. Elisabeth et Robert Badinter, Condorcet : un intellectuel en politique (1743-1794), Fayard, Paris, 1988 (réédité, en 1990, dans Le Livre de Poche).



32 réactions


  • saint louis 10 février 14:55

    Pourtant quand on fait les comptes, la gauche Française a quand même bien abimé notre société, surtout sur le plan économique.

    Badinter avait abolit la peine de mort, nous en sommes maintenant à l’abolition des condamnation pour le corps gouvernemental pour conflit d’intérêts.

    C’est beau le progrès.


    • Com une outre 10 février 19:13

      @saint louis
      Chacun son avis, moi je pense que nous en sommes là où nous sommes à cause de la droite française plus que de la gauche, surtout sur le plan économique.


    • Parrhesia Parrhesia 12 février 09:32

      @Com une outre
      Avant de panthéoniser le socialiste Robert Badinter, car je suis sûr que certains y pensent, il faudrait expliquer aux Français pourquoi le maître, après avoir fort justement fait supprimer la peine de mort, s’est toujours abstenu de promouvoir la moindre peine de substitution cohérente et s’est toujours efforcé d’affaiblir le pouvoir dissuasif du pénal !
      Et maintenant, nous voyons le résultat !


  • Seth 10 février 17:36

    C’est avec une sincère émotion et la main gauche dans ma poche droite... etc etc.... smiley (Pierre Dac)


  • fabrice6883 fabrice6883 10 février 20:14

    Badinter était nettement plus sensible au bruit du couperet tombant sur le cou des assassins qu’il défendait , qu’aux cris de terreur des enfants gazaouis fuyant les bombardements ou se faisant déchiqueter , provoqués par l’armée d’assassins qu’il soutient. C’est mon hommage à cet individu.


    • Hassinus Hassinus 11 février 09:19

      @fabrice6883
      Bonjour,
      C’était un grand et efficace relais sioniste comme le sionisme sait en fabriquer et installer. Rappelez vous cet article ds la Monde justifiant la mort du petit palestinien...


    • Seth 11 février 13:33

      @Hassinus

      Dans le n’importe quoi, il était largement devancé par la « philosophe » brushée Elisabeth Publicis, sa moitié déclarant que les Jihadistes étant en entente avec LGBTQI smiley


    • Seth 11 février 14:26

      @Seth

      Oups....

      étaient en entente


    • Hassinus Hassinus 12 février 09:49

      @Seth
      C’est la même médaille, elle la partie « face » lui le côté « pile ». ET ayant les médias dans les mains.


    • Seth 12 février 11:25

      @Hassinus

      il est étonnant de constater à quel point cette dame racontant tout et n’importe quoi est considérée comme une sommité dans une espèce de « philosophie » et de pseudo-sociologie.

      On ne s’habitue jamais à certaines énormités.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 12 février 11:49

      @Seth
       
       ’’On ne s’habitue jamais à certaines énormités.’’
      >
       Au contraire. Plus c’est gros mieux ça passe !


    • Hassinus Hassinus 12 février 15:07

      @Francis, agnotologue
      Tout-à-fait. Comme Natanahayu et comme Zelensky, il suffit qu’ils disent une chose pour qu’elle soit relayée par mes médias comme vérité absolue et gare à celui ne la partage pas. Au pays de Descartes, la raison se perd. Cf. mon quatrième roman« Absurdanus26 ou la marche de la déraison » qui j’espère trouvera vite trouver un éditeur.


  • quijote 10 février 20:45

    L’abolition de la peine de mort... Les cons, dont j’ai été pendant une bonne partie de ma vie, se pâment... Quel grand progrès pour l’humanité ! Quel grand homme !

    « Humanisme » hyper narcissique ( comme Badinter, qui adorait s’écouter parler... ) et pour ainsi dire infantile. L’idéalisme niais au dessus des réalités. Pour se faire une petite place dans l’histoire.

    A la même époque apparaît sos racisme. Créé par d’autres grands hommes... bhl, Harlem Désir, Julien Dray, t’as qu’à voir... C’est pas un hasard.

    La peine de mort est une nécessité, quitte à ne l’opérer que très rarement, ce qui était déjà le cas au moment de l’abolition. Qui n’a eu lieu que pour satisfaire le narcissisme de deux hommes : Mitterrand aussi a trempé là-dedans puisque ça faisait partie de son programme. Et j’étais pour. Et j’avais tort. J’étais un con.

    Le peuple, lui, a toujours été pour la peine de mort. Le peuple a toujours eu raison. Et je me suis rangé, tardivement, à son avis. Qui n’a rien à voir avec l’idéalisme niais. Qui est une plaie totale. Notre société a plus que jamais besoin de ce soleil noir qui nous regarde tous. Pour donner du poids à nos vies. Mais visiblement, ça gênait Badinter et Mitterrand qu’un soleil noir les regarde. Pourtant, ça gênait pas le peuple...

    C’est pas un hasard si tous les criminels du tiers-monde souhaitent venir faire leur carrière en Europe. Merci les francs-macs !


    • xana 10 février 22:09

      @quijote
      D’habitude tes posts m’horripilent...
      pourtant cette fois avec Badinter je me sens plutôt d’accord avec toi...

      J’ai été comme toi très fier de faire partie de ceux qui s’opposaient à la peine de mort. En tous cas telle qu’on nous la présentait : Une peine moyennâgeuse, un genre de supplice démodé et horrible, pouir des coupables pas forcément coupables.
      Seulement le « on » qui nous le présentait était Badinter, un copain de Mitterrand, et déjà ca sentais la politique à plein nez.
      De plus, en y réfléchissant bien, il y avait peut être un ou deux « pull-over rouge » par an, ce qui signifiait que le but réel de cette suppression était peut-être différent de ce qu’on nous affirmait.

      je suis lent à comprendre. Il m’a fallu des années pour comprendre que la peine de mort supprimée n’était pas pour sauver la vie d’un assassin (supposé) mais pour éviter qu’elle finisse par atteindre des élus, des gens bien habillés, coupables (sans le moindre doute) de trahison.
      Les corrompus trahissent pour (beaucoup) d’argent, pour obtenir des retraites de rêve dans des pays où la loi ne peut pluis les atteindre. Seule la peine de mort (si elle est prononcée avant leur fuite) pouvait les atteindre mortellement.
      Désormais, et en grande partie grâce à Badinter, les corrompus ne sont plus menacés de perdre la tête, même s’ils sont pris et condamnés sur le fait. C’est pratique.
      En fait, la suppression de la peine de mort, c’est comme la suppression du crime de haute trahison : Un salaud comme Macron ne peut plus être condamné à la peine capitale, même si toute sa carrière a été de trahir le peuple qui a été assez naïf pour l’élire.
      Cela n’a aucun rapport avec la guillotine pour des petits criminels malchanceux. La société a d’autres punitions plus discrètes et d’ailleurs ces gars-là ne sont pas un danger pour la société. Par contre, Macron, Lallemand et Busyns échapperont automatiquement à la guillotine à laquelle leurs méfaits les aurait menés tout droit.

      Donc Badinter n’est pas un humaniste, ce n’est qu’un traître. La suppression de la peine de mort ne concerne pas les petites gens, mais permet aux pourris les plus gros de s’en tirer vivants.


    • berry 11 février 09:55

      @xana
      Les tribunaux militaires appliquent toujours la peine de mort aux USA en cas de haute trahison.
      Les traitres, les organisateurs de guerres et de révolutions, les pédophiles et autre satanistes de l’Etat profond qui nous pourrissent la vie depuis trop longtemps pourraient y faire face dans les prochains mois si l’Etat d’urgence est mis en place. Il suffirait de quelques révélations incontestables pour faire basculer l’opinion et justifier la mise en place de mesures exceptionnelles. Ce ne serait pas forcément une décision de « Trump le facho », ce brave Biden pourrait s’en charger d’ici la fin de l’année et limiter ainsi les émeutes et les risques de guerre civile.
      Il m’étonnerait que les européens ne suivent pas le mouvement dans un tel cas de figure.
      Je ne sais pas si vous avez remarqué, il y a depuis quelque temps une atmosphère de fébrilité dans les rangs des supporters du système, ils deviennent à moitié hystériques si vous leur parlez de Donald Trump, d’Elon Musk ou de Tucker Carlson.


    • xana 11 février 10:24

      @berry
      Tu es sans doute trop influencé par la télé.
      Badinter, et l’abolition de la peine de mort, c’est en France. Pas aux USA.
      Tu dois suivre les feuilletons américains sans interruption pour ne pas t’en être apercu.
      .
      En France je crois que beaucoup de gens estiment avoir été escroqués avec cette abolition. Pour ma part je pense que la peine de mort n’avait PAS à être appliquée aux « crimes de sang », aussi monstrueux paraissent-ils. Un assassin de droit commun peut être dangereux pour son emtourage, mais pas pour la société. Il devrait être isolé et soigné si faire se peut.
      Par contre la peine de mort se justifie pleinement pour ceux qui trahissent la société : Haute trahison, mais aussi corruption. Les gens qui ont goûté au pouvoir que procure l’argent sur la conscience des autres ne peuvent plus être réformés. Au tribunal, ils achètent témoins et juges. En prison, ils achètent gardiens et directeurs. C’est une question de sûreté pour les institutions que ces gens soient DEFINITIVEMENT mis hors d’état de nuire !
      Je sais que beaucoup de gens estiment que si les malfaiteurs n’ont pas fait couler le sang on ne devrait pas les tuer. Mais Hitler n’a jamais tué personnellement ! Macron non plus... Pourtant si on les avait mis en prison, nous savons tous qu’ils seraient rapidement remis en liberté, ne serait-ce que par leurs anciens complices.
      Alors, qu’en pensez-vous ?


    • Seth 11 février 13:43

      @xana

      Il faudrait penser à envisager la peine suprême pour pas mal de politiques jusqu’au plus haut niveau.

      Beaucoup sont beaucoup trop « grands » pour ce qu’ils sont en réalité. smiley


  • Hieronymus Hieronymus 10 février 21:44

    Vidéo à visionner absolument par tous ceux qui ne doutent pas que l’abolition de la peine de mort a été un « bienfait » pour la société :

    https://youtu.be/wX4EVSVg-ls?si=dyroFxFANxPwyztw

    Les victimes de l’abolition de la peine capitale

    soyez honnêtes, regardez la vidéo jusqu’au bout (25 mn) et demandez vous sincèrement, à qui cette abolition a profité en premier, aux victimes ou aux assassins ?

     smiley


    • SilentArrow 11 février 07:52

      @Hieronymus

      Très bonne vidéo.

      Mais QUI s’acharne à saper les fondements de la société de occidentale ? Qu’ont en commun Badinter, Marx et Freud ?


    • Seth 11 février 13:44

      @SilentArrow

      Hors de leur religion, vous voudrez bien nous expliquer ce qu’ils « ont en commun » effectivement.


    • Seth 11 février 14:17

      @Seth

      Tain l’haineux, arrête avec ton étoile... tu vas te faire mal à l’index ! smiley


    • SilentArrow 11 février 14:36

      @Seth
       
      Ah, ils ont la même religion ? Quelle étrange coïncidence !
      Un peu comme Rothschild, Soros, Béachel, Attali.


    • Panoramix Panoramix 11 février 19:21

      @Hieronymus

      ’’demandez vous sincèrement, à qui cette abolition a profité en premier, aux victimes ou aux assassins ?’’


      Les assassins n’ont pas aboli la peine de mort pour leur victime, assurément ! Et il y a des récidivistes après libération.

      La société peut ériger des principes moraux et considérer qu’elle ne peut pas infliger elle-même la mort. Mais il aurait alors fallu établir une automaticité que toute peine de mort prononcée soit de plein droit commuée en réclusion à perpétuité réelle, avec interdiction de toute remise ou amnistie (sauf si réouverture pour erreur judiciaire, et c’est du reste un des arguments qui justifie l’abolition).


  • zygzornifle zygzornifle 11 février 09:23

    La conscience c’est bien mais si elle n’est pas suivie d’actes cela ne reste que de la conscience ....


  • Pimpin 11 février 11:26

    Badinter, typique du personnage qui prétend imposer ses idées parce qu’elles sont soi-disant humanistes, morales, et que donc ceux qui s’y opposent sont des vilains fascistes ! Cela ressemble justement à un discours fasciste ! 

    Sinon, est-il plus humain de guillotiner des criminels que de les laisser pourrir en prison dans des conditions déplorables ? Ceux qui s’y suicident donnent une réponse.

    Et quelle hypocrisie ! tout ce cirque pour quelques criminels, alors qu’on soutient une guerre stupide qui conduit au massacre de centaines de milliers d’Ukrainiens et de Russes pour des intérêts de quelques politicards cinglés US qui ont décidé de s’attaquer à la Russie qui ne veut pas se laisser faire ! Alors qu’on arme des militaires, AZOV par exemple, qui arborent fièrement le même insigne que la division Das Reich qui a massacré Oradour sur Glane et ses habitants ! Mais ça, c’est bien, c’est moral ! et encore une fois on insulte ceux qui ne sont pas d’accord avec le soutien à cette guerre. 


  • Panoramix Panoramix 11 février 19:42

    35 états avaient aboli la peine de mort avant la France. Pourtant à écouter les panégyriques, l’abolition en France serait un coup d’éclat sans égal.

    En fait si quelqu’un de peu connu avait été nommé place Vendôme à cette date, l’abolition qui faisait partie du programme aurait été introduite dans la loi, et on aurait aujourd’hui oublié jusque son nom. Par exemple, si Maurice Faure qui avait d’abord été nommé garde des sceaux en mai 81 n’avait pas préféré occuper un mois plus tard le siège de député sur lequel il venait d’être élu.


    • mursili mursili 12 février 10:58

      @Panoramix

      Comme quoi, le destin...
      Maurice Faure au Panthéon, ça le fait pas.
      Tandis que là, Badinter, si possible à quelques pas de Simone, c’est la classe !
      Entre ici, Robert Badinter, avec ton terrible cortège !


    • Seth 12 février 11:29

      @mursili

      +++

      Simone et son mari qui faisait dans le capitalisme pur et dur ! smiley

      Ce panthéon est vraiment un endroit infréquentable n’ayant guère plus de valeur et de sens que la légion « d’honneur ».


    • Panoramix Panoramix 13 février 19:20

      @mursili

      ’’Badinter, si possible à quelques pas de Simone, c’est la classe !’’

      En effet, il y a une jurisprudence Simone Veil, la presse a écrit que la panthéonisation de Robert Badinter était une évidence (selon ce précédent, il faut aussi une place réservée pour son épouse le moment venu).
      Stéphane Hessel n’y avait pas eu droit, allez savoir pourquoi.

    • mursili mursili 14 février 12:26

      @Panoramix

      L’abbé Pierre, ce n’est pas possible non plus ? Pas un assez grand homme ? Plus petit que Robert ?


  • placide21 12 février 17:27

    La peine de mort n’a jamais disparu mais s’est simplement déplacée sur les victimes des agresseurs, exemple : https://www.bvoltaire.fr/tribune-non-la-peine-de-mort-na-pas-ete-abolie/ et sur les innocents ( Avortement) , il est temps de faire marche arrière quoi qu’en pensent nos maîtres.


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