mercredi 16 septembre - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Hostomel : comment un aérodrome de banlieue a brisé la blitzkrieg de Vladimir Poutine

Le 24 février 2022, à l'aube, le vrombissement sourd, lourd et oppressant des rotors déchire le ciel matinal au nord de Kiev. Une armada de plus de trente hélicoptères d'attaque russes déboule en rase-mottes, frôlant les cimes des arbres et soulevant la poussière des routes pour fondre sur l'aéroport stratégique d'Antonov, à Hostomel. À leur bord, les super-soldats des brigades héliportées des VDV, l'élite de l'armée du Kremlin, ont une consigne simple : s'emparer en quelques heures de cette tête de pont vitale, y poser des flottes d'Iliouchine lourds pour déverser des milliers de fantassins, et liquider le pouvoir ukrainien avant la tombée de la nuit. Ce coup de force minuté à la perfection, censé plier la guerre en soixante-douze heures top chrono, va pourtant se fracasser sur un mur de feu et de sang. En transformant la piste en un champ de ruines incandescent, la bataille d'Hostomel a signé l'arrêt de mort de la blitzkrieg poutinienne.

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L'audacieuse estocade des aigles russes et la cécité stratégique du Kremlin

Dans les salles d'opérations moscovites, le plan respire l'arrogance d'un pouvoir autocratique engoncé dans ses propres illusions. Aveuglé par des rapports de complaisance et une morgue impériale totalement déconnectée de la réalité du terrain, l'état-major de Vladimir Poutine pèche par une incompétence analytique abyssale. Les services secrets russes, le FSB en tête, ont vendu au maître du Kremlin le mirage d'une promenade militaire où l'armée ukrainienne, prétendument au bord de l'effondrement, s'évaporerait au premier coup de canon. L'idée fixe de cette planification infantilisante est d'éviter l'embolie d'un front classique en misant sur un coup de poignard chirurgical censé paralyser un État jugé artificiel.

 

 

Les équipages de Mi-8 et de Ka-52 fondent le long du fleuve, s'engouffrent par la brèche biélorusse et survolent le réservoir de Kiev à une altitude suicidaire pour échapper aux radars. Le souffle chaud des turbines lèche les toits des datchas endormies. Malgré la riposte fulgurante des premiers défenseurs au sol qui parviennent à cueillir plusieurs appareils dans une gerbe d'étincelles et de fumée noire, le gros de la horde volante réussit sa terrifiante trouée. Saisir Hostomel doit s'offrir comme un tapis rouge logistique à seulement quinze kilomètres des faubourgs de la capitale, censé recevoir le ballet incessant des gros porteurs transportant blindés légers et unités d'assaut fraîches. C'est le dogme implacable de la guerre éclair : sidérer l'adversaire et s'emparer des leviers du pouvoir avant même que l'Occident ne réalise l'ampleur de l'agression. Les commandos russes sautent du ventre des hélicoptères dans un vacarme assourdissant, neutralisent à la grenade les quelques gardes médusés et prennent le contrôle des installations. Dans les couloirs du pouvoir à Moscou, on jubile déjà en ouvrant des cartes d'état-major obsolètes, ignorant avec une superbe coupable que les prévisions mégalomanes de Poutine s'apprêtent à se volatiliser dans le sang de ses propres soldats.

 

Le choc des tranchées : quand le tarmac se métamorphose en enfer

Dès les premières lueurs de l'après-midi, la réaction ukrainienne tombe comme un couperet, balayant d'un revers de main les projections absurdes du Kremlin qui niait toute volonté de résistance à la nation voisine. Le président Volodymyr Zelensky refuse d'évacuer et hurle ses ordres : reprendre la base d'Hostomel à tout prix. Une force hétéroclite mais féroce, mêlant des vétérans d'assaut aérien, des artilleurs aguerris et des membres des forces spéciales, fond sur le site en hurlant sa rage. Les canons automoteurs se calent en position, les culasses claquent à un rythme frénétique, et les obus pilonnent méthodiquement la piste principale pour y creuser des cratères géants, rendant tout atterrissage de gros porteur rigoureusement impossible.

 

 

Les combats virent immédiatement à la boucherie urbaine et rapprochée. Les parachutistes d'élite russes, soudainement isolés au milieu des hangars sous un déluge de feu, se retrouvent cernés de toutes parts. Les colonnes blindées de renfort censées descendre par la route depuis la frontière se heurtent quant à elles à des embuscades dantesques, sous la mitraille et la boue, et s'enlisent dans les bourbiers du nord de la région, victimes d'une logistique défaillante que l'autocratie n'avait même pas anticipée. Un officier ukrainien présent sur les lignes de front témoigne de la violence de la fournaise dans ses carnets de campagne : "On ne voyait plus le ciel à cause de la fumée noire, les explosions d'obus se succédaient sans interruption, et chaque mètre de béton arraché aux Russes ressemblait à un combat de tranchées de 14-18."

 

 

Au milieu du chaos, le géant des airs, l'unique et monumental avion-cargo An-225 Mriya, la fierté technologique de l'Ukraine, brûle lentement dans son antre, réduit en un squelette de tôle calcinée qui fume sous la bise hivernale. Surtout, la manœuvre psychologique s'effondre en vol : avertis par radio par les survivants de l'enfer qui les attend en bas, les pilotes de l'armada d'Iliouchine qui patientaient en altitude reçoivent l'ordre désespéré de faire demi-tour. Le piège s'est refermé. En refusant de céder le moindre arpent de béton sous une grêle d'acier, les défenseurs brisent net l'échine de la machine de guerre russe, réduisant les visions de grandeur poutiniennes à néant.

 

Aucune description de photo disponible.

 

Le tournant géopolitique et la faillite des ambitions impériales

Cet échec inaugural aux portes de Kiev rebat instantanément toutes les cartes géopolitiques de la planète, exposant au grand jour la faillite intellectuelle et militaire du régime moscovite. En privant le Kremlin de sa tête de pont aéroportée, la résistance acharnée d'Hostomel force l'armée russe à s'enliser dans une guerre d'usure longue, barbare et hautement destructrice pour laquelle sa structure corrompue n'était absolument pas taillée. Les pertes humaines enregistrées au sein des unités d'élite des VDV s'avèrent tout bonnement catastrophiques, brisant à jamais le mythe de l'invincibilité de ces troupes spéciales formées pour les coups de main rapides.

 

Putin increasingly isolated as he faces more fallout and backlash

 

L'affrontement démontre au monde entier que la redoutable armée de Poutine souffre de failles structurelles abyssales, masquées jusque-là par une propagande agressive mais exploitées avec une audace tactique redoutable par une nation déterminée à ne pas plier l'échine. Le mirage d'une capitulation ukrainienne en trois jours vient de s'évaporer dans la fumée, la suie et la boue des abords de Kiev, révélant l'incapacité totale du dictateur russe à comprendre le sens de l'Histoire et la profondeur de la souveraineté ukrainienne. En transformant cet aérodrome de banlieue en cimetière des ambitions impériales, l'Ukraine a non seulement sauvé son existence, mais elle a aussi écrit l'acte fondateur de sa légende patriotique face à un despote terrassé par ses propres mensonges.

 

Bibliographie & références

  • Galeotti, Mark, Putin's Wars : From Chechnya to Ukraine, Osprey Publishing, 2022.
  • Kofman, Michael & Collins, Liam & Spencer, John, The Battle of Hostomel Airport : A Key Moment in Russia's Defeat in Kyiv, War on the Rocks, 2022.
  • Plokhy, Serhii, The Russo-Ukrainian War : The Return of History, W. W. Norton & Company, 2023.
  • Racz, Andras, The Russia-Ukraine War : Military and Strategic Analysis, Finnish Institute of International Affairs, 2022.
  • Zhilin, Alexander, Anatomie d'un échec stratégique aux portes de Kiev, Éditions militaires contemporaines, 2023.


46 réactions


  • Gégène Gégène 16 septembre 17:17

    Heureusement, les russes terminent bien ce qu’ils commencent mal smiley


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 16 septembre 17:48

      Bonjour @Gégène,

      C’est bien vite oublier que l’histoire récente montre plutôt le contraire... Entre le bourbier afghan de l’époque soviétique ou les déboires répétés de ces dernières années, on a connu des fins de parcours un peu plus glorieuses pour l’une des prétendues plus puissantes armées du monde. Disons que pour l’instant, le plan se déroule « comme prévu », mais surtout dans le mauvais sens.


  • Doume65 16 septembre 17:31

    « L’affrontement démontre au monde entier que la redoutable armée de Poutine souffre de failles structurelles abyssales »

    Ah, vous nous rassurez. C’est donc pour rire que nos dirigeants prétendent qu’ ILS ARRIVENT.

    Cela dit, ce n’est en fait pas drôle, vu les milliards investis dans l’industrie de l’armement alors qu’on n’est pas foutu de tenir les engagements de début d’été sur la rénovation thermique des écoles.


    • DACH 17 septembre 19:57

      @Doume65=L’aide financière française à la défense de l’Ukraine est inférieure au 1% de notre PIB..... ’’La Russie n’a pas de frontières’’ affirme souvent V V poutine. Tenez-vous le pour dit....


  • jakem jakem 16 septembre 17:54

    Une chronique que j’ai aimé lire !
    Comme le raid sur Entebbe.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 16 septembre 18:56

      Bonsoir @jakem,

      Merci pour ce retour ! C’est un clin d’œil particulièrement apprécié, et cela fait écho, en effet, à mon article publié sur le raid d’Entebbe. Ravi de voir que le parallèle entre ces opérations d’audace et de haute voltige vous a interpellé !


    • jakem jakem 16 septembre 21:09

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Un clin d’œil cordial que je vous adresse ainsi qu’à feu G. de Villiers.


    • jakem jakem 18 septembre 04:46

      @jakem
      Pour les islamo-gauchistes qui dégoulinent d’antijudaïsme :

      L’Opération Entebbe (hébreu : מבצע אנטבה, ‘Mivtsa Entebbe’) est un raid effectué par l’armée israélienne dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976, visant à libérer les otages dont l’avion avait été détourné en vol et amené à Entebbe en Ouganda par deux terroristes palestiniens du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et deux terroristes allemands de la Fraction Armée Rouge. L’opération a été renommée rétroactivement Opération Yonathan (hébreu : מבצע יונתן, ‘Mivtsa Yonathan’) en mémoire du lieutenant-colonel Yonathan Netanyahou, commandant de l’unité d’élite des forces spéciales israéliennes (« Sayeret Matkal ») qui a pris part à l’intervention, et seul soldat israélien à avoir perdu la vie au cours de l’opération.

      L’opération avait été audacieuse, bien pensée, bien organisée, avec un avion-hôpital, et entreprise par des unités d’élite de Tsahal.
      Trois otages sont morts, dont une Anglo-Israélienne de 74 ans, Dora Bloch, qui avait été hospitalisée avant le raid. 
      Des Ougandais l’ont glorieusement assassinée le lendemain.

      Rien à voir avec les Ougandais ni avec les terroristes musulmans dont l’objectif est l’éradication de tous les juifs et des chrétiens et même de leurs coreligionnaires réticents à leur extrémisme.

      Les seuls qui soutiennent ces barbares sont les islamo-gauchistes.


  • Rinbeau Rinbeau 16 septembre 18:39

    Les sources dont vous faites part sont éloquentes.. C’est comme si vous demandiez à César de nous conter la guerre des Gaules.. Heureusement que le ridicule ne tue pas les petits conteurs.. Vous ne feriez déjà plus parti de ce monde..

     smiley


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 16 septembre 18:54

      @Rinbeau,

      Le grand classique du petit lecteur vexé qui vient cracher sa bile sans avoir le moindre argument sur le fond ! Sur AgoraVox, les commentaires sont censés servir à débattre, échanger des arguments ou apporter des précisions constructives, pas à venir étaler son aigreur en jouant les faux spirituels avec des métaphores usées jusqu’à la corde. Si le ridicule tuait vraiment, il y a belle lurette que vous ne seriez plus de ce monde pour venir polluer les sections de commentaires avec du vide. La prochaine fois, essayez d’élever un peu le niveau ou, à défaut, passez votre chemin !


  • juluch juluch 16 septembre 20:31

    Sous estimer son adversaire n’est jamais bon.

    Les russes vont mettre du temps pour rattraper toute cette « défaite ».

    Il a été confondu la WWII et 2022....pas les memes choses, le Kremlin a cru revenir au temps glorieux de l’armée Rouge.

    La réalité a remis les pendules à l’heure.

    Espèrer freiner l’OTAN en attaquant l’Ukraine a eu un effet contraire.

    Les occidentaux se réarment à la puissance 10 et un conflit Russe/OTAN sera désastreux pour Poutine.


    • mursili mursili 17 septembre 10:43

      @juluch

      Les occidentaux se réarment à la puissance 10 et un conflit Russe/OTAN sera désastreux pour Poutine.

      À mon avis vous vous faites des illusions. Étant donné que la puissance militaire de l’OTAN c’est principalement celle des USA, on peut juger de l’efficacité de celle-ci à ce qui lui est arrivé dans ses protectorats de la péninsule Arabique :
      Expert : Images of damaged U.S. bases in Middle East show Iran « getting help from Russia and China » 
      https://youtu.be/NOjJNypbnow

      Selon cet analyste de l’Atlantic Council, l’Iran aurait bénéficié de l’aide de la Russie et de la Chine. Les USA auraient déjà dépensé plus de 30 milliards de dollars dans leur guerre contre l’Iran.
      Les stocks d’intercepteurs américains s’épuisent. La guerre contre la Russie ne sera pas une partie de plaisir pour l’OTAN. 


    • juluch juluch 17 septembre 12:09

      @mursili
      Ils y arriveront pas, pas plus à l’époque du pacte de Varsovie.
      Pour les USA , depuis Obama ces derniers investissent moins pour la défense de l Europe et l invasion de l’Ukraine a permis aux pays occidentaux d’augmenter leurs budget et de se réarmer rapidement.


    • mursili mursili 17 septembre 12:12

      @mursili

      Ces images de CNN sont encore plus parlantes. C’était il y a quatre mois.
      https://youtu.be/xW8fXYWp0Vw

      Alors, vous allez me dire : quel rapport avec l’Ukraine ? Eh bien, comme je vous l’ai dit plus haut : « l’OTAN, combien de divisions ? »


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 17 septembre 13:30

      Bonjour @juluch,

      Merci infiniment pour ce retour toujours aussi pertinent.

      Vous mettez le doigt exactement sur le cœur du problème : confondre la nostalgie des grandes heures de l’Armée rouge avec la réalité d’un conflit moderne au XXIe siècle, c’était le pari perdant par excellence du Kremlin. Cette incapacité à évaluer correctement son adversaire a ouvert une séquence dont la Russie aura effectivement besoin de longues années pour se relever, tant sur le plan militaire qu’économique.

      Et vous avez totalement raison sur l’effet boomerang : au lieu de repousser l’OTAN, cette agression a surtout réveillé et ressoudé les Occidentaux comme jamais. C’est un pari géopolitique totalement manqué, et c’est un plaisir de lire des analyses aussi lucides dans les commentaires. 


    • Eric F Eric F 20 septembre 18:47

      @juluch

      « l invasion de l’Ukraine a permis aux pays occidentaux d’augmenter leurs budget et de se réarmer rapidement. » (sic)


      Il y a un délai entre augmenter le budget et avoir les capacités de production adéquates (les industriels attendent du reste les engagements de commandes qui n’arrivent pas), et comme on a vidé nos arsenaux pour fournir à l’Ukraine, le réarmement de nos propres forces mettra des années. Du reste doit-on continuer sur l’armement classique ou mettre le paquet sur drones, missiles, robots de combat, etc. on ne voit plus guère chars ni avions sur le front. Idem la marine avec les drones maritimes.

    • juluch juluch 21 septembre 12:38

      @Eric F
      Le matériel est bien arrivé et continue à arriver et de toute sorte.
      On est pas en guerre donc c’est moins rapide que l on voudrais, mais les faits sont là.


  • jakem jakem 16 septembre 23:41

    Au soviétik ambassadeur qui mit en garde la France en raison de sa vulnérabilité face aux missiles de l’URSS, le général répondit : « Eh bien, monsieur l’ambassadeur, nous mourrons donc ensemble ! »


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 17 septembre 13:33

      @jakem

      C’est exactement cela, une réplique cinglante et implacable ! C’est ce genre de panache et de sens de l’État qui manque tant aujourd’hui. Face au chantage nucléaire ou aux intimidations, il n’y avait que de Gaulle pour renvoyer un ambassadeur soviétique dans les cordes avec une telle désinvolture héroïque. C’était le temps où la France dictait encore son rang par la force du verbe et l’indépendance de sa voix. Merci pour ce rappel historique qui illustre si bien la trempe du personnage !


  • Jean Keim Jean Keim 17 septembre 07:26

    D’innombrables actes courageux voire héroïques ont lieu dans chaque camp de toute guerre, mais il n’en reste pas moins vrai que la guerre est une belle saloperie qui se fout complètement des vies humaines engagées dans les conflits, seul compte le profit ‘’escompté’’ par ceux qui trament les affrontements.


    • Christophe 17 septembre 11:40

      @Jean Keim
      Aussi bien ceux qui en tient profit durant mais aussi après la guerre. Les USA, le pays le plus criminel de la planète, l’ont maintes fois démontré ; les conflits enrichissent les tenants de l’industrie de l’armement et les pays ciblés correspondent aux intérêts économiques des USA, ses intérêts étant privés.


  • Christophe 17 septembre 11:37

    Marrant cette référence à une guerre éclair. Il suffit de savoir que ce concept est exclusivement occidental pour en tirer les conclusions qui s’imposent ... La Russie a échoué à atteindre un objectif fixé par les occidentaux.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 17 septembre 13:35

      @Christophe

      C’est un tour de passe-passe sémantique assez fascinant, mais un peu facile ! Prétendre que la notion de « guerre éclair » est une pure invention occidentale pour faire porter le chapeau au Kremlin, c’est oublier un peu vite les plans initiaux de l’état-major russe, ses colonnes de blindés bloquées sur les routes de Kyiv et les déclarations triomphantes des médias officiels au printemps 2022.

      Inverser les rôles en soutenant que Moscou subissait un objectif fixé par d’autres relève de la haute voltige intellectuelle. À ce compte-là, transformer une bérézina stratégique en plan savamment calculé, c’est à la portée du premier prestidigitateur venu. Mais la réalité du terrain, elle, n’a pas besoin de concepts occidentaux pour être cruelle !


    • Christophe 17 septembre 18:22

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Je n’ai pas dit que la guerre éclair était une invention occidentale pour faire porter le chapeau au Kremlin, vos limites intellectuelles sont patentes dans la compréhension.

      La guerre éclair est un principe occidental, seuls les occidentaux utilisent cette technique consistant principalement à bombarder de façon intensive les populations civiles depuis le ciel ... technique utilisée en Irak (première et seconde guerre), en Afghanistan, en Lybie mais aussi en Serbie, ...

      Homostel était un aéroport utilisé par les forces ukrainienne pour alimenter son front contre le Donbass, c’était la base logistique qui a été détruite d’ailleurs. Cet aéroport permettait de soutenir les forces ukrainiennes qui avaient débuter la guerre le 16 février 2022 contre les autonomistes du Donbass.

      Comment diantre avez vous eu accès aux plans initiaux de l’Etat Major russe ? Qui en occident a pu avoir accès à ces données hautement secrètes ? Mis à part le narratif occidental s’entend.


    • Christophe 17 septembre 19:06

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Reprenons donc puisque vous osez laisser entendre que vous êtes historien, ce qui est très contestable vu les approximations que vous utilisez dans vos textes.

      La guerre éclair ou blitzkrieg n’est pas un principe russe, mais une tactique rendue célèbre par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le concept de frappe mécanisée rapide a d’abord été théorisé par des officiers britanniques comme J.F.C. Fuller après la Première Guerre mondiale. L’armée allemande l’a perfectionné et mis en pratique avec succès lors des invasions de la Pologne et de la France en 1940.

      L’Union soviétique a développé sa propre doctrine militaire axée sur la bataille en profondeur (glubokiy boy), visant à saturer le dispositif ennemi sur toute son épaisseur, et non une simple percée éclair.

      Bien que la doctrine historique soviétique diffère du blitzkrieg allemand, les planificateurs et analystes modernes occidentaux observent que la Russie a parfois tenté d’appliquer des stratégies de choc rapide pour imposer un fait accompli, mais cette approche n’a aucune relation doctrinaire en Russie. Les experts étudient ainsi une forme de théorie soviétique ou russe de la guerre courte, tout en distinguant ses fondements de la blitzkrieg classique de la Seconde Guerre mondiale.

      Globalement, en Russie, l’hypothèse posée par les journalistes que vous prenez comme référence ne s’appelle pas guerre éclair mais art opératif : Briser le front non pas pour encercler l’ennemi (style allemand), mais pour paralyser tout son système de commandement en profondeur.


    • Jean Keim Jean Keim 18 septembre 06:31

      @Christophe

      << la Russie a échoué à atteindre... >>

      Les gagnants ne sont jamais parmi les belligérants, pour simplifier les gagnants sont ... roulements de tambours ... le complexe militaro-industriel, mais en fait les saloparts qui empochent les bénéfices des guerres qu’ils ourdissent.


    • Eric F Eric F 20 septembre 19:04

      @Christophe & les autres
      L’avancée très rapide initiale des forces russes a les caractéristiques d’une guerre éclair avec effet de surprise (ils étaient attendus dans le Donbass, pas qu’ils le contournent).
      Le terme « Opération militaire spéciale » induit des effectifs limités et une faible durée. Cela se présentait de fait comme une opération de reprise en main comme à l’époque soviétique, conduisant à la chute du régime et escomptant sur l’appui de la population russophone.
      Mais les forces ukrainiennes se sont reprises dans la région de Kiev (l’épisode relaté dans l’article en est un aspect) puis sur d’autres terrains, l’effet de surprise a fait long feu.
      Mais c’est funeste que le pré-accord de fin mars/début avril 2022 n’ait pas été ratifié, des millions de victimes, des souffrances, des centaines de milliards de dégats auraient été évités, et le pays aurait été moins démembré qu’il le sera inéluctablement.


  • Fergus Fergus 17 septembre 11:55

    Bonjour, Giuseppe

    Merci à vous pour ce récit détaillé de la défaite originelle de Poutine, trahi par son arrogance et la stupéfiante vacuité stratégique de ses conseillers militaires.

    Votre phrase « l’état-major de Vladimir Poutine pèche par une incompétence analytique abyssale » résume parfaitement les causes de l’échec russe.

    L’état de délabrement de l’armée, tant au plan matériel qu’humain, a fait le reste en annihilant les projets initiaux du dictateur impérialiste du Kremlin.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 17 septembre 13:39

      Bonjour Fergus,

      Merci infiniment pour ce retour et pour votre lecture toujours aussi attentive. C’est un plaisir partagé, d’autant que je lis toujours avec beaucoup d’intérêt vos propres analyses sur AgoraVox.

      Vous touchez exactement le point névalgique : cette arrogance combinée à une incompétence analytique totale de la part de l’état-major russe a signé l’arrêt de mort de leur plan initial. Entre le délabrement profond des structures militaires et l’illusion d’une promenade de santé, le mur de la réalité ukrainienne était inévitable. Merci encore pour la lucidité de votre commentaire, qui fait écho à une exigence de vérité qu’on essaie de maintenir sur le site, même si nous sommes peu nombreux !


    • Eric F Eric F 20 septembre 19:04

      @Fergus
      échec mais non défaite, sinon l’affaire serait close.


  • Enki Enki 17 septembre 12:45

    Oui, Poutine s’y est pris comme un débutant dans son offensive.

    Il pensait obtenir la couverture aérienne de l’Ukraine sans penser Starlink.

    Il espérait un régime change à Kiev, alors que cela ne se passe pas comme ça. Seuls les Etats-Unis savent les faire, avec leur expérience de 70 ans, leurs 17 agences et leur budget annuel ahurissant du renseignement qui dépasse les 100 milliards de dollars/an.

    L’Ukraine était partiellement préparée à l’attaque, puisque Merkel et Hollande ont dit eux même que le format Normandie a servi à ça et que Washington et Londres on publié les plans de l’offensive avant février 2022.

    C’est n’est pas le Poutine qui a eu le culot d’aller se confronter aux Etats-Unis en Syrie, pour remettre en selle Bachar el Assad qui était déjà tombé du cheval.

    Ce n’est pas non plus le Poutine stratège, joueur de judo sachant utiliser la confiance de l’adversaire dans sa force, afin que celle ci l’emporte dans sa chute.

    Je pense qu’il a paniqué. Il avait ses raisons que j’ignore. J’ai quelques hypothèses mais sans doute partielles et trop incertaines à développer ici.

    Maintenant, c’est la guerre d’attrition. Cette guerre m’a montré que tous ceux qui annoncent la victoire de l’Ukraine avec l’Occident comme ceux qui annoncent celle de Poutine sont des charlots, aussi bien les zexperts de plateaux tévés que les notoriétés des médias alternatifs.


    • Fergus Fergus 17 septembre 13:26

      Bonjour, Enki

      « tous ceux qui annoncent la victoire de l’Ukraine avec l’Occident comme ceux qui annoncent celle de Poutine sont des charlots »
      Bien vu : il n’y aura que des perdants.
      Mais eu égard à ses objectifs initiaux (chute de Kiev et vassalisation de l’Ukraine), Poutine sera la principale victime de ce conflit qui a vu se renforcer les positions de l’Otan.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 17 septembre 13:43

      @Enki

      Prétendre que Poutine « s’y est pris comme un débutant » tout en essayant de lui trouver des circonstances atténuantes et en agitant l’épouvantail américain pour minimiser la responsabilité écrasante du Kremlin relève de la contorsion intellectuelle.

      Invoquer l’expérience des services américains ou les accords de Minsk pour esquiver l’évidence ne change rien à la réalité : c’est bien Moscou qui a déclenché une agression militaire d’une brutalité inouïe en pensant plier l’affaire en quelques jours. Quant à la nostalgie du stratège joueur de judo ou du sauveur en Syrie, elle fait doucement sourire quand on contemple le désastre humain et matériel accumulé sur le front ukrainien.

      Sur un point, en revanche, vous avez raison : les prédictions péremptoires des charlots en tout genre ne remplacent pas l’analyse froide des faits. Et les faits, eux, témoignent d’une bérézina stratégique historique dont le régime russe ne se relèvera pas de sitôt.


    • Enki Enki 17 septembre 13:53

      @Fergus

      On peut comparer les victoires et échecs partiels, jouer au verre à moitié plein ou vide. En l’état, le vainqueur sont les Etats-Unis, en tout cas ceux qui en tirent les marrons du feu. La défaite est pour l’Ukraine qui a perdu 20% du territoire. L’incertitude demeure entre la Russie et l’Europe de l’UE. 

      Mais le premier constat que je fais, qui couvre tous les autres, est que la guerre n’est pas finie. 


    • Fergus Fergus 18 septembre 09:16

      Bonjour, Enki

      L’Ukraine perdra le Donbass, c’est une évidence. Ce faisant, elle se retirera une épine du pied tant il est clair que les deux oblasts concernés auraient continué d’empoisonner la relation avec la Russie et de nuire à la sérénité de la gouvernance de l’Ukraine dans l’avenir.

      Mais la perte d’une guerre se mesure avant tout en se référant aux objectifs initiaux. Et sur ce plan là, désolé de vous contredire, mais c’est bien la Russie qui sera le grand perdant de ce conflit.

      Pour mémoire : annexion du Donbass, certes, mais surtout vassalisation de l’Ukraine et création de fait d’un « glacis de sécurité » entre la Russie et les pays de l’Otan. Sur ces deux derniers points, l’échec russe, caractérisé par la cristallisation d’une forte identité ukrainienne à tropisme européen et l’émergence de 1300 km de frontière directe avec l’Otan, risque d’être total et cinglant.


    • Christophe 18 septembre 10:48

      @Fergus

      L’identité ukrainienne depuis Kiev ne se limite pas à une identité européenne, ils tentent de rapprocher les valeurs du fascisme ukrainien de la seconde guerre mondial aux valeurs européennes, niant l’implication des membres de l’OUN et de l’UPA dans les massacres de la seconde guerre mondiale et principalement de leur participation idéologique à l’Holocauste.

      Cela posera d’autres problèmes, car si les deux oblasts de Louhansk et de Donetsk ont eu une réaction violente et rapide, une grande partie de l’Ukraine a combattu les héros proclamés par le gouvernement actuel ukrainiens leur permettant d’assoir leur identité. Lorsqu’ils comprendront que leurs aïeux qui ont combattu ces fascistes racistes, antisémites et anti communistes doivent disparaître de leur histoire pour laisser place aux bourreaux qui ont assassinés une partie de leur famille je ne suis pas certain que cela passe facilement. Ce n’est pas parce que l’Union Européenne occulte le passé nazi de l’Ukraine (une partie de l’Ukraine actuelle) que cela n’existe pas et qu’ils sont actuellement au pouvoir à Kiev.

      Quant à l’échec russe, il ne faut pas hâter les choses. Le glacis de sécurité aura lieu ou la guerre continuera. La Russie n’a pas cherché à vassaliser l’Ukraine, les américains s’en sont chargés et à ce jeu là les américains sont les meilleurs, mais la démilitarisation et la non appartenance à l’OTAN sont des conditions de la future paix.


    • Fergus Fergus 18 septembre 12:04

      @ Christophe

      Les nazis au pouvoir à Kiev, c’est de la pure propagande poutinienne : il n’y a quasiment plus d’élus de cette mouvance idéologique en Ukraine. On croirait du Fedorova !

      « La Russie n’a pas cherché à vassaliser l’Ukraine »
      Vous plaisantez ! L’objectif de Poutine était de virer Zelensky dès les premières heures du conflit pour mettre en place un gouvernement croupion sur le mode biélorusse.

      « Le glacis de sécurité aura lieu »
      Ah oui ? Comment ? L’imbécile guerre en Ukraine a conduit la Suède et la Finlande à abandonner leur neutralité pour intégrer l’Otan. Dès lors, ce sont bel et bien 1300 km de frontière directe entre la Russie et l’organisation atlantique qui ont été créés !


    • Christophe 18 septembre 15:50

      @Fergus

      Qui parle d’élus de cette mouvance ?

      Il faut lire quelques ouvrages d’historiens, des vrais. Cette mouvance fasciste au seing du gouvernement ukrainien date de 2004, Ioutchenko pour être plus précis, pourtant Ioutchenko n’est pas fasciste même si dans sa majorité il y avait un parti fasciste.

      Ce sont des historiens qui abordent ce sujet avec des éléments déterminants mais il n’y a pas pire aveugle que les fascistes qui défendent ces thèses mortifères. Que ce soit l’’Institut de la mémoire nationale, le Centre pour l’étude du mouvement de libération et la préservation de la mémoire, des institutions, des ressources et des archives par les forces de sécurité ukrainiennes (SBU) abondent tous, sans exception vers une glorification des fascistes de la seconde guerre mondiale. Tout cela a été mis en place par Ioutchenko dès 2006 et l’importance de la diaspora ukrainienne, principalement les anciens fascistes et leurs descendants, est indiscutable. Ce n’est pas de la pure propagande poutinienne mais un fait évéré par les historiens, l’aveuglement occidental est aussi un fait avéré, et le soutien à la propagande ukrainienne tend à vouloir échapper au débat.

      Non la Russie n’a pas cherché à vassaliser l’Ukraine, elle a influencer comme toute nation, mais aucune recherche de vassalisation.

      Le Glacis de sécurité aura lieu, l’Ukraine ne rejoindra jamais l’OTAN et elle survivra qu’au prix d’un désarmement. La Suède et la Finlance ne menacent pas directement le centre de commandement nucléaire, ce sont deux pays insignifiant pour la sécurité de la Russie, restez un tant soit peu sérieux.


    • Phil 18 septembre 20:44

      @Fergus

      Salut,
      en passant pour information : 

      https://lesakerfrancophone.fr/la-cia-travaille-a-destabiliser-et-a-nazifier-lukraine-depuis-1953

      Et : https://archives.lesobservateurs.ch/2022/03/01/le-bataillon-azov-dukraine-soutenu-par-lotan-et-les-usa-depuis-2014/

      Maintenant, vu ce qui en filigrane se dégage de vos commentaires au sujet de la Russie et de ses gouvernants, vous mettez bien en lumière l’appréciation de
      Yulia Mendel qui a été attachée de presse de zelensky.

      Je cite Yulia Mendel  :  «  nombreux sont ceux qui souhaitent l’effondrement de la Russie plutôt que le sauvetage de l’Ukraine ».

      https://www.youtube.com/watch?v=E4-pZhxqm1w

       https://www.youtube.com/watch?v=VLeeSwvxJl0

      « ...1300 km de kilomètres de frontières entre la Russie et l’organisation atlantique qui ont été créés ! »

      Vous vous moquez du monde avec cet argument, otan ou pas vous croyez qu’il n’y aurait pas eu réaction de l’agrégat occidentaloeuropéen si la Russie avait décidée de faire une action contre la Suède ou la Finlande. La preuve l’hystérie guerrière de la majorité des pays de la zone européenne en ce qui concerne l’action de la Russie envers certains ukrainiens malgré que leur pays ne fasse pas partie de l’otan.


    • Enki Enki 18 septembre 22:43

      Bonjour Fergus

      C’est ce que je vous disais : 20% de l’Ukraine conquise et l’OTAN qui progresse à la frontière de la Russie. Le verre à moitié plein ou vide.
      En effet, Poutine n’a pas atteint ses objectifs : c’est pourquoi la guerre continue...
      C’est une guerre d’usure : êtes vous sûr que la Russie va craquer avant les pays de l’UE ? Vous n’en savez rien, moi non plus, ni même comment elle va se terminer.

      En 1914, les poilus sont partis la fleur au fusil, promettant à leur famille de revenir pour les moissons.
      En 1939, il y a eu 8 mois de drôle de guerre, puis le pays conquis en 6 semaines. Alors que la France avait la réputation justifiée après la première guerre mondiale d’avoir la meilleure armée du monde. Elle était protégée par sa ligne Maginot.
      Et vous pensez que les politiques et militaires sont plus intelligents qu’en 14 et 39 ? Vous croyez que la guerre est plus prévisible aujourd’hui qu’avant ?


    • Enki Enki 18 septembre 23:17

      @Phil

      Je cite Yulia Mendel : « nombreux sont ceux qui souhaitent l’effondrement de la Russie plutôt que le sauvetage de l’Ukraine ».

      C’est bien vu. Cette guerre perdure sans doute en raison de non-dits, plutôt que sur des motifs explicites.

    • Eric F Eric F 20 septembre 19:12

      @Enki
      D’accord sur l’analyse générale, mais attention à la surinterprétation des propos de Merkel et Hollande. Ils ont dit que les accords de Minsk avaient été motivés pour rependre des forces parce que les forces pro-russes étaient en train de l’emporter en 2015-2016 dans le conflit séparatiste, mais pas que l’intention était de ne pas faire aboutir les accords, ce à quoi justement se sont efforcés les réunions au format Normandie. Mais les protagonistes avaient chacun son propre agenda.


  • jakem jakem 17 septembre 13:11

    Je vois une analogie, des ressemblances entre les évolutions des stratégies du tzar et du Méluche.

    L’armée du premier est incapable de battre l’armée ukrainienne, alors son commandant en chef suprême

    — détruit les infrastructures civiles, y compris les magasins en plein jour

    — cause des milliers de morts civiles,

    — kidnappe des enfants,

    — fricote avec les pires dictateurs

    — engage des combattants étrangers...

    — et se fait passer pour une victime de l’Occident.

    Le second est tout aussi pervers. Son mouvement gazeux est tellement puant qu’il n’a pas réussi à embrigader assez d’abrutis votant pour lui. 

    — Alors il racole la lie de la société,

    — agrège les tarés, les vicieux, les délinquants, les illuminés, les irréalistes, les révolutionnaires de salon,

    — défend les terroristes et les dictateurs,

    — s’oppose aux lois promettant la réclusion à perpétuité pour les violeurs de mineurs,

    — fréquente et engage des étrangers qui se déclarent ennemis de la France pour obtenir plus de voix, ....

    — et se fait passer pour une victime.


  • SilentArrow 18 septembre 16:48

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Le mirage d’une capitulation ukrainienne en trois jours vient de s’évaporer dans la fumée, la suie et la boue des abords de Kiev, révélant l’incapacité totale du dictateur russe à comprendre le sens de l’Histoire et la profondeur de la souveraineté ukrainienne.

    Poutine n’a jamais déclaré qu’il pourrait faire capituler Kiev en trois jours.

    D’où vient ce mythe de 3 jours ? 

    <Je cite google>

    Le renseignement américain : Juste avant l’invasion du 24 février 2022, les agences de renseignement des États-Unis et plusieurs hauts responsables militaires américains avaient estimé publiquement que la capitale Kiev pourrait tomber aux mains de l’armée russe en 72 heures.

    source

    Les médias d’État russes : L’évaluation des « trois jours » a aussi été popularisée par des propagandistes russes à la télévision d’État (comme Margarita Simonian, directrice de RT), qui affirmaient au début du conflit que la soumission de l’Ukraine ne prendrait que quelques jours.

    <fin de citation>


    • Christophe 18 septembre 19:32

      @SilentArrow

      Oui mais selon la rigueur scientifique de notre auteur c’est l’Etat Major russe qui a donné ses informations, bien qu’il soit prouvé que la première sortie de ce genre revient au Général Milley, membre de l’Etat Major américain et que c’est une hypothèse. Mais cela n’empêchera jamais un propagandiste de reprendre le propos et de l’attribuer aux objectifs russes puisqu’ils ne l’ont pas atteint ... et cela justifie aussi la théorie fumeuse d’Homostel.

      Et il ose dire qu’il utilise les méthodes scientifiques d’histoire, quelle rigueur scientifique  !!!


  • jakem jakem 19 septembre 17:55

    Giuseppe ! Vous avez vu le nombre d’étoiles négatives que vous avez reçu ? 
    J’en ai presqu’autant que vous.

    Je suis RAVI de l’intérêt que me portent les islamo-gauchistes souteneurs, proxos par idéologie, des terroristes.


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