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Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers... - AgoraVox le média citoyen
mercredi 17 mai 2017 - par rosemar

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers...

On est tous bouleversés par cette chanson qui évoque la plus grande infamie, la plus grande tragédie du XXème siècle : les déportations, toutes leurs horreurs, la peur, l'angoisse d'êtres humains qu'on a voués à la mort.

La chanson s'ouvre sur l'évocation du nombre des victimes : "vingt et cent, des milliers". La gradation met en évidence l'ampleur du massacre. On ne voit plus des êtres humains, mais une masse informe de silhouettes, designées par le pronom "ils", et ces êtres "nus, maigres et tremblants" enfermés dans "des wagons plombés" sont l'image même du désarroi : sans défense, humiliés par la nudité et la peur, on les voit "déchirer la nuit de leurs ongles battants". Cette image terrible restitue une sorte de révolte impossible et inutile, puisqu'elle s'acharne sur une ombre, une entité inconnue, et obscure... 

On a enlevé à ces hommes, devenus "des nombres", toute humanité et toute espérance, car leur destin était fixé par leurs origines mêmes : "Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés", expression irrémédiable qui suggère qu'on ne leur a laissé aucune échappatoire...

On leur a ôté tout avenir de bonheur, symbolisé par l'été qu'ils ne devaient plus revoir...

La description de ces convois de la mort est associée à la fuite monotone du temps, à l'obsession de survivre, malgré tout. Les énumérations restituent une attente interminable et terrible :"un jour, une heure, obstinément Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs."

Quelques prénoms sont, enfin, cités : "Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel", ces êtres nous semblent, alors, d'autant plus proches et familiers, on perçoit une diversité de religions dans les destinataires de leurs prières : "Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou.", d'autres ne prient pas, mais tous refusent la soumission qu'on leur a imposée, marquée par une expression imagée et forte, "vivre à genoux..."

La mort au bout du chemin pour beaucoup et un désespoir sans fin pour ceux qui en sont revenus, tel était le sort qui leur était réservé... La question posée : "ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux ?" suggère une impossibilité irrémédiable.

Les veines devenues si bleues sur leur bras, après toutes ces épreuves, soulignent encore les souffrances et les détresses vécues dans les camps.

L'évocation des miradors où guettaient les allemands suffit à dessiner le décor lugubre de ces camps : la surveillance, la peur permanente, marquée par le silence..."la lune se taisait comme vous vous taisiez", comme si le paysage se mettait à l'unisson de la douleur des déportés....

L'espoir de l'évasion se traduit par le verbe "regarder" répété... le regard porte au loin, dans une envie de fuir ces lieux sinistres, mais la présence des chiens policiers apparaît menaçante dans l'expression contrastée : "Votre chair était tendre à leurs chiens policiers."

Certains voudraient oublier tous ces événements, les taire, mais le poète affirme la nécessité de dire l'atroce réailté, même à travers une chanson... oui, pour de telles causes, l'engagement est nécessaire, pour éviter l'oubli, car "le sang sèche vite en entrant dans l'histoire".

Au poète engagé, les chansons d'amour ne suffisent pas, quoi que puisse dire la foule représentée ici par le pronom "on".

Le poète veut crier au monde ce qui s'est passé, il refuse l'oubli et personne ne l'arrêtera :"Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?" La question oratoire montre la force d'une conviction, et le poète est prêt à "twister" les mots pour faire entendre sa voix et perpétuer la mémoire de ces êtres humains, parfois oubliés...

Jean Ferrat redonne vie à toutes ces victimes de la barbarie, en employant dans le dernier couplet le pronom "vous", il rappelle à l'humanité ces êtres martyrisés, il semble vouloir, aussi, abolir leur anonymat...

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2016/05/ils-etaient-vingt-et-cent-ils-etaient-des-milliers.html

 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_et_Brouillard_(chanson)
 

Vidéo :

 



28 réactions


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 17 mai 2017 18:05

    Avec tous ces articles, vous n’avez plus le temps de vous consacrer (corps et âme ? ^^) à vos chérubins de banlieue. Après forcément ... ^^


  • JBL1960 JBL1960 17 mai 2017 18:54

    Cette chanson, ici chanté par Ferrat lui-même, en live ; m’a été remise en mémoire suite à la lecture de cette article « L’UE cherche une solution finale pour les migrants » et ouais, ça calme.
    Surtout que peu après, je découvrais tout l’horreur du génocide amérindien dans sa « genèse » à savoir « la solution finale au problème indien » avant celle mise en œuvre par Hitler qui pris modèle sur celui du génocide amérindien. Comme quoi c’est sans fin, si l’on n’y met pas fin, donc merci pour ce rappel.


  • Gavroche 17 mai 2017 20:53

    Merci à l’auteur d’évoquer la mémoire de ces martyrs juifs, tziganes, communistes, résistants, malades mentaux, personnes gênantes et autres inconnus...


    Et Oradour...

    La question est de se demander comment des êtres humains , sains de corps et d’esprit, des médecins, des officiers, des humains donc ont pu en arriver à ces extrémités. 

    L’être humain est ainsi, il déteste son prochain. Il est capable de tout .

    Entre les fanatiques qui obéissent aveuglément au guide, au mentor, ou à un dieu , les amateurs de carnages ont fleuri à toutes les époques.

    Et de ce fait le problème est que ce genre de folie, que d’aucuns qualifieront de détail dans une histoire déjà bien chargée, peut très bien se reproduire un jour ou l’autre, n’importe où dans le monde.

    Il est facile de détecter les fanatiques, en général ils se dévoilent. Les combattre est une autre affaire, ils sont nombreux.

    • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 17 mai 2017 21:16

      @Gavroche

      Ah oui, Oradour...
      Le dossier préparé par la gendarmerie pour le procès de 1953... classé secret défense, consultable à partir de 2053... S’il n’a pas déjà été détruit. Raison d’état oblige !

      Procès de l’affaire d’Oradour, où ce sont des hommes de troupe qui ont été condamnés, les officiers parfaitement connus et identifiés n’ayant pas été dérangés à leur domicile en Allemagne...
      Condamnations qui furent ensuite fortement réduites, voire annulées...

      Lisez les compte-rendus publiés dans Le Monde à l’époque, ils sont édifiants.
      Les « témoins » aux multiples versions différentes, les preuves disparues...

      Une immense farce, macabre et honteuse.

      Et les fanatiques, les pervers ne sont pas toujours ceux que l’on désigne.
       


    • rosemar rosemar 17 mai 2017 21:17

      @Robert Lavigue

      Vous sentiriez-vous concerné, Robert ?

    • Et hop ! Et hop ! 18 mai 2017 00:32

      @Gavroche : «  La question est de se demander comment des êtres humains , sains de corps et d’esprit, des médecins, des officiers, des humains donc ont pu en arriver à ces extrémités. »


      Oradour, une bavure unique en France, pas d’ordres, 642 civils tués.

      Bombardement d’Évreux, de Rouen, d’Amiens, de Marseille, de Caen, du Havre, et de 140 autres villes françaises par les USA, 46 000 civils tués, 
      Bombardement de Hambourg, Dresde,… 450 000 civils tués en 4 ans.
      Bombardemet de Hiroshima, Nagazaki,… 1 000 000 civils tués en 2 jours
      Bombardement de Hanoï, de Belgrade, de Bagdad, de Tripoli,

      «  La question est de se demander comment des êtres humains , sains de corps et d’esprit, des médecins, des officiers, des humains donc ont pu en arriver à ces extrémités. »



    • philippe baron-abrioux 18 mai 2017 08:16

      @Gavroche

       Bonjour ,

       j’ai « visité » le village d’Oradour sur Glane , en revenant d’un parcours de découverte des châteaux de la LOIRE : j’avais dix ou onze ans . nous arrivions de Lussac les Châteaux , (Vienne) et rentrions en Gironde .

       on était à la fin de l’été peut être en 1961 ou 1962 . mes deux oncles et mon père, engagé volontaire , et ancien d’Indo, avaient connu le guerre , et en parlaient encore parfois , avec émotion .

       pendant cet été , j’avais visité des usines de porcelaine à Limoges ( cela faisait partie dans ma famille de ce qui était jugé utile pour comprendre de façon concrète les activités industrielles, agricoles ,artisanales de la France ) .

       dans ce qui restait de l’Oradour ancien , celui qui est « visité » aujourd’hui , peut être trois ou quatre personnes marchant en silence dans la rue principale ou échangeant à voix basse . un peu plus loin , le nouveau Oradour . si ma mémoire est encore bonne , il existait dans une des rares maisons pas trop noircie , un pièce où étaient présentées quelques objets de la vie courante déposés , sans aucune légende particulière : ce qui restait de vies enlevées un jour sans raison aucune par des hommes « rendus fous » par leurs histoires fabriquées au nom d’un « idéal » diffusé dans des écrits , dont un livre au nom duquel ils étaient convaincus d’agir à bon droit .

       je me souviens d’un fascicule de quelques feuilles avec des photos en noir et blanc à disposition des « visiteurs » de cette maison : couverture avec un bandeau en diagonale portant ce simple mot « REMENBER » sur fond rouge .

       un des habitants de nouvel Oradour dont une partie de la famille avait péri nous a accompagnés dans notre parcours dans ce village , s’arrêtant parfois en silence devant l’une ou l’autre des maisons ou l’atelier d’un artisan dont l’activité ou le nom était peints sur le façade noircie .

       l’église , à ciel ouvert , et quelques mots glissés aux oreilles des adultes seulement : les détails étaient sans doute trop horribles pour que je les entende et surtout les comprenne .

       l’école , vide , vidée de ses enfants pour les conduire de là où ils ne reviendraient jamais .

       j’ai souvent repensé à cette journée de fin de vacances , sous un soleil radieux ,organisée par des adultes, sans doute pour me montrer quelque chose que je ne pouvais pas encore comprendre : à mon âge , on « jouait à la guerre » parfois , un simple jeu , sans doute comme les écoliers d’Oradour y jouaient parfois .

       j’ai gardé très longtemps le petit livret barré du mot REMENBER sur fond rouge .

      le même été , j’avais découvert Azay le rideau , le travail des femmes de Limoges décorant avec leurs pinceaux si fins les porcelaines blanches , les façades brunes d’Oradour sur Glane et de l’ensemble j’ai encore le souvenir . en peu de temps , des traces de femmes et d’hommes avec lesquelles je dois accepter finalement de partager des caractéristiques propres au genre humain et des capacités à agir .

       la mémoire se pose aussi facilement sur Azay que sur Limoges ou Oradour mais parfois ..., non, on ne peut pas, on ne doit pas faire le tri !

       bonne fin de journée !

       P.B.A

       

        

       


    • baldis30 18 mai 2017 10:33

      @Gavroche
      bonjour,

      « Et Oradour... »

      N’oubliez pas Vassieux, La Chapelle-en-Vercors, Tulle, Mozzabutto et les fosses ardéatines, et toutes les exactions qui n’ont laissé que des plaques commémoratives même plus entretenues ...


    • Surya Surya 18 mai 2017 11:58

      @philippe baron-abrioux

      « à mon âge , on « jouait à la guerre » »


      C’est étrange comme on nomme « jeu » tout ce que font les enfants, pour la simple raison qu’ils sont des enfants (et sont donc supposés jouer...). Mais les enfants jouent-ils vraiment, lorsqu’ils « jouent » à la guerre ?

      Je ne crois pas. Pour eux, ce n’est pas un jeu, non, ils ne jouent pas, ils reproduisent, de façon très sérieuse et pas du tout ludique, ce que font les adultes. C’est tout.

      Les gamins, lorsqu’ils apprennent à parler, ils reproduisent. Lorsqu’ils deviennent racistes, ils reproduisent. Lorsqu’ils acquièrent le sens de l’humour, ils reproduisent. 

      Je crois qu’ils faut avoir acquis une grande maîtrise des choses pour pouvoir affirmer que l’on « joue » avec ces choses. Parce que « jouer » à quelque chose, ça suppose qu’on ait pris de la distance avec cette chose, et mon opinion c’est que les gamins sont trop jeunes pour avoir déjà la capacité de prendre de la distance avec les choses. 

      Ce n’est que mon opinion personnelle.

      Regardez un gamin jouer à un jeu de société. Il est vachement concentré sur ce qu’il fait, et donne parfois plus l’impression d’apprendre et de reproduire que de vraiment jouer. Dès fois, je me demande s’ils « jouent » vraiment...
      La preuve, les gamins, ils trichent jamais quand ils jouent à un jeu de société, ha ha ha... (moi non plus, mais je suis du genre à vouloir changer les règles quand ça m’arrange...)

      Les gamins ne joueront vraiment à la guerre que le jour où toute guerre aura définitivement disparu, et que l’idée même n’existera plus dans la tête des adultes (ex enfants qui ont appris à reproduire) On peut rêver, non ? Ils inventeraient donc ce jeu eux mêmes, et si on leur fabriquait alors des fausses armes en plastique pour jouer à leur jeu, je suis sûr qu’ils ils se marreraient bien avec.

      Bel hommage, Rosemar, qui sonne un peu « explication de texte » par moments, mais on vous en voudra pas puisque vous êtes prof. C’est l’intention qui compte.


    • Surya Surya 18 mai 2017 12:04
      Je suis sûre, pas sûr. 

      Allo la réduction ? y aurait-il moyen de permettre aux commentateurs d’éditer leur texte une minute ou deux masimum, aec un compte à rebours, après l’avoir envoyé ? On voit toujours les fautes une fois qu’elles sont publiées, jamais avant.

    • Surya Surya 18 mai 2017 12:05

      @Surya
      La reduction !!! La rédAction !! 

      Vous voyez...



    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 18 mai 2017 12:46

      @Surya

      Il me semble que c’est surtout lié à nos instincts, procréatifs, de survie, etc. On peut assimiler ça au jeu même si c’est très sérieux, comme le chaton qui traque déjà la souris, alors qu’il tète encore.


    • rosemar rosemar 18 mai 2017 21:55

      @Robert Lavigue

      ça se soigne et c’est une pathologie bien répertoriée...

  • révolté révolQé 18 mai 2017 10:45

    Combien de temps encore avec lé-zeures-les-plus-sombres-toutça-touça... ??
    On peut parler aussi de Napoléon,Robespierre ou Jules César mais étrangement,eux,on ne nous les ressort pas 7/7 pour faire couler la p’tite larme et par la même récupérer un ’’p’tit’’ billet.

    Effectivement,le retrait de la loi fabius/gayssot sur Nuremberg pourrait ENFIN permettre de montrer certaines choses avérées (mais à priori inavouables).


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 18 mai 2017 12:01

      @révolQé

      C’est un tabou qui sert l’oligarchie. Ne cherchez pas plus loin que ce que l’histoire officielle nous raconte, sinon c’est de la haine ou un truc dans le genre ^^


  • alain_àààé 18 mai 2017 13:43

    je dirais d abord que c est un excellent article mais un peu léger.vous ne nous apportez rien de nouveau.justement je suis un fana de FERRAT que j écoute a longueur de journée et je ne n écoute que lui c est un fait que j écoute a travers mes longs voyages et depuis je retrouve se que vous signalez les déportés comme les membres de ma famille.c est un peu simplice comme article.


  • generation désenchantée 18 mai 2017 15:07

    la chanson « nuit et brouillard » a été un problème pour les politiques de l’ époque , la réconciliation franco-allemande était en cours et l’ UE était a ses début

    http://www.lepoint.fr/musique/vive-la-censure-nuit-et-brouillard-inopportune-25-10-2014-1875568_38.php

     les dernières paroles de la chanson , en parle

    On me dit à présent que ces mots n’ont plus cours
    Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
    Que le sang sèche vite en entrant dans l’histoire
    Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare

    En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/1070851.html#3SOeYw0rAQz1LyJk.99


  • Dr Destouches Dr Mengele 18 mai 2017 15:53
    -En 1940 il y avait en France 330.000 juifs : 195.000 juifs français et
    135.000 juifs étrangers, réfugiés politiques pour la plupart d¹entre eux.
    13% des juifs français ont été déportés. 37% des juifs étrangers ont été
    déportés. 69.000 juifs étrangers et 11.000 juifs français sont morts durant
    le conflit. Au total, près de 75% des juifs présents en France en 1940 ont
    échappé à la mort. Près de 95% des juifs français et 57% des juifs étrangers
    ont survécu.

    Rappel:des centaines de milliers d’allemands femme et enfants sont morts dans le bombardements alliés incendiaires et quelques millions de réfugiés de l’Est après la guerre

     Les Russes 7 Millions d’après Staline’(Pravda 1945)

  • AloisB 18 mai 2017 17:04

    Il faut arréter de ressasser sans arret ce moment de l’histoire. Nos résistants ont combattus pour notre liberté et ce au péril de leur vie.Les juifs qui avaient de l’argent sont partis à l’étranger. Il fallait combattre , pas subir comme l’ont si bien fait les Partisans Russes.Cette guerre a tuée largement plus de non juifs que de juifs , civils ou militaires.Entendez-vous les Arméniens nous parler sans cesse du génocide de 1919 ? Non.. Qui a organisé la déportation de juifs depuis Drancy , des juifs.
    Qui de nos jours font du traffic d’organes humains , des juifs.Il faut cesser de les prendre toujours pour des victimes.


  • Armelle Armelle 18 mai 2017 18:02

    Bonjour Rosemar,
    Votre texte me permettra de recentrer le débat sur les responsables de ce massacre qui, évidemment ne se limitent pas aux nazis eux même mais bien à l’ensemble des états impliqués dans cette saloperie, dont le nôtre !!! Notre état,notre belle institution que bon nombre de gens ici défendent et cautionnent.
    Déjà en 1942, les alliés savaient. Ils avaient été informés par un SS repenti, de toute cette organisation et de sa finalité, même le Vatican était au courant. Or personne n’a bougé !!! personne.
    Le réseau d’information dans les camps, si faible soit-il avait même réussi à informer les autorités alliées que les déportés étaient disposés à accepter le bombardement des camps afin de compromettre les déportations futures, mais en vain... Voilà ce que sont nos états, c’est le pouvoir que nous donnons à cette chose immonde qui massacre ça et là, comme la France le fait encore en ce moment. seuls les états se livrent à des génocides, et les instigateurs sont adulés pour ça. Mais comment peut encore cautionner ce genre d’organisation mafieuse ?
    Comme je l’écrivais ce matin ; un homme tue et prend 30 ans ferme, un autre en tue mille sur ordre de l’état il sera décoré !!! J’espère que mes descendants auront la chance de vivre dans un autre monde que ce monde pourri, dans lequel la « masse » cautionne des institutions se donnant tous les droits...
    Tuer des gens est insupportable mais pire est de regarder sans rien faire. La France collabo, a la palme d’or, qu’elle détient depuis 1941...


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