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Immigration : privatisation des bénéfices, socialisation des coûts - AgoraVox le média citoyen
mercredi 1er juillet - par politzer

Immigration : privatisation des bénéfices, socialisation des coûts

Immigration : privatisation des bénéfices, socialisation des coûts

La France pratique depuis plusieurs décennies un modèle particulièrement cynique : les bénéfices de l’immigration sont privatifs, les coûts sont socialisés et supportés par l’ensemble des contribuables, au premier rang desquels les salariés des classes moyennes et populaires.

Les bénéficiaires privés

  • Le patronat et les entreprises (BTP, hôtellerie-restauration, agriculture, sous-traitance, aide à la personne) disposent d’un réservoir illimité de main-d’œuvre bon marché. Cela permet de comprimer les salaires dans les métiers peu qualifiés et d’éviter des hausses de charges ou des efforts de formation des nationaux.

  • La petite bourgeoisie et les classes supérieures profitent de services à bas prix : restauration, livraison, garde d’enfants, aides-soignantes, nettoyage. Elles captent les avantages tout en étant relativement protégées des conséquences négatives.

Les coûts socialisés

Les contribuables paient via leurs impôts, cotisations sociales et dégradation du cadre de vie :

  • Protection de l’enfance (ASE) : 11 milliards d’euros par an. Les mineurs non accompagnés (MNA) et les familles issues de l’immigration récente sont fortement sur-représentés. Coût estimé pour les MNA seuls : 1 à 2 milliards d’euros annuels.

  • Sécurité sociale : surcoûts liés à la précarité, à la santé importée et aux prestations (AME comprise) estimés entre 10 et 20 milliards d’euros par an.

  • Insécurité entretenue par le lumpen importé : une partie de l’immigration (notamment non qualifiée et peu intégrée) amène avec elle un sous-prolétariat (« lumpen ») qui reproduit des structures de clans, de trafics et de violence. Les étrangers (environ 8 % de la population) représentent 17 % des personnes mises en cause par la police et 24 à 25 % de la population carcérale (plus de 21 000 détenus étrangers). Cette sur-représentation est encore plus marquée dans les vols, cambriolages, trafics de stupéfiants et certaines violences de rue.

     

    Le coût global (police, justice, prisons, prévention) se chiffre en plusieurs milliards d’euros par an, sans compter le coût humain : insécurité quotidienne dans de nombreux quartiers populaires, sentiment d’abandon et dégradation du lien social.

     

Au total, le coût net de l’immigration est estimé entre 30 et 50 milliards d’euros par an selon les études indépendantes. Les immigrés cotisent, mais leur contribution moyenne reste nettement inférieure à leur consommation de services publics, surtout dans les flux familiaux, humanitaires et faiblement qualifiés.

 

Un transfert de richesse silencieux

 

Les salariés paient deux fois : par leurs prélèvements obligatoires et par la concurrence sur les emplois peu qualifiés, la saturation des services publics et l’insécurité dans les territoires les plus modestes.

Les externalités négatives (délinquance, tensions culturelles, pression sur le logement et l’école) sont mutualisées,

tandis que les gains (profits des entreprises, services low-cost) sont captés par une minorité.

C’est le schéma classique du socialisme des coûts et capitalisme des profits.

Une immigration choisie, qualifiée, limitée en nombre et assortie d’une exigence stricte d’intégration peut être un atout.

Le modèle français actuel — massivement familial et humanitaire, faiblement sélectif, avec intégration défaillante — produit l’effet inverse : une ponction permanente sur les classes populaires au profit d’intérêts économiques privés et d’une idéologie qui refuse de regarder les réalités en face.

Il est temps de nommer le mécanisme sans tabou. La question n’est pas « pour ou contre l’immigration », mais : qui gagne vraiment, et qui paie l’addition ?

Tant que les perdants n’auront pas leur mot à dire, ce transfert asymétrique continuera.

 



5 réactions


  • jakem jakem 1er juillet 20:25

    Si ! la question est aussi « pour ou contre l’immigration », et la réponse est : C O N T R E !


  • Octave Lebel Octave Lebel 1er juillet 20:57

    En panne d’inspiration.

    Un auteur dont les procédés sont exemplaires de ce à quoi en est réduit une certaine aventure politicienne résumée sous la bannière « touche pas à mes oligarques » censée restée comprise des seuls initiés. Les nantis et supernantis et les élus s’étant mis à leur service s’imaginant nous tromper comme autrefois leurs prédécesseurs abrités et prospérant sous la protection de l’occupant , nous leurs concitoyens de la classe moyenne et populaire. Ce genre d’article, pour les propagandistes du RN fait figure d’ultime secours. L’équivalent d’un poulet donné en sacrifice au marabout en cas de situations désespérées où l’on a perdu tous ses repères en se retrouvant prêt à tout. Il faut se résoudre alors à puiser dans les cartouches de la dernière chance au fur et à mesure que les élus de la famille se sont carbonisés tout seuls, comme des grands. Ont défilé sous nos yeux des harangueurs de foules désignant à la vindicte des juges qui défendent nos lois et l’honnêteté en politique. En posture permanente de superprometteurs du « yakafokon » qui votent avec application en même temps que leurs compagnons de vote de la droite les lois et règlement qui arrangent les oligarques et leurs obligés. Des filous qui ont torpillé 25 motions de censure depuis 2022 et 2 motions de destitution contre le régime de Macron. Des gens qui ont instrumentalisé contre l’avis de sa famille la mort d’un jeune homme perdu dans la violence d’une idéologie en essayant d’en accabler un adversaire politique. Des gens horripilés dès qu’il s’agit de taxer les plus riches afin de financer les dépenses publiques et nos services publics parce que les premiers ne paient pas l’impôt en proportion de leur revenu et patrimoine comme nous. Des gens qui croient encore que nous ne comprenons pas bien ce que tout cela veut dire et promet et qu’un petit coup d’immigration, d’islamophobie et de faits divers suffira à tout nous faire oublier et à nous berner. Nous n’en pouvons plus, nous ne voulons plus de cela, nous voulons une démocratie citoyenne , la justice sociale et la responsabilité écologique, l’ensemble étant indissociable . L’auteur nous ressort donc (et y reviendra le pauvre) courageusement dans une autre version la cocotte en papier qu’il nous a déjà pliée et dépliée et repliée dans tous les sens et sur laquelle apparaissent les vieux plis d’avant.


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