Italie : cure d’austérité pour les monuments...
Partout en Europe, la crise poursuit son oeuvre délétère et en Italie, elle atteint même les monuments qui, faute d'entretien, se dégradent inexorablement : le site de Pompéi, le Colisée à Rome sont menacés...
"Au cours des cinq dernières années, le budget du ministère de la Culture a été réduit des deux tiers", a déclaré le ministre italien de la Culture Massimo Bray dans un entretien publié lundi par le quotidien Il Messaggero.
La crise pousse le gouvernement italien à faire des économies dans de nombreux domaines et les monuments prestigieux de la Rome antique sont sacrifiés... Pourtant, ces vestiges sont des fleurons essentiels et contribuent au rayonnement de ce pays : que serait l'Italie sans ces vestiges du passé ?
Le tourisme permet à l'Italie de survivre et c'est là un atout capital pour l'économie de ce pays : l'Italie ne peut se permettre de laisser tomber en ruines ce patrimoine si riche, si varié...
Ce serait aussi une perte considérable pour l'ensemble de l'humanité : il faut veiller à préserver les monuments, vestiges du passé, témoins essentiels de l'histoire...
La crise a une ampleur telle qu'elle atteint non seulement les hommes mais aussi les infrastructures, les monuments... N'est-elle pas aussi une crise de civilisation dans la mesure où elle touche les fondements, les origines mêmes de notre culture ?
Ces monuments ont survécu pendant des centaines d'années et les voilà menacés de s'effondrer faute de moyens pour les préserver.
Ainsi, à Pompéi des bâtiments ont été constuits de manière illégale et viennent mettre en péril le site : la surveillance est défaillante, par manque de personnel...
Le Colisée, le plus grand amphithéâtre de l'antiquité est dans un état déplorable : il faudrait le restaurer de manière urgente pour empêcher de nouvelles dégradations...
Au fond, on voit bien l'absurdité de la situation : la crise en vient à paralyser tous les systèmes, toutes les économies, elle en vient à aggraver le mal car les gouvernements n'ont trouvé d'autres solutions que l'austérité pour résoudre les problèmes.
Si l'austérité conduit à renoncer à tout un patrimoine culturel, on est bien dans une fin de civilisation, prête à sacrifier son passé pour aller à l'aveugle vers un avenir nébuleux et incertain, coupé de ses racines...





