Jacqueline Sauvage : la honteuse inertie du Président
Condamnée le 3 décembre en appel à 10 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises du Loir-et-Cher, Jacqueline Sauvage espère une grâce présidentielle pour enfin sortir d’une prison où son calvaire n’aurait jamais dû la conduire. Hélas ! François Hollande reste sourd à cette demande de grâce...
Dans un article du 6 décembre 2015 – Femmes battues : un choquant verdict –, je relatais pourquoi Jacqueline Sauvage, maltraitée, battue, humiliée, et soumise à des agressions sexuelles répétées de la part de sa « victime », avait un jour tué Norbert Marot de trois coups de fusil.
Pas seulement pour s’affranchir enfin, dans un geste désespéré, de ce calvaire qu’elle endurait depuis 47 ans, mais aussi pour punir celui qui avait également agressé sexuellement et violé deux de leurs filles en profitant de ses absences ; celui qui, en outre, avait également battu et humilié leur fils. Un fils, employé par son père dans l’entreprise de transport familiale, qui avait fini par se pendre pour échapper à sa condition de souffre-douleur la veille du « meurtre ».
Comment les jurés du Loir-et-Cher n’ont-ils pas compris qu’en condamnant à 10 ans de prison ferme cette femme – qui ne pouvait en aucune manière être un danger pour la société –, ils la maintiendraient encore longtemps, beaucoup trop longtemps derrière les barreaux de sa cellule ? Il eût pourtant suffi, comme je l’écrivais en décembre, de condamner cette femme de 68 ans à une peine couvrant sa période de détention pour qu’elle sorte libre et retrouve ses enfants et petits-enfants après 2 ans et demi de détention.
Les jurés de Blois, possiblement instrumentalisés par un président de Cour d’Assises privilégiant la rigueur froide du droit à la dimension humaine, n’ont pas saisi cette opportunité, et nul ne pourra obtenir d’eux une explication de ce honteux verdict, eu égard au secret des délibérations auquel sont tenus par la loi tous les membres du jury.
Dès lors, la seule possibilité de libérer cette femme violentée durant des décennies de l’implacable application d’une interprétation glaçante du droit, résidait, comme je l’ai écrit dès le 6 décembre, dans une grâce présidentielle. Une demande de grâce qui, bien évidemment, n’a pas manqué d’être introduite auprès des services de la Présidence par les avocates de Jacqueline Sauvage, Me Janine Bonaggiunta et Me Nathalie Tomasini. À ce jour, sans réponse de l’Élysée.
François Hollande se tait, retranché derrière le verdict. Et cela malgré une mobilisation importante dans tout le pays en faveur de Jacqueline Sauvage. Non seulement de citoyens indignés dont près de 350 000 ont d’ores et déjà signé la pétition lancée sur le site Change.org, mais également de dizaines d’éditorialistes de tous bords politiques – français et étrangers –, choqués tout autant par l’incroyable dureté du verdict que par le silence de la Présidence.
Certes, Jacqueline Sauvage a tué son compagnon de trois balles tirées dans le dos, peu après une énième manifestation de violence de Norbert Marot. Mais il convient à l’évidence de voir dans le déroulement de ce drame l’acte de libération d’une femme ayant atteint le bout de la souffrance mentale et physique. Un acte de survie pour celle qui, de plus en plus, était persuadée qu’elle était en sursis face à son bourreau.
Curieux pays que la France : en décembre 2015, Jacqueline Sauvage est condamnée à 10 ans fermes de réclusion criminelle pour avoir ôté la vie d’un tortionnaire violent et violeur ; en janvier 2016, un policier est acquitté pour avoir abattu, lui aussi de plusieurs tirs dans le dos, un délinquant qui s’enfuyait. N’y a-t-il pas là une insupportable et monstrueuse différence de traitement judiciaire entre la victime lambda martyrisée durant des décennies dans la campagne du Loiret et un policier protégé par son appartenance à une institution de la république ?
Tandis que Jacqueline Sauvage s’étiole et désespère dans sa cellule, loin de ses filles et de ses petits-enfants qu’elle ne voit pas grandir, Le Président de la République n’en finit pas d’occuper le terrain en fracturant la cohésion nationale avec son inutile et inefficace gadget constitutionnel : la « déchéance de nationalité ». Qu’une femme exposée durant 47 ans à des sévices physiques et psychologiques croupisse en prison semble en revanche le laisser complètement indifférent, si l’on s’en tient à son assourdissant silence.
Une grâce présidentielle ne coûterait pourtant rien en termes d’image à François Hollande. N’est-il pas le président de tous les Français, y compris ceux que la société condamne à la double peine d’une vie de sévices suivie d’une peine de prison révoltante ? Nous sommes des centaines de milliers à attendre cette grâce. Ne pas l’accorder serait sans aucun doute une grave faute morale et une tache dans le bilan du présent quinquennat. Dès lors, l’on pourrait à juste titre clamer haut et fort : « Honte sur François Hollande ! »
Précédents articles en rapport avec la justice :
Femmes battues : un choquant verdict (décembre 2015)
Un syndrome effrayant : l’« effet du témoin » (septembre 2015)
Procès d’assises : des délibérations sous influence ? (octobre 2013)
Procès d’assises : délibération, mode d’emploi (novembre 2012)
Nouvelle réforme de la Justice : le jugement erroné de Sarkozy (avril 2011)
Justice : doit-on remettre en cause le huis-clos ? (octobre 2010)
Procès Ferrrara : un juré d’assises à la barre (octobre 2010)
Justice : de Monchal à Hortefeux (septembre 2010)
Justice : un coupable peut en cacher un autre (novembre 2009)
Violée, humiliée... Détruite ! (octobre 2009)
360 réactions
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Fergus
25 janvier 2016 09:26
Bonjour, bernard29
Je partage cette opinion. Entre Sarkozy et lui, nous aurons décidément touché le fond !
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bernard29
25 janvier 2016 13:27
@Fergus
rebonjour ; lu dans le Télégramme la lettre de Christine Clerc à Mme Taubira .la voici sinon lien (ci dessous) vers l’article avec vidéo sur une manif de femmes pour Mme Sauvage.
Madame la Ministre, Cette fois, vous vous êtes tue. Vous qui osez défendre, contre le président de la République, les causes justes à vos yeux, vous n’avez pas commenté le jugement de la cour d’appel de Blois. Sans doute ne le pouviez- vous pas, en tant que garde des Sceaux. Votre démission eût été exigée. Mais vous, l’auteur d’un inoubliable discours sur l’esclavage, au nom de milliers de femmes meurtries, violées, réduites à l’effroi et au silence, qu’avez-vous fait depuis que, le 10 décembre, Jacqueline Sauvage, 67 ans, a été condamnée à dix ans de prison ? Certes, cette ancienne ouvrière est coupable d’avoir tué son mari, un homme violent et pervers qui ne l’avait pas seulement battue et forcée pendant 47 ans, mais qui avait violé leurs trois filles et poussé leur fils au suicide. Mais pour un crime semblable, Alexandra Lange ne fut-elle pas acquittée, en 2012, à Douai, pour « légitime défense » ? Or, Jacqueline Sauvage a déjà passé trois ans en prison. Le Procureur lui a reproché de n’avoir pas osé porter plainte, comme si ses admissions répétées aux Urgences ne témoignaient pas pour elle et comme si tous les voisins, dans sa petite ville du Loiret, ne « savaient » pas. Vous qui plaidez pour des « peines de substitution » en faveur des jeunes délinquants, craignez-vous que, libérée, la malheureuse n’agresse les hommes dans la rue ? Allons ! Enfermer Jacqueline, c’est faire taire les 75.000 femmes et filles violées chaque année en France sans qu’on s’indigne pour elles comme pour les victimes de Cologne. C’est tuer une deuxième fois les 132 femmes tombées, l’an dernier, sous les coups d’un compagnon violent. Brisez donc cette chape de silence, Christiane Taubira ! Et convainquez François Hollande de gracier Jacqueline Sauvage.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/debats/a-christiane-taubira-pour-jacqueline-sauvage-25-01-2016-10932020.php#dKerKgwr7RW3IPTr.99 -
amiaplacidus
25 janvier 2016 13:47
@Fergus
Bonjour Fergus, j’approuve votre article.Lorsque que vous dites « nous aurons décidément touché le fond ! », j’espère que vous avez raison, malheureusement, j’en vois qui arrivent avec des pelles pour creuser encore plus bas.
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Fergus
25 janvier 2016 14:10
@ bernard29
Colère48 avait déjà mise l’excellent texte de Christine Clerc ci-dessous. Je pense qu’il a été repris dans différents journaux de province.
Merci pour la vidéo quimpéroise.
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Fergus
25 janvier 2016 14:13
Bonjour, amiaplacidus
L’avantage de les voir à l’œuvre avec leurs pelles, c’est qu’il est de plus en plus évident que c’est leur propre tombe politique qu’ils sont en train de creuser. Mais leurs œillères les empêchent de s’en apercevoir.
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leypanou
25 janvier 2016 10:07
Dès lors, l’on pourrait à juste titre clamer haut et fort : « Honte sur François Hollande ! » : Criez tous très fort, çà va l’empêcher de dormir !!!
Mon petit doigt me dit que la perspective d’être éliminé au 1er tour des présidentielles de 2017 le dérange plus que vos cris forts.
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Pere Plexe
30 janvier 2016 13:59
Je suis souvent en accord avec l’auteur.
Mais pas cette foisHollande est certes critiquable en de nombreux points.Ne pas respecter ses promesses de campagne entre autre.Or je candidat Hollande avez, avec raison, indiqué à quel point la grâce présidentielle était une survivance de la monarchie qui n’avait plus aucune raison d’être..
Pour une fois il à tenu parole.Il me parait bien injuste de lui reprocher !Que le cas de Mme Sauvage pose problème est une chose.Que la solution soit de ressuscité l’anachronique « grâce présidentielle » en est une autre.Surtout pour contredire un verdict de cours d’assise rendu « au nom du peuple français » suivant l’expression consacrée.Je ne sais pas ce qui à motivé les jurés à prononcer cette peine.Ce que je sais,et c’est un récent juré d’assise qui vous le dit, c’est que ces hommes et ces femmes ont une connaissance de l’affaire et de ses intervenants que nous n’avons pas.Ils ont siégé des heures, des jours, écouté attentivement les parties civils, les rapports d’expertises,les témoins, les enquêteurs avant de délibérer.Alors comme vous je ne comprends pas.Mais je suis sûr que la décision d’un seul homme, à la vue d’un rapport forcement succin, ne saura pas dire mieux ce qui est juste.Fut il Président de la république. -
lsga
30 janvier 2016 14:02
@Pere Plexe
Hollande est probablement LE président a avoir le plus respecté ses promesses de campagne de toute l’Histoire de la Vème République (les fameux 80 engagements).
Si les gens ne lisent pas les programmes des partis politiques pour lesquels ils votent, c’est leur problème. -
Fergus
30 janvier 2016 16:32
Bonjour, Pere Plexe
A toutes fins utiles, je vous informe que Hollande a déjà usé de la grâce présidentielle - à juste titre - pour sortir de prison Philippe El Shennawy, incarcéré depuis 38 ans pour des braquages et des évasions, sans avoir jamais tué quiconque.
Et si cette grâce peut en effet sembler anachronique, elle n’en est pas moins utile dans certains cas exceptionnels, comme celui d’El Shewanny, pour corriger de manifestes erreurs d’appréciation des jurys ; ou, comme dans le cas d’Omar Raddad (gracié par Chirac), de sortir de prison un condamné très probablement victime d’une grave erreur judiciaire.
Surtout qu’il ne s’agit en aucun cas de « contredire un verdict de cours d’assise", mais de réduire la peine de la personne concernée. Et pour cause : le décret de grâce n’invalide pas la condamnation qui reste effective, et la peine mentionnée au casier judiciaire.
Pour ce qui est du procès en appel, je ne sais pas comment les jurés l’ont perçu et comment les débats ont forgé leur conviction. Mais si l’on se réfère au propos tenu jeudi par la chroniqueuse judiciaire de France-Inter, présente au procès de Blois, la présidente n’a cessé de « rudoyer les témoins » et s’est montré durant les débats « hermétique à la cause des femmes battues", ce qui ne manque pas de poser des questions.
Dès lors, rien n’interdit qu’elle ait pu influencer défavorablement les jurés populaires. Cela ne serait d’ailleurs pas la première fois comme l’ont montré des articles et des livres écrits par d’anciens jurés. Parmi eux, Thierry Allègre, poursuivi en 2013 pour avoir violé le secret de la délibération. Un exemple particulièrement intéressant dont j’ai rendu-compte dans un article d’octobre 2013 intitulé Procès d’Assises : des délibérations sous influence ?
Ayant moi-même été juré d’assises, je n’ai pas connu cela, mais j’ai quand même pu me rendre compte à quel point certains jurés étaient influençables, ce qui ne porte pas à conséquence dans les affaires simples à juger, mais qui peut se révéler très problématique dans les affaires sensibles comme l’est le cas de Mme Sauvage.
A noter enfin qu’il semble y avoir eu une grave faute de l’avocat général qui aurait laissé entendre aux jurés que par le biais des remises de peine, Mme Sauvage pourrait sortir de prison en janvier 2017. Or cet argument qui n’a évidemment pas manqué de jouer en défaveur de l’accusée, est faux : compte tenu de l’absence de circonstances atténuantes validées par l’avocat général, Mme Sauvage ne peut au mieux sortir qu’en juin 2018, et à condition que les magistrats compétents valident un « relèvement de la peine de sûreté » qui permettrait une sortie à moitié de la durée nominale en lieu et place des deux-tiers imposés par cette peine de sûreté.
Bref, entre la faute de l’avocat général, la conduite possiblement tendancieuse des débats et de la délibération, et la non prise en compte du calvaire subi par Mme Sauvage et ses filles – elles aussi de facto condamnées -, les conditions exceptionnelles d’un recours à la grâce me semblent réunies.
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Shawford 30 janvier 2016 16:34@Fergie
Tiens Fergie qui s’en va parler avec des ectoplasmes sans queue ni tête.
Il était vraiment fêlé ce Pablo PICASSO

Mère Luge One, tu vas continuer à me faire rire longtemps, morue

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cevennevive
25 janvier 2016 10:12
Bonjour Fergus,
« Moi, Président, je me foutrai pas mal des Français ».« Moi, Président, je me ferai plutôt du souci pour les Maliens, les étrangers, les réfugiés »,« Moi, Président, j’irai faire la guerre contre Daesh pour faire voir au monde entier que je sers à quelque chose »,« Moi, Président, je me ferai gruger par les Chinois (ces Salauds ») qui font attendre le chèque de mes matériels de guerre, alors que j’en ai annoncé la glorieuse vente, en gonflant mes petits muscles, il y a plusieurs mois« ,»Moi, Président, je ferai baisser le chômage par des mesures dérisoires qui feraient rire les cailloux«ETC...»Et cette pauvre femme, est-ce qu’elle peut m’apporter des voix, à elle seule ? Qu’est-ce que j’en ai à faire ? Les juges, les avocats peuvent voter pour moi, eux"Triste personnage...Salut à vous Fergus.-
Doume65
25 janvier 2016 16:12
@cevennevive
« Moi, Président, j’irai faire la guerre contre Daesh pour faire voir au monde entier que je sers à quelque chose »Inexact ! Voici la version corrigée :
« Moi, Président, j’irai d’abord armer des terroristes qui font du bon boulot puis prétendre faire la guerre à DAESH pour me faire croire (les autres ont compris) que je ne sers pas qu’à faire des conneries. » -
tonimarus45
26 janvier 2016 09:31
@Fergus— Et si ce n’etait que de cela qu’il devrait avoir honte ??.Dans son reniement a ses promesses(ou plutot mensonges ;;des promesses que l’on sait que l’on ne tiendras pas et qui ne servent qu’ a ce faire elire sont des mensonges)il est alle plus vite et plus loin que « sarko » et ses forfaitures surtout exclusivement contre la classe ouvriere ne sont pas finies
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Fergus
26 janvier 2016 09:49
Bonjour, tonimarus45
Je suis bien d’accord avec vous, et c’est pour cela que j’ai titré un récent article Hollande et la « déchéance de crédibilité ».
Cela dit, vous ne me ferez pas dire que Hollande s’est montré pire que Sarkozy : il est simplement resté sur la même ligne libérale.
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gruni
25 janvier 2016 10:13
Bonjour Fergus
Qu’un jury soit sous l’influence du juge est très juste. Heureusement ce n’est pas toujours le cas. Personnellement je pense que Hollande finira par céder, car arrive un moment où il faut savoir admettre que la justice a été trop sévère sans remettre en cause son indépendance.J’apprécie ton investissement dans cette affaire et merci pour l’article-
Fergus
25 janvier 2016 10:23
Bonjour, gruni
Heureusement, en effet, que les jurés populaires ne sont pas tous sous l’influence des magistrats. Mais, pour avoir été moi-même juré d’assises, j’ai pu constater à quel point certains jurés sont dépendants de la parole du président. Lorsque les affaires sont claires, cela ne pose guère de problème, sauf éventuellement sur la hauteur de la peine prononcée. Lorsque les affaires sont plus complexes ou plus sensibles, il peut arriver en revanche - comme l’ont montré des témoignages dans le passé - que la stature du président puisse jouer un rôle déterminant.
Merci pour ton commentaire.
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Trelawney
25 janvier 2016 10:29
@Fergus
Pour info le président du tribunal était une présidente madame isabelle machin chouette (facile a retrouver sur internet). et le jury était composé de 5 femmes et 4 hommes.Comme l’instruction est plutôt carré et bien fichu, il y a quelque chose qui a merdé dans ce procès, mais je ne sais pas quoi
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Fergus
25 janvier 2016 11:16
Bonjour, Trelawney
Le fait est que le président était une présidente.
Impossible de savoir ce qui a « merdé ».
Mais il semble clair que le refus par la Cour d’admettre de se laisser entraîner dans un débat sur la « légitime défense » des femmes violentées - le cheval de bataille des avocates de Jacqueline sauvage - a pu avoir pour conséquence de ne juger que les faits bruts - trois coups de feu tirés dans le dos -, largement déconnectés de la réalité humaine constante des violences exercées durant des décennies par la « victime » à l’encontre de sa femme et de ses enfants.
Autre point négatif pour Jacqueline Sauvage : une absence de charisme soulignée lors des deux procès par les chroniqueurs. Contrairement à elle, Alexandra Lange a été acquittée en 2012 pour le meurtre de son mari violent après seulement quelques années de vie commune ponctuées par des coups ; et là, il n’y avait pas la circonstance aggravante des viols commis sur les enfants. Mais Alexandra Lange a su faire passer le massage de sa souffrance, ce que n’a jamais réussi à faire Jacqueline Sauvage.
Cela démontre une fois de plus, que la forme prend trop souvent le pas sur le fond des affaires !
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legrind
25 janvier 2016 11:29
@Trelawney
Oui , je ne suis pas « Hollandiste » - loin de là.. - mais je trouve limite louche le battage médiatique sur cette affaire , et je ne vois pas pourquoi on accable le président c’est normal qu’il examine l’affaire précisément avant d’accorder sa grâce, pas parce-que les médias et des associations lui disent qu’il faut le faire. -
vesjem
26 janvier 2016 00:25
@gruni
arrête les ronds de jambe pour fergus ; ton flambi est mou ;
toi-même , tu n’aurais pas eu le courage d’un tel article« Qu’un jury soit sous l’influence du juge est très juste. Heureusement ce n’est pas toujours le cas »
« il faut savoir admettre que la justice a été trop sévère sans remettre en cause son indépendance »toujours une affirmation et son contraire , pour ménager la chèvre et le choux ?
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tonimarus45
26 janvier 2016 09:37
@Fergus—Comment un juge, je dis bien un juge(ce n’est pas n’importe qui), peut ce laisser influencer par le charisme ou l’absence de charisme d’une accusee ???si c’est le cas il doit etre demis de sa fonction de juge
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Fergus
26 janvier 2016 09:54
@ tonimarus45
Les magistrats sont évidemment armés par leur formation et leur expérience pour ne pas tenir compte du charisme d’un accusé, ou a contrario de l’antipathie qui peut émaner de lui. Mais tel n’est pas le cas des jurés populaires tirés au sort pour faire partie du jury d’assises. Or, ces derniers sont majoritaires dans le jury !
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mmbbb
25 janvier 2016 10:22
Vous croyez en Hollande il ne fera rien c’est un caramel moud Qu il degage en 2017 Quant la justice francaise je crois avoir lu que notre Patrick Henry va de nouveau ressortir.. La vieille dame du nord organisant des lotos clandestins fut jetee en prison alors que les delinquants en cols blanc Coppe entre autre vaquent a leurs occupations Cette justice n’est pas a la hauteur de la patrie des droits de l’homme Une justice qui n’est pas ponderee n’est plus une justice Cette femme n’a pas eu droit a la clemence de la justice evidemment , la violence gangrene notre societe et un voile discret masque cette realite . Violence conjugale inceste et j’en passe des meilleurs
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Fergus
25 janvier 2016 11:23
Bonjour, mmbbb
« Vous croyez en Hollande »
Je ne crois en rien, je dis simplement - comme nombre de mes concitoyens - que dans une affaire comme celle-ci, il a un devoir moral d’agir en graciant cette femme. Le fera-t-il ou pas ? Je n’en ai pas la moindre idée.
Pour ce qui est de la Justice, je persiste à penser qu’elle est en général plutôt bien rendue, le problème étant que les dérapages ou les dénis médiatisés prennent le pas dans l’opinion sur la réalité des actes judiciaires rendus à la satisfaction des parties. C’est d’ailleurs l’avis tant des professionnels (magistrats et avocats) que des justiciables dans les enquêtes qualitatives conduites sur le sujet.
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chantecler
25 janvier 2016 15:57
@Fergus
Bonjour,
Il ne faut pas confondre justice et légalisme ou pénalisme . -
Fergus
25 janvier 2016 16:02
Bonjour, chantecler
Pourriez-vous préciser ce que vous suggérez par là ?
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vesjem
26 janvier 2016 00:31
@Fergus
j’ai bien apprécié ton article , mis à part le recours à la grâce présidentielle d’un temps obsolète -
chantecler
26 janvier 2016 06:39
@Fergus
Bonjour Fergus ,
Et bien trop souvent la justice institutionnelle s’occupe essentiellement des infractions prouvables au code pénal.
Et il est très possible de violenter ou d’arnaquer (dans des petites largeurs et des grandes) des gens légalement .
Surtout qu’il coûte cher (avocats) de se défendre via un procès .Et que beaucoup de magistrats se contentent de rester à la surface des choses , car ils sont incapables d’aller en profondeur. (lire « la chute » d’ A. camus ou encore « l’étranger »)
Il faut ajouter aussi que faute de moyens ceux-ci sont débordés et font de l’abatage procédural.(plusieurs centaines de dossiers, parfois milliers )
Ici apparemment cette femme d’origine modeste est condamnée sur la base d’un crime .
Ce que lui a fait subir sa victime , à elle et ses enfants , ne semble pas être entré en ligne de compte .(Hier par hasard j’ai vu un film :« too young to die » avec Juliette Lewis et Brad Pitt dans le rôle d’un très mauvais garçon .
Cette ado de 13 ou 14 ans , aux USA , sera condamnée à la chambre à gaz ...) -
Fergus
26 janvier 2016 09:05
Salut, vesjem
Le recours à la grâce présidentielle peut en effet sembler d’un autre temps dans la mesure où cette pratique, héritée de la monarchie, relève d’une possibilité discrétionnaire d’intervention du président dans le processus judiciaire.
Mais il est des cas où la grâce peut être un moyen de corriger une injustice, d’atténuer une peine qui apparait disproportionnée, ou de faire bénéficier un condamné d’un doute qui le lui a pas été accordé lors de son procès (exemple : Omar Raddad).
On sait que la Justice peut commettre des erreurs dans ses décisions, et c’est pour cette raison qu’a été institué l’appel. Mais il peut arriver que lors de cet appel, il y ait persistance - dans un petit nombre de cas - d’un doute sur la culpabilité ou, comme dans le cas de Mme Sauvage d’une peine disproportionnée, eu égard aux souffrances subies et à l’absence totale de dangerosité pour la société.
La grâce présidentielle peut alors trouver toute sa place, non pour invalider le verdict de culpabilité qui reste inaliénable malgré le décret de grâce, mais pour alléger la sanction.
Bonne journée.
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Fergus
26 janvier 2016 09:19
Bonjour, chantecler
Par chance, la grande majorité des justiciables d’assises et des acteurs professionnels que sont les magistrats et les avocats s’accordent à reconnaître que le traitement judiciaire des affaires est satisfaisant en termes d’équité et de respect du droit des parties.
Cela n’empêche évidemment pas quelques ratés ici et là, et même parfois de vraies bavures comme l’affaire d’Outreau. La faute en effet à des moyens insuffisants pour faire face à l’afflux des dossiers et pour mener à bien toutes les investigations nécessaires.
En réalité, ce sont surtout les procédures correctionnelles qui souffrent le plus du manque de moyens de la justice, avec à la clé de nombreux non-lieux discutables, mais aussi des condamnations expéditives en comparution immédiate. Il y aurait là beaucoup à faire, mais le budget de la justice étant en France grosso modo moitié moindre que celui de la moyenne des pays de l’UE, cette situation n’est pas prête de s’arranger.
« Too Young to die », que je n’ai pas vu, est une illustration des graves dérives de la justice des mineurs aux Etats-Unis.
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Trelawney
25 janvier 2016 10:23
Ne pas l’accorder serait sans aucun doute une grave faute morale et une tache dans le bilan du présent quinquennat
François Hollande n’est pas normalement constitué. Quand on lui parle, l’information passe par ses oreilles pour redescendre jusqu’à ses pieds et remonte à son cerveau. Ce qui fait qu’il se passe quelques jours entre la réflexion et l’action.
Je suis certain que plus de 3 ans après, il se croit encore candidat à l’élection présidentielle.
Le problème est qu’après plus d’un mois, si notre « Mimolette adorée » gracie cette pauvre femme, il le fera sous la pression ce qu’il déteste par dessus tout. parce que non seulement c’est un gros mou mais en plus faut pas l’énerver notre Flamby. Donc il ne la graciera pas et c’est juste une question d’égo.
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Fergus
25 janvier 2016 11:27
@ Trelawney
« Donc il ne la graciera pas et c’est juste une question d’égo. »
C’est en effet la crainte que l’on peut avoir. Et si tel est le cas, cela sera pathétique, car cela signifierait que sa vanité prend le pas sur la condition d’une femme qui n’a plus rien à faire en prison, mais devrait d’ores et déjà être revenue au côté de ses proches.
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Doume65
25 janvier 2016 16:19
@Trelawney
« Quand on lui parle, l’information passe par ses oreilles pour redescendre jusqu’à ses pieds et remonte à son cerveau. »
J’ai oui dire par Closer qu’elle se perdait en cours de route.
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Le p’tit Charles 25 janvier 2016 10:30Sa « Suffisance 1er » est fier de son incompétence..Il cache sa bêtise sous ses kilos..comme le faisait Pétain qui regardait les résistants se faire fusiller par les nazis sans réagir...Avec lui la France touche le fond...
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Fergus
25 janvier 2016 11:33
Bonjour, Le p’tit Charles
Je ne crois pas un instant que Hollande soit bête. Son problème est qu’il se prend pour un monarque père de la nation alors n’a cessé de virer de bord sur la plupart des sujets depuis son élection pour tenter d’amadouer les uns et les autres, avant de prendre un virage libéral qui l’a coupé de son électorat naturel en le cocufiant.
« Avec lui la France touche le fond »
Pas tout à fait : elle y reste, car elle avait déjà touché le fond avec Sarkozy !
2107 : ni Hollande, ni Sarkozy, ni Le Pen !
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Le p’tit Charles 25 janvier 2016 12:15@Fergus..bonjour, et pourtant il est d’une bêtise crade pour mentir sans arrêt sachant que les Français le savent..Bêtise et incompétence (voir le résultat de ses 3 ans au pouvoir..)Un lâche ne voulant pas prendre de décision..avec des reculs pour éviter des changements, sauf ses cadeaux pour les patrons (41 milliards sans résultats)Son virage libéral et sa collaboration avec les USA mettent le pays en danger...Vous avez dit bêtise.. ? -
vesjem
26 janvier 2016 00:41
@Fergus
qui veux-tu d’autre , quelle autre alternative ?? : valls , jupé , montebourg , ségo , bayrou , bonnet blanc , blanc bonnet ... ? -
Fergus
26 janvier 2016 09:22
@ vesjem
A chacun de voir selon ses idées et sa sensibilité politique...
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troletbuse
26 janvier 2016 23:26
@Fergus
Hollandouille est pire que Sarko- C’est un lâche, pire qu’un menteur, il est de la graine des Kollabos. . Son comportement avec les femmes est le même qu’avec les français. C’est une véritable saloperie. Il serait temps que vous vous en aperceviez. TAFta, état d’urgence, lois liberticides : personne n’est jamais allé aussi loin. -
Fergus
27 janvier 2016 09:11
Bonjour, troletbuse
Hollande a largement trahi ceux qui l’ont élu en tournant le dos à ses promesses de campagne pour mener une politique libérale conforme à ce qu’il est foncièrement. Une politique douce aux patrons et aux banquiers, et dans le même temps toujours plus rude pour les travailleurs dont les droits continuent d’être détricotés.
Pour autant, Hollande ne peut être pire que Sarkozy dans la mesure où la politique de l’un est la continuité de la politique de l’autre.
Et au moins Hollande a-t-il procédé à quelques rares avancées, notamment en matière de transparence de la vie politique et de limitation du cumul des mandats, avancées impossibles sous Sarkozy.
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petit gibus
25 janvier 2016 10:44
Comment ne pas être ulcéré par ce verdictet par l’indifférence de ceux qui ont le pouvoir de le modifier ! ! ! -
ZenZoe
25 janvier 2016 10:46
Et le pire peut-être est que si jamais la pauvre femme est grâciée par Hollande, ce ne sera pas parce que l’histoire l’aura ému, mais parce qu’il aura pensé que sa grâce aura une incidence sur sa popularité.
Misérable bonhomme !
Fergus, la tache de ce quinquennat, ce n’est pas Mme Sauvage, c’est notre président tout entier.-
Fergus
25 janvier 2016 11:38
Bonjour, ZenZoe
« parce qu’il aura pensé que sa grâce aura une incidence sur sa popularité. »
En l’occurrence, peu importe que ce soit par humanité ou par calcul. Mais vous avez raison : la plupart du temps, ces personnages n’agissent que par calcul politique.
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colere48
25 janvier 2016 10:52
Bonjour Fergus
Merci pour cet article qui met en évidence la responsabilité « moral » d’un président aux pouvoirs omnipotents. (notre constitution)
Mais je voudrait aussi souligner l’étrange silence de la garde des sceaux .
Lettre à Mme Taubira , de Christine Clerc
« Madame la Ministre, Cette fois, vous vous êtes tue. Vous qui osez défendre, contre le président de la République, les causes justes à vos yeux, vous n’avez pas commenté le jugement de la cour d’appel de Blois. Sans doute ne le pouviez- vous pas, en tant que garde des Sceaux. Votre démission eût été exigée. Mais vous, l’auteur d’un inoubliable discours sur l’esclavage, au nom de milliers de femmes meurtries, violées, réduites à l’effroi et au silence, qu’avez-vous fait depuis que, le 10 décembre, Jacqueline Sauvage, 68 ans, a été condamnée à dix ans de prison ? Certes, cette ancienne ouvrière est coupable d’avoir tué son mari, un homme violent et pervers qui ne l’avait pas seulement battue et forcée pendant 47 ans, mais qui avait violé leurs trois filles et poussé leur fils au suicide. Mais pour un crime semblable, Alexandra Lange ne fut-elle pas acquittée, en 2012, à Douai, pour « légitime défense » ? Or, Jacqueline Sauvage a déjà passé trois ans en prison. Le Procureur lui a reproché de n’avoir pas osé porter plainte, comme si ses admissions répétées aux Urgences ne témoignaient pas pour elle et comme si tous les voisins, dans sa petite ville du Loiret, ne « savaient » pas. Vous qui plaidez pour des « peines de substitution » en faveur des jeunes délinquants, craignez-vous que, libérée, la malheureuse n’agresse les hommes dans la rue ? Allons ! Enfermer Jacqueline, c’est faire taire les 75.000 femmes et filles violées chaque année en France sans qu’on s’indigne pour elles comme pour les victimes de Cologne. C’est tuer une deuxième fois les 132 femmes tombées, l’an dernier, sous les coups d’un compagnon violent. Brisez donc cette chape de silence, Christiane Taubira ! Et convainquez François Hollande de gracier Jacqueline Sauvage. »
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Fergus
25 janvier 2016 11:46
Bonjour, colere48
« Brisez donc cette chape de silence, Christiane Taubira ! Et convainquez François Hollande de gracier Jacqueline Sauvage. »
Christiane Taubira ne peut évidemment pas se permettre de commenter une décision de justice émanant d’un jury d’Assises. Ce serait contraire à l’éthique de sa fonction.
En revanche, comme l’écrit fort justement Christine Clerc dans ce texte juste et fort, elle a le devoir moral d’agir en conformité avec ses actes et prises de parole antérieures sur la condition des femmes pour convaincre Hollande d’accorder la grâce présidentielle à Jacqueline Sauvage.
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bernard29
25 janvier 2016 13:29
@colere48
milles excuses ; j’avais pas vu votre commentaire avec l’article de C Clerc.Fergus, vous pouvez supprimer mon message loa haut.. pas de problème.
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petit gibus
25 janvier 2016 11:01
Notre président à d’autres chats à fouetteren ce moment il vend des avions de chasse ... -
legrind
25 janvier 2016 11:24
j’aimerais connaitre l’affaire en détails avant de juger, je veux dire pas seulement l’avocate de JS et ses filles et la comm’ des associations féministes, donc les filles de JS auraient donc été victimes d’inceste de la part de leur « père » je sais que c’est facile de dire ça quand on n’est pas concerné mais qu’est ce qui les a empêché de porter plainte elles sont adultes depuis un moment il me semble , il y’a le drame du fils qui s’est suicidé , même chose lui, & ses sœurs ne pouvaient pas aider leur mère ?...
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Fergus
25 janvier 2016 11:57
Bonjour, legrind
Porter plainte pour des femmes battues et violées par un homme irascible et dominateur au point d’apparaître comme une sorte de tyran domestique n’est pas simple, et c’est pourquoi tant d’affaires continuent malheureusement de ne pas donner lieu à poursuites. Le contexte local, un village du Gâtinais où l’on a tendance à régler les affaires de famille, aussi sordides soient-elles, entre soi, a sans doute également joué un rôle dissuasif.
A cet égard, il est à noter que personne dans le prétoire n’a mis en doute la réalité des coups, des agressions sexuelles et des viols commis par la « victime ».
Quant à la mère, tombée très jeune sous la coupe psychologique de cet homme violent, et dépendante de lui, il était quasiment impossible pour ses filles de lui venir en aide.
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legrind
25 janvier 2016 12:45
@Fergus
Quant à la mère, tombée très jeune sous la coupe psychologique de cet homme violent, et dépendante de lui, il était quasiment impossible pour ses filles de lui venir en aide.___Maintenant elles lui viennent en aide mais un peu tard, je veux bien que ce soit la France profonde à la Groland mais on parle pas « que » de violences conjugales mais on parle quand même d’inceste ! C’est ce qui me fait me poser des questions.
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Fergus
25 janvier 2016 12:44
Bonjour, colza
Si l’on peut regretter que les « riches » bénéficient parfois de protections qui leur évitent des ennuis judicaires, ce n’est fort heureusement pas une généralité.
Qui plus est, dans les affaires criminelles jugées aux Assises, le niveau social intervient peu dans les verdicts des affaires évidentes. Cela dit, il est incontestable que, dans les affaires plus complexes, la possibilité de pouvoir être défendu par des ténors du barreau est un avantage incontestable.
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colza
25 janvier 2016 17:15
@Fergus
Bonjour, Fergus
Je parlais là de la réponse hypothétique (encore que... ) de Hollande à la demande de grâce présidentielle.
Jacqueline Sauvage n’est ni riche, ni célèbre, ni influente, alors .... -
Fergus
25 janvier 2016 17:42
@ colza
En effet, mais outre les 350 000 Français qui demandent sa grâce, de nombreuses personnalités riches, célèbres ou influentes se sont maintenant mobilisées dans le même but. Cela pourrait accélérer le cours des choses.
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petit gibus
25 janvier 2016 11:53
Peut être que pour juger « objectivement » d’une l’affairemettre un pieux entre les fesses de certainsdevrait être necessaire -
Hector
25 janvier 2016 12:00
Bonjour Fergus,
Nous sommes tous indignés, pour reprendre un mot à la mode, par ce verdict, alors que les faits sont clairs et que les nuisances extrêmes de M Marot sont avérées.
Alors pourquoi ? Vous avez évoqué à juste titre plusieurs raisons qui ne sont pas vraiment satisfaisantes, ni pour vous, ni pour personne.
Ce procès, ce verdict et cette cour, appellent un questionnement sans réponse.
Mais il y a autre chose ; Nous sommes ici dans le Loir et Cher et il y a fort à parier que les choses auraient été différentes à Paris ou dans certaines banlieues de la région Parisienne.
La province a ses propres règles et ces tribunaux de traditions féodales ne sont pas tendres avec les manants.
Quant à cette limace pustuleuse qui nous sert de président, no comment.
Je me demande souvent comment une femme peut avoir envie physiquement d’un tel homme si ce n’est par intérêt.
Ce type m’écœure et ces femmes encore plus.
Inutile de parler de sa catastrophique présidence ; D’autres le font bien mieux que moi.-
Fergus
25 janvier 2016 13:07
Bonjour, Hector
Il faut éviter la tentation du manichéisme entre des Cours à dominante rurale, réputées plus fermées, et des cours à dominante urbaine, présumées plus progressistes. En réalité, un procès d’assises se joue sur un ensemble de facteurs qui se combinent entre eux : 1) la personnalité du président et sa manière de conduire les débats ; 2) la composition du jury populaire, et l’implication de ses membres ; 3) la personnalité du procureur ; 4) la personnalité et l’implication des avocats de la défense ; 5) le cas échéant, celle des avocats de la partie civile ; 6) le contexte social du moment qui peut venir interférer avec le procès dans le sens d’une plus ou moins grande dureté.
Tout cela est évidemment complexe, et c’est pourquoi des procès de même nature ne donnent que rarement lieu à des verdicts équivalents selon les périodes et selon les ressorts judicaires.
Personnellement, j’ai été juré d’assises à Quimper, et très franchement, je n’ai pas ressenti une quelconque spécificité provinciale.
Enfin, qualifier les Cours d’assises de « féodales » me semble étonnant. D’une part, cette manière de faire rendre la justice criminelle par des jurés tirés au sort date de la Révolution, la forme élaborée de la Cour d’assises datant, quant à elle, de 1810. D’autre part, aussi imparfait qu’il soit, ce modèle de justice criminelle me semble être ce que l’on peut faire de moins mauvais. A cet égard, le fait d’avoir introduit l’appel aux Assises en 2000 a changé la donne et fortement diminué le risque d’un jugement erroné prononcé en Première instance.
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cevennevive
25 janvier 2016 12:05
Je vais jouer les Cassandre :
Si Jacqueline Sauvage avait été une Arabe, une Africaine ou une Indienne vivant dans son pays, le fait de tuer un mari aussi abominable l’aurait fait passer chez nous pour une héroïne, se rebellant contre une condition terrible de la femme...Ce geste tragique aurait été compris comme un geste politique et nous aurions applaudi.Nous nous occupons fort des « droits de l’homme » chez les autres n’est-ce pas ? Nous nous chagrinons de voir la condition de la femme bafouée et nous versons une larme de crocodile sur certains reportages venus d’ailleurs...-
doslu
25 janvier 2016 12:57
@rocla+
ohhh oui c’est terrible les cris des orfèvres le soir au fond des bijouteriessinon ce serait plutôt « pousser des cris d’orfraie »
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Fergus
25 janvier 2016 13:10
@ cevennevive
Sur ce point-là, je pense que vous avez raison. Et cela devrait nous amener à réfléchir un peu plus sur ce qui ce passe dans notre propre jardin.
Bonne journée.
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leypanou
25 janvier 2016 13:55
@cevennevive
Si Jacqueline Sauvage avait été une Arabe, une Africaine ou une Indienne vivant dans son pays, le fait de tuer un mari aussi abominable l’aurait fait passer chez nous pour une héroïne, se rebellant contre une condition terrible de la femme... : si le mari avait été fdesouche caucasien, cela m’étonnerait fort !
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Ar zen
25 janvier 2016 12:40
Vous refaîtes le « match » Fergus. J’ai lu vos deux billets, celui-ci et le précédent, concernant le jugement de Mme Jacqueline Sauvage.
Je suis étonné que vous puissiez remettre en cause un jugement sans apporter d’éléments d’appréciation. Vous dîtes : « fracassée pendant 47 ans ». D’accord. Combien de plaintes déposées par Mme Sauvage durant toute cette période ? Des mesures législatives existent en France pour venir en aide aux femmes battues. Elles ne sont sans doute pas parfaites, elles pourraient être améliorées, mais elles existent.
Même si tout le monde peut s’accorder à dire que le mari de Mme Sauvage était un ignoble salopard, ceci n’enlève rien aux faits que se sont produits. La cour d’Assises prend en compte les circonstances atténuantes lors des procès.
Vous parlez de « légitime défense ». Vous semblez ignorer que la légitime défense est définie par des éléments constitutifs. Que pouvez vous dire de ceux-ci ? Je ne peux pas imaginer que ceux ci n’aient pas été pris en considération par la cour d’Assises.
Vous parlez de « jury sous influence ». Vous semblez ignorer que le « jury » est toujours sous l’influence du président. Pas plus cette fois-ci que pour d’autres procès.
Je suis toujours très étonné de constater que certaines personnes arrivent à remettre en cause le résultat d’un procès en cour d’Assises sans rien connaître des tenants et aboutissants de l’affaire, simplement en convoquant leur émotion. Je dis qu’il est impossible de se faire une idée précise sans avoir eu accès au dossier dans son intégralité. Emettre un jugement s’est endosser un pouvoir que l’on ne possède pas, c’est se croire supérieur à ceux qui ont été en responsabilité de l’affaire. Sur quelle base ? Dire le droit, au delà de l’émotion, c’est un métier.
Quant à la clémence dont pourrait faire preuve François Hollande, il est facile de constater, qu’en France, exceptionnelles sont les affaires où les présidents de la République donnent droit à la demande qui leur est présentée. Vous êtes sensible à la cause des femmes ? C’est méritoire et noble, mais d’autres causes ont aussi le droit de cité en ce qui concerne la grâce présidentielle.
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petit gibus
25 janvier 2016 13:13
@Ar zen« Dire le droit » est dans une démocratiechose nécessairel’appliquer comme une chariarelève d’un dogmatisme religieuxDésolé de faire cette « illégitime » différence -
Fergus
25 janvier 2016 13:35
Bonjour, Ar zen
« Combien de plaintes déposées par Mme Sauvage durant toute cette période ? »
Cette question a été au centre des débats lors des deux procès. Pourtant, les coups portés sur Jacqueline Sauvage et ses enfants n’ont pas été niés, pas plus que la réalité des viols commis sur les filles.
Dès lors, la question est mal posée, elle devrait être : « Comment se fait-il qu’à notre époque, tant de femmes et de jeunes filles, battues, humiliées, violées - parfois durant de longues années - hésitent encore à saisir la justice ? »
Entre la dépendance psychologique face à un tyran autoritaire, mais aussi le poids de la « honte » trop souvent évoqué par ces femmes, il y a là des éléments de réponse que connaissent bien tous ceux, et surtout toutes celles qui, dans les cabinets d’avocats spécialisés et les associations, viennent en aide aux femmes victimes de violences.
Vous vous trompez, dans aucun des deux articles, je ne mets en avant la « légitime défense ». Sur ce plan-là, je suis en désaccord avec les avocates de la défense qui se battent pour que soit reconnu cette notion en matière de violences conjugales. Je pense que ce serait une erreur.
« Vous semblez ignorer que le « jury » est toujours sous l’influence du président. Pas plus cette fois-ci que pour d’autres procès. »
Ah bon ? Je ne sais pas si vous avez été juré d’assises, mais je peux vous informer que cela a été mon cas à Quimper il y a quelques années. Une excellente occasion d’observer les comportements de tous les acteurs de procès d’assises, et de disséquer la manière dont les débats ont été tenus lors des délibérations auxquelles j’ai participé.
Or, si je sais pertinemment qu’il y a parfois - dans les affaires sensibles ou lors des procès conduits par des magistrats rigides - un encadrement très directif des jurés, tel n’a pas été le cas en ce qui me concerne, le président ayant au contraire laissé tous les jurés s’exprimer avant de parler lui-même, et cela sans la moindre volonté de manipulation, ni dans la définition de la responsabilité, ni dans la hauteur de la peine.
« sans rien connaître des tenants et aboutissants de l’affaire »
Ah bon ? Il y a eu, sur l’affaire Sauvage, de très nombreux articles de presse rédigés par les chroniqueurs judiciaires ayant assisté aux deux procès. En particulier la presse du Loiret. En cherchant pour le 1er article, je suis même tombé sur un verbatim particulièrement riche et éclairant.
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Ar zen
25 janvier 2016 16:09
@petit gibus
Comment pouvez vous dire que le droit a été appliqué comme une charia ? Que connaissez vous des fondements de ce dossier ? Vous en savez ce que la presse a relaté, c’est à dire rien. Faites votre introspection et vous vous rendrez compte que vous ne savez rien de cette affaire. Vous faites parler votre émotion et rien d’autre.
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Ar zen
25 janvier 2016 18:10
@Fergus
Vous faîtes état d’une expérience à la cour d’Assises de Quimper. C’est déjà une expérience. Mais considérez que cela ne fait pas de vous un expert. Sans vouloir dénigrer celle-ci, je peux vous dire que la mienne, en ce qui concerne la fréquentation des cours d’Assises, et pas en qualité de mis en cause, est sans commune mesure avec la vôtre.
Je pense que vous ne vous rendez pas compte de ce que vous écrivez. Par exemple : « pas plus que la réalité des viols commis sur les filles ». Un viol est une atteinte sexuelle avec pénétration. Si elle est commise par une personne ayant autorité, celle-ci est punie d’une peine de réclusion de 20 ans. Alors ma question est : s’il est vrai que le mari a violé ses filles que faisait-il en liberté ? Pas de plainte ? Pas de poursuites après la commission des faits ? Que devient-il de la « réalité » dans vous faîtes état ?
Vous ne connaissez visiblement pas le fonctionnement interne de la justice. Ce n’est pas une injure, c’est un constat. Vous arrivez à écrire que c’est la presse et les chroniqueurs judiciaires qui ont été à la source de vos conclusions. Permettez moi de vous dire que c’est très largement insuffisant pour se faire une opinion. Je persiste à dire que connaître le fond d’un dossier de cour d’Assises ce n’est pas s’appuyer sur des comptes rendus de presse. L’avouer c’est reconnaître que l’on ne connait pas les tenants et aboutissants de l’enquête. Ce n’est toujours pas une critique, c’est encore un constat.
La manière dont vous posez le sujet me montre que vous parlez sous le coup de votre émotion, ce qui est bien compréhensible. Un dossier de cour d’Assise se développe avec une grande rigueur. Il y a les faits, la manière dont ils sont réprimés par le code pénal, et ce que prévoit ce même code en matière de circonstances atténuantes. Au delà de ça, il n’y a rien. Le mari pouvait bien être une ordure de la dernière espèce que les faits restent les faits. Pour ce qui est de la légitime défense, sans vous donner un cour de droit et pour faire simple, il s’agit d’une riposte immédiate et proportionnelle à l’attaque. Il vous appartient donc de chercher dans les comptes rendus de chroniqueurs qu’elle était la nature de la menace (immédiate) à laquelle a répondu Mme Sauvage. Le savez-vous ?
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Fergus
25 janvier 2016 19:00
@ Ar zen
Où avez-vous vu que je me présente comme un « expert » ? J’expose des faits selon ma sensibilité et je réagis aux commentaires en fonction de ce que je connais de la Justice, par mes expériences personnelles et au travers des discussions que j’ai eus avec des magistrats et des avocats en différentes circonstances, et pas uniquement comme juré d’assises.
Pour ce qui est d’au moins le premier procès de Jacqueline Sauvage, j’ai eu affaire à un verbatim des interventions de plusieurs témoins. Il ne doit pas être difficile de le rechercher sur web. J’ajoute à cela que les comptes rendus des journaux de province qui ont relayé les deux procès sont très complets et n’ont évidemment rien à voir avec les informations fragmentaires des grands médias.
Je me répète : les coups et les viols ont été reconnus par le procureur, et cela même si aucun plainte n’a été déposée, comme c’est très souvent le cas dans les affaires de violences domestiques et d’incestes. Croyez-vous sérieusement que les filles de Mme Sauvage seraient en public venues à la barre s’accuser de viols imaginaires juste pour défendre leur mère, meurtrière de leur père ?
Quand en outre vous affirmez qu’il est impossible de se forger une opinion sur les seuls dossiers de presse - aussi complets soient-ils - vous plaisantez ! Si tel avait été le cas, personne en France, hors les participants des procès concernant Dreyfus ou les accusés d’Outreau ou les rares personnes habilités à consulter les minutes des débats, n’aurait eu le droit de s’exprimer, et par conséquent de permettre à la vérité d’émerger. Votre objection est en l’occurrence irrecevable, comme pourrait vous le dire un président de Cour de justice américaine.
Enfin, la nature de la menace immédiate envers Mme Sauvage était... inexistante. Son mari l’avait agressé peu avant et était allé s’asseoir sur la terrasse de la maison lorsque Mme Sauvage a, pour la première fois en 47 ans, cédé à une pulsion que la mort de son fils, la veille, a sans doute contribué à engendrer. C’est alors qu’elle a pris le fusil, l’a chargé et est allé abattre son bourreau et celui de ses filles. Pas de « légitime défense » donc, mais un meurtre commis par accumulation après 47 ans de galères pour elle-même et ses enfants.
Désolé, mais cela ne vaut pas 10 ans ! Et c’est pourquoi tant de gens se battent aujourd’hui pour faire sortir Jacqueline Sauvage de prison.
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Ar zen
25 janvier 2016 19:15
@Fergus
Homicide volontaire c’est 30 ans Fergus. Vous pouvez être « désolé » mais votre plaidoierie est vide. Vous ne faîtes état que de votre émotion. La justice ne fonctionne pas comme ça. Vous êtes à milles lieues de poser ce sujet comme le ferait n’importe quel professionnel du domaine de la justice.
Vous pouvez bien écrire en gras que « les coups et les viols ont été reconnus par le procureur » que cela ne change pas la qualification pénale de l’acte d’homicide volontaire.
Permettez moi quand même d’ouvrir une parenthèse. Que penser d’une mère qui a connaissance du viol de ses filles par son mari et que ne le dénonce pas à la justice ? Parce que s’il n’y a pas eu de plainte pénale pour atteinte sexuelle par personne ayant autorité, alors cela s’appelle « non dénonciation de crime ».
Vous prenez la défense de cette femme parce que vous êtres sensible à sa situation et à ce qu’elle a vécu. Pourtant vous êtes très loin de posséder toutes les clés de compréhension de ce dossier. C’est bien ça que je vous reproche. Vous n’avez strictement aucune autorité pour dire que la peine de 10 ans de réclusion criminelle prononcée à l’endroit de Mme Sauvage est disproportionnée. Vous n’êtes personne pour faire cette évaluation. C’est ce que je vous reproche. Vous vous posez ici en maître tout puissant, celui qui sait à quelle peine il faut condamner dans ce genre de situation. Permettez moi de vous dire que vous avez une très haute considération de vos compétences judiciaires.
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Fergus
25 janvier 2016 19:44
@ Ar zen
Vous pouvez bien écrire ce que vous voulez pour le plaisir de contredire, cela ne changera rien aux réalités de ce procès et de ses conséquences dans l’opinion, chez les éditorialistes de presse, et de nombreux artistes et intellectuels ace lesquels je suis en phase dans cette affaire. A moins que vous ne preniez tous ces gens pour des imbéciles ?
« Que penser d’une mère qui a connaissance du viol de ses filles par son mari et que ne le dénonce pas à la justice ? »
Pas du bien, évidemment. Mais il se trouve que les agression sexuelles et les viols ont toujours été commis en l’absence de la mère du domicile et que les petites n’ont jamais osé en faire part à leur mère lorsqu’elles étaient gamines.
« Vous n’avez strictement aucune autorité pour dire que la peine de 10 ans de réclusion criminelle prononcée à l’endroit de Mme Sauvage est disproportionnée. »
Il se trouve que je suis en phase avec tous ces gens cités ci-dessus dans le 1er paragraphe, dont beaucoup sont nettement plus cultivés et intelligents que moi.
« Vous n’êtes personne pour faire cette évaluation. » Ni plus ni moins que ces centaines de milliers de personnes !

Quant à vous, il faut reconnaître que vous êtes quelqu’un : un personnage qui prend un infini plaisir à distiller du fiel sous couvert d’un discours de sagesse convenu.
Bonne nuit !
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Ar zen
26 janvier 2016 09:11
@Fergus
Si la justice est professionnalisée Fergus, c’est pour faire en sorte d’éviter les dérives dues aux émotions.
Votre réaction et votre billet sont la preuve que les « gens ordinaires » ne sont pas en capacité d’analyser des faits en les mettant en perspective avec les règles de droit. C’est juste un métier.
Vous Fergus, vous pensez que des milliers de personnes sont à même d’avoir un avis serein et compétent dans ce genre d’affaire, alors qu’elles ne connaissent rien du dossier. Votre raisonnement est pitoyable.
Il existe une justice indépendante et professionnelle justement pour éviter la vindicte populaire, pour aller au delà des émotions. Il faut se méfier comme de la peste de la « psychologie des foules ».
Votre justification est de vous appuyer sur l’avis de « centaines de milliers » de personnes. Des centaines de milliers de personne ont souhaité l’avènement d’Hitler. Pour cela, est-ce que ces personnes avait vu juste ?
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Fergus
26 janvier 2016 09:44
@ Ar zen
Votre acharnement confine à la pitrerie pitoyable : il n’y a pas que des gens comme moi qui ont pris position pour une grâce présidentielle afin de sortir cette femme de prison, mais également d’éminents experts et chroniqueurs judiciaires. Regardez autour de vous avant d’écrire des sornettes et de venir régler des comptes sur AgoraVox.
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Fergus
26 janvier 2016 17:40
Bonjour, Michel Maugis
« les coups et les viols n’ont pas été reconnus par un jugement »
Certes, mais nier le blocage psychologique de cette femme battue sous influence n’est pas sérieux !
« Cette femme a oser commettre un homicide volontaire pour des raisons inexistantes en droit »
Exact ! Mais c’était également le cas d’Alexandra Lange, femme battue durant des années, qui a tué son mari d’un coup de couteau à la gorge avant d’être acquittée par la cour d’Assises de Douai en 2012 ! A noter sur ce cas : 1) les enfants de Mme Lange n’avaient pas été violés ; 2) aucune plainte n’avait été enregistrée pour les coups reçus.
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Fergus
27 janvier 2016 11:36
Bonjour, Michel Maugis
« Cette jurisprudence concernant le cas d’Alexandra pourrait avoir incité Mme Sauvage de commettre son homicide ! »
Désolé, mais c’est n’importe quoi ! Jacqueline Sauvage qui, de plus en plus, se sentait menacée d’une issue fatale pour elle-même, a dérapé après une nouvelle manifestation de violence parce qu’elle n’en pouvait plus, tout simplement. Et cela le lendemain du suicide de son fils, lui aussi maltraité depuis son enfance par un père tyrannique.
D’accord avec vous en revanche sur un point : la justice ne peut « autoriser » les homicides commis par des femmes violentées, et c’est pourquoi je suis en désaccord avec le combat des avocates sur une extension de la « légitime défense » inscrite dans la loi. La parole doit, sur ces affaires criminelles, rester aux Assises.
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Simple citoyenne
25 janvier 2016 13:32
Bonjour Fergus ; je ne me prononce pas sur le verdict ; mais je donne mon avis, sur ce quoi vous attendez d’un Homme, Hollande qui ne respecte même pas les femmes avec qui il a vécu ! enfin que peut-on attendre d’un homme qui a cocufié la pauvre Ségolène, la mère de ses quatre enfants ; cocufié, la pauvre Valérie qui a fini à l’hôpital ; il n’est plus trop non plus avec cette pauvre Julie dont il se sert allègrement pour sa campagne 2017 ; vous en saurez bientôt plus ! Mais qu’attendez-vous d’un pleutre pareil Fergus enfin ?
Et même s’il faisait quelque chose, cela ne servirait que sa campagne de 2017 . C’est tout et non pas pour Madame Sauvage.
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Fergus
25 janvier 2016 13:39
Bonjour, Simple citoyenne
On commence en effet à bien connaître le fonctionnement relationnel de Hollande avec les femmes.
Cela dit, comme je l’ai déjà indiqué plus haut, peut m’importe qu’il puisse gracier Mme Sauvage par humanité ou par opportunisme électoral, le principal étant qu’il le fasse.
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alinea
25 janvier 2016 13:35
On peut déjà constater que la justice, Justice pardon,est lamentable en ce qui concerne tout ce qui relève de la psyché ; y a-t-il eu des psy, et des bons, dans cette affaire ?
La Justice est binaire, ici, il ne s’agit pas de légitime défense ; quarante sept ans après, tuer dans le dos !
En revanche cette femme a craqué à la mort de son fils ; plus rien à perdre probablement. Dans quel état est-elle cette femme ? On imagine qu’elle a passé le cap ! Elle a tout subi pendant quarante sept ans, on devine l’état de délabrement.
Bon, je ne sais rien de cette histoire, ni si cet homme avait de la famille, comment était-il considéré en tant que patron de sa boîte, quelqu’un avait-il vu quelque chose, etc... si oui, tous ces complices au long de ces longues années, toute cette indifférence, c’est hallucinant.
Y a-t-il eu Appel ? Y a-t-il Appel aux Assises ? Quelqu’un peut-il casser le jugement ?
Un autre jugement, sans être plus « clément » ( pas de clémence, mais une justice) mais qui prendrait en compte toutes les données, serait plus satisfaisant qu’une grâce, à mon sens.
Quant à la peine du flic, qui tue dans le dos... il y a matière à révolte, c’est sûr.-
Fergus
25 janvier 2016 13:53
Bonjour, alinea
Je n’ai pas assisté aux débats, et par conséquent je n’ai pas eu connaissance de tous les témoignages. Mais pour ce qui est de l’intervention d’un psy, c’est une évidence, le profil d’un accusé criminel étant toujours passé au crible par un ou plusieurs experts.
« Elle a tout subi pendant quarante sept ans, on devine l’état de délabrement."
Je pense en effet que la clé de son acte est là.
Pour ce qui est des parents et voisins, on est toujours étonné par leur capacité à fermer les yeux sur ce qui semble avoir été une évidence. J’ai connu cela lors d’un procès d’assises auquel j’ai assisté. C’est consternant ! Et d’une certaine manière, cela rappelle, en plus diffus et beaucoup plus étalé dans le temps, les blocages que j’ai décrits dans mon article Un syndrome effrayant : l’« effet du témoin ».
Il s’agissait là du procès en appel qui a confirmé le jugement de première instance. Non , le jugement ne peut être cassé, sauf si la Cour de cassation - lorsqu’elle est saisie - décèle un vice de forme qui, dès lors, conduit à un 3e procès.
A défaut, seule reste la grâce présidentielle.
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Naoh 25 janvier 2016 14:06@Mère luge One
Le gros pestidentiel ?
Tant qu’on s’en remettra à ce type de larves on est mal barré
Ce qu’il nous faut, c’est la méthode Hobbes
« Le seul moyen d’établir pareille puissance commune, capable de défendre les humains contre les invasions des étrangers et les préjudices commis aux uns par les autres, (...), est de rassembler toute leur puissance et toute leur force sur un homme ou une assemblée d’hommes qui peut, à la majorité des voix, ramener toutes leurs volontés à une seule volonté ; ce qui revient à dire : désigner un homme, ou une assemblée d’hommes, pour porter leur personne ; et chacun fait sienne et reconnaît être lui-même l’auteur de toute action accomplie ou causée par celui qui porte leur personne, et relevant de ces choses qui concernent la paix commune et la sécurité ; par là même, tous et chacun d’eux soumettent leurs volontés à sa volonté, et leurs jugements à son jugement. C’est plus que le consentement ou la concorde : il s’agit d’une unité réelle de tous en une seule et même personne, faite par convention de chacun avec chacun, de telle manière que c’est comme si chaque individu devait dire à tout individu : j’autorise cet homme ou cette assemblée d’hommes, et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit et autorises toutes ses actions de la même manière21. »
L’assemblée on l’a ici même, avec un questeur, bibi, un censeur de première pour contrôler tout ça, le bien nommé Donatien Diogène le Furtiviste et sa troupe d’alcoolites contrôleurs léonidiens.
J’espère qu’il vous faudra pas 2000 ans de plus, bande de larves égotiques, pour qu’on y vienne enfin.
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Naoh 25 janvier 2016 14:35@Fergie la Mère Luge One
En tout cas quand t’auras le cerveau dans le caniveau, faudra rien attendre de bibi, morue

Ovaire
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Naoh 25 janvier 2016 15:05En parlant de ceux qui ont depuis bien longtemps perdu leur cerveau dans le caniveau Talleyandesque ^^
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Y’a pas deux minutes ce que j’ai écrit à propos d’une certaine personne qui faisait sa pub sur le journal SUD OUEST (par contre j’ai bien peur que l’accès à l’article soit payant) aujourd’hui même
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PTDR
Je cite : "Par conséquent, il va falloir que nous trouvions les moyens, par une réaction citoyenne participative, de nous opposer au pouvoir croissant de ces grands du numérique. "
Quand on sait :
1. que Joel de Rosnay est le co créateur d’Agoravox, qui est un des moyens idoines de parvenir à cette fin
2. qu’il snobe superbement son propre outil
3. On se dit légitiment qu’il y en a qui soient brassent vraiment du vent, soient se foutent superbement de la gueule de leurs contemporains pronétaires.
Comme la première hypothèse ne colle pas avec ce grand penseur, on peut facilement conclure à une forme certaine de veulerie qui caractérise les propos ici repris.
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franc tireur
25 janvier 2016 13:42
Je trouve au contraire, et pour une fois, Hollande très bon sur ce coup la .
Il respecte tout simplement l’Etat de droit , une décision de justice , qui ne saurait etre remise en cause par une pression de lobbys ou pire : par le mal de notre époque : le sentimentalisme, l’émotion (cela dit sur ce dernier point Hollande a plutot tendance a etre comme ses prédecesseurs..)Si la justice a estimé que cette femme n’a pas agit en état de légitime défense c’est que c’est une meurtrière .Les féministes hystériques,c’est très bon pour le moral !-
Fergus
25 janvier 2016 14:05
Bonjour, franc tireur
« Les féministes hystériques »
Cela vous a sans doute échappé, mais il n’y a pas que ce genre de personnes à monter au créneau pour demander la grâce de jacqueline Sauvage : entre les centaines de milliers de simples citoyens, les dizaines d’éditorialistes de tous bords, les nombreuses personnalité des arts et de la culture, les journalistes étrangers, tous persuadés qu’il y a eu une évidente inadéquation entre les faits reprochés et la peine prononcée, cela dépasse les exigences d’une poignée de féministes !
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Trelawney
25 janvier 2016 15:12
@franc tireur
Vous avez raison sur un point et faux sur un autreUn jury d’assise doit statuer sur des faits et c’est pour cela qu’un Dupont Moretti est plutôt bon à cette exercice, car il démonte point par point le dossier d’instruction et émet un doute tangible dans la tête du jury, après c’est la plaidoirie qui fait le reste.
J’ai l’impression que pour le coup les avocats de cette dame ont merdé en faisant de ce procès une assise politique sur la violence faites aux femme et comme vous le dites le point important sont les 3 coups de fusil tirés dans le dos de la victime.
Maintenant la grâce présidentielle sert a aller au delà du procès pour ne serai-ce que réduire la peine comme cela a été fait pour Omar Raddad qui n’a jamais été acquitté car il existe toujours un doute comme pour ce procés. une grâce présidentielle c’est respecter le droit tout en étant plus clément
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erichon
25 janvier 2016 14:12
Comment peut on être assez ignoble pour condamner une femme qui se fait battre et violer ( sans oublier ses filles ) pendant près de 50 ans ??
Selon que vous serez puissant ou misérable ....
Minable et révoltant !
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Fergus
25 janvier 2016 14:22
Bonjour, erichon
En l’occurrence, ce n’est pas une question de puissance ou de misère, mais de grave erreur d’interprétation du droit relativement aux faits par un jury très mal inspiré, ou très mal encadré par les magistrats.
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erichon
25 janvier 2016 15:44
@Fergus
bonjour Fergus.
Croyez vous sincèrement que de telles erreurs d’interprétation soit possibles lors du jugement d’un « puissant » ?
Bien sur que tout s’explique ! Mais il n’en reste pas moins qu’il y a la lettre et l’esprit.
Alors on dira simplement que ce jugement en manque cruellement. -
Fergus
25 janvier 2016 15:56
@ erichon
Il arrive en effet que des puissants soient lourdement condamnés dans des affaires criminelles. J
e n’en dirais pas en revanche pas de même pour les affaires politico-financières qui sont, elles, jugées en correctionnelle par les seuls magistrats, avec à la clé des jugements souvent modérés.
« tout s’explique »
En matière d’assises, c’est loin d’être évident. Au début de la délibération, nul ne sait quel chemin va prendre le débat, et de quelle manière va être évaluée la culpabilité d’un accusé. Tout dépend des personnalités en présence, et de la capacité des plus opiniâtres d’entre elles à prendre l’ascendant sur les autres jurés. On estime que souvent, le débat est dominé par le président, réputé meilleur connaisseur des arcanes et mieux à même d’orienter la délibération. Mais ce n’est pas toujours le cas : il arrive que de simples jurés puissent se montrer plus pugnaces et par conséquent plus convaincants aux yeux des autres membres du jury.
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Ar zen
25 janvier 2016 18:26
@erichon
Il n’y a aucune corrélation entre ce que cette pauvre femme a subi par le passé, ou les jours précédents, de la part de son ignoble de mari, et le fait qu’elle se soit rendue coupable d’un homicide volontaire. Ne peuvent intervenir que « les circonstances atténuantes ». En droit, il n’y a pas de vengeance personnelle possible. Vous ne pouvez pas vous faire justice vous même ! Mme Sauvage a commis un homicide volontaire et elle est jugée pour un homicide volontaire. Toutes les actions dégueulasses passées du mari n’empêchent pas les faits d’exister. L’avocat de Mme Sauvage pouvait plaider les « circonstances atténuantes ». Il a dû le faire. Notez qu’un homicide volontaire c’est 30 ans de réclusion criminelle. Mme Sauvage a été condamnée à 10 ans, preuve que certaines circonstances extérieures ont été prises en compte. Puisqu’elle a tué son mari d’un coup de fusil, et qu’à ce moment précis il n’existait aucune menace immédiate de la part du mari, la légitime défense ne tient pas. C’est la loi. Dura lex, sed lex !
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legrind
25 janvier 2016 19:33
@erichon
Il faudrait savoir, la gauche politique, intellectuelle, médiatique n’arrête pas de nous seriner sur tous les tons que l’abolition de la peine de mort a fait passé la France de l’ombre à la lumière et que Badinter est un saint, et que la vengeance c’est le fascisme ..
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In Bruges
25 janvier 2016 16:11
@l’auteur,
Ce qu’il y a de notable chez vous ( qui vous piquez d’être connaisseur de la justice ;; ;) c’est que, comme jadis les bourgeois « avaient leurs pauvres », vous avez vos têtes en matière de coupables.
Y’a les bons et les mauvais coupables, dans votre esprit.Alors que juridiquement (le seul point de vue qui vaille) il y a les personnes reconnues coupables et celles qui ont bénéficié d’un non lieu ( au stade de l’instruction), ou d’une relaxe (en correctionnelle) ou d’un acquittement ( aux Assises). Et c’est tout.
Le reste, c’est du corporatisme (les chauffeurs de taxi ne vont s’émouvoir que de la condamnation d’un taxi, les policiers d’autres policiers, les médecins de médecins, etc, etc).
Bref, juste le contraire de la justice, qui est censée remplacer la justice privée et « sentimentale » ( celui-là je l’aime bien, il est breton comme moi, ou plombier comme moi, ou bien au contraire : bien fait pour sa tronche de PDG, etc).La question n’est donc pas se savoir « si on se reconnait » ou non dans cette personne.
Elle a été condamnée, point barre (sauf voie de recours non éteinte).On ne choisit pas ses sympathies, ses émotions , ses « bonnes têtes » quand on parle de justice.
Et accessoirement, il est interdit de contester une décision de justice par voie de presse.
Vous vous discréditez encore, petit idéologue de bas étage.



