Vieille chanson que nous chantait Richard Anthony. Pourtant, comme lui, je me suis souvent demandé si nous méritions notre liberté !
La corruption s’avère la meilleure méthode pour diriger les masses. Personne n’y échappe. La mentalité française vis-à-vis de la triche, est somme toute bienveillante ! On cherche, à notre petit niveau les moyens :
-De contourner la limitation de vitesse,
-De réduire nos impôts,
-D’obtenir un passe-droit…
Je me suis souvent demandé si cette « bienveillance » n’était pas à l’origine des grandes dérives de notre démocratie. Souvenez-vous de cette comptine :
Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette. C’est également le sujet d’un film au vitriol de Jean Yanne.
Alors, plus on a de pouvoir, plus la corruption est facile. Et nous sommes complices.
Complices d’accepter de voter pour un politique corrupteur et corrompu. Certains affichent même cette dérive : « Je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse » Ici.
Juste pour le plaisir de comprendre, une présentation de : Critique des discrètes vertus de la corruption de Gaspard Koenig. Ici.
Je me suis souvent demandé pourquoi nous acception les professionnels de la politique, qui vivent de la politique et non pas pour la politique ?
La triste réalité est que pour un parti politique, le financement est une arme à double tranchant. Financer un homme (ou femme) politique, c’est un placement pour l’avenir. Le français moyen sera subjugué par le faste d’une campagne électorale. Avec de l’argent, il est possible d’inviter des journalistes, qui vont encenser ensuite sur les ondes, tel ou tel candidat.
Depuis qu’un président du Conseil Constitutionnel est tombé pour corruption, à qui faire confiance pour protéger la constitution. Ici
L’ouvrier qui termine péniblement sa journée de travail, le chômeur qui court pour trouver un emploi…Ces gens ne viendront ni sur Agoravox, ni sur Mediapart. Ils subiront le lavage de cerveau de TF1.
Je me suis souvent demandé pourquoi Diogène de Sinope cherchait un homme en plein jour avec une lanterne. Maintenant, je pense qu’un politique n’est rien, sans éclairage. Mais attention aux filtres ! Bien que la couleur ne soit plus un critère d’honnêteté.
Je me suis souvent demandé pourquoi le jardinier passait chaque jour dans son potager. C’était pourtant simple. Il faut supprimer les mauvaises herbes avant d’en être infesté. Mais nous, nous laissons notre politique pourrir par la tête. Ce n’est ni bio, ni beau. Pourtant le petit coq Franco-Hongrois, chante toujours sur le tas de fumier de la politique des copains-coquins.
Pour 2012, je me suis soumis au supplice de la question. Non plus qui sera le meilleur, mais qui sera le moins mauvais ?
Eh oui, ces questions, nous nous les posons sans cesse ; et plus l’on vieillit, plus on vit mal d’avoir à se les poser encore et toujours.
J’ai bien aimé la métaphore du jardinier. Sans hésiter, c’est au comportement de cet homme, à sa sagesse, que nous devrions tous nous rallier. Et pour commencer nos politiques, gangrénés par des décennies d’impunité et de petits arrangements.