mercredi 20 février 2013 - par nemo3637

Justice en Martinique

QUELLE JUSTICE EN MARTINIQUE ?

Madame la Ministre de la Justice est aujourd'hui une originaire de « l'Outremer français », territoires de la République Française où l'on aurait pu espérer, pour ces beaux pays ensoleillés, une évolution dans le fonctionnement des pratiques judiciaires. Malheureusement force est de constater une persistance de mauvaises habitudes liées à n'en pas douter à un passé colonial encore prégnant. On admet aujourd'hui ici, dans les couloirs de ce même Ministère "une justice de mauvaise qualité" pour ce qui concerne ces territoires lointains. Mais que signifie une "justice de mauvaise qualité" ?

Plus précisément c’est la « qualité de l’Instruction » qui est en cause. Le personnel, les membres du système judiciaire venant le plus souvent de l’extérieur, sont-ils insuffisamment formés ? La « Justice » est-elle sciemment orientée ? Nombre de Martiniquais savent déjà de quoi nous voulons parler même si souvent, éprouvant frustration et sentiment...d'injustice, on ne dit rien ou plutôt on sait que notre protestation sera étouffée, détournée, récupérée et finalement rendue inaudible.

Le journal « France-Antilles » publiait récemment (1) un dossier sur le fonctionnement de la Justice en Martinique. Mais il s’attardait surtout sur le manque de moyens dont celle-ci dispose. On ne peut nier un tel constat fait de dossiers qui s’amoncellent, de retards devenant inéluctables. Mais le sujet a t-il été traité de façon exhaustive ? Quid d’un dysfonctionnement permanent et de longue date ? Qui osera nous dire qu’il s’agit-là d’une allégation imaginaire ?

Personne ne fait de commentaire sur notre « élite judiciaire » constituée à sa tête par des Métropolitains où certains autochtones issus de familles békés restent présents…

 

Des syndicalistes en première ligne

De quoi voulons-nous parler ? On nous demandera à juste raison des exemples concrets d’une "prétendue injustice". Certes les militants du LKP qui avaient fait irruption en février 2009 dans Le Palais de Justice de Pointe à Pitre avaient tenu à filmer l'énoncé de leurs doléances devant un Procureur métropolitain bien obligé, en la circonstance, de les écouter. Et bien sûr les médias n'avaient que très peu parlé du fond de la question, s'attardant sur la "violence" et "l'agressivité" de manifestants "qui-ne-respectaient-rien". Précisons tout de suite que nous ne sommes ici en rien des précurseurs car bien d'autres groupes, syndicats et personnalités (2) ont tenté de se faire entendre sur la question sans succès. Faut-il baisser les bras ?

Remarquons tout d’abord que, dans le monde entier, les premières cibles des autorités judiciaires, surtout en période de crise et de tensions sociales, sont les syndicalistes ou simplement les salariés protestataires. Les libertés syndicales sont alors les premières attaquées. Dans notre société il est toujours possible d’inculper pour « atteinte à la propriété et aux biens » même si la révolte nait du simple réflexe de la survie.

Mais parfois cette Justice des puissants, résultant en réalité d’un rapport de forces, se heurte cependant à la résistance des démunis. Il en a résulté des acquis, sans cesse remis en cause comme l’atteste le Code du Travail et ses évolutions.

 

Le Droit pour qui et comment ?

Dans l’Outremer français, en Martinique par exemple, ledit Code du Travail - ou plutôt quelques lois sociales - ne commença à s’appliquer, de façon bien timide, qu’à partir de 1936, avec une éclipse entre 1940-45. Encore aujourd’hui maints employeurs l’ignorent superbement. L’urbanisme ne fut réglementé, à l’image de la métropole, qu’au milieu des années 1980. Les produits toxiques qui empoisonnent la terre, comme ceux issus du consortium Monsanto dont un membre de la famille Hayot (3) fut animateur et gérant, ne furent interdits que tardivement dans les îles, alors qu’ils l’étaient depuis bien des années en métropole et en Europe. Aujourd’hui encore l’épandage de produits douteux est toujours autorisé. Comment, n’est-il pas vrai, pourrions-nous obtenir autrement de belles bananes commercialisables ? L’ASSAUPAMAR a répondu sur ce point.

Un animateur de cette association qui se bat pour la préservation de l’environnement et la sauvegarde du littoral, et dont les membres sont constamment l’objet de poursuites pour « atteintes à la propriété », constatait l’étonnement d’un responsable d’association environnementale venu de métropole. Alors qu’il suffit en France, le plus souvent, d’une simple lettre au juge pour rappeler un point de droit et sa mise en application, il faut en Martinique engager systématiquement une procédure devant les tribunaux avec les délais qu’on imagine.

 

Le cas du secrétaire général du syndicat CDMT-Poste, Hervé Pinto

 Il nous faut bien sûr citer le cas d'Hervé Pinto qui lui illustre bien le traitement réservé aux syndicalistes, aux militants ouvriers les plus modestes, promis à une répression tous azimuts où la Justice semble bien "du côté du manche".

Hervé Pinto a été mis à pied sans traitement pour une période de deux ans par la direction de la Poste qui visiblement cherchait à sanctionner de façon exemplaire un militant syndicaliste gênant. Respectueux des règles, menant des actions responsables et légitimes, il était difficile de l'abattre. Pour se faire on usa donc du mensonge le plus éhonté et de la calomnie la plus invraisemblable. On prit prétexte de la prétendue intrusion d'un camarade de sa centrale syndicale, non postier, dans le bâtiment de l'administration de la Poste, où devaient se dérouler des négociations, pour mettre à pied, sans traitement, ce père de famille de trois enfants. Le syndicat, avec les trois membres son bureau de, dont Hervé Pinto, fut lui-même l'objet de répression systématique et d'ostracisme. Malgré ses succès électoraux aux élections professionnelles dans les plus grands établissements du département, on lui refusa les droits dus à sa représentativité avérée comme par exemple l’usage des panneaux syndicaux.

On tente de l’exclure de toute négociation concernant les revendications des employés de la Poste. A travers ces refus de reconnaissance, c’est finalement son existence même qui est niée (4).

Face à ce feu roulant, les salariés n'ont cependant jamais retiré leur confiance dans leur syndicat. Tout au contraire, au grand dam de ladite direction et d’autres organisations syndicales collaboratrices, celui-ci recruta de nouveaux adhérents, parfois tout à fait inattendus.

Mais bien sûr il fallu en arriver devant la Justice. Le dossier de Pinto était limpide. Les exactions étaient clairement du côté de sa direction dont les accusations étaient sans fondement. Et l'on avait même des témoins et des preuves irréfutables. Mais Hervé en avait trop fait. Il avait refusé les compromis habituels. Disons plutôt les compromissions où l'on hérite d'une belle voiture de fonction, de la promotion, du siège de syndicaliste "convenable" qu'il aurait pu être à présent. Il devenait tout à la fois l'homme à abattre à tout prix et le symbole d'une lutte qui si elle se veut efficace, doit être menée sans concession par la démocratie directe. Et c'est bien ce qu'on reconnut là nombre de salariés soutenant de plus en plus Hervé et le rejoignant dans son combat car c'était finalement LEUR combat.

La Justice, comme à son habitude, donna tort au faible, au salarié. Sans arguments si ce n'est la reprise in extenso de la plaidoirie de la partie adverse, la Direction de la Poste. Celle-ci avait pourtant si bien senti le boulet siffler qu'elle avait fait appel à un ténor du Barreau parisien, envoyé à grands frais en Martinique pour défendre cette pauvre petite direction régionale de la Poste.

Aujourd'hui le syndicat des Postiers d'Hervé Pinto qui s’est pourvu en cassation est toujours debout. Mieux, remportant de petites victoires, il s'est renforcé et a naturellement pour projet l'extension des luttes et la dénonciation d'une Justice encore imprégnée de colonialisme. Il n'est pas suffisant de dénoncer comme li a été déjà fait, non sans pertinence, un "manque de moyens". Ceux-ci sont clairement insuffisants et cela explique aussi la lenteur des procédures et bien des erreurs. Mais ce sont aussi des habitudes de fonctionnement une opacité dans les nominations qui fait remarquer, par exemple, une certaine Madame Hayot, présidente de la Chambre Sociale à la Cour d’Appel de Fort de France. Ce qui conforte l'idée que rien n'a jamais vraiment changé depuis l'époque du règne incontestée de l’oligarchie des planteurs.

Plus que jamais nous appelons à une large mobilisation passant par la communication sur ces faits, pour faire reculer ces pratiques d’un autre âge, pour avancer vers une société plus juste.

  1. « Une justice juste sans moyens ? » France Antilles du 17/01/2013
  2. « Quelques affaires de justice à la Martinique » par Raphaël Constant – Editions Lafontaine, 2003.
  3. La famille Hayot est l’une des dix familles de l’oligarchie béké toujours puissante en Martinique. Bernard Hayot, propriétaire du Groupe Bernard Hayot (LGBH) est l’une des premières fortunes de France. L’un des membres de la famille fut un membre actif du groupe Monsanto.
  4. « Tout contrevenant (qui participe à une action syndicale lancée par le syndicat CDMT ¨Poste) s’expose à des sanctions disciplinaires » Circulaire du directeur régional de la Poste, Jean-Luc KOZAR en 2008.


36 réactions


  • Serpico Serpico 20 février 2013 13:01

    L’auteur : « passé colonial »

    -----

    Pourquoi « passé » ?

    Il s’agit d’une colonie française. Le reste n’est qu’habillage post-guerre d’Algérie. guadeloupe, Martinique, tout l’outre-mer n’est que colonies.

    Dire le contraire ne serait qu’hypocrisie bien française et stupidité des colonisés.


  • francesca2 francesca2 20 février 2013 15:10

    Il y a que sur un site de merde comme celui-ci qu’on peut lire un tel article de merde.

    Et évidemment l’autre haineux qui en rajoute une couche.
    Pauvre France.

    • Shawford42 20 février 2013 15:17

      Faut toujours faire gaffe quand on tente de donner la becquée à Fransesca, là elle rigole plus du tout smiley smiley


    • Serpico Serpico 20 février 2013 17:14

      Ben voyons, francesca ! on ne parle jamais sérieusement de l’outre-mer. On préfère botter en touche et déplorer « l’esprit haineux », la « pensée nauséabonde » et bla bla bla et bla bla bli...

      Toujours à esquiver. Je dis bien « Hypocrisie ».

      Aie le courage de soutenir que ce n’est pas une colonie, que ce n’est pas géré comme une colonie, que déjà en France, on soutient, même chez les plus bienveillants, qu’après tout, il existe des « français de souche ».

      Autrement dit, les « bronzés », vous faites joli, on vous rebat les oreilles des « drwadlaume » mais on n’en pense pas une miette et on n’a jamais, jamais mis en pratique tous ces beaux principes si mignons.

      Mieux : à chaque fois que l’Histoire a mis la France en position de choisir entre ses principes et le caca, elle a toujours choisi le caca.


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 18:09

      Ben voyons serpico, mais de quoi tu parles ?

      Depuis quand appelle-t-on « colonie » une région qui non seulement ne donne rien à l« ’Etat colonisateur » mais qui en plus est grassement entretenue par celui-ci ? 
      C’est ça ton idée de la colonie ? Tu brades ton histoire mon vieux.
                                                                             

    • Serpico Serpico 20 février 2013 18:21

      « Ne donne rien » ?

      Je ne m’attendais pas à un argument aussi « béton ».

      Mort de rire. Retourne à l’école.

      Vite !


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 18:25

      A condition que tu ouvres un livre.


    • Serpico Serpico 20 février 2013 18:28

      D’accord.

      Quant à toi, lis ça : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/outre-mer/contraintes-specificites.shtml

      Ce sera un bon début.


    • Serpico Serpico 20 février 2013 18:29

      On sait au moins que les ultra-marins se font gaver par la métropole. Ces feignants !


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 18:35

      Et que sont censés prouver ces documents à ton avis ? Que les Antilles sont des colonies ?



    • francesca2 francesca2 20 février 2013 18:40

      Autrement dit, les « bronzés », vous faites joli, on vous rebat les oreilles des « drwadlaume » mais on n’en pense pas une miette 

      La encore, mais de quoi tui parles ?
      Justice ? Santé ? Education ? Soins ? Postes de travail ? Logement ?

    • Serpico Serpico 21 février 2013 15:11

      Retenir que la colonisation ne servirait qu’à exploiter les ressources ou les richesses d’un territoire et s’en servir comme argument est bien une manoeuvre d’esquive (si ce n’est de la simple ignorance).

      Balancer des « arguments » complètement artificiels pour détourner le sujet, est symptomatique du caractère hypocrite de ceux qui font semblant d’en discuter.

      Question simple : pourquoi s’alourdir d’un territoire qui serait devenu « boulet » ? par masochisme ?

      Il faut arrêter de jouer les patriotards forcés au risque de sombrer dans le ridicule.


  • Ruut Ruut 20 février 2013 16:34

    La justice de l’hexagone est aussi malade.

    C’est le second effet de la corruption généralisé par oublis (ou manque d’informations officielles) de nos instances dirigeantes.


  • jaja jaja 20 février 2013 17:44

    « Je suis nègre et des tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats ruissellent sur mes épaules. Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n’ai pas le droit d’admettre la moindre parcelle d’être dans mon existence. Je n’ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères. » Frantz Fanon

    Bien sûr que les Antilles, tout comme la Kanaky ou la Guyane, sont des colonies. Soutien total à ces peuples qui font face au colonialisme français après avoir subi l’esclavage...

    relire ce qu’en disait Alex Lollia du LKP :

    http://www.npa2009.org/content/les-antilles-debout-contre-la-pwofitasyon-entretien-avec-alex-lollia-militant-du-lkp-1-contr

    http://www.npa2009.org/content/les-antilles-debout-contre-la-pwofitasyon-entretien-avec-alex-lollia-militant-du-lkp-1-contr


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2013 18:45

    Faisont des référendums pour l’autodétermination ....... smiley
    Y en a qui risquent d’etre surpris des résultats .....Vont se prendre un coco sur la tronche,meme le cul sur leur fauteuils révolutionnaires métropolitains ...


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 18:49

      Bonjour Aita smiley

      on l’a déjà fait, et à plusieurs rep^rises. Toujours le même résultat..
      alors jaja et serpico peuvent épiloguer jusqu’à l’an 3000 s’ils veulent.

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2013 18:55

      Ia Orana Francesca ,non ,y vont dire que y en a plein dans ces territoires qui n’auraient pas du avoir le droit de voter ....
      Prochain rendez-vous , la Calédonie .....Je me marre d’avance des résultats ....


    • jaja jaja 20 février 2013 18:57

      Qu’est-ce que tu veux dire ? que ces colonies ne sont pas mûres pour l’indépendance et que les colonisés ont quelque part un intérêt à rester dans le giron de la France ? Et toi seul gros malin le saurait ? Et de toutes manières, même si c’était vrai, ça changerait quoi dans la caractérisation des Antilles comme étant des colonies ? Est-ce que tu crois que le LKP se leurre sur la situation politique exacte en Guadeloupe par exemple ?

      Aita lui a avalé le coco(rico) et son anus risque de ne jamais s’en remettre... Ah ces réacs métropolitains franchouillards ils nous amuseront toujours autant !


    • jaja jaja 20 février 2013 19:06

      Quand à la Kanaky les colons surpassent en nombre les Kanaks...qui, s’ils constituent la première communauté de la Nouvelle-Calédonie, sont néanmoins minoritaires, avec 40% des Néo-calédoniens. La colonie de peuplement ne sera jamais battue par les urnes manipulées. On sait depuis longtemps que les peuples colonisés ne se libèrent pas électoralement mais uniquement par leurs luttes.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2013 19:14

      Contrairement à toi ,Jaja, j’ai passé la moitié de ma vie dans un TOM,me suis fait exploiter par des salopards de « demis »,les équivalents des békés ,ait cotoyé au jour le jour des indépendantistes ,et meme certaines dans mon plumard ....
      La réalité est bien plus complexe que tu ne le crois ,à l’heure du choix ....
      Pourquoi crois-tu qu’Oscar Témaru ,le leader indépendentiste en Polynésie ait freiné des 4 fers lorsque les autres partis l’aient pris aux mots pour organiser un référendum pour l’indépendance ?
      Et j’ai rencontré dans ma vie des gens qui venaient de tous les Dom-Tom ,pas au salon du tourisme ,au taf sur les chantiers .


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 19:18

      Quand est-ce que les jaja et tous les fachos comme jaja apprendrons à écouter les gens ?

      Mais Quand ?
      Ici en Guadeloupe, parce que moi, jaja, j’y vis, Le LKP est un mythe seulement pour les gauchistes enfumés de ton espèce. Tout le monde connait les raisons de cette grève et personne oublie que leur grève « de libération » a subitement cessé après 44 jours. 44, pas 45..
      Plus personne ne veut entendre parler du LKP qui d’ailleurs a foiré tous les appels à la grève lancés depuis 2009. Plus personne sauf les enfumés... 
                         

    • jaja jaja 20 février 2013 19:23

      Qui te dit que je nie la complexité des situations ? Ce qui ne m’empêche pas de caractériser la situation des Iles et de la Guyane comme étant coloniale. Point barre !


    • jaja jaja 20 février 2013 19:30

      Tiens l’anti-système du FN, Francesca, est un colon smiley me font bien marrer tous ces nantis qui crachent à la gueule des peuples qui se battent. Ceux du LKP ont réussi une grève mémorable...

      Rien n’est fini...

      http://www.lkp-gwa.org/


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2013 19:35

      Jaja ,par exemple l’article nous parle de juges qui ne seraient qu’extérieurs ,mais n’est-ce pas normal pour éviter en les faisant tourner les accointances locales ?
      Sur qu’il y ait des juges d’origine martiniquaises qui bossent en métro .
      On a eu le cas sur Tahiti ,un protégé par les pouvoirs métros qu’est resté sur Tahiti pendant 2 décennies .....Résultat ,copain comme cochon avec Flosse qui passait toujours par miracle entre les goutes ....


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 19:40

      Je suis un colon ? smiley c’est parce que je suis blanche ?


      Personne de plus raciste qu’un vrai gauchiste....

    • jaja jaja 20 février 2013 19:45

      Plus que ta couleur c’est ta défense du colonialisme et ta haine des défenseurs des colonisés (LKP) qui font de toi un colon fasciste...


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 20:02

      Oui oui, bien sûr...


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 20 février 2013 20:18

      La grille de lecture Francesca .....
      Le casque anti-colonial en remplacement du colonial , l’autochtone étant toujours trop con pour saisir les enjeux ....
      Si tu m’offre un ti’ponch ,j’amène un poisson cru au lait de coco ... smiley


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 20:26

      Dit comme ça...

      Je t’en offre deux, Aita !

    • Serpico Serpico 21 février 2013 15:20

      Aita et francesca soutiennent tout simplement, comme les mêmes beaufs des années 50 pour la guerre d’Algérie, que la France est une bienfaitrice et que les indigènes sont d’une servilité telle qu’ils préfèrent rester sous domination française.

      C’est la même sale mentalité. Cela n’a pas évolué d’un poil.

      C’est la France éternelle : hypocrite, vantarde et mesquine.

      Prenez ces deux-là, mettez-les en 1958, ça soutiendra les mêmes propos. Il suffit de constater que la grande majorité estime que la colonisation était un bienfait. Autrement dit, même quand elle commet des crimes, la France reste noble et bienfaitrice. Elle vous fait du bien en vous colonisant.

      Du reste, réduire le tout à un besoin des peuples à vivre à l’aise matériellement avec l’aide de la France est le summum du racisme et du mépris.

      Guadeloupe, Martinique, N. Calédonie (qui a quand même eu ses morts pour l’indépendance, n’en déplaise à l’amoureux des référendums) et autres « territoires » ultra-marins ne sont pas la France et la France ne les considère pas comme la France. Peut-être en paroles et encore. Leur destin est d’être indépendants, tôt ou tard.

      Venir encore aujourd’hui et oser soutenir que la colonisation est une bonne chose, est d’un cynisme sans fond.


    • francesca2 francesca2 21 février 2013 16:42

      Soutenir aujourd’hui, en 2013, que la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont des colonies, c’est faire preuve d’une ignorance et d’une mauvaise foi sans fin. 

      Sans parler des procès d’intention que tu fais à torts et à travers. 

      Tu dégaines de suite les grands mots sur cet article propagandiste, alors que tu ne connais absolument pas la réalité de ces Pays et encore moins le fonctionnement de la justice, juste parce que cela te permet de vomir un peu plus ta haine envers la France.
      Maintenant ce qu’il y a de mieux à faire, au lieu de fantasmer comme un malade , c’est d’essayer de surmonter le complèxe de l’ex-colonisé, il est temps !




  • nemo3637 nemo3637 20 février 2013 20:32

    C’est curieux : dès qu’on parle d’une réaction sociale, d’une manif ou d’une grève dans l’Outremer français, c’est la question de l’indépendance qu’on veut à tout prix mettre sur le tapis. Qui la met ? Celles ou ceux qui justement ont un problème « relationnel » avec tout ce qui est hors de l’Hexagone.
    On connait depuis longtemps la rengaine : « on vous a déjà trop entretenu ; si la France ne vous plait pas quittez-là ! ». Drôle de façon d’aborder des sujets concrets. Enfin « ils » ont trouvé la solution... Simpliste-simplet. Front haineux et bas, trop bas. Les Bretons vous n’avez pas intérêt à trop la ramener, parce que vous aussi, on va vous foutre dehors !
    Les questions posées par cet article n’entrent pas dans une alternative Etat-colonial - Etat indépendant. La Dominique ou le Malis sont prétendument des états indépendants qui ont en réalité leur politique conduite par des intérêts internationaux qui les dépassent.
    Derrière le communautarisme et les séparations artificielles qu’on veut nous impoiser de tous côtés, se révèle un combat de classes qui s’exacerbe dans le monde entier.


    • francesca2 francesca2 20 février 2013 20:48


      C’est curieux : dès qu’on parle d’une réaction sociale, d’une manif ou d’une grève dans l’Outremer français, c’est la question de l’indépendance qu’on veut à tout prix mettre sur le tapis. Qui la met ? Celles ou ceux qui justement ont un problème « relationnel » avec tout ce qui est hors de l’Hexagone.

      Vous vous trompez. Serpico et Jaja (vu que ce sont les premiers et les seuls à en avoir parlé) ont un problème « relationnel » aussi avec ce qui est dans l’Hexagone...

    • nemo3637 nemo3637 20 février 2013 23:18

      En quoi me tromperai-je ? Vous entamez une polémique sur l’indépendance et les « nantis » de l’Outremer en déblatérant des c... sans fond tirées de l’almanach du Front National . Valent-elles seulement la peine d’être relevées ? Tant d’ignorance font hésiter entre le sourire et la déprime.


    • francesca2 francesca2 21 février 2013 07:25

      Qui parle d’indépendance, de nantis ou de Front National ??

      Il n’y a que vous et ceux comme vous qui en parlez.. 
      Remettre les pendules à l’heure sur le sens du mot « colonie » utilisé à tort et à travers revient à déblatérer des conneries ?
      Dire que le LKP ne fascine plus personne sauf les lkapistes eux-mêmes revient à déblatérer des conneries ? 
      Rappeler que tous les référendums sur l’autonomie des ces régions ont donné toujours un résultat négatif, massivement négatif, revient à déblatérer des conneries ? 

      Par contre vous estimez sans doute intelligent et crédible faire de La Direction de la Poste l’esclavagiste des temps modernes ?
      Justice colonialiste, ppffff !

    • Serpico Serpico 21 février 2013 15:24

      francesca2 « Qui parle d’indépendance, de nantis »

      ***************

      Vous ne savez même plus ce que vous dites. C’est ça « déblatérer » avec la beauté du dromadaire en moins.


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