mercredi 14 septembre 2022 - par Patrice Bravo

L’Allemagne se positionne comme leader de l’UE

Le 29 août, le chancelier allemand Olaf Scholz a prononcé un discours à Prague qui a été considéré par les commentateurs européens comme une déclaration officielle à la candidature de Berlin au rôle de leader stratégique de l'UE. La volonté de l'Allemagne de devenir un acteur géopolitique à travers l'UE se montre en plein jour alors que cette volonté politique avançait en mode camouflage sur la scène politique européenne et internationale.

Les habitués des conférences de presse au Bundestag, à la chancellerie allemande, au Parlement européen ont, cependant, pu durant les dernières années assister à la montée de cette volonté politique allemande de diriger, reléguant la France à un rang subalterne. Ursula von der Leyen, l'ex-ministre fédérale du Travail et des Affaires sociales et de la Défense, qui est actuellement la présidente de la Commission européenne harangue son pays à prendre le leadership et profite du conflit en Ukraine pour faire avancer les pions stratégiques de son pays.

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a prononcé un discours à l'Université Charles dans la capitale de la République tchèque, pays qui assure la présidence de l'UE pour ces six mois. Il a appelé l'UE à se préparer à intégrer les Balkans occidentaux, l'Ukraine, la Moldavie et, à l'avenir, la Géorgie. La volonté d'élargir l'UE est annoncée. Olaf Scholz a fait, aussi, fait savoir, pour poursuivre son expansion, que l'UE a besoin d'un certain nombre de changements fondamentaux. La réforme du Parlement européen est prévue, ainsi que le rejet du principe de l'unanimité dans la prise de décision dans le domaine des affaires étrangères et de la politique fiscale de l'UE, tout cela sur le slogan pour mieux « protéger la démocratie » et les valeurs de l'UE. 

Le point clé du discours d'Olaf Scholz est la thèse selon laquelle l'UE doit se transformer en une union « géopolitique » capable d'actions « décisives » « à l'échelle mondiale ». A cet égard, le chancelier allemand a proposé de former une « force militaire de réaction rapide européenne » d'ici 2025, que l'Allemagne entend diriger. Le chef du gouvernement allemand a également appelé à la création d'un système unifié de défense aérienne en Europe.

Le 31 août, dans le développement des idées exprimées par Olaf Scholz, la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a présenté un « plan pour construire les relations futures entre l'Union européenne et la Russie » qui comprend quatre points. Nous parlons de « renforcer la défense nationale, de soutenir les adversaires de la Russie, de soutenir l'Ukraine et de travailler avec des partenaires mondiaux dans le domaine de la protection du droit international ».

Avec la France, elle prône une réorientation de la politique UE-Russie. Les propositions allemandes ont été envoyées pour être discutées entre les participants de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE qui s'est tenue à Prague les 30 et 31 août.

Que pourraient signifier les dernières déclarations de Berlin ? Depuis son arrivée au pouvoir en décembre dernier, Olaf Scholz est confronté à la nécessité de trouver une issue à l'enchevêtrement serré des contradictions qui tourmente la classe politique allemande. A l'intérieur du pays, le nouveau chancelier devrait, à la fois, continuer avec le cap initié par Angela Merkel et surmonter la stagnation provoquée par la volonté de l'ancienne chancelière allemande de maintenir le statu quo. Berlin continue de s'interroger sur les moyens d'éviter un choix définitif entre le pari sur la transformation de l'Union européenne en un pôle autonome d'influence internationale et un nouveau refroidissement des relations avec les Etats-Unis.

Pendant ce temps, l'administration Biden, avant même le conflit en Ukraine, a exigé que l'Allemagne et les autres membres de l'UE abandonnent leurs ambitions stratégiques en faveur de la « cause commune » de l'Occident. Ce n'est qu'une fois que le président Vladimir Poutine a effectivement lancé son invasion que le nouveau chancelier allemand Olaf Scholz a réorienté la politique de son pays à l'égard de la Russie et annoncé un programme de dépenses pour la Bundeswehr sans précédent dans la période de l'après-guerre froide avec 100 milliards d'euros. L'objectif dit de 2 % de l'Otan sera aussi atteint « en moyenne sur plusieurs années ». 

Le voisin polonais, qui jette un œil inquiet sur la politique allemande et qui vient de réclamer des réparations concernant la Seconde Guerre mondiale, notait que sur le fond de lutte pour l'Ukraine, où se dessinent les contours d'un nouvel ordre mondial, la position de l'Allemagne reste la principale inconnue. Alors que les tensions montaient en Europe de l'Est, Olaf Scholz a même été accusé d'être prêt à échanger sans sourciller les intérêts de l'Ukraine contre de bonnes relations avec le Kremlin.

Wolfgang Ischinger, président de longue date de la Conférence de Munich sur la sécurité a tweeté : « Malheureusement, l'ambiance internationale s'est retournée contre l'Allemagne il y a longtemps. Il faut vite sortir de ce piège. Parce que si la guerre devait se terminer avec succès pour la Russie, les gens pointeraient rapidement du doigt l'Allemagne lorsqu'ils essaieraient de trouver les coupables. Les conséquences pour l'Allemagne et l'UE sont à peine imaginables ! ». Les intérêts stratégiques allemands et les plans à long terme pour l'avenir étaient attaqués. Berlin fait face à la crise de sécurité européenne la plus grave depuis des décennies : une crise de confiance de la part des autres pays de l'UE et l'effondrement de leur diplomatie économique traditionnelle. Il en va de l'Union européenne qui, malgré sa taille et sa puissance économique, n'a pas su se positionner comme un acteur indépendant des relations internationales, incapable de protéger et de promouvoir ses intérêts de sécurité en restant totalement dépendante de Washington. D'ailleurs, de nombreux observateurs doutent des ambitions de réarmement de l'armée allemande en peu de temps. 

La réaction initiale d'Olaf Scholz semblait non seulement décisive, mais même menaçante. Il a évoqué dans son discours de Prague « le tournant d'une époque » dans la politique européenne et mondiale. Il a exprimé la volonté de Berlin de « punir » Moscou de la manière la plus décisive et de soutenir Kiev, notamment en fournissant des armes, car l'Ukraine a des valeurs démocratiques. Cependant, les mesures pratiques de l'Allemagne ont rapidement provoqué une désillusion croissante parmi les faucons européens et américains.

L'Allemagne se retrouve coincée dans le conflit ukrainien. Olaf Scholz a appelé à un cessez-le-feu rapide en Ukraine faisant augmenter les pressions sur Berlin qui semblait se défiler dans son soutien à l'Ukraine. Les Allemands ont été accusés de manière violente, en particulier par Kiev, d'avancer à reculons dans l'envoi d' armes lourdes formellement promises à Kiev. Puis, lorsque les premières livraisons ont débuté, les reproches ont commencé à pleuvoir sur une Allemagne jetant de l'huile sur le feu.

A la suite des résultats du sommet de l'Otan de juin dernier, le Sunday Times a déclaré que la principale alliance militaire de l'Occident était divisée et que l'Allemagne faisait partie du groupe des « colombes » qui préconisaient la conclusion rapide d'un accord de trêve - même au prix de « concessions territoriales de l'Ukraine ».

En juin, Olaf Scholz s'est, finalement, rendu à Kiev avec le président français, Emmanuel Macron et le Premier ministre italien, Mario Draghi, où, selon les médias occidentaux, il a fortement recommandé que les dirigeants ukrainiens reviennent à la table des négociations de paix avec la Russie. 

Au vu de ces déclarations, le discours de Prague d' Olaf Scholz peut être interprété comme une réponse allemande à la fois aux partisans de la transformation géopolitique de l'UE et aux néo-atlantistes, convaincus qu'une UE plus forte et plus indépendante est plus dans l'intérêt de Washington face au déclin de l'hégémonie américaine. Rappelons que le 8 novembre 2019, dans son premier discours, Ursula von der Leyen a déclaré que l’UE devait également apprendre « la langue du pouvoir » et a déclaré que la Commission européenne, dirigée par elle, devrait être géopolitique. Olaf Scholz avance dans les souliers de la présidente de la Commission européenne. 

Cependant, plusieurs questions se posent. Premièrement, les Européens et les Américains sont-ils prêts à accepter des ambitions aussi flagrantes de Berlin en matière de politique étrangère ? Washington et Bruxelles ont-ils besoin du « leadership allemand » ? Ou ont-ils seulement besoin d'argent et d'armes allemands ? Lorsque Olaf Scholz a lancé quelques idées sur la « centralisation » et le « renforcement » de la politique étrangère commune de l'UE en juillet dernier, de nombreux membres de l'UE n'ont pas exprimé d'enthousiasme pour cela. Berlin a exprimé sa volonté de partager le siège au Conseil de sécurité des Nations unies de la France à l'Onu et d'employer les atouts de la bombe atomique française. 

Observateur Continental rapportait que des déclarations en Allemagne font comprendre que le président français, Emmanuel Macron, est en train de livrer la clef de la force de frappe française à l'Allemagne et à l'Otan, même si ce dernier disait au début de son premier mandat refuser le retour de la France au sein de l'Otan, en vantant une Europe militaire forte.

La France va-t-elle accepter ce leadership sans broncher ?

Olivier Renault

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Source : http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=4236



37 réactions


  • raymond 14 septembre 2022 12:02

    Tout en entrant en récession, va comprendre charle....


    • titi titi 14 septembre 2022 15:44

      @raymond

      Eux sont assis sur un trésor de 20 ans d’excédents budgétaires de tous ordres.

      Pas nous.


  • raymond 14 septembre 2022 12:06

    "Les opinions exprimées par les analystes ne peuvent être considérées comme émanant des éditeurs du portail. Elles n’engagent que la responsabilité des auteurs "

    ce qui est faux


    • V_Parlier V_Parlier 14 septembre 2022 21:17

      @raymond
      En tout cas j’y lis, sans savoir vraiment ce qui était cité : "Il a exprimé la volonté de Berlin de « punir » Moscou de la manière la plus décisive et de soutenir Kiev, notamment en fournissant des armes, car l’Ukraine a des valeurs démocratiques." => Et bien, qu’est-ce qu’il ne faut pas lire !


  • Julian Dalrimple-sikes Géronimo howakhan 14 septembre 2022 12:13

    salutations depuis 1945 les us donc la germanie-us dirigent c est juste que ils se preparent a la grosse guerre ou alors effet d annonce de ceux qui n ont plus d annonces a faire 


    • titi titi 14 septembre 2022 17:05

      @Clark Kent

      C’est aussi mon avis.
      Et plus généralement du leadership du « couple franco allemand »

      On va avoir dans l’EU un bloc de 90 millions Polonais/Ukrainiens/Baltes/Slovaques/Tchèques qui ont fait corps dans ce conflit, pendant que la France et l’Allemagne tergiversaient.
       


    • JLR72 15 septembre 2022 12:03

      @titi
      Ces pays rassemblent peut-être 90 millions d’individus mais ils n’ont pas les moyens de leur ambition.

      Ils ne sont ni une puissance économique ni une puissance miliaire.
      Leur développement au cours des 20 dernières années a été fortement permis par les subventions UE.


  • Lynwec 14 septembre 2022 12:30

    Rien de bien nouveau, c’était le plan dès le départ :

    premier dirigeant « ex »-nazi

    monnaie alignée sur la valeur du mark allemand

    pas envie de chercher d’autres signes mais ça doit être possible d’en trouver...

    Pour la force de frappe française, on n’en est plus à une trahison près, un peu blasés sur le coup...

    Si nos mentalités n’évoluent pas rapidement...

    Les cafards hériteront de la Terre et eux ne s’entretueront probablement pas...


    • Clark Kent Clark Kent 14 septembre 2022 13:13

      @Lynwec

      « monnaie alignée sur la valeur du mark allemand »

      les Mark étant aligné sur le Dollar (monnaie privée comme l’Euro)

      « ...pas envie de chercher d’autres signes mais ça doit être possible d’en trouver... « 


      « Ich bin ein Berliner ! »


  • Clocel Clocel 14 septembre 2022 13:11

    Leader des losers...


  • Moi ex-adhérent 14 septembre 2022 13:15

    Traduit par, La France va-t-elle accepter le leadership allemand de l’UE sans broncher ? "

    Bonne question, mais préliminaire à d’autres plus importantes ;

    Qui décident pour la France des questions européennes ? 

    Comment se fait-il que le Conseil européen des Droits de l’Homme décide par Décret, ce que la France doit faire des familles de djihadistes d’origines françaises prisonnières en Syrie ?

    A quoi sert au juste le parlement européen ?

    Enfin et surtout, L’opinion des français a-t-elle encore droit de cité ???

    PS : Pour le leadership, il ne se décide pas, il s’impose naturellement


  • Lynwec 14 septembre 2022 13:37

    Le leader crache ses poumons (industriels) ces derniers temps . Fatigant de mener le train (vers l’abîme...) :

    https://lecourrierdesstrateges.fr/2022/09/14/apres-lavoir-meticuleusement-organise-les-allemands-prennent-peur-devant-le-sabordage-de-leur-economie-par-edouard-husson/

    La presse, toujours aux premières « loges » pour le mensonge, oublie bien entendu de citer les étapes du sabordage et ne parlent que de la fin du match...


  • Pie 3,14 14 septembre 2022 13:59

    Objectif du jour pour ce 551ème article : réveiller le sentiment anti-boche.

    Bravo Bravo.


    • Lynwec 14 septembre 2022 16:15

      @Pie 3,14

      Bravo en effet, pour votre tentative ( ratée ) de détourner le sentiment anti-élites mondialistes semeuses de guerres pour le faire passer pour la haine d’un peuple pour un autre ...
      C’est le procédé des néo-cons justement : dévier les colères qu’ils risquent par leurs actions vers des boucs émissaires choisis . Vous avez étudié Wolfowitz ?


    • Pie 3,14 14 septembre 2022 17:18

      @Lynwec
      Venant de la part de quelqu’un qui encense Poutine soir et matin, évoquer les élites semeuses de guerres ne manque pas de sel.


    • Lynwec 14 septembre 2022 17:55

      @Pie 3,14

      Auriez-vous l’obligeance de prouver vos dires ( « encense Poutine » ) par des copies des messages le démontrant ?
      Mettre en évidence des mensonges par omission ou des parti-pris flagrants n’étant pas encenser, il va donc falloir assurer ou passer pour un adepte de la diffamation ...ce qui n’a rien de flatteur .

      Quant aux élites semeuses de guerre, il est extrêmement facile de le démontrer en revanche ...


    • Pie 3,14 14 septembre 2022 18:14

      @Lynwec
      Evitez ces pudeurs de gazelle et les grands mots comme diffamation.
      Rivé à votre clavier du matin au soir vous passez votre temps à défendre la Russie et les choix de Poutine.
      Chacun peut le constater. Vous ne pourfendez pas les mensonges et les omissions, vous défendez bec et ongles votre parti-pris.


    • Lynwec 14 septembre 2022 20:49

      @Pie 3,14

      Et donc, mes messages qui « encensent » Poutine ? Perdus ? Un clavier défaillant chez vous ? Ou une frappe en touche à la pemile ?

      Si vous ne comprenez pas « diffamation », je peux employer « accusation mensongère », ça va mieux ? Toujours pas prouvée, l’accusation mensongère, qui en est donc bien une...


    • Lynwec 14 septembre 2022 20:58

      @Lynwec

      Vous parlez trompeusement de défense de Poutine et de la Russie .

      En réalité, ce que je déplore avant tout, c’est de voir mon pays descendre la pente infernale avec tous les voyants économiques et civilisationnels au rouge, situation encore aggravée parce que ses dirigeants le trahissent en intervenant contre toute logique et contre nos intérêts dans un conflit qui ne concerne pas notre nation .

      Ceux qui souffrent et vont souffrir en France dans les mois qui viennent ( j’en ferai partie même si pour le moment c’est encore limite ) ne souffriront pas à cause des Russes, mais à cause de la trahison de nos dirigeants (élites semeuses de guerre que vous ne voyez pas) .


  • Attila Attila 14 septembre 2022 14:15

    « la Pologne craint qu’une Allemagne forte impose sa vision hégémonique sur le continent à tous les autres pays, à commencer par son voisin de l’Est. Les dirigeants polonais ont ainsi décidé de poursuivre une politique double consistant à se présenter comme la principale force anti-russe d’Europe, pour devenir le principal partenaire de l’hégémonie unipolaire en déclin sur le continent, tout en essayant de pousser l’Allemagne au suicide économique. »

    Bravo, belle réussite !

    Nord Stream 1 est coupé : L’Europe en panique après que la Pologne a enfin réussi son coup

    .


  • ZenZoe ZenZoe 14 septembre 2022 14:30

    Rien de nouveau, la volonté existe depuis près de deux siècles à vrai dire. En pratique, c’est déjà fait depuis quelques décennies.

    La France va-t-elle accepter ce leadership sans broncher ?

    Oui, bien sûr. elle fait tout pour même.


  • Gégène Gégène 14 septembre 2022 15:38

    La France peut-elle partager son strapontin sans l’accord de Chine et Russie ?


  • zygzornifle zygzornifle 14 septembre 2022 18:03

    Il a vraiment une tête de polype .....


  • zygzornifle zygzornifle 14 septembre 2022 18:06

    Le coq de la France est devenue un coq au vin vidé de ses tripes que les autres pays se bouffent en trinquant .....


  • OJBA 14 septembre 2022 20:12

    Ah bon ? parce qu’elle ne l’était pas déjà ? Au moins, maintenant, les choses sont claires. Donc, l’Europe géographique, en 1940 s’est faite envahir par l’Allemagne. Nos amis anglo-américains l’ont remise dans ses quartiers, en 1945, nous permettant avec bonheur (oui, bof) de tester « l’american way of life ». Et puis, après quelques dizaines d’années, on doit revenir sous le joug allemand, comme si que les français qui se sont faits tuer pendant la 2nde guerre mondiale l’avaient fait pour rien. Je pense aux civils d’Oradour sur glane, à d’autres, à Tulle (Corrèze), Maillé (Indre et Loire), Etobon (Jura) et encore d’autres que j’ai oubliés. Ceux qui les connaissent voudront bien m’excuser. Mais bon, il faut oublier les morts, les rancoeurs, et accepter notre soumission à nos cousins (germains). Tout ça pour … ça ? Non.


  • leypanou 14 septembre 2022 23:39

    Comment un pays encore occupé par les États-Unis peut-il réclamer un leadership ?

    Quant aux valeurs démocratiques, quoi penser des propos de la MAE de l’Allemagne A Baerbock qui disait à peu près ceci aux Allemands : « je m’en fous de ce que vous pensez, je soutiens à fond l’Ukraine ».

    Bref, la vassalisation de l’Europe en général et de l’Allemagne en particulier continue son chemin.

    Quand l’Allemagne a décidé d’arrêter la certification de Nord Stream 2 qui a tout de même coûté 10 mds de $, les États-Unis ont réussi là un coup de maître : on verra les conséquences de tout çà.


  • LeMerou 15 septembre 2022 07:48

    @ Patrice Bravo

    J’aime bien votre article, nul doute que la puissante Allemagne veuille tirer son épingle du jeu, comme elle l’a toujours fait d’ailleurs, cela ne me paraît pas anormal. C’est le jeu.

    Mais votre article soulève, une chose importante, l’Europe normalement un conglomérat de Pays ayant des intérêts communs, voulant devenir une sorte de « Puissance unies » pour faire face à l’adversité économique, préservant ainsi les intérêts de chacun, doit-elle devenir un Gouvernement de Pays, car c’est de cela qu’il s’agit. 

    Et nul doute que cet ersatz (au début) de gouvernement fera tout pour protéger le Pays dont il est issu. Rendant aussi très aisé pour les autres puissances industrielles et économiques le contrôle de l’Europe. Car aujourd’hui c’est sa division qui leur pose problème. Avec cette proposition, les problèmes n’existent plus. 

    Mais ça 

    La France va-t-elle accepter ce leadership sans broncher ?


    Qu’entendez vous par la France ?

    Cette phrase si souvent prononcée, par n’importe qui à le dont de m’agacer fortement.

    Est-ce le Gouvernement actuel élu dont la légitimité est certes légale, mais absolument pas représentative, comme l’on peut le constater dans l’assemblée ?

    Ce dernier élu, essentiellement pour une politique intérieure du Pays, sur la base d’un « plan » pour lequel les votants se sont prononcés ne devrait pas avoir le droit « légal » de prendre des décisions d’orientation stratégique à long terme sur le devenir du Pays, qui plus est au sein de l’Europe, sans en avoir été « autorisé » par le peuple et ses représentants.

    Le résultat d’un « Référendum », devant être légalisé dans la loi, avec l’impossibilité de reproduire ce qu’il s’est déjà passé.

    Il serait de bon ton aussi, devant la niaiserie populaire concernant l’Europe, de bien et longuement expliquer les tenants et aboutissants profonds, véritables, la sournoiserie cachée, les avantages et inconvénients.

    Je parle d’avantages réel pour le Pays, pour son Peuple, pas des avantages que l’ont nous à vendus à l’origine comme au passage de l’euro, à l’abolition des frontières, etc..... Non de vrais avantages, bénéfiques. 


    • LeMerou 15 septembre 2022 07:54

      @LeMerou (suite)

      Un Gouvernement ne représentant que 26-27% des Français (ou un tiers des votants)

      , ne peut avoir la légitimité d’influer sur l’avenir du Pays. Même si c’est légal, ce n’est pas véritablement démocratique.


    • Lynwec 15 septembre 2022 07:59

      @LeMerou

      « Un Gouvernement ne représentant que 26-27% des Français (ou un tiers des votants) »
      Ceci dans des conditions générales de déroulement de l’élection qui, si elles avaient eu lieu dans certains pays qualifiés de « régimes » n’auraient pas manqué d’être critiquées et dénoncées sous tous les angles dans notre bonne presse .

      Alors, légitime ? légal ? On est loin du compte et cette remarque vaut pour la version 2017 également, non pas à cause du résultat, mais de la manière ...


  • zygzornifle zygzornifle 15 septembre 2022 08:35
    L’Allemagne se positionne comme leader de l’UE

    Pauvre Macron, du coup il a du reprendre une dose de coc .... 


  • Il semblerait que l’agriculture Allemande soit en crise lourde .
    Les abandons d’exploitations s’amplifient de plus en plus .

    L’Allemagne est actuellement incapable de garantir la sécurité de ses frontières , terrestres et maritimes .

    Scholz est un guignole drapé d’un costume fait en guenille .

    La menace vient de la furie incompétente , Ursula Vend’la Hyène ....qui outrepasse continuellement ses fonctions et ses pouvoirs . Avec le soutien du WEF et du parlement juif européen ( ne pas l’oublier ) https://cclj.be/article/un-parlement-juif-europeen/


  • eddofr eddofr 15 septembre 2022 11:10

    Les politiciens Français sont tous, je dis bien tous, sans exception des Judas prêts à trahir le peuple qu’il prétendent représenter et à vendre « à la découpe » la nation qu’ils prétendent défendre.

    Que ce soit aux allemands, aux américains, aux communautés ou aux multinationales, chacun d’entre eux fait sa pelote en vendant un petit morceau de France.


  • troletbuse troletbuse 15 septembre 2022 11:50

    Petit discours du député européen Martin Sonneborn à l’attention de la Hyène :Ca, c’est envoyé  smiley

    https://www.youtube.com/watch?v=A5o-wmXRPbs


  • @MartinSonneborn, eurodéputé 🇩🇪, s’adressant à Ursula @Vonderleyen : 💬 : « Quand vous avez commencé votre service ici, je pensais que vous étiez juste incompétente et un peu criminelle ... »


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