jeudi 4 juin 2020 - par Jacques-Robert SIMON

L’AMOUR

 Lorsqu’on choque un verre, le tintement que l’on entend correspond à une onde possédant la fréquence propre du verre. Si on envoie un son extérieur à la même fréquence que la fréquence propre, un phénomène de résonance a lieu qui peut conduire à casser le verre. L’Amour, c’est une résonance chimique entre deux êtres.

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 Il est difficile de définir l’Amour, mais il est possible de le décrire dans sa plus extrême pureté. Un homme rencontre une inconnue. Ce n’est pas la matérialisation d’un de ses rêves, ce n’est pas la plus désirable, ce n’est pas la plus intelligente, la plus belle, la plus riche… C’est elle, c’est lui ! Le phénomène est proche de celui de la résonance : des ondes se rencontrent et s’amplifient l’une l’autre. En phase, c’est à dire vibrant à l’unisson, les ondes s’ajoutent et quelquefois même si le milieu s’y prête peut conduire à une amplification considérable des signaux. Hors de phase, l’une des ondes grandit tandis que l’autre diminue, les deux ondes peuvent se détruire jusqu’au néant. Cette illustration physique d’une rencontre amoureuse n’est pas qu’une image et repose sur des éléments bien concrets.

 La réalité environnante est captée par les cinq sens (vue, ouïe, odorat, goût, toucher). Les images, les sons, les senteurs, les saveurs, le contact, activent des récepteurs, les signaux sont traités par le cerveau qui les interprètent et commande un certain nombre de glandes qui vont émettre des messagers chimiques, les hormones, Il en existe environ 50, pour modeler un comportement, l’attirance, l’effroi, l’envie, le dédain. Une rencontre amoureuse déclenche ainsi une tempête hormonale : dopamine, adrénaline, phényléthylamine, ocytocine, testostérone et maints autres produits chimiques vont stimuler, apaiser, euphoriser, apaiser, exciter, faire connaître l’extase, le bien-être, un bonheur.

 Une résonance chimique peut prendre place dès que les regards se rencontrent. L’excitation chez l’une augmente l’excitation chez l’autre qui en contrecoup va renforcer l’excitation de la première par rétroaction. L'ocytocine est surnommée l'hormone de l'amour, car elle est sécrétée en grandes quantités lors de l'orgasme (mais aussi en d’autres occasions moins paroxystiques). Ces moments de plaisir font partie des différents stades successifs de l’Amour et c’est de fait un phénomène de résonance chimique exacerbé mais bref, et l’Amour occupe aussi les intervalles entre les 3 à 25 secondes de plaisir intense.

 Pour que deux ondes entrent en résonance, il faut que leurs fréquences (le nombre de fois où elles oscillent par seconde) soient sinon identiques du moins extrêmement proches l’une de l’autre. C’est rare pour deux ondes quelconques, c’est encore plus rare pour trois, et pratiquement impossible lorsque davantage d’ondes sont prises en compte. L’Amour concerne donc uniquement un couple, un homme et une femme. L’union de leurs dissemblances se produit malgré de très significatives différences, l’unisson peut être trouvé. C’est un phénomène rare, l’union se fait le plus souvent par une communion d’intérêts, des rêves partagés, des pulsions irrépressibles, un besoin de se rassurer, pour ne plus être seul, seule, pour faire comme tout le monde… mais sans cette irréfragable résonance, il manque l’essentiel. Elle est tellement rare qu’il est improbable de la connaître une seule fois, totalement impossible de la voir se répéter.

 On n’aime pas seulement une femme, on aime aussi, dans une moindre mesure, un paysage, une peinture, son pays, mais jamais son prochain lorsqu’il est multiple. Le genre humain ne créé pas de bouleversement chimique même si tout est fait par la Raison pour le faire émerger. Si on mesure le nombre d’hectares, si on détermine le prix d’une œuvre, si on cible les honneurs nationaux, on reste dans le raisonnable, qui ne transporte pas, qui ne donne plus une raison d’espérer que d’espérer. L’Amour est un sentiment personnel et intime qui ne supporte pas les généralisations.

 Si « Aimer son prochain » est le commandement principal, peut-être même le seul, décrit dans l’Évangile. Il a fait l’objet de quantité de discours, de paroles verbales souvent contredites par des comportements plus terre à terre. Il n’existe pas de phénomène de résonance collectif à l’échelle de l’humanité. La Raison peut permettre d’aimer son prochain, mais il ne faut pas compter sur l’Amour qui n’a rien à voir avec la Raison. Malgré tout le Bien et le Mal peuvent se manifester même sans évoquer un Amour inaccessible.

 Lorsque deux personnes parlent, se jaugent, s’estiment, deux façons de faire radicalement différentes peuvent être utilisées qui conduiront à des notions du Bien et du Mal. L’homme ne connaît pas la femme, l’homme essaie de la dominer, la femme essaie de le séduire, rien que de très banal : la volonté de puissance, de dominer est le sentiment le plus commun même si quelques millénaires l’a dissimulé sous la politesse et une certaine courtoisie. Pour dominer, il faut trouver les points faibles d’autrui. Qui ne se souvient pas de cet instituteur qui griffonnait au stylo rouge votre copie en soulignant les erreurs, les fautes, les maladresses. Même si les choses se sont peut-être apaisées, personne n’a pas rencontré une telle situation. Une forme plus quotidienne de la recherche des faiblesses des tiers a été institutionnalisée sous la forme de ‘concurrence libre et non faussée’ qui, non seulement évite mais exclut l’Amour pour le remplacer par un bilan comptable des erreurs et essais. Le degré de volonté de puissance peut être varié de la taquinerie, aux coups d’épingle, jusqu’aux plus atroces atrocités, il relève cependant de la même approche : voir ce qui est déplaisant chez l’autre et en tirer profit.

 Pour aimer son prochain sans tomber dans une fausse et inaccessible sainteté, il suffit de faire l’inverse de ce qui est décrit précédemment : essayer de voir, de cerner, de mettre en évidence ce qui vous plait chez l’autre. La relation est alors toujours entre deux êtres, il y a un émetteur et un récepteur qui échangent leurs rôles, l’un déterminant ce qui lui sied chez l’autre avant que celui-ci fasse de même. Ce qui est déterminé comme intéressant n’est pas obligatoirement une qualité au sens usuel, c’est seulement ce qui convient. Le reste, tout le reste, est passé sous silence, n’interfère pas, n’est même pas vu. Selon ce processus l’analyse d’une multitude n’a strictement aucun sens, le Bien est la somme de couples aussi nombreux qu’il est possible mais ne peut pas être traité comme une masse. Le Bien ne peut pas en conséquence animer les foules, les fasciner, les hystériser, c’est pourtant ce qui s’est passé au cours des siècles. 

 L’Amour existe-t-il malgré le fait que se déclarer amoureux fait immédiatement de vous un benêt ?

 « Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, d'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même. » Alfred De Musset

 Et l’Amour est la seule chose qui console de la mort.

 



126 réactions


  • Étirév 4 juin 2020 11:07

    L’Amour, c’est ce que l’humanité a toujours cherché, il est le but de l’homme et le rêve idéal de la Femme, il est la grande force qui régit l’univers, il peut tout, le bien comme le mal, il domine les temps et les âges, il se trouve à la source de toutes les religions, il est la religion même dans son principe ; toutes les philosophies l’ont discuté, il règne dans l’histoire des rois et dans les légendes populaires, il a été, tour à tour, béni et maudit, permis jusqu’à la licence et défendu comme le plus grand des crimes. Il est la source de mille préjugés religieux ou sociaux qui, presque toujours, résultent du malentendu qui règne sur cette question entre les hommes et les femmes, acteurs indispensables de cette idylle, mais qui ne la comprennent pas de la même manière.

    L’homme, malgré l’expérience de l’histoire, n’a pas encore compris que l’amour de la femme est un phénomène qui a une réaction spirituelle : c’est ce qui le sanctifie.

    La femme, malgré les désillusions de ses aïeules, ne veut pas encore savoir que l’amour masculin est un phénomène qui a une réaction brutale : c’est ce qui le condamne.

    Pendant que chez la femme le fluide d’amour aspire à monter, chez l’homme il aspire à descendre. C’est sur cette différence que fut basée la grande lutte de sexes dans l’antiquité ; elle dure encore.

    Faire luire sur cette question la lumière définitive de la science, c’est donner à l’humanité le moyen de sortir de l’état de malaise général que le malentendu sexuel a causé dans le monde. Il faut, une bonne fois, que chaque sexe sache comment l’autre aime et pense, afin d’éviter les heurts qui blessent l’amour-propre et finissent toujours par faire de deux amoureux deux ennemis irréconciliables.


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 2020 12:05

      @Étirév. On ne peut que citer le capitaine Bordure : « Bouffre ! Que c’est mauvais ! ».


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 4 juin 2020 12:43

      @Étirév C’est le propre des grandes histoires d’amour. Elles dominent tout et surtout l’égo.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 13:06

      @Étirév
      Je ne pense pas que la Science puisse donner une lumière définitive sur quoi que ce soit ; un éclairage pertinent c’est plus probable.


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 15:21

      @Jacques-Robert SIMON
      Dieu a pourtant essayé de nous dire qu’il était amour !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 18:12

      @charlyposte
      L’objectif était bon mais inaccessible.


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 19:09

      @Jacques-Robert SIMON
      Ou : au nom de Dieu trop de sang a coulé ( beaucoup trop ) ! et donc : à qui profite l’amour porté à Dieu via les peuples déboutés !


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 10:47

      @charlyposte
      A qui profite l’amour porté à « Dieu » ?
      Naturellement à « des prêtres » qui peuvent être tout ce qu’on peut imaginer comme ascendants plus ou moins autoproclamés, grands-lamas, cardinaux, patriarches, fondateurs de telle ou telle secte sous des noms divers, gourous, et plus insidieusement Grands Banquiers Mondiaux de l’Ecclesia de l’Argent, la religion de fait la plus importante aujourd’hui.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 11:20

      @babelouest
      Et comme exemple.
      ...............

      Avec la pandémie les hommes les plus riches de la planète encore… plus riches !
      ..............

      L’essentiel des plus riches, qui l’étaient déjà, l’étaient grâce au numérique. Ils le sont encore plus grâce… au numérique et parce que le « en ligne » a pu continuer à tourner à plein régime là où l’économie matérialisée était physiquement bloquée.

      Le numérique montre donc, dans un univers dégradé, sa résilience.

      Historiquement Internet était Arpanet.

      Arpanet, un réseau militaire en toile d’araignée destiné à continuer à fonctionner en cas de guerre nucléaire.

      Ce qui est sûr, c’est que cela a marché pendant la pandémie.

      Intéressant donc.

      Charles SANNAT

      ...........................

      Les plus riches de la planète sont devenus encore plus riches en seulement deux mois en pleine pandémie, fait savoir Forbes. La fortune totale des 25 personnes les plus aisées a augmenté de 255 milliards de dollars (206 milliards d’euros). En conséquence, la valeur totale des actifs des 25 milliardaires sur la liste Forbes a atteint près de 1.500 milliards de dollars (1.376 milliards d’euros).

      Cette période réussit à Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, grâce à l’appréciation des actions de son entreprise. La fortune du milliardaire est passée de 31 milliards de dollars (28 milliards d’euros) à 86,5 milliards de dollars (79 milliards d’euros), d’après Forbes. Il arrive ainsi à la quatrième place de la liste des personnes les plus riches du monde. En avril dernier, le directeur de Facebook figurait sur la septième ligne.

      Les milliardaires américains ont gagné 398 milliards d’euros lors de la pandémie

      Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, qui est la personne la plus riche de la planète, a gagné 29,9 milliards de dollars (28 milliards d’euros) au cours des deux derniers mois. Sa fortune totale est passée à 146,9 milliards de dollars (134 milliards d’euros).

      Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a vu sa fortune augmenter de 11,9 milliards de dollars (10 milliards d’euros) et a désormais 106,5 milliards de dollars (97 milliards d’euros).

      Parmi les personnes les plus riches dont les fortunes ont augmenté en deux mois il y a aussi le PDG du groupe français LVMH Bernard Arnault, l’investisseur Warren Buffett, l’un des fondateurs d’Oracle Larry Allison, l’ex-dirigeant de Microsoft Steve Balmer, ainsi que l’un des fondateurs de Google Larry Page.

      Source Agence russe Sputnik.com ici


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 4 juin 2020 11:40

    Cet instant là. Douglas Kennedy.


  • Hokken Hokken 4 juin 2020 13:27

    L’amour, me semble-t-il, est un terme complètement galvaudé et qui veut tout dire et ne rien dire à la fois.

    On peut supposer, de façon plus abstraite, qu’il existe une loi d’attraction avec un spectre de manifestation/vibration très large qui va de la loi de gravitation, la formation cellulaire en passant par le sexe, l’amour platonique, l’amitié jusqu’a la compassion d’un être « évolue » et au delà.


    Vishnu, second aspect de la divinité et symbole de l’amour universel dans l’hindouisme, est appelé le grand “préserveur”, le liant universel, celui qui maintient la cohesion des mondes, en opposition a Shiva, le grand destructeur. La nature exacte de cette énergie que nous nommons amour ne peut pas être appréhendé and se focalisant sur une seule forme de ses manifestations mais plus en méditant sur sa forme archétypale. Ces attributs de preservation sont en general associes au second aspect de toutes les grandes mythologies / traditions spirituelles / religions.


    Quand vous dites « Il n’existe pas de phénomène de résonance collective à l’échelle de l’humanité... » C’est en partie vrai pour la majorité des individus mais pas ce n’est pas general. La majorité est mise en mouvement par la conscience de masse en opposition à la conscience du groupe qui est un amour spontané (souvent passe dans le subconscient). Cette conscience du groupe spontané est visible dans le règne animal, chez les fourmis et les abeilles par exemple. Chez l’humain elle se traduit le plus souvent par des formes primaires comme le nationalisme (mis en mouvement le plus souvent par une forme d’esprit exclusif plutôt qu’inclusif) ou dans le sport collectif par exemple. Néanmoins l’humanité ne fonctionne pas encore a ce niveau de conscience collective et la notion d’amour peine a s’élever au dessus des formes conditionnelles de l’amour animal, familiale et national.

    La définition que nous donnons à l’amour n’est qu’une projection de notre vision, de notre perception et de notre degré d’évolution.



    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 18:18

      @Hokken
      Je doute beaucoup de la conscience de masse tout comme de l’intelligence collective. Dans les exemples que j’ai à l’esprit il s’agit toujours du suivi d’un Homme dit charismatique à l’abri d’une doctrine. 


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 10:54

      @Jacques-Robert SIMON
      Je connais des doctrines il est vrai très logiques, soutenues par des personnes dont aucune n’est réellement charismatique, mais au contraire dont toutes s’effacent derrière l’important : l’idée elle-même.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 07:45

      @babelouest
      C’est peut-être possible, je ne connais rien de tel.


  • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 15:05

    L’amour l’amour, ce désir universel tellement individualiste et possessif !!!


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 4 juin 2020 16:05

      @charlyposte Tout le contraire, cela vous rend plus disponible aux autres, vous ouvre à la vie. La possessivité n’est pas de l’amour ; quand on aime on a confiance en l’autre


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 16:10

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Pourtant la réalité est souvent différente, sans remettre en cause le bon sens de vos écrits.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 18:19

      @charlyposte
      Une résonance exclut le nombre, c’est vrai.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 09:42

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je pense que chez chacun il y a de multiples relations, selon la ou les personnes auxquelles on est en présence physique ou lointaine (quel que soit le mode de communication), donc l’amour avec une personne n’empêche en rien de participer avec cette même personne et d’autres qui ont certaines préoccupations en commun à une discussion ou un effort communs. La confiance, selon le contexte, peut être totale (dans le couple par exemple) ou sélective, sur un sujet particulier.


  • In Bruges In Bruges 4 juin 2020 15:42

    « L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches »

    (L.F Céline)


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 15:50

      @In Bruges
      Ce qui veut dire : l’amour est plutôt vendeur, bon pour le consumérisme !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 18:20

      @In Bruges
      L’Amour c’est l’infini, les caniches peuvent le démontrer et cela ne m’abaisse pas.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 12:47

      @In Bruges
      En un sens, l’amour est à la base de l’univers, car c’est un synonyme de l’attraction qui unit sous différentes formes particules, astres, êtres vivants : on n’a pas encore réussi à les unifier en un principe commun, au contraire de plus nombreuses ont été décelées au niveau nanoscopique (tiens, j’invente un mot nouveau) .


  • Arogavox Arogavox 4 juin 2020 16:10

    Tout est dans la suggestion ...

    « Cette illustration physique d’une rencontre amoureuse n’est pas qu’une image et repose sur des éléments bien concrets.  » https://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L620xH310/VerreDEF-536ca-a5a96.jpg

    ... mais chut ! :

      « n’y touchez pas, il est brisé »


  • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 16:32

    Amour vrai : 5 signes qui ne trompent pas.

    .................

    Aimer, c’est avoir peur. Tout le temps. Freud, dans Malaise dans la civilisation  l’explique ainsi : nous devenons dépendants parce qu’il faudra que l’autre nous soutienne toujours dans l’existence. D’où la peur de le perdre. Explication lumineuse de Monique Schneider , philosophe et psychanalyste : « L’amour implique une prise de risque. Il suscite un phénomène de vertige, parfois même de rejet : on peut casser l’amour parce que l’on en a trop peur, le saboter tout en essayant de se confier, réduire son importance en s’attachant à une activité où tout repose sur soi-même. Tout cela revient à se protéger du pouvoir exorbitant de l’autre sur nous. »

    D’autant, souligne encore Freud, qu’Éros et Thanatos vont de pair. Je t’aime, je te détruis. Éros, c’est notre désir de nous lier amoureusement les uns aux autres ? ; Thanatos, c’est la pulsion de mort qui nous pousse à rompre le lien pour que notre moi reste tout-puissant. L’amour poussant à sortir de soi, le moi le combat. « C’est difficile de renoncer à soi, décrypte le psychanalyste Jean-Jacques Moscovitz . On sent bien quand on aime que quelque chose nous tiraille.

    La suite...


    Amour vrai : 5 signes qui ne trompent pas
    www.psychologies.com › ... › Articles et Dossiers


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 18:23

      @charlyposte
      Je ne pense pas que l’on ressente une prise de risque en étant amoureux. On est par contre conscient que ce moment ne se retrouvera jamais.


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 4 juin 2020 18:46

      @Jacques-Robert SIMON, si, mais c’est différent...


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 09:53

      @charlyposte
      Je crains de ne pas être d’accord. J’ai vécu longtemps avec une femme. Un jour la maladie l’obligea à rester couchée, immobile. Plus aucun moyen de communication que verbale.Il me devint nécessaire de la soigner nuit et jour. Puis un jour, presque 20 ans plus tard, elle ne fut plus là. L’Amour n’a pas cessé. Il ne cessera pas. Où est là-dedans la prise de risque ? Je pense que la réponse est dans l’inverse de ce que décrypte (à mon avis à tort) Moscovitz. Il n’est pas difficile de renoncer à soi, quand on aime. Aussi bien en raison de l’Amour, que dans une moindre mesure en raison de l’empathie qui incite à s’intéresser aux autres en général, et à les aider le mieux possible.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 10:29

      @babelouest
      Ne pas confondre la tendresse et l’amour dans son état primaire : je comprend totalement votre attention et altruisme envers cet amour perdu qui garde en soi tout le passé heureux qui en découle.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 10:57

      @charlyposte
      Il me semble que ce que vous appelez « amour » n’est qu’un désir un peu bestial et très égocentriste.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 11:27

      @babelouest
      Ne pas confondre l’amour à 20ans et plus et l’amour après 75 ans ! smiley


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 11:44

      @charlyposte
      Je pense que tout simplement nous ne parlons PAS de la même chose.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 11:46

      @babelouest
      Je confirme.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 12:23

      @charlyposte
      Conjuguer les deux est.... indescriptible, à moins sans doute de s’appeler Marivaux, ou Hugo
      .
      Cela pourrait s’apparenter à déguster le meilleur repas du monde, dans le lieu le plus sublime du monde, avec les meilleurs amis du monde. J’ai connu presque ce nirvana un soir, chez un ami maintenant décédé, qui avait préparé lui-même un menu de roi ; y était également une de mes amies qui habitait à deux rues de chez lui, mais qu’il ne connaissait pas ; sont venus tout simplement se joindre à nous deux ou trois de ses amis, les heures ont passé comme des ombres. Dommage, par le train, il fallait compter 1000 kilomètres.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 12:41

      @babelouest
      Rien ne ralenti le train de la vie...les voies sont tellement multiples :
      Il me tarde de devenir croyant à condition de boire la coupe à ras bord d’un bon Pétrus en guise de vin de messe. smiley


  • pallas 4 juin 2020 17:26
    Jacques-Robert SIMON

    Bonjour,

    L’amour ça n’existe pas, ce genre d’émotion vous en ai totalement étranger.

    Une vache pense t’elle ? non, il en est de meme pour ces « humains » d’aujourd’hui, ça ne pense pas.

    Ce mot « amour » n’existe pas, juste un truc sans interets.

    Etes vous un etre conscient, cela serait mieux comme question, encore faut il en etre « conscient » pour y réfléchir.

    Dans la recherche sur la neuroscience il a été prouvé que l’humain est une créature sans instincts de survie, totalement inapte, ayant un génome inférieur à une simple mouche.

    En d’autre terme un reliquat

     smiley

    Salut


  • L’amour est à portée de toutes les bourses ,à la fin on s’enlace .


  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 juin 2020 18:35

    « Il y a trois choses qui sont au-dessus de ma portée, Même quatre que je ne puis comprendre : La trace de l’aigle dans les cieux, La trace du serpent sur le rocher, La trace du navire au milieu de la mer, Et la trace de l’homme chez la jeune femme. » (Prov 30 :18-19)

     

     « Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas ; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris. » (Cantique des cantiques 8:7)


  • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 2020 19:01

    D’Alfred Jarry la formule-choc : « L’amour est un acte sans importance, puisqu’on peut le recommencer des quantités de fois ».


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 09:56

      @JC_Lavau
      Libre à lui d’appeler cela amour. Je pense que d’autres expressions seraient nettement plus appropriées.


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2020 10:16

      @babelouest. Mais qu’est-ce que c’est grognon, une femme qui ne jouit pas !


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 10:58

      @JC_Lavau
      Ah bon ?


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2020 11:56

      @babelouest. Ça marche dans les deux sens, du reste.
      Une paranoïaque qui tient à devenir la plus haineuse et la plus malveillante possible, prendra soin de ne baiser que le plus rarement et le plus mal possible, de tenir au lit une comptabilité mentale serrée, afin d’être certaine qu’elle reçoit au moins cinq fois plus d’attentions qu’elle n’en accorde.
      Je me serais fort bien passé d’avoir une connaissance aussi précise de cette pathologie.


    • Yanleroc Yanleroc 5 juin 2020 12:11

      @JC_Lavau Faire l’amour à un mort c’est de la nécrophilie, à un(e) malade, c’est quoi ?.. De la vengeance, du masochisme ?..


    • Yanleroc Yanleroc 5 juin 2020 12:13

      @JC_Lavau Faire l’amour à un mort c’est de la nécrophilie, à un(e) malade, c’est quoi ?.. De la vengeance, du masochisme ?..


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 13:36

      @Yanleroc
      Un proverbe dit : s’aimer au delà de la mort smiley


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 17:05

      @charlyposte
      Cela peut être pris dans deux sens : un sublime, un honteux.


    • arthes, Britney for ever arthes 5 juin 2020 17:16

      @charlyposte

      Un proverbe dit : s’aimer au delà de la mort 

      Roméo et Juliette ?
      L’amour éternel...
      L’amour ne craint pas la mort et ne connait pas la peur...Freud n’a jamais du être amoureux, sauf, peut être de sa mère.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 17:22

      @arthes
      On peut aussi pour aller plus loin dans le morbide * manger son conjoint (e) par amour *le cannibalisme par amour * l’avoir en soi pour toujours !


    • arthes, Britney for ever arthes 5 juin 2020 18:56

      @charlyposte
      On peut se sentir aussi soi même « dévoré d’amour »...Pour un être en particulier.
      Curieux comme toutes nos expressions évoquent l’ extrême cannibale , dans un sens figuré ; « Je veux que tu sois mon festin, je veux te dévorer »...Mais dans le fond, je pense que l’amour est indissociable de la liberté.(qui n’a jamais jamais connu de loi....) et une histoire « d’affinité élective » , chimique et inéluctable, lorsqu’elle se produit.


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 19:03

      @arthes
      Exactement dit.


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2020 23:18

      @Yanleroc. Conformément à tes habitudes, tu ne comprends pas un traître mot.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 07:49

      @JC_Lavau
      Il y a confusion avec la copulation qui peut se faire avec une poupée gonflable.


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 juin 2020 08:17

      @Jacques-Robert SIMON. N’hésite pas à nous décrire par le menu les orgasmes de ta poupée gonflable.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 11:16

      @JC_Lavau
      Hors sujet.


    • JC_Lavau JC_Lavau 6 juin 2020 11:38

      @Jacques-Robert SIMON. Et ta poupée gonflable, elle est dans le sujet de l’amour ?


  • pallas 4 juin 2020 19:11
    Jacques-Robert SIMON

    Bonsoir

    Je trouve cela magnifique de voir tous ces demeurés, un univers remplies de déchets.

    Sans un partie, ni complot, absolument rien, uniquement la génétique.

    L’homme nouveau est inférieur à une mouche ou cafard, meme pas besoin de le piétiné.

    Orwell n’avait pas vu cet avenir, juste entrevu, car il pensait que le facteur humain étant la cause.

    En cela il est humaniste.

    Itoh aussi.

    J’adore ça.

    Non je ne suis pas un reptilien.

    C’est uniquement la loi de la nature

    Salut


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 19:21

      @pallas
      « [L’Homme], insupportable enfant gâté qui a occupé trop longtemps la scène philosophique et empêché tout travail sérieux en réclamant une attention exclusive. » Claude Lévi-Strauss. 2009. L’homme nu. Éd. Plon.
      .....................


    • pallas 4 juin 2020 19:33

      @charlyposte

      Bonsoir,

      Les derniers hommes et femmes sont mort.

      Vous n’etes rien.

      D’apres la définition de l’occidental, je suis un reptilien, par mes dires, ridicule.

      Je n’est pas désir de commandement, ma propre capacité suffit.

      Je n’est pas besoin d’écrasé autrui, sauf si celui ci m’agresse, le Français cherche la merde, il la trouve.

      Je suis primaire.

      Ma philosophie : Oeil pour Oeil et Dent pour Dent

      Salut


    • charlyposte charlyposte 4 juin 2020 19:40

      @pallas
      Dieu est bien mort réincarné en l’homme !


    • arthes, Britney for ever arthes 5 juin 2020 22:49

      @charlyposte
      Vous êtes nietzschéen ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 juin 2020 23:14

      @arthes

      Question debile ...


    • charlyposte charlyposte 5 juin 2020 23:37

      @arthes
      Via ma réponse on peut en effet le dire smiley


    • arthes, Britney for ever arthes 6 juin 2020 07:12

      @Aita pea pea

      Ah bon, moi je la trouve amusante ma question ’tac au tac’ , vu qu elle n est pas sérieuse justement....(il manquait petit émoticône bleu avec sourire ironique,sardonique)

      En fait mon effet est tombé à l eau, tant pis.

      Mais...Sans vouloir abuser de toi, pourrais tu m expliciter pourquoi tu la trouves débile ?

      Sous ton angle de vue, CAD, prise au 1er degré ...


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 07:50

      @pallas
      J’aime bien Orwell, je chercherai.


  • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 2020 19:51

    De la mauvaise littérature sur l’amour, il y en a déjà des zillions.

    Exemple : Jacques Salomé.

    Traiter du désamour, qui est fort souvent l’état stable, c’est beaucoup plus rare.

    De l’incapacité à penser les processus du désamour

    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 2020 20:01

      @JC_Lavau. Adresse de l’image devenue manquante : http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/mission_parricide/Alpes/amourdemonstration.gif
      Dans le paragraphe http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/mission_parricide/opereGette.html#4.8.
      Or dans une vie réelle, nous sommes nombreux à connaître bien davantage les pathologies du désamour.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 4 juin 2020 20:13

      @JC_Lavau
      Effectivement il y a beaucoup de littérature sur l’Amour, je pense même que c’est le seul sujet.


    • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 2020 21:07

      @Jacques-Robert SIMON. Vers 2000-2001, sévissait sur le forum de rencontre québécois reseau-contact une nîmoise, qui se voulait poétesse érotique. Ses intrigues étaient invariablement la suivante : « Il me plut ; nous baisâmes ». Vous voyez, que toute la complexité des relations humaines, quand on vous explique bien, on comprend !
      Puis elle a émigré au Québec, à la rencontre de celui qui sur l’écran était l’amant idéal. Elle a ensuite émis le regret qu’il fasse -30°C en hiver, et qu’elle n’en voyait pas l’utilité.
      Fin de sa production « poétique ».
       
      Même lieu, même époque, une strasbourgeoise se vantait de succès sexuels ponctuels, mais demeurait incapable d’amour solide. Elle exigeait que je sois émasculé, en représailles de mon incroyance envers la propagande sexiste misandre victimaire. Traces de cette époque :
      Il malaxe !

      Même lieu, même époque, une suissesse (de pseudo : « Balahé ») se vantait que elle, elle n’aurait pas loupé mon assassinat, indignée que je sois encore vivant. Un témoin gênant encore vivant, mais quelle abomination ! Elles sont comme ça, les consommatrices éclairées.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 5 juin 2020 06:59

      @JC_Lavau
      Je parlais d’Amour, pas de ce que vous décrivez.


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2020 09:41

      @Jacques-Robert SIMON. « Maria Gavrilovna

      était nourrie de romans français et par conséquent était amoureuse ». Déjà sous le règne de Nicolas 1er, A.S. Pouchkine était plus averti que toi de l’influence socio-culturelle de l’air du temps sur les amours et désamours.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 10:03

      @Jacques-Robert SIMON
      Effectivement, très souvent (mais pas toujours) c’est le moteur de la littérature, je l’ai même remarqué en écrivant une autobiographie que me réclamaient mes enfants.


    • Jclaude babelouest 5 juin 2020 11:10

      @JC_Lavau
      Je me suis « amusé » à l’intention de mes petits-enfants et de tous ceux que cela pourrait intéresser, à faire une sorte d’historique mêlant volontairement étapes de la formation de la France, de celle de sa langue et des morceaux remarquables de littérature française (en insistant sur les productions féminines).
      A l’exception d’un document encore écrit en latin, en 843, l’un des premiers écrits qui nous soient parvenus, publié en 1115, était par Héloïse l’échange de lettres amoureuses avec le grand Abélard.
      https://ti1ca.com/fvpxircs-chrofran-chrofran.zip.html


    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juin 2020 11:14

      @babelouest. Et je préfère de beaucoup ce qui a été écrit par Héloïse. Les rationalisations chrétino-crétiennes d’Abélard me hérissent le poil du dos.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 07:53

      @JC_Lavau
      Pourquoi pas.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 6 juin 2020 11:50

      @babelouest
      L’amour sous toutes ses formes, qui sont infinies. C’est en fait le coeur de toute relation humaine (ou pas).


  • pallas 4 juin 2020 19:53

    charlyposte

    Bonsoir,

    Dieu n’existe pas, s’il existait ça ne changerait absolument rien.

    Dans tous les cas de figures, le présent est le présent.

    Seul le plus fort survie et le plus faible périe.

    Le faible triche, ment, manipule, recrée la réalité et pour finir disparaitre.

    Orwell n(avait pas vu la finalité.

    C’est amusant

    Que Dieu soit ici ou pas, ne change rien à la réalité.

    L’un dans l’autre.

    Ce monde à toujours été guidé par la loi du plus fort, passé, présent, futur, il en sera toujours ainsi

    C’est helas la loi du plus fort

    Salut


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