lundi 21 août - par Gérard Faure-Kapper

L’APLOMB pose une question. La réponse vaut 80 milliards

Par Gérard Faure Kapper

 

Les délais de traitement de réclamation concernant les commissions d'intervention commencent à se réduire.

 

Le problème principal, ce sont les réactions et les blocages des banques.

 

Nous avons envoyé depuis juin 2015, plusieurs vagues de lettres de réclamation avec les dossiers de l'Aplomb.

 

La lettre, qui a été chaque fois améliorée, est très simple :

 

moi, client, je veux savoir combien m'ont coûté mes découverts. 

 

"L'étude jointe fait ressortir que mes découverts m'ont coûté la somme de x €, Nous avons fait la liste des commissions d'intervention : date, valeur, libellé et montant.

Pouvez-vous me confirmer que ces frais correspondent à la définition suivante :

"la rémunération d’un examen particulier de la situation du compte nécessité par la présentation d’une opération en l’absence d’une provision préalable et disponible et ayant pour objet de décider du paiement ou du rejet de l’opération" 

Et qu'en l'occurrence, les frais retenus ne concernent que les examens de compte ayant abouti à la décision d'accorder un découvert supplémentaire."

Aucune banque n'a répondu à cette question, aucune.

Pourtant, nous leur demandons s'ils sont d'accord avec des faits précis.

Par contre, au lieu de répondre alors que c'est son travail et qu'il est à l'origine de ces facturations, le directeur de l'agence transmet la lettre à quelqu'un qui est totalement incompétent en la matière, le directeur juridique.

Ce dernier répond à des faits précis par des hypothèses n'ayant aucun rapport.

A partir de cette réponse, nous passons à la phase suivante : le tribunal.

"Monsieur le juge, nous avons établi des faits précis, à savoir le coût de mes découverts. La banque n'a pas émis de remarque particulière. Nous pouvons donc retenir que la somme de x € représente le coût de mes découverts. Mécaniquement, le TEG est donc de x %. Force est de constaté qu'il est usuraire."

A ce stade, l'avocat de la banque ne peut plus répondre à des faits par des hypothèses, 

De plus, si elle soutient que ces frais ne sont pas liés aux découverts comme nous le démontrons et le prouvons, la banque est incapable de dire précisément et concrètement ce que ces frais ont facturé.

Avec notre avocate, nous voulons être certain de gagner au tribunal. Le secret : un dossier extrêmement précis et détaillé. Les faits sont ainsi prouvés d'une manière irréfutable.

 



6 réactions


  • zzz999 21 août 10:15

    Bonjour

    J’admire votre courage et votre pugnacité, mais vous allez vite découvrir à vos dépens et celles de vos clients que les faits et les tribunaux ne sont d’aucun poids vis à vis de cette mafia qui au mieux organisera un déni de justice ou au pire se débarrassera de vous par tous moyens légaux ou non.


  • QAmonBra QAmonBra 21 août 10:40

    Merci @ l’auteur pour le partage.



    Seulement entre ouverte jusqu’à présent, la fenêtre de justice d’équité et de droit se fermera totalement dans un terme proche, gare donc aux retardataires. . .

  • lloreen 21 août 11:43

    Les banquiers sont des escrocs au service d’assassins.Quant aux lois, ce sont encore toujours ces mêmes derniers qui les initient et les font voter par leurs employés. Vous avez donc bien compris que leur tactique est de faire tourner les gens en rond..
    Il faut avoir compris une chose en ce bas monde : l’argent est une ILLUSION qui mène(ra) le monde à sa perte.


  • fatallah 21 août 17:18

    Merci pour vos démarches.
    Les banquiers sont (seront) prêts à tout pour vous faire taire .... il faudrait élargir la base et que chaque lecteur d’Agoravox entame des procédures similaires.
    Et que chaque lecteur utilise le moins possible les cartes de paiement, que chaque lecteur retire un peu de monnaie liquide de la banque ... un peu x chacun ... Cantona avait raison !


  • Yvance77 Yvance77 26 août 16:49

    J’adore ce genre de combat, David contre Goliath ... et parfois le supposé plus faible gagne. Courageet respect à vous


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