mercredi 14 décembre 2011 - par Paul Villach

L’argent des syndicats : un rapport qui gêne ?

Un rapport parlementaire – dit Perruchot, du nom de son rapporteur - sur le financement des syndicats de salariés et de patrons, a été, après 6 mois d’enquête, discrètement rejeté, le 30 novembre 2011, et par l’UMP qui s’est abstenu et par le PS qui a voté contre en le jugeant trop favorable aux organisations patronales. À quelques mois de l’élection présidentielle, il n’aurait pas été jugé opportun de le faire connaître.

Seulement, « les fuites organisées » diffusées par Le Figaro, le 3 décembre 2011 (1), sont tellement explosives, que le secrétaire de la CGT a demandé dans l’émission « 7/9 » sur France Inter, mardi 13 décembre 2011, la publication intégrale de ce rapport pour permettre aux syndicats de se défendre contre les accusations portées. C’est on ne peut plus légitime. Le secrétaire de la CFDT lui a emboîté le pas.

Des syndicats de salariés tenus par l’argent de l’État et du patronat ?

À en croire « les fuites organisées », le chauffeur-garde du corps du Secrétaire général de FO payé par la mairie de Paris entre 1992 et 1998 ne serait qu’une broutille (2), un simple petit morceau de la part émergée de l’iceberg et pour tout dire une gâterie, au regard de la part immergée que serait le financement des syndicats de salariés et de patrons.

1- Rendue obligatoire par la loi d’août 2008 sur la représentativité syndicale, la publication de leurs comptes par les syndicats aurait fait apparaître, selon Le Figaro, une terrible réalité : en moyenne, la part des fonds propres que sont les cotisations syndicales versées par les adhérents, ne dépasseraient pas 5 % ! L’essentiel des moyens viendrait donc d’ailleurs, et en particulier d’une mise à disposition par l’État de personnels jouissant de détachement et donc payés sur les fonds publics. Des chiffres sont avancés : « Environ 17.000 agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique, dont près de 1200 à l'Éducation nationale  ». Et ce ne serait qu’une estimation minimale.

2- Les grandes entreprises privées ajouteraient aux décharges horaires et aux locaux, prévus par la loi, certaines largesses envers les comités d’entreprises, à la RATP, Air France, EDF par exemple.

3- À ces pratiques, il conviendrait, en outre, d’ajouter les méthodes chères à Denis Gautier-Sauvagnac, dites de « fluidification du dialogue social » : c’est l’euphémisme préféré par l’ancien dirigeant de l’UIMM, le syndicat patronal de la métallurgie, pour justifier l’usage de sommes considérables dont son syndicat disposait, sans toutefois jamais préciser quels en ont été les bénéficiaires

Il va de soi que, si les cotisations ne représentent ainsi qu’une part infime des budgets syndicaux, les syndicats de salariés ne disposent pas de l’autonomie financière qui conditionne la liberté de pensée et d’action. Qui paie, commande !

Une corruption organisée depuis l’ère mitterrandienne

1- On en avait le soupçon ! On avait vu, depuis 1981, les attentions réservées à des responsables syndicaux sous Mitterrand : postes de ministre, places dans les cabinets ministériels ou les ambassades. On se souvient de la secrétaire générale du SNES, Mme Vuaillat, décorée de la Légion d’Honneur le 11 décembre 2001 par M. Jack Lang, ministre de l’Éducation nationale : était-ce pour la récompenser d’avoir opposé un contre-pouvoir efficace dans la défense des salariés ou au contraire pour services rendus au pouvoir ?

2- La permanence des permanents syndicaux est, outre instructive. Ils sont indéracinables. Ils goûtent la place une fois qu’ils l’occupent : combien, après un ou deux mandats, reviennent dans l’entreprise ou la classe qu’ils ont quittée ? Pourquoi ? Un tête-à-tête trop long avec le pouvoir finit par corrompre les représentants inamovibles d’un contre-pouvoir.

Des syndicats, « G.O. » de carnavals rituels ?

Il suffit de voir ce qu’il est advenu des luttes sociales depuis 30 ans. Le sort qu’a connu la dernière en date contre la destruction des retraites entre septembre et novembre 2010 reste exemplaire : le puissant mouvement de révolte qui s’est alors exprimé de plus en plus fort d’une manifestation à l’autre pour culminer le 12 octobre, a été torpillé dans les semaines suivantes.

À croire que les syndicats ne seraient plus désormais que les « Gentils Organisateurs » de joyeuses parades colorées dans les rues pour servir d’exutoire contrôlé aux colères populaires, à la façon des carnavals médiévaux qui purgeaient chaque année à date fixe la rancœur sociale accumulée afin de garantir la pérennité du désordre établi.

On ne peut donc que soutenir la demande des secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT. Les fuites organisées publiées dans le Figaro en disent trop ou pas assez. On aimerait que les syndicats puissent se défendre. Pour tout dire, on souhaite qu’ils montrent que ce rapport parlementaire est d’une partialité outrancière. Mais, après avoir vu ce qu’on a vu soi-même depuis 30 ans, on craint le pire. Paul Villach 

(1) http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/03/04015-20111203ARTFIG00002-l-argent-cache-des-syndicats.php

(2) Paul Villach, « M. Chirac, l’ex-Secrétaire général de FO et son chauffeur : la fable du jour … », AgoraVox, 8 mars 2011

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/m-chirac-l-ex-secretaire-general-90160

Marc Blondel, « Chirac, Blondel et son chauffeur : réponse à Paul Villach  », AgoraVox, 29 mars 2011

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/chirac-blondel-et-son-chauffeur-91433



20 réactions


  • Michel DROUET Michel DROUET 14 décembre 2011 10:38

    Finalement les permanents syndicaux sont aussi inamovibles que les parlementaires.

    J’ai dénoncé dans un récent article sur AGV les professionnels de la politique. On peut sans doute élargir le propos aux permanents syndicaux.

    Par ailleurs je trouve que l’on est d’une prudence d’ange sur les syndicats patronaux, ceux qui savent si bien « fluidifier le dialogue social ».

    Je suis pour la publication d’un rapport, mais peut-être pas celui-là, qui semble un peu trop tendre vis à vis des organisations patronales aux dires du PS qui n’a pas voté pour sa publication.

    J’attends du PS, s’il est majoritaire après les prochaines législatives qu’il reprenne ce rapport , qu’il le complète et qu’il le publie, mais je suis à peu près certain que ce nouveau rapport, trop défavorable cette fois ci aux syndicats patronaux ne sera pas adopté par l’UMP.


    • IL ES POSSIBLE
      que L UM.......PS RACKETTE LES SYNDICATS...ils nous rackettent bien nous citoyens pour donner aux banksters.leurs amis.............

      surtout l l’ump(UNION DES MAGOUILLEURS PARISENS°)


    • @drouet

      vous connaissez des syndicats de droite a part les casseurs de syndicalistes de la droite

      populaire ump...et le fn...OU DU MEDEF...qui paye les casseurs,,, ???

      A CHAQUE GROSSE MANIF ILS ENVOYENT DES CASSEURS-PROVOCATEURS...

      vous ancien cadre A vous avez peut-etre manifesté 1 ou 2 fois  ???

      MOI DELEGUE DU PERSONNEL CA A NUIT A MON AVANCEMENT MAIS SURTOUT PAS AU VOTRE ....VRAI ??? notés par des élus...quelle valeur...si le noteur et le noté sont pas du meme bord


    • Michel DROUET Michel DROUET 14 décembre 2011 17:56

      @touse...

      Oui : l’UIMM est pour moi un syndicat de droite.

      Pour le reste je n’ai pas de compte à vous rendre et je vous laisse à vos hypothèses et à vos clichés.

       


  • Fergus Fergus 14 décembre 2011 10:53

    Bonjour, Paul.

    Avec ou sans ce rapport, il faudra tôt ou tard, et le plus vite sera le mieux, remettre à plat le fonctionnement de tous les syndicats, qu’ils appartiennent au monde des salariés ou à celui du patronat. Il serait en effet stupide de se polariser sur les seuls syndicats de salariés, Michel Drouet a raison sur ce point

    A noter que des permanents syndicaux, il en existe non seulement au niveau national, mais également dans la plupart des grandes boîtes, qu’elles soient publiques ou privées. Certains d’entre eux sont même détachés à plein temps durant de très longues années pour gérer des centres de vacances appartenant à des CE.

    Cordialement.


  • Daniel Roux Daniel Roux 14 décembre 2011 11:26

    Il est tout à fait anormal que les citoyens n’est pas communication d’un rapport destiné à l’Assemblée Nationale, c’est à dire à leurs représentants. C’est une rétention d’information et une dissimulation de l’usage de l’argent public.

    « Celui qui paie commande. », écrit l’auteur.

    Le peuple paie, il doit commander.

    Une preuve de plus que le chemin vers la démocratie est obturé par ceux là même qui s’en réclament.

    Quant au financement des syndicats, qu’il soit réglé par la loi comme celui des partis. Tant par voix lors d’élection nationale. Les syndicats doivent ce recentrer sur leurs missions essentielles et les syndicalistes militants être mieux protégés contre les discriminations.


    • Fergus Fergus 14 décembre 2011 17:17

      Bonjour, De la hauteur.

      Pour ce qui est de la représentativité des syndicats, il convient de relativiser et surtout de ne pas se laisser emporter par le discours récurrent de la droite qui cherche toujours à ramener l’importance des syndicats au nombre de leurs adhérents. Ce n’est pas sur ce nombre qu’ils doivent être considérés mais sur celui des votes en la faveur aux élections professionnelles.

      En réalité, il en va de même que pour les partis politiques : que dirait l’UMP si son importance était liée non aux votes qu’elle suscite en sa faveur mais à ses seuls adhérents (quelques dizaines de milliers d’individus) ?

      Rappelons en outre qu’en France, il n’est pas obligatoire de se syndiquer, et que l’appartenance à un syndicat n’ouvre pas droit à des prestations sociales ou à des bons d’achat comme cela se pratique dans d’autres pays européens.


  • ddacoudre ddacoudre 14 décembre 2011 13:09

    bonjour villach

    dans les grandes poubelles de ce monde ce sont encore les syndicats les plus propres, et je t’en parle de l’intérieur pas par des rumeurs.
    la démocratie à un cout, ils en sont un rempart qui s’effrite et se vide, c’est regrettable car ils sont aussi le dé-compresseur de la cocotte, et d’une utilité éternelle contre toute forme de relations humaines qui conduisent toujours à développer des dominants et des dominés(l’on ne refait pas la nature humaine sans tomber dans l’eugénisme).
    je veux bien qu’on leur donne le moyen de se défendre, nous n’aurons rien d’autres qu’un langue de bois,
    il voudrait mieux que les citoyens leur donnent le moyen d’exister sans dépendance financière, pour ne pas être comme tu le dis justement des GO de carnaval.
    et s’ils font les GO c’est qu’ils sont le reflet des citoyens.
    après la sécu nous avons droit aux syndicats tout ce qui représente une assise sociale est mis sur la sellette. Sarkozy est loin d’être mal conseillé.
    c’est ainsi que quand toutes les institutions auront été « salie », il ne restera qu’a voter pour monsieur propre qu’il représentera.
    un jour j’ai écrit un article « la dé-construction de la France par Sarkozy » http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=88818.
    il est toujours dans son œuvre.il y a une différence entre l’éthique et la moralisation , le premier permet les corrections déontologiques, l’autre éléve des buchets.

    cordialement


  • PANDORERH 14 décembre 2011 13:26

    Scandale évidemment que cesfinancements consentis à ces syndicats souvent en plein accord avec les politiques qui savent qu’il y a un prix à payer...
    Cette collusion va encore bien plus loin avec des décisions ...et surtout des nominations voire promotions de syndicalistes à des postes immérités...et je pèse mes mots !

    La nomination d’un syndicaliste policier BRUNO BESCHIBZZA comme Sous-Préfet ...tout cela parce qu’il a été élu ( au scrutin de liste !! ) conseiller régional d’Ile de France est un des exemples les plus frappants. Les sous-marins sont bien récompensés !

    La gauche comme la droite l’ont fait ( CHEREQUE père syndicaliste Préfet ! Commissaire de la République sous MITTERRAND) et les exemples sont légion.

    Quant aux moyens financiers il est en effet grand temps d’aller y voir de près....y compris dans les C.E. J’ai cotoyé longtemps des gens d’EDF et suis donc bien placé pour savoir à quoi ils occupent les fortunes dont ils disposent. C’est à vomir !


  • bernard29 bernard29 14 décembre 2011 14:05

    d’abord la non publication d’un rapport travaillé pendant six mois par une commission parlementaire, est un déni de démocratie et un scandale.

    Ensuite le fait que les élus de l’opposition aient voté contre sous le pretexte « d’une partialité outrancière » de ce rapport qui néglige les organisations patronales ne tient pas la route. Ils n’avaient qu’a redemander une commission d’enquête spéicifriques aux organisations patronales.

    par ailleurs, j’ai lu dans Le Parisien un article sur ce rapport , qui en effet semblerait incomplet aussi car il ne parle pas des sièges attribuées aux organisations patronales et syndicales dans les Comités Economiques et Sociaux, qui sont des sinécures pour les permanents d’organisations. 


    Je doute que des gens de pouvoir, « Elus de la République », soient aptes à remettre en cause les privilèges et turpitudes d’autres possesseurs de pouvoirs car ils auraient trop à craindre d’une même transparence qui leur serait appliquée. 

    C’est pour cela qu’il est temps d’organiser un contre pouvoir citoyen , constitué de citoyens tirés au sort pour contrôler l’utilisation des finances dans le service des pouvoirs.
    . http://changerlarepublique.over-blog.com/article-jurys-populaires-et-contre-pouvoir-citoyen-64344498.html 


    • ddacoudre ddacoudre 14 décembre 2011 17:09

      bonjour bernard29

      sur le net il y a une protection contre l’hameçonnage.
      c’est incroyable comme dés que l’on jète des effluves les poissons mordent.
      depuis le temps que la combine est utilisé elle fonctionne toujours et en plus nous avons au pouvoir le roi de l’hameçonnage.
      parfois il m’arrive à désespérer de la nature humaine, tout doucement nous détruisons le pays et notre civilisation
      j’adhère toujours aux idées qui veulent donner le pouvoir citoyen au peuple.
      mais il serait bon également qu’il deviennent lucide car ce ne sont pas les Montoutous qui ont mis au pouvoir ceux qui s’y trouvent et s’y sont installés dans l’économie, dans la finances et en politique.
      le seul moyen de pouvoir disposer d’un contre poids ou pouvoir ce sont les syndicats et nous les rejetons, notre avenir est donc tracé, l’asservissement, ne dit-on pas déjà qu’il faut savoir se vendre pour trouver un emploi.
      ddacoudre.over-blog.com .
      cordialement


    • bernard29 bernard29 15 décembre 2011 10:10

      Bonjour,
      « l’hameçonnage. » comme vous dites, n’est pas la question. La question des abus de pouvoir est une constante partout où il y a du pouvoir, et leur dénonciation est un devoir public.
       
      Aujourd’hui, Il y a une information qui concerne les organisations professionnelles, il est donc nécessaire de les mettre en exergue. Il y a peu, et personne n’en a beaucoup parlé il y avait une information sur les financements abérrants d’associations moralisatrices qui occupent régulièrement tout notre horizon médiatique. 

      donc entre « hameçonnage » ou « enfumage », il n’y a pas à choisir. Ce sont les deux mamelles des pouvoirs. ; il faut dénoncer, encore et encore, les dérives de l’utilisation des fonds publics et valoriser leur nécessaire contrôle.

      Ce n’est pas parce qu’on critique les rémunérations et privilèges des députés et sénateurs, que l’on remet en cause le principe de la représentativité des élus. Et donc ce n’est pas parce que l’on demande une responsabilisation des organisations professionnelles ou syndicales, que l’on remet en cause leur utilité.

      En ce qui concerne les syndicats et organisations professionnelles, oui , il y avait besoin d’une enquête.


  • cti41 cti41 14 décembre 2011 15:29

    Et si on parlait des syndicats de la police qui perçoivent de leur ministère de tutelle et qui ont des gens qui ne travaillent que pour les syndicats (détachés permanents) alors que dans le même ministère les gendarmes n’ont même pas droit à la parole puisque représentés par une « participation » qui n’en a que le nom.


    • Mylène 15 décembre 2011 00:42

      cti41

      bien vu !! pas oublier le statut des gendarmes a fusionné avec celui des policiers, alors que les gendarmes dépendaient de l’armée ... plus rien ne va de toutes manières ! y en a marre ... mini moyens pour le personnel et gros moyens pour les détachés permanent pour camoufler les conditions de travail minimalistes de ces hommes qui sont censés protéger les citoyens... 

    • Mylène 15 décembre 2011 00:43

      cogno3

      Mitterand de gauche ? vous y croyez vraiment ? 

  • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 14 décembre 2011 20:07

    Quelle honte !

    Le système UMPS dans toute son horreur !!!

    Berk !


  • docdory docdory 14 décembre 2011 22:22

    Cher Paul Villach

    Je n’arrive pas à le croire. Les cotisations des adhérents ne représentent que 5 % du budget des syndicats ?
    Au fond, si les syndicats sont si riches que ça de l’argent qui ne leur appartient pas , ils pourraient même s’offrir le luxe de payer les salariés pour qu’ils y adhèrent , inutile de leur demander des cotisations !
    Non, mais quel degré de corruption est atteint par notre République ?
    A noter qu’il n’y a pas que les syndicats qui vivent d’autre chose que de leurs adhérents. 
    On a appris il y a quelques mois que certaine association politiquement correcte ( SOS racisme ) ne vivait quasiment pas des cotisations de ses adhérents :
    SOS Racisme a en effet reçu 579 000 euros de subventions publiques en 2009 alors que le montant des adhésions plafonne à 18 669 euros ! S’il n’y avait que les adhésions, cette association n’existerait tout simplement pas, ou tout du moins on n’en entendrait jamais parler ...
    Force est de constater que ce serait probablement la même chose pour la plupart des syndicats, si les faits relatés par ce rapport sont avérés !


  • Mylène 15 décembre 2011 00:35

    Les syndicaleux préviennent la veille d’un mouvement d’envergure et personne n’aurait compris ? tiens ! Lorsque j’ai su que mon ancien patron nous avait vendu à H&M en 2007 et que les syndicats n’ont pas bougé d’un pet, que les salariés ont appris la passation sur le net, sans même avoir été consultés ... on est donc bien dans les années UMPS, reste à avoir quelle alternative pour dissoudre ces syndicaleux merdiques qui ont tout fait pour que jamais les français ne se rencontrent vraiment ! Je rappelle quand même que nous sommes les seuls en Europe à n’avoir bougé d’un Iota contre la mesure d’austérité... Thibault a eu la présence d’esprit d’organiser un petit mouvement la semaine dernière, mais bon, comme d’hab, personne n’a rien vu, çà marche donc pour lui et ses acolytes !!! regardez ce qui arrive aux employés de France soir

    regardez ce que propose Pierre Levy 

    qu’ils dégagent TOUS ces syndicats !!

  • Furax Furax 18 décembre 2011 11:33

    Une petite anecdote personnelle.
    Lorsque j’étais enseignant, en Afrique, peu après l’arrivée de la gauche au pouvoir, nous avions eu la visite d’un représentant de la toute puissante FEN.
    Il nous avait expliqué gravement que les coopérants verraient leurs séjours hors de France limités à six ans car il n’était pas bon qu’ils soient coupés trop longtemps des réalités professionnelles de leur pays.
    J’avais fait savoir mon approbation, en lui soulignant toutefois que cette mesure devrait s’appliquer à tous les postes de détachement. Que les syndicalistes, s’ils étaient certains de se retrouver devant des élèves au bout de six ans, seraient beaucoup plus efficaces dans la défense des intérêts de la profession et passeraient beaucoup moins de temps à combattre leurs seule véritables adversaires, non les patrons ou l’état mais les autres syndicats ou tendances.
    Tout cela fut rapidement enterré...


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