L’École fabrique des barbares, découvre amèrement un jeune professeur
« Dernières nouvelles du front » est un titre paradoxal pour un livre qui décrit « un système
éducatif à la dérive ». (1) Son auteur, Daniel
Arnaud, choisit un registre guerrier inattendu.Et pourtant, l’École n’est-elle pas devenue un champ de
bataille où ses responsables ne cessent de battre en retraite depuis plus de
vingt ans ?
Mais devant quel ennemi ? objectera-t-on.
C’est précisément la découverte progressive de l’auteur, quand, pour pouvoir
financer une thèse de doctorat, il devient provisoirement professeur en lycée
professionnel.
L’acte d’enseigner devenu impossible
Philosophe de formation, nourri du siècle des Lumières, qui doit à l’École sa propre émancipation, il n’a d’autre projet en tête, en entrant dans une classe, que d’offrir à la génération suivante ce qu’il a reçu de la précédente, et avec le même enthousiasme. Il doit vite déchanter : l’acte même d’enseigner, découvre-t-il à sa grande stupeur, est devenu quasiment impossible. Pourquoi ? L’IUFM, cet organe prétendu de formation des maîtres, n’y est pour rien, car il ne sert à rien ou, du moins, pas à rendre possible l’acte d’enseigner.
Dans le premier établissement où l’auteur est nommé, en revanche, tout le monde se satisfait d’une transgression systématique des règles de la classe par les élèves. Il ne vient même pas à l’idée des professeurs, du Bureau de la vie scolaire en charge de la discipline et de l’administration responsable de l’ordre dans l’établissement qu’un élève qui viole ces règles délibérément puisse être sanctionné. N’est-il pas évident que cet élève est avant tout « une victime de son milieu social » ? Il faut donc le comprendre, le pauvre chéri…
L’élève tyran
Et c’est ainsi que le jeune professeur découvre qu’il suffit d’un ou deux « élèves en difficulté » - appellation mélangeant abusivement élèves méritants et délinquants - pour qu’une classe entière soit privée toute l’année des conditions d’études normales auxquelles elle a droit. L’auteur nomme ces délinquants très justement des « tyrans » : ils imposent, en effet, à leurs camarades leurs caprices en toute impunité et ruinent la scolarité de tous avec la leur, ce dont ils auront le culot de venir se plaindre ensuite !
Mais ces tyrans ne sont aussi redoutables que parce que l’encadrement éducatif a démissionné en rase campagne et leur laisse le champ libre. Toute exclusion ponctuelle de la classe en cas de transgression des règles est interdite par l’administration, au mépris de la circulaire du 11 juillet 2000 qui l’autorise. C’est un moyen commode pour elle de s’exonérer de ses responsabilités et d’imputer celles du désordre à des professeurs qui, masochistes, y consentent : à vrai dire - mais il ne faut pas le répéter - c’est le prix qu’ils acceptent de payer pour faire carrière - devenir chef d’établissement ou inspecteur - ou obtenir quelques misérables faveurs - des classes choisies, un emploi du temps sur mesure, un avancement rémunérateur dans les échelons au « petit choix », au « grand choix » ou - qui sait ? - aux anchois, et non à l’ancienneté…
La fabrique du barbare
Toute transmission d’un savoir est ainsi compromise : les élèves sont certains de ne rien apprendre et de patauger toute leur vie dans ces préjugés combattus au temps du Siècle des Lumières. Les démagogues de tous bords peuvent se réjouir : il sort de l’école « un lumpenprolétariat » abruti, prêt à grossir les rangs des extrémismes de tous poils qui leur promettront la lune. C’est ainsi que meurt silencieusement une civilisation en ne sachant plus transmettre de génération en génération ses savoir-faire et ses valeurs. Le livre d’un autre professeur avait pour titre « La fabrique du crétin ». Daniel Arnaud dénonce dans l’École une dérive plus grave encore qui en découle, « la fabrique du barbare ».
Deux expériences comparables
On n’est pas surpris du diagnostic. Pour tout dire, on est même rassuré sur la fiabilité de sa propre vision puisqu’on était soi-même parvenu au même constat. Le parcours de l’auteur a beau être fort différent : son expérience est étonnamment proche de celle qu’on a soi-même vécue. Les mêmes méthodes d’une administration-voyou sont mises en œuvre sur tout le territoire et la même démission d’une large majorité de professeurs leur laissent libre cours, malgré « les grévinettes » rituelles de 24 heures qui donnent le change.
On a vécu par exemple un incident comparable en tout point à un détail capital près. L’auteur décide un jour de suspendre son cours après le lancement d’un projectile contre le tableau. Les élèves sont surpris. Ben quoi ! Ce n’est pas la première fois ! Les autres professeurs ne disent jamais rien ! On a soi-même réagi de la même manière … en avril 1986, mais après avoir trouvé sur la porte de sa classe une pancarte injurieuse : « Untel, t’es un âne ! ». On l’a raconté dans un livre « Cher collègue » (2). Pas besoin d’être grand clerc pour observer que le registre suranné ou « surâné » de l’injure ne sortait pas de la bouche des élèves qui en ont un autre plus fleuri ! On avait aussi suspendu son cours pendant trois semaines, non pour avoir le nom du coupable - la délation ne doit pas être encouragée - , mais pour obtenir seulement un acte public et collectif de désaveu de toute la classe. Il n’est jamais venu.
On n’avait alors refusé de continuer à enseigner dans cette classe malgré les pressions sordides de la principal-voyou de ce collège d’Uzès dans le Gard, mais avec l’appui inattendu…de M. Vaudiaux, recteur d’académie de Montpellier à l’époque. Hommage public lui soit rendu ! On peut parfois rencontrer un recteur honnête et courageux qui comprend qu’un professeur n’a rien à dire à une classe refusant de désavouer une affiche anonyme injurieuse à son égard. Daniel Arnaud n’a pas eu la même chance, 20 ans plus tard : un inspecteur est descendu vite fait sur ordre pour le descendre de façon honteuse !
Ce qui est amusant dans ces deux cas de suspension de cours, c’est tout de même le souci du « programme » qu’ont aussitôt brandi les administrateurs-voyous en ameutant leur peuple courtisan : rendez-vous compte, ce professeur ne va pas "faire tout le programme" ! Il faut qu’un cours soit suspendu pour que ces individus méprisables se préoccupent enfin du programme dont ils se foutent à longueur d’année en tolérant que les cours soient perturbés par quelques tyranneaux d’élèves laissés libres d’imposer leur loi !
Le livre de Daniel Arnaud vient s’ajouter à la pile de ceux qui, depuis des années, racontent le désastre en cours dans l’Éducation nationale. Chacun d’eux est utile (3). Celui de Daniel Arnaud est précieux : il dit crûment la rage qui noue le ventre d’un jeune professeur enthousiaste cueilli à froid devant un gâchis aussi bien orchestré. Personne ne peut désormais nier l’ampleur de cette « dérive » d’un « système éducatif » qui « fabrique des barbares », sauf les démagogues à la François Bégaudeau, l’auteur de ce livre honteux de niaiserie, « Entre les murs », dont un film a été tiré et que les bobos de Cannes ont lamentablement palmé en 2008 (4). Il importe de savoir, cependant, que ce désastre est programmé depuis 1996 par un rapport de l’OCDE qui indique la voie à suivre pour préparer la privatisation du service public d’Éducation en le ruinant peu à peu discrètement sans susciter la révolte des usagers (5). Paul Villach
(1) Daniel Arnaud, « Dernières nouvelles du front – Choses vues dans un système éducatif à la dérive », Éditions L’Harmattan, 2008.
(2) Pierre-Yves Chereul, « Cher Collègue », Éditions Terradou, 1993
(3) Paul Villach,
- « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir », Éditions Lacour, 2003 ;
- « Un blâme académique flatteur », Éditions Lacour, 2008.
(4) Paul Villach,
- « La Palme d’or du Festival de Cannes : un blâme académique et une gifle pour les enseignants ? », Agoravox, 29 mai 2008 ;
- « Entre les murs : une opération politique réfléchie pour un exorcisme national ? », Agoravox, 29 septembre 2008.
- « « Entre les murs » vu du CNDP de l’Éducation nationale : un déni de la réalité tragique mais sans doute stratégique », AgoraVox, 14 octobre 2008.
- « La curieuse présentation d’Anne Frank dans le film « Entre les murs » n’est-elle qu’« un détail » ? », AgoraVox, 23 octobre 2008
(5) Paul Villach, « La casse du Service public d’Éducation est bien programmée depuis 1996 par l’OCDE », AgoraVox, 28 mars 2008
Toutefois, il est certain qu’il vaut mieux un mauvais enseignement dans une de ces prisons dorée qu’il est coutume d’appeler classe d’école qu’un non-apprentissage pédagogique cauchemardesque car mal géré à la maison.
Cela veut tout simplement dire qu’on ne s’improvise pas parent pédagogue, c un vrai boulot a effectuer avec sérieux et un minimum de disponibilité.
PS : d’ailleurs, ça me fait penser que je devrais remercier quand je suis content d’être soutenu dans ce combat permanent face aux con-vaincus de naissance ...
Rien compris à Dolto, Calmos ! ni peut-être à l’école.
Pour ce qui concerne les connaissances à acquérir, quelques mois suffisent amplement pour en faire le tour dans le primaire par exemple - c’est vrai également pour les autres étapes. De plus, « la culture est ce qui reste quand on a tout oublié ».
Des connaissances, pour quoi faire ? « Mieux vaut une tête bien faite que bien pleine »
Alors, allez dans les écoles qui enseignent « à la Dolto » - qui dit qu’on peut tout dire à un enfant, sauf n’importe quoi. Vous trouverez des enfants attelés à la vie quotidienne dont une grande partie concerne la satisfaction des besoins élémentaires et l’autre, la recherche de solutions pour la résolution des conflits. N’est-ce pas de l’humain, rien que de l’humain !
Et ces enfants, parfois en grande difficulté ou sans difficultés particulières - malheureusement, les enfants dits « adaptés au système scolaire » ne fréquentent pas ces écoles ce qui compromet grandement leur avenir...- s’en sortent plutôt bien.
Ils savent faire un budget (calcul, arithmétique...), faire la cuisine, parfois cultiver un potager, assurer les tâches ménagères, partager des tâches, découvrir leurs centres d’intérêt, les faire partager, trouver des informations etc
Aucune école n’utilise cette pédagogie ! alors ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas ou de simulacres. Dolto ce n’est pas de la démission, bien au contraire !
Si la méthode Dolto consiste à faire des pitres polis comme une porte de prison à l’image de son fils Carlos, je me pose quand même des questions sur l’efficacité de la dite méthode !
>Faire apprendre une table par coeur c’est formatter un élève et c’est pour son bien.
Vous pensez vraiment qu’un chien et un enfant se dresse de la même façon ?
Je veux dire, vous pensez que leur environnement et leur mode de fonctionnement sont identiques ?
>Mais si l’on donne le choix de l’apprendre, il ne l’apprendra pas (en général) ce qui est tout-à fait normal de sa part : il choisi la démarche la plus productive ... à court terme.
Le problème, c que quand on ne donne pas le choix, il ne le retient pas ...
Apprendre à choisir c justement toute la problématique du bon enseignement
>Quand vous retirez le formattage, il reste ce que l’on appelle avec raison la loi de la jungle et c’est de cela dont parle le livre qui est en question ici.
Le formatage, c’est le contraire de la liberté, c’est le dogme.
Je formate/programme un appareil pour qu’il me donne ce que j’en attend. Cet appareil est MON outil.
Formatez un homme - si seulement, c vraiment possible - et en lui otant de la liberté, vous perdez tout ce qui le distingue de l’animal, la capacité à s’adapter librement.
Notre humanité, c’est justement d’avoir un outil évolutif et adaptable NON FORMATÉ à la naissance.
Les hommes n’apprendront les bases du système que si celui ci les aime et leur fait sentir.
Dans le cas contraire, vous aurez tout juste des animaux+, sur lesquels vous aurez bcp de mal à compter ET qui vous demanderont, comme tout animal qui se respecte de quoi être nourri, abrité et ... amusé !
Monsieur, essayez de faire ce genre d’entrainement sans être convaincu (càd sans aimer ça passionément) et vous comprendrez la différence entre un Nadal et un con de programmé ...
Vous mettez votre nom et prénom en ligne (je vous laisse votre adresse, je n’ai pas besoin de vous kc la gueule) et je vous offre tout ce vous avez rêvé de savoir sur le « looser » que je suis
@ Calmos Renseignez vous davantage sur Dolto et vous vous rendrez compte qu’elle n’a jamais prôné « l’enfant roi ». D’ailleurs ce concept est une perversion de ses propos et ne permet pas de comprendre sa pensée. Dolto a simplement dit qu’un enfant peut tout comprendre, et certainement pas qu’il sait tout sans avoir été éduqué auparavant : c’est « l’éducation qui humanise ».
@Boug14 Vous vous trompez bien fort, s’il y a bien une chose que je déteste c’est les « blagues » ethniques. Les plaisanteries plus que douteuses de Carlos ne font jamais fait rire par contre celles de Guy Montagné sont d’un autre calibre.
Bonne mise au point sur Dolto On peut ajouter l’excellent essai , de lecture facile,de Charles Melman : L’homme sans gravité , notamment le chapitre sur la question du retour à l’autorité, redéfinie à la lumière de l’expérience psychanalytique la plus large Les études psychosociales d’Alain Ehrenberg , notamment La fatigue d’être soi, sont aussi de bons éclairages pour le problème qui nous occupe Je n’ai pas le temps de développer A mettre entre toutes les mains... Cordialement
Calmos, vous préfériez peut être cette époque où l’on prenait l’enfant pour un animal, ne lui parlant pas, ne le considérant pas pour un être humain, le rendant débile pour le reste de sa vie ?
« Un gamin ça comprend que quand on le frappe ». Dixit certains anti Dolto aussi débiles que leurs ados.
Résultat un gamin débile et névrosé et mal dans sa vie toute sa vie, en décalage permanent avec les autres.
Mes parents étaient comme ça, et malgré que j’ai la lucidité de m’en rendre compte, ma vie en a été aux trois quarts gachée, malgré mon auto éducation que je me suis faite tout seul. Toutes ces années perdues pour des a prioris bestiaux !
Le problème n’est pas Dolto, au contraire, mais comme d’habitude ce que les gens en font.
On peut avoir lu Dolto et faire quand même de sa progéniture des tarés.
Le vrai problème n’est pas l’éducation, mais la crise d’adolescence.
Les hormones en délire pendant plus de 10 ans chez certains.
Comment expliquez vous que Dolto ou pas certains deviennent quand même très bien équilibrés et quand même très bien éduqués, et d’autres de vrais cons encore en crise d’ados à 40 ans ?
Incroyable de lire sous alchimie « un enfant ça se dresse ! »
Peuchère , il y en a qui en sont encore là !
Mais non ça s’éduque...Même les mammifères le font : la lionne ne dresse pas ses petits : elle leur apprend à chasser, à se cacher et quand ils ont acquis une certaine autonomie , elle les quitte...
Notons que certains parents ne renoncent jamais à exercer un pouvoir ou un contrôle sur leurs enfants...Et entre en lutte avec les relais sociaux , comme les enseignants justement...
on est surtout surpris de l’incapacité visible de l’auteur de l’ouvrage à adapter sa pédagogie aux plus récalcitrants : pour moi c’est le constat d« un échec aussi d’enseignant....
la notion de »programme« à respecter est un leurre complet !
»t le désastre en cours dans l’Éducation nationale." tient à son inadaptation complète au marché du travail et à des programmes aberrants, coupés de la réalité. On bachote plus qu’on ne fait réfléchir !!
Pourquoi ne laisse t’on pas les éléves qui ont envie de travailler prendre les deux ou trois perturbateurs , les tremper dans le goudron et les plumes , et les mettre dehors d’un lieu qui devrait rester respecté , presque à l’égard d’un lieu de culte
Aïe ! aïe ! aïe ! Vous n’avez rien compris à la poltique de l’enseignement aussi bien en France qu’en Belgique francophone, c’est le nivellement par le bas, l’école de la réussite, c.a.d. faire réussir le plus grand nombre possible même s’ils n’en ont pas les capacités.
Oui bonsens, aujourd’hui encore quand j’en croise dans la rue de ceux que j’ai connus, leur foutre une bastos entre les deux yeux pour en finir avec ces dégénérés destructeurs de prof et d’élèves.
Mais pour trois la vie s’est chargée de me venger.
Un est en hôpital psychiatrique, un autre fait des allers et retours en prison, un autre est clodo et s’en prend à la société au lieu de s’en prendre à lui même..
L’école ira mieux, le jour ou les parents seront responsables et arrêteront de prendre l’école pour ce qu’elle n’est pas.
Arrêteront de demande a l’école d’éduquer des morveux alors que cela devrait être fait par les parents.
Le job de l’école c’est d’instruire, l’éducation vient en second plan en soutient de ce que « devraient » faire les parents.
Si les parents s’en foutent, faut pas être surpris que les enfants fassent de même. Les enfants prennent exemple sur les adultes....L’éducation d’un gamin c’est comme celle d’un chiot, mal éduquer des le départ et après quelques annees c’est lui qui fait la loi a la maison...
Monsieur, la grosse erreur c’est de croire que l’employeur des enseignants est le vrai demandeur d’éducation.
Or, pas du tout,
L’employeur des enseignants est un simple intermédiaire entre des demandeurs d’éducation (les parents) et des personnes qui devraient à priori être capable de répondre à cette demande (les enseignants).
Si vous pensez que le job de l’école c de faire un travail que les demandeurs ne lui demande pas, c’est que vous faites simplement que répondre à une demande c’est commencer par n’en rien entendre ...
Si vous pensez que le job de l’école c de faire un travail que les demandeurs ne lui demandeNT pas, c’est que vous CROYEZ simplement que répondre à une demande c’est commencer par n’en rien entendre ...
Ce n’est pas l’école d’éduquer les enfants, bien que c’est ce qu’attendent les parents.
Ils faut faire comprendre aux gens (aux parents) que l’école n’est pas une gigantesque garderie, pour enfants en mal d’amour......C’est triste mais c’est comme ca.
L’école c’est apprendre les maths, les langues, la culture, la capacité de réfléchir par soit-même...bref de vous donner un maximum d’outils pour faire de vous un Homme intègre capable de se d’emmerder tout seul.
Je n’ai jamais vraiment appris par plaisir (a part quelques matières), je l’ai principalement fait dans un objectif d’emploi ET pour pouvoir la différence entre les analphabètes obtus refusant toute forme de contraintes.
Un enfant n’est pas en mesure de raisonner du pourquoi du comment il doit savoir, lire, ecrire, parler et compter, il n’en perçoit l’utilité que plus tard.....
Et je remercie mes parents de m’avoir forcer a apprendre les tables de multiplications, exercices en tous genres et autre babiole en me disant que plus tard cela me servira......
>L’école ira mieux, le jour ou les parents seront responsables et arrêteront ...
B*, mais vous vous rendez-compte que vous comparez un parent qui n’a rien d’autre que ce qu’il est à un enseignant qui bénéficie de formation, de bagages et d’une structure conséquente ?
>Arrêteront de demande a l’école d’éduquer des morveux
Quand j’entends ce genre de « jugements » sur des enfants, j’ai envie de vous dire
« Ok, ben on va juste supprimer les moyens accordés à la classe d’age des »morveux« , comme vous dites, pour les affecter à une structure qui ne s’appelera plus école avec des gens qui aimeraient s’en occuper ... »
mais vous vous rendez-compte que vous comparez un parent qui n’a rien
d’autre que ce qu’il est à un enseignant qui bénéficie de formation, de
bagages et d’une structure conséquente ?
Depuis quand il faut être barder de diplômes et de formations spécifiques pour être parents...........et réveillez-vous..............
Vous savez enseigner a son enfant, respect des parents et de l’autorité, civisme, politesse....ne nécessite aucun diplôme..... un minimum de savoir vivre en société, de bon sens sont amplement suffisant.
Pour le savoir il y a l’école et c’est aux parents d’expliquer l’importance de l’école, de ce qu’elle apporte et de la chance qu’ils ont d’y avoir accès......Pour ca aussi le bon sens suffit, pas besoin de diplômes.
Pour le soutient scolaire je reste persuader qu’il existe des structures de soutien scolaire abordables voire gratuites....
Bonjour L’ article de M. Villach ne porte pas sur la mauvaise éducation donnée par les parents de ces élèves mais de l’ incurie totale de certains enseignants et de l’ administration à réagir face à ces problèmes récurents des sauvageons perturbant continuellement et en toute impunité la classe. Le rôle des parents est à la maison celui des professeurs est au sein de l’ éducation nationale. Bonne journée
Parce qu’un enseignant qui juge la matière même de son travail comme de la raclure nasale n’est à mon sens pas digne d’enseigner.
Je le comprendrais venant d’un parent qui n’a lui pas reçu d’éducation professionnelle et qui n’a que son « savoir-vivre » acquis.
Cela dit et considérant donc, que vous n’êtes pas ce type de professionnel qui rejette sur sa matière sa propre incompétence à exercer et à s’organiser pour faire évoluer ladite incompétence, je dis que je trouve particulièrement « fort de café » de penser que bon sens et savoir-vivre serait des qualités innées à ne pas faire passer dans le cadre scolaire.
je dis que je trouve particulièrement « fort de café » de penser que bon
sens et savoir-vivre serait des qualités innées à ne pas faire passer
dans le cadre scolaire.
Le bon sens et le savoir vivre je les ai principalement appris a la maison, désole : apprendre a dire merci quand on vous tend votre assiette....pardon dans un autre cas.....bref des trucs simples....certes l’école est venue consolider mais elle n’a jamais été a l’origine....
En quoi cela vous génerez que cela soit enseigné à l’école si personne ne vous obliger à le faire vous ! - Il peut très bien exister des spécialistes chargés d’apprendre ce genre de chose en cas pratiques et concrets.
Vous savez, si on s’arrêtait au fait que des parents ont appris ou fait apprendre à leurs enfants à calculer ou à lire, avant l’existence de l’école elle n’existerait pas ...
"Les ecoles ont ete crees pour pouvoir transmettre des connaissances en
premier lieu, pas pour se substituer aux parents...ca c’est de la
garderie" il etait surtout question de parler la meme langue pour obeir aux ordres des officiers rien d’autre
À voir constater les besoins pédagogiques dans le cursus des formations enseignantes et l’importance donnée aux programmes on peut se demander si ce n’est pas prémédité.
Je te trouve un peu réducteur. L’auteur n’a pas abordé l’enseignement par une critique de la jeunesse en général, mais en dénonçant un fait évident : tous les jeunes sont victimes des deux ou trois imbéciles par classe qui se permettent tout et se plaignent encore de... relisez, relisez ! Il dénonce la passivité des autorités supérieures, moins on en fait, moins on aura de problèmes. A mon avis, il doit être un excellent enseignant et c’est peut-être toi le mauvais élève.
Pas du tout d’accord avec vous !!! L’enfant passe bcp plus de temps à l’école qu’avec ses parents. C’est le système ! Comment voulez-vous que des parents éduquent leurs enfants 3h par jour, après être rentrés le soir, crevés par le boulot !
L’école doit aussi avoir un rôle d’éducation, sinon il faut changer tout le système : travailler 5 ou 6h par jour, pour pouvoir passer le reste de la journée en famille.
La vraie source du problème est qu’on n’a pas arrêter, depuis quelque temps maintenant, de prêcher la « bonne » manière d’éduquer ses enfants : il ne faut pas les frapper, il ne faut pas leur donner de fessée........
L’adolescence est l’âge de toutes les folies, où l’enfant entame un « jeu » de provocations et de défis pour s’affirmer et voir jusqu’où il peut aller ! Si en plus l’adolescent trouvent autour de lui un environnement passif, ayant même « peur » de le punir, il se permettra tout et n’importe quoi !
@ l’auteur
Tout à fait d’accord avec vous sur la conclusion. C’est bien l’ère de la privatisation des services publiques, car à ce qui paraît, l’état doit beaucoup à nos amis banquiers
L’école doit aussi avoir un rôle d’éducation, sinon il faut changer tout
le système : travailler 5 ou 6h par jour, pour pouvoir passer le reste
de la journée en famille.
mais oui une reforme complète du système est a revoir. Pourquoi pas travailler moins d’heures mais réduire les vacances pour faire le programme au complet et non allege
La vraie source du problème est qu’on n’a pas arrêter, depuis quelque
temps maintenant, de prêcher la « bonne » manière d’éduquer ses enfants :
il ne faut pas les frapper, il ne faut pas leur donner de fessée........
Et oui c’est ce qu’on appele l’enfant Roiune idiotie sans nom
Et pourquoi ne pas travailler moins et avoir les mêmes vacances ? Après tout, on n’arrête pas de faire des progrès techniques, des robots qui travaillent à la place des hommes. Mais au lieu que tout le monde en profite, ce sont les investisseurs qui se réservent toute la marge de bénéfices, et ils vont même jusqu’à délocaliser les industries chez nos amis asiatiques pour que ça leur coûte encore moins cher : quelques bols de riz par jour !
Cette réforme signifie priver le capitale de ses énormes avantages ! Mmmmm, ils vont pas se laisser faire.
« Pourquoi pas travailler moins d’heures mais réduire les vacances pour faire le programme au complet et non allege » : je doute de la qualité de nos programmes scolaires ! Est-ce qu’ajourd’hui, avec un cartable de 10kg, nos enfants sont plus cultivés qu’il y a 30 ans ? J’en doute fort
La question n’est pas uniquement dans le poids du cartable.
Mais plutôt une question de motivation de l’élève a travailler et a vouloir apprendre.....un élève d’aujourd’hui ou d’il y a 30ans non-motives finira mal. Or il y a 30 ans tout le monde ne pouvait pas aller a l’école pour diverses raisons ou finissait l’école très tôt .
Aujourd’hui, il est relativement facile de poursuivre ses etudes assez longtemps.
Mes parents n’ayant pratiquement pas de diplômes ont une orthographe bien meilleure que la mienne. Oui c’est une question de programme mais pas uniquement je pense
Il est certain que la volonté de « débilisation » de la jeunesse se retrouve dans plusieurs aspects, et pas seulement dans le programme scolaire. Le but étant de créer un futur consommateur éternellement insatisfait, et qui sera obligé de travailler plus et faire de plus en plus de crédits pour consommer encore et toujours, sans jamais être vraiment satisfait, pour le bonheur du système bien sûr.
Les enfants ont souvent un choix malheureusement facile à faire : des heures d’amusements sur Xbox ou des cours lassants.
La déduction logique est donc que l’ingrédient « plaisir » manque cruellement dans l’éducation. Et en cela, la méthode française (ou méthode globale) est bien à blâmer : ça se résume à de l’ingurgitation et vomissement de tout le programme scolaire. On n’explique jamais l’origine des choses, comment ce scientifique à imaginer cette formule. Au lieu de suivre un process constructif, qui va du simple au compliqué, la méthode française balance directement une formule qui fait un kilomètre de long, et c’est après qu’on essaie de la simplifier et de la comprendre par des cas spécifiques. Tout l’inverse du process de réflexion utilisé par le scientifique, ou de façon général, par le producteur de savoir.
Je n’oublierai jamais comment un professeur de mécanique des fluides (qui enseigne aussi au canada) nous avait expliqué un opérateur spatio-temporel : par un pêcheur dans sa barque qui se déplace le long d’une rivière, et qui compte le nombre de poissons qui passent sous ses pieds ! Un vrai plaisir pour la cervelle !
C’est ce qui nous manque, le plaisir de réfléchir !
D’accord avec vous Mariner, mais la crise d’ado ne vient pas de l’éducation des chiares dès les premières années.
On voit souvent des gamins des plus gentils devenir de vrais folles psychotiques à 13 ans et ne se calmer que vers 25 ans.
C’est physiologique, ce n’est pas une question d’éducation.
Certains ados sont bons pour l’asile et pas depuis il y a 25 ans mais cela a toujours été.
Déjà dans les années 70 des profs de lycées professionnels où l’on se débarrassait de tous les cas dont les filières normales ne voulaient plus, se suicidaient à cause de leurs élèves. Ceux que l’on appelait les CPPN.
Ces gamins irresponsables hystériques incontrôlables et psychopathes.
Il était impossible pour les prof de faire cours avec ces malades mentaux là, les chaises, les vêtements, les cartables volaient par les fenêtres, etc.
Le prof pouvait avoir une carrure à la Chabal ces psychopathes d’ados n’en avaient rien à faire et sortaient faire leur cirque ailleurs.
Violer une fille en groupe dans une classe pendant la récré cela ne leur posait aucun problème moral, séquestrer l’infirmière ou le directeur de l’établissement, mais c’était trop rigolo pour eux. Souder ensemble une bouteille d’acétylène et d’oxygène au risque de faire exploser l’établissement, mais ça les fait rigoler. Organiser des batailles de rues entre bandes dans le Lycée, tant qu’on y est, Etc.
J’ai vu en une année scolaire une jeune prof dont c’était la première année se suicider au gaz, un autre sauter du 7ème étage et un autre avoir un infarctus.
L’éducation est totalement sans le moindre effet sur certains ados en furie. Au contraire, je le vois de plus en plus souvent dans le bus, quand des adultes leur font des réflexions, la morale, ce sont les moqueries, les insultes et les hurlements qui redoublent.
Il faudrait leur faire de force tous les jours des piqures qui calment leurs hormones.
Certains psychiatres le disent bien non officiellement, ils sont incapables de savoir si, quand un parent leur amène leur progéniture en crise de délire, de hurlements, d’insultes, de diagnostiquer une simple crise d’adolescence ou bien un véritable psychopathe.
Pour ceux là ce ne sont pas les parents en cause, mais leurs hormones en furies de la crise d’ado.
Halman votre ignorance et vos préjugés me font rire...
Vous parlez de physiologie , je pense que vous voulez dire d’organicisme ...
Mais de toutes façons l’éducation au sens large : familiale et environnementale ont tout à voir là dedans : ne deviennent pas psychopathes ou simplement déviants , des êtres programmés génétiquement pour...
La psychopathie relève de graves carences à des ages très précoces :déficience , absence de la mère , violences familiales répétitives...
Les déviants posent un problème plus complexe de société : carence d’autorité des parents , absence de ceux-ci : le travail , certains divorces , absence de rencontre avec des individus structurants sur le plan affectif et des repères , phénomènes de bandes et de drogue , et ce qu’on appelle pudiquement et fautivement « échec scolaire » la plupart du temps la conséquence
Quant à la psychose (schizophrénie ), c’est un autre sujet que vous avez les moyens , rien que sur le net , d’aborder... .
à paul villach ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
à daniel arnaud +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
"professeurs qui,masochistes, y consentent : à vrai dire - mais
il ne faut pas le répéter - c’est le prix qu’ils acceptent de payer
pour faire carrière - devenir chef d’établissement ou inspecteur - ou
obtenir quelques misérables faveurs - des classes choisies, un emploi
du temps sur mesure, un avancement rémunérateur dans les échelons au
« petit choix », au « grand choix » ou - qui sait ? - aux anchois, et
non à l’ancienneté…« vrai pour une petit minorité pour 90% c’est qu’en dehors de l’E.N. ils ne voient pour eux que du chaumage . »désastre est programmé depuis 1996" par l’ocde mais dès 1955 par ???? avec accéleration en mai 68 j’ajoute
tout ce qui arrive a l’éducation nationale ne doit rien rien rien
au hazard :
non non les ministres ,recteurs ,inspecteurs
généraux ,inspecteur d’académie , prof d’ena ,d’iufm ne sont pas des
imbéciles !
par contre ils nous prennent (et à juste titre ,la preuve
) pour des imbéciles ça c’est sûr !
but de toutes les réformes (math moderne,methode globale,notation par
lettre .....distributeur de préservatif a l’entrée des collèges et
lycées ...)qui ont suivi la transformation du ministère
de l’instruction publique en ministère de l’éducation nationale
=1°réforme( : pour
la droite : demolir le public pour renfocer le privé , abrutir la vil
populace en lui faisant croire que c’étaient des réformes progressistes pour la
gauche (communiste ) pourrir l’éducation pour pourrir et faire
échouer la société capitaliste française /l’urss .
Evidemment, puisque dans le privé, l’État employeur fixe des règles identiques pour accorder des crédits : faire bouffer du programme plutôt que du bon sens ...
>ce n’est pas un problème de crédit. Vous parlez de « demandeur » d’« employeur », mais le décideur aujourd’hui ... c’est l’élève (ou plutôt le groupe).
L’élève décide ce qu’il veut apprendre mais il n’est demandeur d’autre chose que de choix utiles à ce qu’il perçoit de la vie.
L’élève n’est pas conscient de l’intérêt de ce qu’il pourrait apprendre. Son intérêt pour les sujets évoluent en fonction d’une multitude de paramêtres. Et si aujourd’hui les « matières » enseignées n’intéressent pas certains élèves c’est qu’ils ont tout à fait conscience qu’elles ne sont pas leur priorité.
C’est un peu comme enseigner « nos ancêtres les gaulois » aux peuples de nos anciennes colonies ...
>Par ailleurs, contrairement à ce que vous pensez beaucoup de parents ne sont pas demandeurs d’éducation : ils sont demandeurs de garderie, de cantine et de « compréhension ».
TOUS les parents à de très rares exceptions sont demandeurs d’outils permettant à leurs enfant de devenir ...
Les seules véritables exceptions se situent chez ceux qui enfantent par intérêt ...
Ceux là se rendent compte en général dès le premier enfant que les aspects négatifs compensent plus que largement les quelques maigres avantages.
Et justement, ces parents là sont en général les plus formatés
Et vous savez, alchimie, même quand vous croyez faire un enfant par intérêt, au début, vous êtes rarement insensible complètement à son « charme » - un bébé est un des plus grands séducteur au monde (séduire les cons, c une question de survie pour un bébé - la loi de la jungle, vous connaissez -
Donc, quand il est en age de se rendre à l’école vous attendez même un tout petit peu qu’il ait des armes pour s’adapter (ne serait-ce que pour vous soutenir quand vous n’aurez plus les capacités pour le faire)
A alchimie : si le privé était comme le public on comprendrait mal les listes d’attente concernant ce secteur.. Le privé est encore relativement sanctuarisé mais il est clair qu’au train où vont les choses, cela ne durera pas longtemps...
Quant aux incivilités et non-respect des élèves, le corps enseignant majoritairement de gôche et sympathisant des idées de 68 du genre : « il est interdit d’interdire » sont en grande partie responsables.. ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis..
@ Alchimie Oui mr je-sais-tout ! Des parents d’élèves tels que vous qui expliquent aux profs que leur enfant est particulier, génial et incompris, il y en a largement assez. On comprends mieux le pourrissement
Monsieur, g eu de parfaites relation avec tous les enseignants que g cotoyés.
C’est une profession où les cons ont tendance à s’éliminer d’eux même et en général, ils sont ont même assez de métiers pour ne pas dévaloriser ou insulter des parents qui se contentent de donner leur avis.
Mes enfants font un carrière excellentes et je les remercie d’avoir fait ce qu’ils ont pu avec les outils de « merde » passez moi l’expression dont ils disposaient ou qu’on leur imposaient d’utiliser.
Je suis une fois tombé sur un congénétiquement modifié. J’ai changé d’école et tout est rentré dans l’ordre ...
>Bon alors je vous explique Viot, vous cliquez sur mon Pseudo et, oh miracle, vous des informations sur ma personne !
Déconnecter vous de ce site et vous verrez bien que je ne peux pas connaitre votre identité.
Un anonyme qui fait semblant de croire qu’il ne l’est pas et qui profite de son anonymat pour insulter, c juste un lâche ...
Restez donc lâche (si vous ne voulez pas révéler votre identité) - ou idiot (si vous ne pouvez pas) monsieur. Il n’y a aucun mal à être l’un ou l’autre, c même très confortable parfois
Sans en avoir la vocation, cette passion de transmettre m’est venue en enseignant : le contact avec les élèves et les étudiants est vivifiant.
Le problème est que j’ai été personnellement confronté à une véritable guerre où les incultes étaient soutenus par l’administration-voyoude l’Éducation nationale qui suivait le mode d’emploi du rapport de l’OCDE de 1996 !
Il faut voir ce dont ils sont capables : ils détournent les pouvoirs disciplinaires pour diffamer et détruire leurs adversaires qui défendent une école de culture. Je l’ai raconté dans plusieurs livres : « Un blâme académique flatteur » est le dernier : inventer des fautes de service pour blâmer un professeur (du principal jusqu’au ministre !), il faut le faire ! Ce n’est pas moi qui le dit, mais le tribunal administratif de Nîmes qui l’a dénoncé le 7décembre 2006 en annulant ce « blâme académique » infligé, a-t-il constaté, sans raison (inexistence matérielle de motifs) !
Des voyous pur sucre, je vous dis, ces administrateurs à gilet et cravate qui se sont avilis à commettre pareille vilénie ! Et ils n’ont pas été sanctionnés ! Ils sévissent toujours, sauf l’inspecteur d’académie qui est parti à la retraite avec les honneurs évidemment . Mais tout le monde s’en fout ! Paul Villach
« La destruction progressive de l’école publique,au même titre que d’autres services publics est une vraie volonté politique. » Pas exactement, la volonté politique est la destruction de l’éducation nationale. Pas que de l’école publique. Un peuple d’ignares est tellement plus façile à mener. L’école privée est aussi gangrenée que la publique.
Récemment, à Marseille, un élève d’un établissement « catholique » très réputé a été exclu pour y avoir introduit une arme. La situation ne cesse de s’y dégrader. L’enseignement y est fait par des laïques dont une bonne majorité est très à gauche. Je me souviens d’une mère de famille outrée que des profs fassent leur petite propagande en classe et qu’un responsable qui la recevait soit visiblement plus intéressé par les postérieurs des élèves de première qui passaient devant son bureau que par ses propos. - :> La sélection par le fric en fait un repaire de racailles bling-bling. Les élèves qui y perdent une veste ou un blouson (de marque comme il se doit) ne se donnent même pas la peine de le chercher. Et cette engeance détiendra le pouvoir...
Comment voulez vous qu’il en soit autrement. L’école française est faite pour ceux qui carburent au kérosène. Ceux qui ne peuvent suivre le rythme finissent mazoutés, donc ils font de la résistance et foutent le bordel. Ceux qui parviennent à suivre le rythme sont bourrés d’angoisses, les profs et les parents faisant de leur mieux pour les enfoncer en mettant une pression terrible sur la réussite (choix de la bonne école face au chômage endémique, l’insécurité grandissante, conflits mondiaux, impossibles retraites). Du coup, nos jeunes ne sont pas bien dans leur tête, c’est rien de le dire D’un côté, les jeunes en échec scolaire et en errance, de l’autre des élèves brillants qui redoublent des prépas, la faute à des numérus clausus débiles, qui ne tiennent même pas compte des besoins de demain. L’éduc Nat est anxiogène, malade et rongée par la paralysie.
Càd que vous n’aviez pas vraiment posé la question. Je ne répond qu’aux questions directes, ça évite des malentendus .
Donc, figurez vous que mon père a longtemps pourvu les écoles en matériel pédagogique de toute sorte.
Personne ne m’a forcé, je me suis baigné dans la pédagogie qd gt petit. Le matériel était là, mon père était au travail, j’utilisais les jeux ou j’en demandais l’utilité qd j’avais l’occasion de le croiser ...
>Donc votre père installait le matériel pendant que le professeur faisait cours, original !!
Euh il me semblait que le verbe « pourvoir » était suffisamment simple pour que son sens soit accessible à tous ...
Donc écoutez, monsieur le pseudo au sens pour le moins perverti, reprenez le contrôle de vous même et essayez d’être un peu plus objectif dans l’échange si vous vouliez qu’il soit constructif.
A moins ... que vous n’ayez pas particulièrement besoin de construire mais plutôt de vous protéger en justifiant par ce comportement pour le moins agressif .
Il est vrai que si vous êtes persuadés que je veux imposer mon point de vue, vous aurez du mal à examiner mes remarques en pensant qu’elles pourraient être constructives.
Alors, pouvez vous parcourir rapidement mes observations en relevant juste celles qui n’ont pas de critères de jugement sur votre façon d’agir. IL me semble que c qd même la grande majorité.
Je n’ai pas l’intention de vous remettre en cause et je veux même penser que vous exercez votre métier en toute conscience professionnelle.
Jean-Yves Willmann, professeur des écoles démissionnaire a créé un site, état de droit, où il fait des propositions en matière d’éducation, mais aussi de justice et de société pour modifier cette dangereuse situation.
Comment peut-on comparer 2 temps qui sont incomparables.
Qu’y-a-t’il d’anxiogène ? L’éducation ou la société où cette éducation prend place ?
Qui fabrique cette anxiété d’avenir qui mène à la violence ?
Je n’arrive pas à comparer l’éducation pendant les 30 glorieuses, où la croissance était le credo, le plein emploi la règle, un certain espoir dans l’avenir le moteur, avec l’éducation post-années 80, avec l’explosion du chômage, la mondialisation, la recherche de l’hypercompétitivité, la destruction de l’industrie pour une économie de services. C’est indéniable que nous n’avons pas tous le même corps, les mêmes familles, les mêmes situations professionnelles, les mêmes aspirations. En détruisant tout un pan de l’économie, toute une catégorie de la population dépendant de ce pan en question (industrie lourde, exploitation des matières premières, textile, etc...) se trouve désemparée. La perte de contrôle sur la vie de tous les jours, la perte de l’espoir dans l’avenir, se traduit par la perte de confiance dans le système qui gère la société.
C’est la violence économique qui crée la violence et la barbarie et non l’école qui en est juste le reflet à un certain niveau.
L’école reste l’école, et les enseignants que je rencontre tous les jours, ne sont ni pires, ni meilleurs que ceux que j’avaient dans ma jeunesse. Ce n’est pas l’école qui a changée. C’est la société. Comment peut-on demander à la seule école de compenser les failles de la société ?
Les enseignants ne sont que les reporters du front de la guerre économique de la société à l’école si vous me permettez l’expression.
C’est tout à fait exact Immyr. Deux époques incomparables. Pour compléter, je reproduis ci-dessous un post que j’ai adressé récemment à Chalot.
« Notre système scolaire est à bout de souffle, chacun cherche à sauver les meubles pour ses propre enfants, c’est assez naturel. Pour ce qui est des causes, je crois qu’il faut aller chercher beaucoup plus loin. Le point faible c’est le collège. Le collège unique depuis la réforme Haby en 1975. Ce n’était pas une mauvaise idée en soi. Remplacer les vieux CEG par des sortes de mini-lycées. L’enseignement dans les Collège d’Enseignement Général était assuré par des instits chevronnés vaguement spécialisés en maths/ sciences ou en lettres. Nous sommes après 68, l’Université est reine. Dans les collèges uniques, on mettra des professeurs, venus de l’Université, un par matère. Des titulaires du CAPES ou même de l’agrégation. Exit les vieux instits. Mais deux phénomènes vont se conjuguer à la mise en place de cette réforme : un accroissement considérable de effectifs et l’arrivée massive des enfanfs du »regroupement familial« . Des jeunes profs très diplômés et complètement débordés. J’ai fini ma carrière en ZEP. Excellent souvenir. Mais lorsque je voyais mes élèves quitter l’école primaire où ils étaient connus, choyés, suivis, dont nous connaissions les parents et les grands frères, pour un collège où ils allaient changer de salle et de prof toutes les heures...Le CEG avait du bon ! »
Mais il est bien vrai que l’école n’est que le symptome d’une société gravement malade.
je vois au cours de mon exercice quotiden, des familles désemparées de devoir placer le grand père ou la grand-mère, en maison de retraite, complètement culpabilisées. Je leur dis toujours que ce n’est point leur faute mais c’est juste le changement de la société. Loin est le temps, où 2-3 générations vivaient ensemble sous le même toit, travaillant sur les mêmes terres ou dans les mêmes usines, où il y avait toujours quelqu’un de présent pour s’occuper de la santé des ancêtres ou des ancêtres présents pour s’occuper de l’éducation des plus jeunes. La vie « moderne » fait éclater les familles et les habitudes. Je ne suis pas « nostalgique » d’un passé révolu, mais le constat est là.
Fast Food, Fast Society, Fast habits, Fast Family ???