mercredi 22 février - par Dr. salem alketbi

L’Enseignement de la Sécurité électronique

Les étudiants du secondaire au Royaume-Uni recevront des leçons de sécurité électronique, dans le cadre d’un plan visant à former des experts pour défendre leur pays contre les cyber-attaques à l’avenir.

Cet effort a été décrit comme un projet pilote et s’étend sur cinq ans. 5.700 élèves de 14 ans et plus recevront des cours de sécurité électronique quatre heures par semaine.

Ce plan ambitieux est comme une version électronique des armées traditionnelles, une réponse à la réalité des menaces croissantes dans l’environnement en ligne. Il semble que l’idée de former des cyber-armées face à de telles menaces ne soit plus suffisante face à l’augmentation des risques cybernétiques en termes de nature et d’origine.

Le programme britannique ressemble beaucoup aux programmes d’éducation militaire dans les écoles de nombreux pays du monde. Il vise à promouvoir la cyber-sensibilisation. Une partie du programme intitulé « défis du monde réel » considère réellement ces défis qui se rapportent au monde réel.

L’enseignement d’un cours expérimental sur la cybersécurité vient en réponse à la recommandation d’un comité de la Chambre des communes britannique, qui a considéré que le déclin des compétences informatiques limite la capacité du Royaume-Uni à développer des défenses cybernétiques fiables à l’avenir. La question inquiète les responsables britanniques qui considèrent les menaces cybernétiques comme l’une des quatre menaces majeures à la sécurité nationale britannique.

BBC a indiqué que le nombre d’employés dans l’industrie de la sécurité informatique au Royaume-Uni est d’environ 58 mille personnes, mais il y a de vraies difficultés à embaucher ceux qui ont les compétences nécessaires pour ce domaine. Matt Hancock, ministre d’État britannique chargé des affaires culturelles et numériques, a déclaré que ce programme d’avant-garde implique la volonté de fournir aux étudiants des écoles secondaires les meilleures possibilités en matière de cyber-sécurité parallèlement à l’enseignement secondaire.

Les menaces cybernétiques ont considérablement augmenté ces dernières années. Les rapports indiquent que les cyberattaques seront plus importantes et caractérisés par leur capacité à pénétrer de nouvelles échappatoires avec des dommages imprévisibles pour les utilisateurs. L’Internet des objets et l’Internet industriel des objets joueront un rôle plus important dans les attaques ciblées au cours de cette année et, bien sûr, ces menaces ne visent pas seulement les individus, mais aussi les infrastructures, les grandes sociétés et les banques, voire les pays. Ce conflit est essentiellement un conflit d’esprits entre les Etats et les deux ennemis. Il y a des cybercriminels tels que les cyber-pirates et les groupes de pirates informatiques, mais aussi les États qui utilisent les cyber-attaques pour atteindre des objectifs et des intérêts spécifiques. Par exemple, une prétendue ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine en faveur du président Donald Trump fait l’objet d’une enquête.

Les statistiques indiquent que quelque 46% de la population accède à Internet ; les cyberattaques peuvent atteindre une large influence mondiale. L’initiative britannique d’enseigner la cybersécurité répond à l’une des sources les plus dangereuses de menaces pour la sécurité nationale de toutes les nations, en particulier des pays développés, mais elle représente également une pensée nationale visant à sensibiliser les jeunes aux menaces potentielles pour leur pays par des initiatives proactives.

Par le passé, l’éducation militaire traditionnelle développait chez les jeunes générations une conscience nationale et inculquait des valeurs de loyauté. À mesure que ces menaces évoluaient, il était devenu une exigence de sécurité nationale de prendre conscience de ces menaces, en particulier à la lumière du grand nombre de sources de menaces en ligne. Cet effort encouragera les étudiants à s’engager dans l’étude et les disciplines professionnelles étroitement liées à la sécurité Internet pour répondre aux besoins du marché du travail dans chaque pays, en particulier car ils ont besoin d’experts et de professionnels de l’intérieur du pays plus que de l’étranger et vu que l’externalisation pour ces emplois est difficile.

Cette initiative est admirable parce qu’elle représente une réflexion qui sort des sentiers battus pour répondre aux défis et aux menaces, et qui répond de manière proactive aux besoins nationaux en ressources humaines à la lumière de l’énorme augmentation des menaces cybernétiques.



4 réactions


  • foufouille foufouille 22 février 11:32

    c’est un domaine qui nécessite logique et mathématique.
    les pirates auront toujours une longueur sur les systèmes propriétaires vu que le code source n’est pas accessible ce qui rend impossible la recompilation pour corriger la faille de sécurité.
    sauf par les employés du propriétaire du logiciel.


  • Cyrus cyrus 22 février 22:13

    @l’auteur et @foufouille


    Il y a certainement une manière de concilier ouverture du code et confidentialité , en développant les logiciel en interne dans l’ entreprise s’ il y a vraiment des enjeux de sécurité a respecter .

    @l’ auteur

    Merci pour votre travail

  • Ruut Ruut 23 février 10:43

    C’est le second effet de confier sa sécurité a des firmes privées étrangères non soumises aux lois Nationales, la perte de control.
    C’est d’autant plus vrais dans le domaine militaire.

    La sécurité informatique n’est pas difficile, c’est l’obligation de confiance aveugle en une entreprise étrangère qui pose question.

    Qu’est-ce qui empêche l’installation d’un logiciel espion ou d’un virus via un patch officiel ?
    C’est d’autant plus d’actualité que maintenant les mises a jours de sécurités s’échangent entre clients et sont donc sans aucun contrôle véritables.
    En effet rien n’empêche une organisation malveillante de créer une fausse mise a jour de sécurité et d’infecter toutes les machines proches.
    Cette faille est valable autant sous Windows 10 que sous Linux (nécessite plus de ciblage de cible quand même).


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