L’État Profond commande l’état officiel

L'État Profond :
Le Pouvoir Invisible et le Rôle Central de l'Argent dans les Coups d'État et les Crimes Politiques.
Dans les coulisses du pouvoir visible – présidents, parlements et élections –, se cache une entité plus obscure et influente : l'État profond.
Souvent évoqué dans les affaires enterrées dans des enquêtes qui n’aboutissent jamais, ce concept désigne un réseau informel d'institutions, d'agences de renseignement, de lobbies militaires et, surtout, ce qui est très sous-estimé, de capitaux financiers qui opèrent en dehors du contrôle démocratique direct.
Mais au-delà des bureaucraties et des espions, une donnée fondamentale émerge : l'argent, ce "nerf de la guerre", détenu en sommes colossales par le capital financier, est à l'origine des coups d'État et des crimes politiques. Il achète tout – influence, silence, armes et même des régimes entiers. Cet article explore cette réalité, en s'appuyant sur des exemples historiques et contemporains, pour conclure sur les implications d'un système où la finance dicte les destinées nationales.
Qu'est-ce que l'État Profond ?
Une Définition au-delà des Mythes
Le terme "État profond" (deep state) a été popularisé aux États-Unis pour décrire un ensemble d'acteurs non élus – comme la CIA, le FBI, le Pentagone et les grands ordonnateurs militaires – qui influencent les politiques publiques dans l'ombre.
Mais cette vision oublie souvent les véritables détenteurs du pouvoir : les élites financières.
Des entités comme BlackRock, qui gère plus de 10 000 milliards de dollars d'actifs, ou Goldman Sachs, ne se contentent pas d'investir ; elles façonnent les décisions géopolitiques pour protéger leurs intérêts. Les craintes d'un pouvoir caché remontent à des peurs réelles d'influences occultes, amplifiées par des faits concrets.
L'argent n'est pas un outil accessoire ; il est le fondement, finançant des opérations secrètes et corrompant des acteurs pour perpétuer une hégémonie économique.
Historiquement, ce réseau s'est manifesté dans des interventions étrangères motivées par des gains financiers. Les coups d'État ne sont pas seulement des luttes idéologiques ; ils sont souvent des opérations rentables, où l'argent "achète" la stabilité pour les multinationales.
Exemples Historiques : Quand l'Argent Orchestre les Coups d'État
Les archives déclassifiées révèlent comment l'argent du capital financier a été au cœur de nombreux coups d'État, souvent sous couvert de "sécurité nationale".
Prenons l'exemple emblématique du coup d'État en Iran en 1953.
Le Premier ministre Mohammad Mossadegh avait nationalisé l'industrie pétrolière, menaçant les intérêts des compagnies britanniques et américaines.
Instigué par la CIA et le MI6, ce coup – connu sous le nom d'Opération Ajax – visait à protéger les flux pétroliers occidentaux. Les motivations financières étaient claires : Mossadegh refusait de céder aux demandes des majors pétrolières, et le coup a réinstallé un régime favorable aux investissements étrangers.
Ici, l'argent a "acheté" des agents locaux, des médias et même des foules pour renverser un leader démocratiquement élu, menant à des décennies de tensions et de massacres de masses au Moyen-Orient.
Un cas similaire est le coup d'État au Guatemala en 1954.
Le président Jacobo Árbenz menait des réformes agraires qui expropriaient des terres de la United Fruit Company (ancêtre de Chiquita Brands), une multinationale américaine aux liens étroits avec Washington. La CIA orchestra l'opération PBSUCCESS, finançant des mercenaires et une campagne de propagande pour dépeindre Árbenz comme un communiste. Le résultat ? Un régime dictatorial meurtrier installé, préservant les intérêts bananiers et financiers des élites US.
Ce coup illustre parfaitement comment l'argent – via des lobbies corporatifs – motive des crimes politiques, transformant des disputes locales en interventions impérialistes.
En Afrique et en Amérique latine, ce pattern se répète. Des études sur les coups d'État montrent que les facteurs économiques, comme la pauvreté persistante et les inégalités, créent un terreau fertile pour des interventions financées par des intérêts étrangers.
Par exemple, les coups militaires en Afrique subsaharienne sont souvent liés à des opportunités d'exploitation de ressources, où des capitaux occidentaux "achètent" des généraux pour sécuriser mines et pétrole. Le révolutionnaire Patrice Lumumba a payé sa révolte de sa vie comme bien d autres.
Ces opérations ne sont pas gratuites : elles augmentent les budgets militaires post-coup, finançant un cycle de dette et de corruption.
Implications Contemporaines : L'Argent dans l'Ère Numérique et Géopolitique
Aujourd'hui, l'État profond s'adapte à un monde multipolaire, mais l'argent reste le pivot. Des fonds comme ceux de Wall Street investissent dans des technologies de surveillance et des armes, influençant des politiques comme les sanctions contre la Russie ou la Chine.
Dans des contextes comme le Venezuela, les tensions autour du pétrole rappellent les coups passés :
des intérêts financiers poussent à des ingérences, risquant des escalades. Des multimillionnaires dictent les agendas via des think tanks et des campagnes électorales.
Les crimes politiques, des assassinats ciblés aux manipulations électorales, sont souvent financés par ces capitaux.
Pensez aux scandales comme Cambridge Analytica, Alstom ( ?) où l'argent a "acheté" des données pour influencer des votes. Dans un système capitaliste financier, ces entités transcendent les États, créant un "super-État profond" global.
Conclusion : À l'Origine des Coups d'État et des Crimes Politiques, l'Argent Achetant Tout !
Le déclin potentiel de l'hégémonie américaine, comme discuté dans des contextes BRICS, n'est pas seulement géopolitique ; il est financier.
L'État profond, propulsé par des sommes colossales détenues par le capital financier, est à l'origine des coups d'État et des crimes politiques parce que l'argent achète tout : loyautés, informations, armes et même la vérité.
Sans réforme – comme une régulation stricte des lobbies et une transparence financière –, ce système perpétue instabilités et inégalités.
Mais dans un monde multipolaire, où les BRICS challengent le dollar, cette emprise pourrait s'effriter, ouvrant la voie à des révolutions populaires contre un pouvoir invisible mais omniprésent.
Il est temps de suivre l'argent pour démanteler l'ombre.

