lundi 22 juillet 2013 - par Michel Koutouzis

L’Europe à la dérive

Le G20, réuni à Moscou vient de mettre l’accent sur la croissance et la lutte contre le chômage, dans un communiqué assez lointain de l’orthodoxie allemande. Ce sont, bien entendu, des mots, qui font l’impasse sur un système qui continue à faire exactement le contraire. Mais le constat, lui, que l’on doit chercher entre les lignes, est accablant. La crise financière et plus particulièrement les remèdes de cheval que, surtout en Europe, on continue à prescrire, transforment la crise de la dette en crise politique larvée, annonciatrice de situations ingérables partout où ces plans d’austérité sont mis en place. Les sondages comme les élections, les crises gouvernementales comme les sommets d’impopularité atteints presque partout dans les exécutifs européens, n’indiquent qu’une chose : dans les pays qui souffrent de ces mesures la représentation et la pérennité politique telle qu’on la connaissait touchent à leur fin. La Grèce est un très bon exemple, sans être le seul. Il y a encore le temps d’une législature, le système bipartite fixait plus de 75% des voix. Le PASOK et la Nouvelle Démocratie jouissaient de majorités confortables, les autres partis se partageant (quant ils arrivaient à dépasser le seuil des 3%) une poignée de députés. Aujourd’hui, selon les récents sondages les deux partis hégémoniques totalisent à eux deux autours de 30% ; les néo-nazis frisent les 15%. Il ne reste au PASOK qu’un noyau dur de 7%, tandis que la Nouvelle Démocratie perd presque dix pour cent de ses électeurs (2/3 vers l’Aube Dorée, et plus surprenant encore 1/3 vers SYRIZA (gauche) qui arrive premier avec près de 25% des intentions de vote. Les autres petits partis, dont le PC et une droite nationaliste anti austérité, les Grecs Libres, résistent, bien au delà du seuil de 3%, et vont entrer au parlement, rendant toute majorité quasi impossible.

Si, malgré les scandales que connaît le Parti Populaire en Espagne, le PSOE « n’envisage pas d’élections », c’est bien par ce que le même scénario est en train de se mettre en place à Madrid. Au Portugal, aucune coalition n’est plus stable, les partis traditionnels de la gauche évitant comme le diable d’accéder au pouvoir ne voulant plus endosser les plans de la Troïka, laissant la situation pourrir, plutôt que d’engager un bras de fer qui les détruirait comme en Grèce. Quand à l’Italie, les majorités artificielles et « contre nature » ne pourront pas faire long feu, personne ne voulant par ailleurs se soumettre aux plans d’austérité annoncés et toujours exigés par la Commission et le FMI. Ne parlons pas de la Roumanie ou de la Bulgarie qui vivent des situations de contestation de l’exécutif inédits, ou de la république Tchèque et d la Hongrie dont les gouvernements bravent la Commission dans une surenchère constante, cultivant un nationalisme xénophobe avec des pratiques autoritaires contre les quelles Bruxelles semble complètement désarmée. En France le président parle de réformisme tandis que le FN et le FDG restent en embuscade attendant la crise annoncée des élections européennes qui, sans aucun doute, exhiberont la faiblesse des deux partis de gouvernement. Quoi qu’il en soit, plus aucun gouvernement ne peut tabler sur deux législatures, et tous les partis qui prônent la rigueur (quelle que soit l’emballage communiquant), périclitent ; comme si il devenait évident pour les citoyens européens que l’offre européenne et ses recettes étaient désastreuses, et qu’il était temps de les contester. Reste la peur, les dérives d’une extrême droite et ses rengaines démodées, la puissance des médias qui répètent, de plus en plus à vide, qu’il n’y a pas d’autres solutions, qui ne font que retarder ce processus. Mais le fait est là : prôner la régression, la déchéance, la fin d’un état keynésien ou la reprise par la restructuration bancaire - qui semble de plus en plus comme une blague désuète – ne fait qu’accentuer la méfiance citoyenne et la transformer en contestation. La forme de celle-ci est en train de péniblement se décanter, ce qui n’exclut en aucun cas des orages désormais désirés. 



20 réactions


  • Yvance77 22 juillet 2013 11:19

    Salut,

    Il n’y a qu’hier que j’ai appris que le G20 avait lieu... c’est dire l’intérêt que j’y porte. Manque d’intérêt qui par ailleurs va aussi dans l’autre sens, car si ces pseudos dirigeants pensaient vraiment à nous cela aurait été su !

    Nos carriéristes pour et par la finance mondialisée se fichent comme d’une guigne de ce qui pourra bien nous arriver. Et la seule issue reste désormais un soulèvement populaire de plus en plus proche.

    Le bipartisme à papa est bien mort, on attend juste la tête gaulliene pour prendre les renes de la contestation car il n’y a plus d’autre alternative


    • vesjem vesjem 22 juillet 2013 21:48

      Le point de rosée ou température de rosée est la température la plus basse à laquelle une masse d’air peut être soumise, à pression et humidité données, sans qu’il se produise une formation d’eau1 par saturation (wikipedia)

      ce qui signifie que la pression (et facultativement l’humidité) , requise pour atteindre la saturation qui provoque la condensation , n’est pas encore atteinte ;
      c’est une métaphore pour nous indiquer que l’explosion (saturation) sera soudaine mais que les paramètres utiles , notamment la pression ,ne sont pas encore assez forts ;

      salutation


    • unandeja 22 juillet 2013 13:42

      @Cogno...en matère d’arrestations arbitraire Valls est très fort...le chanteur de Burzum, Nicolas Bernard Buss, le traitement réservé à Esteban alors qu’il a été aggressé, les garde à vue pour port de tshirt (sisi ça se passe en France), la dissolution des groupusccules de Serge Ayoub dont on ne connait toujours pas le motif réel de dissolution.....

      ...le socialisme et l’internationalisme européen incarnent tout à fait les « fascisme » que vous dénoncez.
      Je n’aime d’ailleurs pas utiliser ce mot fascisme car il est usé et utilisé tellement abusivement.


  • pissefroid pissefroid 22 juillet 2013 14:10

    La révolution de 1789, en france, a mis fin à la royauté.
    Je pense que la prochaine révolution, de même ampleur, mettra fin au système financier.

    Ce sont les banquiers qui seront à la lanterne.


  • BA 22 juillet 2013 15:10

    Lundi 22 juillet 2013 : Eurostat publie les chiffres de la dette publique du premier trimestre 2013.

     

    La Grèce, l’Italie, le Portugal, l’Irlande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Royaume-Uni, Chypre sont en faillite.

     

    La dette publique de ces Etats atteint des sommes inimaginables.

     

    La dette publique de ces Etats est hors de contrôle.

     

    Les soi-disant « plans de sauvetage » de l’Union Européenne, de la BCE et du FMI sont un échec total.

     

    En Europe, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

     

    La question est donc :

     

    « QUAND vont avoir lieu ces défauts de paiement ? »

     

    1-  Médaille d’or : Grèce. Dette publique de 305,291 milliards d’euros, soit 160,5 % du PIB.

     

    2-  Médaille d’argent : Italie. Dette publique de 2034,763 milliards d’euros, soit 130,3 % du PIB.

     

    3-  Médaille de bronze : Portugal. Dette publique de 208,284 milliards d’euros, soit 127,2 % du PIB.

     

    4-  Irlande : dette publique de 204,054 milliards d’euros, soit 125,1 % du PIB.

     

    5-  Belgique : dette publique de 394,220 milliards d’euros, soit 104,5 % du PIB.

     

    6-  France : dette publique de 1870,294 milliards d’euros, soit 91,9 % du PIB.

     

    7-  Espagne : dette publique de 922,828 milliards d’euros, soit 88,2 % du PIB.

     

    8-  Royaume-Uni : dette publique de 1385,701 milliards de livres sterling, soit 88,2 % du PIB.

     

    9-  Chypre : dette publique de 15,342 milliards d’euros, soit 86,9 % du PIB.

     

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF



    • Brice Bartneski bartneski 23 juillet 2013 09:40

      Avec la dette de l’Allemagne puis des 18 autres pays de l’UE, le montant total s’élève environ à
      10 000 000 000 000 (dix mille milliards) d’euros. C’est à dire à peu près 25 000 euros par européen (nous sommes 500 millions). Voilà ce que valent nos vies. Perso, je n’ai pas cette somme et je suis interdit bancaire en surendettement, je ne peux donc pas emprunter. Ma dette, 25 000 euros + la dette des états européens, ça fait 50 000 euros. J’ai 45 ans, je suis optimiste, il me reste 50 ans à vivre. Je peux donc rembourser 1000 euros par an. C’est pas grand chose en fait, à peine 85 euros/mois dont la moitié pour l’Europe. Et on en fait toute une histoire ? Allons, allons, arrêtez de vous inquiéter pour si peu. En plus, lorsqu’on sait que cette dette est virtuelle et que l’Europe, en tant qu’entité n’est pas endettée....Ben oui, ceux sont les états qui sont endettés, pas l’Europe. Il n’y a vraiment pas de quoi s’en faire. Du coup j’en profite, je prêche pour ma paroisse : « t’as pas 100 balles ? », c’est pour bouffer Mc Do.


    • kergen 23 juillet 2013 15:04

      Et ce n’est que la dette publique, si vous y rajoutez la dette privée, l’Angleterre passe loin devant tout le monde avec 250% de son PIB. Au même niveau que les USA et juste au dessus du Japon.


    • vesjem vesjem 23 juillet 2013 20:49

      10 mille milliards pour l’europe , 20 mille milliards pour les usa , une bagatelle


  • julius 1ER 22 juillet 2013 16:20

    @Mr Koutouzis,


    votre conclusion très pessimiste à laquelle tout le monde ou à peu près sur ce site, souscrit me semble être assez réaliste et aussi révélatrice de l’inefficacité des politiques mises en place depuis quelques années en Europe et aussi à l’échelle de la planète via le FMI ou autres instances financières, et ce n’est pas l’usine à gaz du grand marché transatlantique qui va nous rassurer, car cela n’apportera aucune réponse sérieuse au chômage de masse ni à la décroissance nécessaire pour sauver la planète.
    Aussi wait and see dans l’immédiat, car je ne sens pas vraiment de grand courant réformateur qui veuille remettre les choses à plat et revenir à une république plus juste et plus égalitaire !!!!!!!!!!

  • taktak 22 juillet 2013 17:13

    Vous apportez en creux par votre article le fait que toute alternative progressistes est tuée dans l’oeuf par l’appartenance à l’UE.
    On le voit avec les partis sociaux démocrate, ayant fait allégeance à cette UE capitaliste et devenus (c’est dans les sens de l’histoire) sociaux libéraux. Ce faisant, leur politique ne faisant qu’appliquer les diktats ultracapitalistes de l’UE tourne le dos à ceux qui les ont élus, et font monter une extrème droite roue de secours du système dont la fonction est de désigner des boucs émissaires pour éviter une contestation de ce pouvoir oligarchique (on le voit en france avec ce FN islamophobe, anti magrébin, qui se borne à demander une renégociation de l’euro et de schengen et refuse de demander la sortie... qui fait une réthorique contre le mondialisme évitant soigneusement de mettre en cause le capitalisme...)

    Bref, pour une alternative progressiste, reposant en premier lieu sur la souveraineté des peuples, il faut briser les chaines de l’UE pour pouvoir donner le pouvoir aux travailleurs.

    C’est bien ce que dit le PRCF de longue date, quand il combattait le plan Juppé en tant que résultat de Maastricht hier, et quand il défend aujourd’hui la nécessité d’un vaste front populaire progressiste et patriotique pour la sortie de l’UE, de l’euro, de l’Otan et du capitalisme.

    Appel pour que reviennent les jours heureux en référence au programme progressiste du CNR à la libération.


  • Captain Marlo Pilou Camomille 22 juillet 2013 18:51

    L’UPR propose de sortir de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN par l’article 50, et un programme copié/coller du programme du Conseil national de la Résistance.
    Le programme du CNR était un programme de consensus, du PCF à la Droite.

    Le PRCF trouve que le programme de l’ UPR n’est pas « assez à gauche ».

    Ce qui décrit dans ce billet, c’est que les 2 Partis « autorisés », PS et Droite, (que l’on retrouve dans tous les pays européens), sont dans les choux.

    Ils appliquent les mêmes plans d’austérité concoctés par la Troïka et tout le monde s’en rend compte.

    Si on veut sortir de l’ UE, il faut rassembler provisoirement une majorité de Français, il faut donc un programme de compromis qui convienne à une majorité d’électeurs...

    Si on proposait un programme « communiste/collectiviste », on n’arriverait jamais à rassembler une majorité d’électeurs... C’est sans doute dommage, mais c’est ainsi.

    Soit votre priorité, c’est le communisme ; soit c’est la sortie de l’ UE, forcément avec un programme de compromis.

    Pour l’instant, ce que je comprends, c’est que vous avez choisi la 1ere option.


  • Captain Marlo Pilou Camomille 22 juillet 2013 18:51

    Mon commentaire s’adressait à taktak.


  • Jonas 22 juillet 2013 18:54

    @ réponse à monsieur Michel Koutouzis.


    L’Union européenne est arrivée au point où« l’Etat providence » a atteint son sommet et ne peut plus faire face aux demandes nombreuses de sa population habituée à la vie facile.

    Les pays qui souffrent le plus dans l’Union sont ce que bien avant la crise les spécialistes avaient qualifié de « Club Med ».Grèce- Espagne - Italie -Portugal et même la France qui a refusé de faire les réformes nécessaires que le gouvernement soit de droite ou de gauche.

    Vous n’êtes sans savoir , monsieur Koutouzis que les pays cités plus haut ont profité des largesses de l’Europe à travers des aides de toutes sortes et des taux d’intérêts qui ont alimenté certaines bulles immobilières notamment en Espagne. Ils ont cru que cela aller durer toute la vie.

    Savez-vous monsieur Koutouzis que la moitié de la production du ciment en Europe a été consommé par l’Espagne, ce pays a construit 500 000 logements par an soit 24 millions de logements alors que la population ayant besoin de logements était de 16, 5 millions. Devant la crise le pays s’est trouvé avec 30% de logements vacants. Les prix immobiliers ont augmenté de 91% entre 1997 et 2007. C’était une bulle immobilière de 700 milliards d’euros.

    Quant à la Grèce c’est un pays qui n’aurait jamais dû faire partie de l’Union européenne à cause de son manque de sérieux budgétaire et financier sans parler de l’impôt sur le revenu qui est de moins 20% et c’est selon,.Les armateurs , l’Eglise grosse propriétaire terrienne ne paye pas d’impôt. La pléthore de fonctionnaire en doublon et dont certains étaient mieux rémunérés que nos fonctionnaires en France. etc. 

    Monsieur Koutouzis lorsque j’étais en fonction à l’Ile de Bée un de mes amis me parler déjà à l’époque d’une Ile dont la moitié était peuplée de faux aveugles et qui touchés leur pension d’invalidité tout en étant Chauffeurs, serveurs dans un restaurant taxis etc. Ne me faites pas pleurer sur la Grèce. La Grèce n’a pas de Cadastre, la Grèce est un pays qui manque de personnel compétent pour la « récolte des impôts ».

    Une des fautes de l’Union c’est d’avoir accepté la Grèce et d’avoir était laxiste avec les pays du « Club Med » 

    Quant à la Roumanie-Bulgarie- Hongrie etc, il ne faut pas oublier facilement qu’ils viennent des pays du socialisme réel dont on nous a rebattu les oreilles longtemps.

    Comme vous êtes un homme perspicace et d’une grande acuité intellectuelle, il ne vous a pas échappé que les BRICS eux aussi commencent à souffrir bien qu’ils n’ont pas encore atteint notre niveau de vie ni celui de nos prestations sociales.( Les BRICS étaient en situation de rattrapage) 

    L’Union Européenne n’a pas besoin de censeurs mais d’entrepreneurs et d’hommes capables d’innover et de créer des emplois. Cela ne se fait pas par décret ni par incantation.

    Puisque vous êtes un consultant de l’ONU , les demandes d’immigrations comme de réfugiés sont en premier pour l’Occident et 45% des réfugiés sont d’origine Irakienne-Syrienne-Pakistanaise-Indonésienne etc. Je vous prie de vérifier mes chiffres avant de me répondre si vous le souhaitez.

    • TSS 23 juillet 2013 00:18

      Quant à la Grèce c’est un pays qui n’aurait jamais dû faire partie de l’Union européenne à cause de son manque de sérieux budgétaire et financier

      Laxisme largement initié et encouragé par Goldman&sachs qui preparait le terrain pour la

      mise à mort... !!


  • diogene 22 juillet 2013 20:06

    @Jonas

    Vous avez assez bien intégré la propagande de la doxa neo-machin. Je pense que si votre grand Friedman était encore parmi nous, il se frotterait les mains avec un jubilatoire sourire de satisfaction. La preuve de la réussite de l’oeuvre accomplie est souvent jubilatoire.

    Ainsi les pays du club med seraient des pays de feignasses tricheuses et fourbes ? L’allemagne serait, elle, vertueuse, travailleuse et droite ?
    Une approche aussi binaire ne vous gêne t-elle pas un peu aux entournures ?

    Je m’apprêtais à répondre point par point à vos allégations made in école de chicagogo, mais je me dis que l’échec évident du système que vous semblez si fort défendre est en soi une démonstration suffisante.
    Car ce n’est ni la Grèce paresseuse, ni l’Italie fraudeuse, ni l’Espagne aimant un peu trop le béton qui ont fait sombrer le navire europe mais bien les politiques impulsées par le système anglo-saxon qui a vos faveurs et souvent imposées aux peuples à l’insu de leur plein gré, qui, en toute logique, a abouti à ce naufrage.


  • Captain Marlo Pilou Camomille 23 juillet 2013 08:17

    jonas,

    « L’Europe a besoin d’entrepreneurs et de créer des emplois », dites-vous.
    Le problème, c’est qu’elle détruit les emplois.

    * Articles 32 & 63 du TFUE : fin du contrôle des capitaux, il est interdit d’interdire les délocalisations et d’empêcher les achats d’entreprises françaises.
    Avant Maastritch, Mittal n’aurait pas pu acheter Arcelor, ni les fonds de pensions phagocyter et ruiner nos entreprises, ni le Qatar et la Chine acheter le patrimoine français...

    * Articles 38 & 39 : Ils imposent une agriculture intensive à tous les pays de l’ UE, avec un minimum de salariés. Impossible d’avoir une agriculture respectueuse des consommateurs et de l’environnement.

    * Article 123 : Interdiction d’avoir recours aux Banques Centrales pour des emprunts à 0%, d’où les intérêts de la dette qui s’accumulent.

    * Article 106 : Fin des services publics.

    * Article 128 &169 : Impératifs de rentabilité dans le domaine de la santé.
    etc, etc

    * Les accords de Schengen et les directives Bolkeinstein mettent les salariés de tous les pays européens en concurrence pour faire baisser les salaires et supprimer des emplois.

    L’UE et l’euro sont des créations américaines en vue de l’implantation et du développement de la finance et des multinationales. L’UE est une zone particulièrement dérégulée, ce qui a augmenté les profits, mais aussi le chômage de masse.

    L’emploi ne fait absolument pas partie des objectifs, sauf dans les discours lénifiants des gouvernements. C’est même tout le contraire.

    Le chômage dans la zone euro est de plus de 12%.

    Dans les pays de l’ UE, mais hors zone euro, il est de 8,8%.

    Et dans les pays qui ne sont ni dans la zone euro, ni dans l’ UE :
    * Norvège : 3,4%
    * Islande:5,1%
    * Turquie : 8%
    * La Suisse : 3,4%
    * La Russie : 6%
    * L’ Ukraine : 8,5%

    Seule l’ Allemagne a un faible taux de chômage, essentiellement parce que sa démographie est en chute libre, et que l’ euro est pour elle 30% moins cher que si elle avait gardé le mark.

    Quand on a 150 000 jeunes à caser chaque année, on a moins de problèmes de chômage que lorsque on a 750 000 jeunes comme la France à caser et un euro 30% plus cher que si nous avions gardé le franc...

    Les théories des économistes de l’ Ecole de Chicago qui ont présidé à la construction de l’ UE et de l’euro, s’avèrent dramatiquement fausses.
    Les dérégulations ne font pas ruisseler la richesse de haut en bas...

    Les politiques d’austérité pour payer la dette imaginaire et sauver les banques ne sauvent pas les peules.
    Le rôle de la BCE de juguler l’inflation nous impose au contraire un chômage de masse.

    Avant les Traités européens, avec toutes les régulations qui ont maintenant disparues, la France avait 500 000 chômeurs, pas 5 millions.


  • kergen 23 juillet 2013 13:04

    Tout est sous contrôle.
    Il ne sert à rien de sauter comme un cabri en s’écriant « complotisme ! complotisme ! ». Un complot est occulte, or tout ceci est tout a fait écrit, noir sur blanc, et publié mondialement dans toutes les langues.
    Le rapport quinquennal de prospective du Conseil National du Renseignement US est, on ne peut plus clair.
    Ce rapport s’intitule : « Le Monde En .... ». Le dernier, publié en 2010 s’appelait dont « Le Monde en 2025 » et la version Française, préfacé par l’ineffable A. Adler subit le titre débile de « Le Nouveau Rapport de la CIA », trouvable dans toutes les librairies et sur Amazon.
    Tout y est écrit. Sans fard. Sans dissimulation aucune. Personne ne pourra dire que ceux qui ont instrumentalisé les USA(parce qu’en plus, on comprend à la lecture que les USA ne sont plus du tout un état « pour le peuple et par le peuple » mais un des outils de l’oligarchie mondiale et pas seulement Zunienne) ont fait dans le secret.
    Ce rapport commence donc par énoncer que si « personne ne peut prétendre à faire l’histoire, il existe toutefois des tendances bénéfiques qu’il convient d’encourager, et des tendances néfastes qu’il convient de contrecarrer à tout prix. » Les 240 pages qui suivent décrivent tout à fait ce qu’ils appellent des tendances positives et des tendances néfastes....

    En ce qui concerne l’UE, le rapport y consacre......... 4 pages(! !!!) sur 240. C’est dire si ça les inquiète quand on peut voir qu’ils consacrent plusieurs dizaines au Venezuala, à l’Iran et, évidemment, à la Chine.
    Leur énoncé est simple : la construction Européenne est, je cite, « une marotte des élites », et s’éloignant de plus en plus des citoyens(tel quel) elle pourrait se dissoudre. Mais qu’elle se dissolve ou pas, n’a, selon ce rapport, aucune espèce d’importance(tel quel), c’est dire si les USA sont préoccupés par l’UE.
    Pour eux, l’enjeu majeur est l’intégration des populations musulmanes « indigènes et exogènes » évaluée à plus de 45 millions en 2025 principalement concentrées en France et en Allemagne. Suit tout une recommandation de traitement de cette « intégration » qui consiste, selon Bob et Jo de la World Company, à laisser crever les mecs dans les ZUP et à favoriser l’intégration des femmes car, je cite :
    « si effectivement ce procédé risque, à moyen terme, de provoquer la radicalisation des populations masculines, ce sont les femmes qui éduquent les enfants » et vont donc les inviter à aller vers la Freedom.
    Et finalement, et là on arrive à notre sujet, il est fait une conjonction de la dissolution de l’UE sous le double coup de la réaction à la radicalisation islamistes des populations musulmanes Européennes et du raz le bol d’une Europe faite en dehors des peuples(tel quel) qui, je cite : « pourra encourager vers l’avènement de régimes autoritaires. Mais ceci n’est pas un problème quand on considère que ce genre de régime, s’il est interventionniste en matière d’économie, (tenez vous bien) ce N’EST JAMAIS POUR DES RÉGLEMENTATIONS SOCIALES OU ENVIRONNEMENTALES.
    Voilà, c’est écrit. Ceux qui dirigent les USA considèrent comme favorable le fait que l’UE dérive vers des »régimes autoritaires« et évite ainsi les »deux tendances épouvantablement néfastes" que sont les règlementation sociales et environnementales.  
    Je n’invente rien, c’est écrit noir sur blanc.


  • BA 23 juillet 2013 14:38

    Mardi 23 juillet 2013 :

     

    A propos des défauts de paiement des pays de la zone euro, Jean-Marc Vittori écrit :

     

    Réfléchir à l’effacement des dettes publiques.

     

    C’est intenable. En un an, la dette publique a augmenté de 450 milliards d’euros dans les pays de l’euro.

     

    [ ... ] 

     

    La deuxième manière est sans nul doute plus violente, mais elle va sans doute finir par s’imposer : c’est l’effacement d’une partie de la dette. En jargon, on parle de restructuration pour ne pas effrayer l’épargnant qui détient cette dette d’une manière ou d’une autre. La Grèce y est passée l’an dernier. Le Portugal, qui aura beaucoup de mal à lever les 15 milliards d’euros prévus sur les marchés l’an prochain, risque d’y aller. Les autorités européennes acceptent peu à peu la perspective de la restructuration, comme l’ont prouvé le plan grec de l’an dernier, l’intervention chypriote cette année, ou l’imputation des pertes des banques à leurs créanciers prévue dans le projet d’union bancaire. Le FMI, lui, a lancé en avril dernier un vaste chantier sur le sujet en soulignant que les restructurations ont souvent été par le passé trop faibles et trop tardives. Les propositions abondent : processus d’arbitrage, création d’une cour internationale de restructuration des dettes, allongement automatique des maturités des obligations émises par un Etat en cas d’assistance financière fournie par le Mécanisme européen de stabilité… La sortie de la crise européenne dépendra de notre capacité collective à gérer un effacement de dettes, puis ses conséquences économiques et sociales. Il est urgent d’y réfléchir.

     

    http://www.lesechos.fr/opinions/edito/0202911635059-reflechir-a-l-effacement-des-dettes-publiques-588695.php

     

    Les pays européens qui vont faire défaut sont les suivants :

     

    Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique, France, Espagne, Royaume-Uni, Chypre, et plus si affinités.

     

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22072013-AP/FR/2-22072013-AP-FR.PDF

     


  • HELIOS HELIOS 23 juillet 2013 15:42

    PEUT-ETRE....

    Que lorsque les peuples europeens en auront assez, seront contraints d’accepter l’insupportable et ne l’accepteront plus... alors, comme il y a plus de 150 ans, notre continent se payera une « guerre de secession » dont l’objet ne sera pas (que) le racisme (quoi que...) et les vainqueurs nous imposeront, comme ils l’ont fait aux Etats-Unis d’Amerique en son temps, une force « federale » chargée de nous dominer et d’anihiler toute l’histoire millenaire de nos diverses nations, au profit d’une entité Bruxelloise sans ame, sans histoire... et fort probablement sans avenir a la mesure de notre civilisation.

    Les Europeens n’ont pas fini de souffrir, pour que les privilegiés puissent demain vivre leur superiorité dans l’ensemble Euro-americain... et le manque de lanceur d’alerte, philosophe ou non, qui ne jouent plus leur roles nous montrent la pauvreté du debat que vous nous interdisez de mener, grace a des media aux ordres... vous serez responsables devant l’histoire, mais vous continuez a penser que cet avenir que vous nous proposez, malgre l’exemple actuel de « nos amis americains » est le seul possible, alors que l’Europe est justement le modele que tous les peuples revent de suivre, quant a la liberté individuelle et la democratie que nous avions bati pendant le XIX eme siecle !

    Il n’y a helas qu’une seule solution pour s’en sortir
    , mais les classes dirigeantes, aidées par l’internationale deregulée et predatrice soutiennent par une puissance economique inegalable, mais surtout par un endoctrinement sterilisateur ne permettront pas ou au minimum ne laisseront jamais suffisament d’espace pour contester ce sombre avenir.

    Voter, si cela peut encore servir, ce serait pour choisir des option de souveraineté nationale. Nous voyons que cela n’arrivera pas, même ceux qui tiennent un discours coherent, capitulent dans l’isoloir et ne vont pas jusqu’au bout de leur conviction.

    J’ai peur que les evenements de Trappes, que certains ne comprennent pas, mais qui paraissent evident, les immigres, recent ou historiques, sont eux encore capables de faire preuve de dignité citoyenne. Nous, nous le pouvons plus.

    Même si le voile integral est a rejeter, si les lois de la republique sont a respecter, ce sont les seuls, actuellement, capables de relever la tête et de ne pas acceter l’humiliation permanente que nous imposent des representants deconnetés de la volonté citoyenne.

    je regrette, je regrette, je regrette... je ne reconnais plus notre pays, je ne vois pas en Manuel Valls, par exemple, la personne apte a nous redonner a tous ce que nous avons perdu en quelques decennies de laxisme républicain... mais pas de cadeau aux autres, ni les autres ministres, ni le PS, pas plus l’UMP, les verts (c’est pire) ainsi qu’a leurs electeurs, ne trouvent grace a mes yeux et sont collectivement responsables de ce qui nous arrive.

    Comme on ne peut avoir raison seul contre tous.... merci de m’avoir lu.


  • chmoll chmoll 23 juillet 2013 17:04

    la route de l’inutile est en s’moment à moscou

    à bétot dans ses prochaines aventures


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