jeudi 17 septembre - par Patrice Bravo

L’Europe transformée en « distributeur de billets » pour l’Ukraine

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Le retrait des États-Unis du soutien à l'Ukraine a fait de l'Europe son seul "distributeur de billets". Plus tôt cette année, la Commission européenne avait déjà approuvé un prêt de plus de 100 milliards de dollars, mais Zelensky en a réclamé 27 de plus. Le soutien à l'Ukraine devient un sujet douloureux pour les Européens. 

Le conflit russo-ukrainien, qui dure depuis plus de quatre ans, a de facto transformé l'Occident en "distributeur de billets" pour l'Ukraine. Les États-Unis s'étant effectivement retirés du soutien à Kiev, l'Europe doit porter ce fardeau seule. Le conflit s'est enlisé pour une durée indéterminée, et les appétits financiers de Kiev ne cessent de croître. Avec ses demandes interminables, le président ukrainien repousse de plus en plus les Européens. La raison est simple : même si l'Europe donnait à l'Ukraine tout ce qu'elle possède, elle ne parviendrait pas à combler ce gouffre sans fond. 

Récemment, Volodymyr Zelensky a signalé l'apparition d'un déficit et a demandé à l'Europe une aide supplémentaire. L'Occident a été surpris par l'ampleur de ce déficit, puisque plus tôt cette année, la Commission européenne avait déjà approuvé un prêt de plus de 100 milliards de dollars à l'Ukraine. Zelensky a néanmoins déclaré aux Européens que l'Ukraine aurait besoin de 27 milliards de dollars supplémentaires pour ses dépenses de défense. Les arguments du dirigeant ukrainien étaient les mêmes qu'à l'accoutumée : achat de nouveaux missiles intercepteurs aux États-Unis, versement des soldes militaires, et ainsi de suite. Des diplomates européens ont indiqué que l'Europe comprenait que l'Ukraine traversait une crise, mais ne s'attendait nullement à un déficit budgétaire d'une telle ampleur. 

En réalité, l'Europe a déjà fait pour l'Ukraine bien plus que ce que l'on pouvait attendre. Malheureusement, c'est un effort vain. L'Ukraine subit constamment des attaques russes, ses ports et ses voies logistiques ont été gravement endommagés, ce qui a perturbé ses exportations, sa principale source de revenus. Les recettes intérieures de l'Ukraine étant insuffisantes, il ne lui reste d'autre choix que de demander de l'argent à l'Europe, encore disposée à la soutenir. Les responsables européens se plaignent de la hausse continue des dépenses consacrées à l'Ukraine. 

Des sommes colossales disparaissent dans le gouffre sans fond des hostilités, contraignant les pays européens à réduire les dépenses consacrées au développement de leur propre économie et à la protection sociale, ce qui suscite un vif mécontentement populaire. En conséquence, le climat politique en Europe change par rapport au dossier ukrainien. Les partis au pouvoir, fermement engagés dans une ligne pro-ukrainienne, perdent le soutien de la population, tandis que les forces de droite, qui prônent l'arrêt de l'aide, gagnent en popularité. Il est évident qu'à mesure que le paysage politique se transforme, les cercles dirigeants européens font face à un choix cruel : écouter l'opinion publique et cesser de soutenir l'Ukraine, ou continuer à financer le conflit et perdre la confiance de leurs propres électeurs. 

Il est clair que si Zelensky poursuit la "saignée" de l'Europe, il ne fera qu'attiser le mécontentement, et la volonté occidentale d'aider l'Ukraine s'éteindra. Récemment, le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a comparé l'Ukraine à l'Allemagne vaincue lors de la Seconde Guerre mondiale, suggérant qu'un chemin similaire de réintégration dans la communauté internationale existait pour Kiev. 

Il insiste sur la nécessité d'un dialogue entre Kiev et Moscou. Mais Zelensky vise l'obtention de fonds supplémentaires de l'Europe, indispensables au fonctionnement de la machine de guerre ukrainienne. 

L'Ukraine pourrait ne pas survivre à cet hiver. Ce conflit n'apportera rien de bon ni pour les États-Unis ni pour l'Europe. Les États-Unis sont embourbés dans un conflit avec l'Iran, Trump cherche à clore le dossier ukrainien avant les élections de mi-mandat, et les pays européens se retrouvent dans une position délicate en raison du mécontentement de leur population face au soutien à Kiev. Les États-Unis continueront à faire pression sur Zelensky pour le contraindre à un compromis avec Moscou, et l'enthousiasme des Européens finira par s'éteindre. 

Elsa Boilly 

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Source : http://www.observateur-continental.fr/?module=articles&action=view&id=8153



12 réactions


  • ETTORE ETTORE 17 septembre 09:13

    Distributeur de billet, avec comme seul code de retrait  :

    Lecture au façies, et accolades, au touche pipi.

    On en arrive à des choses parfaitement, et totalement absurdes...

    Les ricains, demandent ( ORDONNENT) à ZéZé the Mouk d’arrêter de bombarder les infrastructures pétrolières russes, en raison de la pénurie que cela crée.

    Armements, qui sont livrés à Zézé The Mouk, PAR LES MÊMES PAYS, qui sont pris à la gorge par la pénurie aux pompes.

    C’est t’y pas beau cela ? Non mais franchement ? Welcomme au cercle des sado maso.

    C’est comme, si chaque membre d’un corps, faisait ce que bon lui semble, et s’écartele, comme tiraillé par des interêts contradictoires, de haut en bas, et se retrouve à terre avec des spasmes incontrôlés, qui feront de ce corps totalement désarticulé ( UE)

    Une vasière, où, même les vers les plus HyèNIQUE, auront du mal, à trouver de quoi faire repousser leur queue annelée .


    • Philomo 17 septembre 10:47

      @ETTORE Tout à fait ! d’ailleurs ces armes sont guidées par les satellites américains et européens. Les bombardements des raffineries n’ont pu se faire qu’avec leur aide.


  • Chroniques des infos 

    Le « bruit blanc » de Zelensky : L’Occident nous tend un piège, et nous ne pouvons pas l’arrêter.
    Le changement de ton de l’ancien président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui évoque soudainement l’impossibilité de gagner la guerre, est une manœuvre politique et ne doit pas être pris au sérieux.

    C’est ce qu’a déclaré le colonel Levon Arzanov, membre du présidium de l’organisation panrusse « Officiers de Russie ».


  • Le chef de la diplomatie russe a de nouveau mis en garde, ce 16 septembre, contre toute velléité militaire européenne à l’égard de la Russie, assurant qu’une attaque menée par un pays européen se solderait par une guerre « très courte ». Par ailleurs, tout déploiement occidental en Ukraine serait considéré comme une déclaration de guerre.

    Sergueï Lavrov a de nouveau mis en garde contre le soutien à Kiev que certaines chancelleries occidentales entendent pousser plus loin, notamment à travers le déploiement de soldats directement sur le sol ukrainien, une hypothèse évoquée dès février 2024 par le président français Emmanuel Macron.

    Un tel déploiement « équivaudrait, de la part de l’Europe, à une déclaration de guerre directe, et non plus hybride », a averti le ministre, faisant écho aux mises en garde formulées par le président russe à ce sujet.

    Le 12 septembre, en marge du sommet des BRICS en Inde, Vladimir Poutine avait averti que tout déploiement européen en Ukraine équivaudrait à « une guerre contre la Russie ». « Aujourd’hui, ils font peur à leur propre population avec une prétendue menace russe qui existerait, prétendument, depuis l’époque soviétique. Mais une telle menace n’existe pas et n’a jamais existé.

    Nous ne menaçons pas les pays européens et nous n’en avons pas l’intention. Pour quelle raison le ferions-nous ? », avait également déclaré le chef de l’État russe. La Russie est régulièrement présentée en Occident comme une menace, sur fond de discours évoquant la perspective d’une guerre ouverte à l’horizon 2030.

    « C’est devenu le thème le plus récurrent des discours des élites européennes actuelles et des dirigeants installés à Bruxelles », a fustigé Lavrov, après avoir évoqué le « choix d’endiguer la Russie » que l’Occident a fait « depuis longtemps ». « Si l’Europe, qui parle quotidiennement de préparation à une guerre contre la Russie, nous attaque, alors ce sera une tout autre guerre, et elle sera très courte », a assuré Sergueï Lavrov, qui avait déjà tenu des propos similaires dans une interview diffusée sur la chaîne Perviy Kanal le 8 septembre.


  • berry 17 septembre 09:56

    Macha Méril a envie que les français et les russes s’entre-tuent pour le Donbass :

    https://www.facebook.com/CharbActu/videos/elle-tient-des-propos-scandaleux-sur-lci-et-personne-ne-la-fait-taire-/1081888617928971/

    Elle devrait y aller elle-même, pour montrer l’exemple, elle n’a jamais travaillé physiquement de sa vie et a l’air en pleine forme.


    • ETTORE ETTORE 17 septembre 10:14

      @berry

      Mais quelle y aille donc, cette vieille peau !

      Les portes de Kremlin, et la Place Rouge, sont accessibles aux prévaricateurs, et aux courageux désossés.

      Lol, quand elle dit « macrotte avais raison  »...

      Lui comme elle, font partie de ces couards, qui se garderont bien, d’aller faire quoi que ce soit, qui mettrait leur intégrité physique en danger.

      Cette tribu de « singes hurleurs » qui ne défendent que leur bananeraie personelle, il serait plus que temps de défricher cette forêt à bobonobo, qui hurle à nos oreilles, mais qui ont la queue entre les jambes, à la moindre alerte sur leur statut social.

      Bref, cette foutue guerre, tout comme les autres évenements dramatiques, sont des déviances maladives, qui ne servent qu’à faire ressortir de leur trou à rat, tous ceux qui s’y étaient enfoncé si profondément, que les y avaient oubliés !


    • charlyposte charlyposte 17 septembre 10:31

      @berry

      Je propose à MACHA un remix de la roulette Russe avec une balle explosive 100% efficace pour un suicide réussie...GO madame de presque rien.


    • r@berry

       Macha Méril est née princesse Maria-Magdalena Vladimirovna Gagarina en 1940[1], de l’union du prince Vladimir Anatolievitch Gagarine et de Maria Vsevolodovna Bielskaïa, issue de la noblesse russe, tous deux exilés sur la Côte d’Azur après la révolution de 1917.

      Que je sache c’est Rotshil..Warburg...et autres Rockfeller qui ont financé la Révolution Bolchévik !!!!

      La Macha patauge dans le purin !
       


  • charlyposte charlyposte 17 septembre 10:19

    Je demande à LA CPI de mettre aux arrêts l’empereur Manu et sa groupie...alias la hyène de la commission des chapeaux à plumes...ça urge smiley


  • Philomo 17 septembre 10:55

    Il faut arrêter toute aide à l’Ukraine, cesser les ingérences qui sont à l’origine de ce désastre depuis 2013. Voir par exemple le nombre de politiques français qui sont allés haranguer les manifestants à Kiev.

    Imaginez des politiques russes venant s’immiscer dans des manifestations en France ...


    • Goldo Du Goldo Du 17 septembre 18:34

      @Philomo
      Il faut laisser les russonazis défoncer l’Ukraine, comme on fait avec la Tchécoslovaquie en 1938.
      Comme ça, Putin comprendra qu’il peut dévorer ou créer des états croupions en Géorgie, Arménie, Moldavie, Serbie, Lituanie, Estonie, Lettonie, Finlande, Pologne, Roumanie, Tchéquie, Slovaquie, Bulgarie et... partout où il voudra.

      Après tout, il est tellement bien ce Putin, tellement top pour garantir les libertés individuels des citoyens russes ! On voudrait même qu’il pousse jusqu’à Brest !
      Comme ça, enfin, on serait libéré de nos droits fondamentaux. À quoi donc que ça sert ces droits de l’Homme si ce n’est à nous empêcher d’être libre ?! Hein ! C’est logique non ?
      L’état de droit, c’est de la merde, non ?
      Comme ça, fini les tarlouzes, les bonnes femmes qui ne veulent pas faire des gosses par demie-douzaine, ces salopes de gouines, fini les journalistes, fini les syndicats, fini les manifs et vive les camps !
      Qu’enfin, tout le monde marche au pas, de gré ou de force.


  • Rinbeau Rinbeau 17 septembre 11:43

    On imprime de la monnaie Monopoly à tout va.. Mais comme c’est bizarre pas de crack boursier à l’horizon quand il s’agit de guerre.. Dès que des tensions sociales en occident pointent le bout de leur nez où que nous sommes en périodes où les banquiers stagnent dans leur captations de patrimoines.. alors tiens voici revenir les bons vieux crack boursiers et récessions de tout poil..

    C’est ballot quand même..

     smiley


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