mercredi 23 septembre 2009 - par
Ainsi Valéry Giscard d’Estaing, par le biais d’un roman, se flatte d’amourettes…Il est des personnages dont l’aura dont on les a parés transcende de loin leur pâle réalité parce qu’en eux subsiste quelque chose de trop ordinaire pour se conformer au destin glorieux auquel nous rêvons quand ils y sont voués.
L’extase de Carla Bruni
De Lady DI à Carla Bruni...
Ainsi Valéry Giscard d’Estaing, par le biais d’un roman, se flatte d’amourettes…Il est des personnages dont l’aura dont on les a parés transcende de loin leur pâle réalité parce qu’en eux subsiste quelque chose de trop ordinaire pour se conformer au destin glorieux auquel nous rêvons quand ils y sont voués. Non, ne voyez pas dans cette phrase liminaire un pastiche de Frédéric Mitterrand en hommaâââge à cette immennnse daaame : Je ne fais ici que pénétrer l’âme d’un VGE qui se pâme d’amours princières en rêvant d’incandescents transports avec feu Lady Diana dans un roman à paraître bientôt…
Le démon de midi a parfois ses exigences mais le démon de minuit, plus cruel, hante la littérature, la queue basse, en triste figure de l’impuissance. Et que l’Ex voyage dans le temps du réel ou de l’imaginaire ce ne sera sans doute que cette tristesse flasque de la vieillesse dans le spectacle dans sa débandade.
Lady Di fut-elle « un bon coup » ? J’en doute si elle fut triste mais je ne m’étendrai guère à ce sujet, quelque soit la secrète tendresse que j’éprouve à son endroit.
Autre chose alors : VGE dans un ultime jet nous confiera-t-il bientôt ses convulsions extatiques entre les frêles ossements de Carla B ? Il faut le souhaiter et le roman se parerait peut-être des atours de la même vérité, même si de lui ou d’elle, on ne sait qui serait le plus à plaindre. Plus sérieusement, cette fournaise du sang chez Carla ne serait que l’émanation d’un feu mystique trop longtemps contenu.
La preuve dans le magazine Elle : « Après avoir été Première Dame, je la vois bien encore changer, choisir une voie inverse, celle du dépouillement et de l’austérité. Elle pourrait devenir, et je ne plaisante pas, une nouvelle Mère Teresa. Il y a une dimension spirituelle en elle. Elle est bien plus que ce qu’elle donne à voir(…) C’est une âme ardente. »
On se surprendra davantage de l’ « austérité » plutôt que du « dépouillement » qui, jusqu’à l’effeuillage - de Notre Grande Dame laquelle toujours sut, de ses dessous comme de la légèreté de ses idées, nous livrer le spectacle diaphane de l’offrande au pouvoir d’un mâle bêtifiant.
Ainsi mieux que la bravitude de Ségolène voici la béatitude de Carla. Celle qui résulte d’un don, d’une offrande à son peuple…
On nous a tellement fait le coup dans l’Histoire, que nous en sommes fatigués… Mais de la béatitude triste de l’une et de la béatification forcenée du pouvoir ne restera-t-il que le tranchant du réel pour cette figure déjà sacrifiée et qui ne sera jamais plainte ?
Ainsi va l’Histoire … Ou plutôt son spectacle.

