vendredi 1er mai - par Fergus

L’extraordinaire diversité des fromages de France

Peu de pays peuvent, sur un territoire aussi réduit que le nôtre, s’enorgueillir d’une aussi grande variété de fromages que la France. Une diversité mondialement reconnue qui fait la fierté de nos producteurs et réjouit les papilles des amateurs, que l’on choisisse ou pas d’accompagner ces fromages de l’un de ces vins dont nos terroirs sont tout aussi riches…

Tout le monde, dans notre pays, sait peu ou prou à quoi s’en tenir sur l’extraordinaire diversité des fromages produits dans nos terroirs. La France en compterait 365, un par jour de l’année, tout comme le Golfe du Morbihan compterait 365 îles. Des idées reçues fantaisistes dans les deux cas. En réalité, personne ne connaît le nombre exact des fromages français, et cela d’autant moins qu’il s’en crée chaque année des nouveaux dans les coopératives ou chez les producteurs indépendants. De là à atteindre le nombre, souvent avancé, de 1 200, il y a un impressionnant fossé que l’on se gardera bien de franchir. Et pour cause : la plupart sont des déclinaisons de produits renommés.

Que serait la gastronomie française sans les fromages de nos terroirs ? Les gourmets n’osent même pas y penser. Quant à nos compatriotes qui n’en sont pas amateurs (aussi étonnant que cela puisse paraître, il en existe), ils ne manquent pas d’en admirer la grande variété sur les étals des fromagers et – cocorico ! – de s’enorgueillir d’appartenir à un pays si créatif dans l’art de transformer le lait de nos éleveurs en produits universellement vantés pour leurs remarquables qualités gustatives. Voici un petit tour de France en forme d’abécédaire des trésors que nous offrent les producteurs avec – qu’elles en soient remerciées ! – la bienveillante complicité de leurs vaches, de leurs chèvres et de leurs brebis...

Pour mémoire :

AOC : Ce label français signifie « Appellation d’Origine Contrôlée ».

AOP : Équivalent européen du label français, il signifie « Appellation d’Origine Protégée ». Tous les fromages qui bénéficient de l’AOC sont également labellisés AOP, à la seule exception du mothais sur feuille.

Abondance  : Produit avec du lait cru de vache, de fromage savoyard AOC à pâte pressée mi-cuite, moins réputé que le comté ou le beaufort, gagne à être connu. Il est parfait pour les fondues ou les gratins.

Banon : Labellisé AOC, ce fromage provençal au lait cru à pâte molle et croûte naturelle est élaboré à partir de lait de chèvre entier. Uno meraviho ! affirment les gens du cru.

Bergues : Bienvenue chez les Cht’is avec ce fromage de vache (principalement issu du lait cru de la rouge flamande) dont l’odeur, plutôt puissante, est un plus incontestable pour les gourmets.

Beaufort : AOC, ce fromage savoyard au lait cru de vache à pâte pressée cuite est, à juste titre, très apprécié des amateurs. Il est également l’un des composants les plus utilisés pour la fondue savoyarde.

Bethmale : Né et fabriqué en Ariège dans la vallée éponyme, ce fromage au lait de vache manque un peu de caractère contrairement aux Béarnais qui le produisent.

Bleu  : Qu’il soit d’Auvergne AOC, de Bresse, des Causses AOC, de Gex AOC, de Laqueuille, du Queyras, de Termignon ou de Sassenage AOC (entre autres), ce type de fromage très goûteux au lait de vache ensemencé de pénicillium résulte de pâtes à moisissures, parfois dites « persillées ». Certains fuient ces moisissures. D’autres s’en délectent.

Boule des moines : Un produit d’abbaye bourguignon en forme de curiosité rare pour amateurs de fromage frais à l’ail et à la ciboulette élaboré avec du lait de vache.

Boulette d’Avesnes : Fabriqué avec du maroilles déclassé, ce fromage nordiste atypique à pâte molle au lait cru de vache enrichi de persil est facile à reconnaître avec sa forme conique et sa couleur rouge due au paprika. Il en est qui détestent. D’autres qui adorent.

Brie : Il en est de Meaux AOC, de Melun AOC, de Nangis, de Provins, et même d’autres localités. Fabriqué en Seine-et-Marne avec du lait de vache, les bries sont des produits à pâte molle à croûte fleurie. Très prisé depuis le Moyen Âge, le brie était, dit-on, considéré comme étant « le roi des fromages » au temps de la monarchie.

Brocciu  : Ce fromage AOC, dont la Corse est très fière, a le mérite de l’originalité : il est fabriqué à partir de petit lait de brebis. Selon les goûts, il se déguste soit à l’état frais soit affiné, soit salé soit sucré.

Brousse du Rove  : Contrairement à la plupart des autres brousses élaborées à partir de petit-lait de chèvre, ce fromage AOC provençal est fabriqué avec du lait entier de chèvre.

Camembert : AOC. Version normande des fromages de Brie, le « calendos » est devenu très populaire, au point d’être encore le fromage le plus consommé en France derrière l’emmental. L’appellation n’ayant jamais été protégée, il en existe de très nombreuses variétés, souvent très éloignées en termes gustatifs du produit fermier au lait cru d’origine.

Cantal : AOC. À l’origine produit dans les « burons » d’altitude avec le lait des vaches en estive, ce fromage à pâte pressée non cuite – initialement nommée « fourme » – est emblématique des productions d’Auvergne. Le salers et le laguiole en sont deux variétés nobles au lait cru protégées dont la réputation n’est plus à faire chez les amateurs. Le pavé corrézien appartient à la même famille.

Carré d’Aurillac : Ce fromage à pâte persillée répond aux mêmes caractéristiques de fabrication que les autres bleus (voir à ce nom). 

Carré de l’Est : Élaboré à partir de lait de vache, ce fromage à pâte molle à croûte fleurie est une spécialité que l’on se doit de goûter en passant par la Lorraine.

Chabichou du Poitou : AOC. Le plus connu des chabichous est, comme son nom l’indique, un fromage à pâte molle au lait de chèvre. Il en existe de nombreuses variétés locales.

Chaource : Fabriqué en Champagne, ce fromage AOC à pâte molle à croûte fleurie est très ancien. Il est généralement consommé onctueux.

Charolais : AOC. Cousin du chabichou du Poitou, ce fromage de chèvre à pâte molle à croûte naturelle est, à juste titre, omniprésent sur les étals des bonnes fromageries. Il est reconnaissable à se forme de petit tonneau.

Chevrotin  : Comme son nom l’indique, ce fromage AOC est élaboré avec du lait cru et entier de chèvre. À pâte pressée non cuite à croûte lavée, il est produit aux confins de la Savoie et de la Haute-Savoie.

Claousou : Né sur le causse Méjean il y a une trentaine d’années, ce fromage au lait cru ou thermisé de brebis est un cousin ovin des vacherins. Enserré dans une sangle d’épicéa, il se déguste onctueux, possiblement sous le regard des vautours du causse.

Comté : La réputation de ce fromage savoyard AOC à pâte pressée cuite au lait cru de vache (cousin du beaufort) n’est plus à faire. Dégusté plus ou moins affiné selon les goûts (jusqu’à 36 mois), il est incontournable dans la fondue.

Coulommiers : Ce fromage onctueux au lait de vache à pâte molle est en réalité un brie (voir à ce nom) qui diffère des autres par sa forme.

Crottin de Chavignol : Très réputé, ce fromage de chèvre AOC au lait cru est produit dans le centre de la France. Son nom n’a rien à voir avec des déjections mais avec les crots, des creux imperméabilisés où s’abreuvaient autrefois les troupeaux.

Curé nantais : Né et produit en Loire-Atlantique, ce fromage onctueux au lait cru de vache à pâte molle à croûte lavée est principalement consommé aux confins de la Bretagne et de la Vendée. Il est parfois servi fondu sur une galette de sarrazin : un régal !

Emmental : Originaire de Suisse (son nom signifie « vallée de l’Emme »), ce fromage au lait de vache à pâte pressée cuite est célèbre pour ses trous nés d’une libération de gaz carbonique lors de la fermentation. Il est le plus vendu des fromages produits en France.

Époisses : AOC. Hérité du savoir-faire des cisterciens, ce fromage au lait de vache à pâte molle à croûte lavée est d’autant plus goûteux qu’il est frotté au marc de Bourgogne et acquiert de ce fait une saveur qui en fait la renommée.

Faisselle : Appellation générique de différents fromages frais pouvant être élaborés avec du lait cru de brebis, de chèvre ou de vache.

Fourme d’Ambert : Ce fromage AOC à pâte persillée répond aux mêmes caractéristiques de fabrication que les autres bleus (voir à ce nom). 

Fourme de Montbrison : Ce fromage AOCà pâte persillée répond aux mêmes caractéristiques de fabrication que les autres bleus (voir à ce nom). 

Gaperon : Fabriqué avec du lait de vache (parfois de chèvre) et du babeurre aromatisé à l’ail et au poivre, ce fromage auvergnat à pâte friable en forme de boule est parfois utilisé dans les gratins et les salades.

Géromé : Appellation lorraine du munster (voir à ce nom).

Gruyère : Comme l’emmental, ce fromage est originaire de Suisse. Fabriqué au lait cru de vache, à pâte pressée cuite, il présente des plus petits trous que son cousin.

Laguiole : AOC. Voir cantal.

Langres : Avec sa pâte molle à croûte lavée, ce fromage champenois AOC élaboré avec du lait de vache est reconnaissable à sa couleur jaune-orange, à sa partie supérieure creusée et à son odeur puissante.

Livarot : Comme le langres ci-dessus, ce fromage AOC du pays d’Auge à pâte molle à croûte lavée orangée est produit avec du lait cru de vache. Il est reconnaissable aux 5 bandes de laîche (roseau) qui l’entourent.

Maconnais : Produit en Bourgogne avec du lait cru de chèvre, ce fromage AOC à pâte molle est parfois commercialisé sous l’appellation Bouton de culotte.

Maroilles : AOC. Nul besoin de tremper dans le café (cf. le film Bienvenue chez les Ch’ti) ce fromage au lait de vache à pâte molle et croûte lavée pour s’en délecter. À condition d’apprécier les goûts et les odeurs prononcées.

Mimolette : Inspiré de l’edam hollandais, ce fromage de Flandre française au lait de vache à pâte pressée non cuite est reconnaissable à sa couleur orangée due à l’utilisation du colorant naturel, le roucou.

Mont-des-Cats : Cet autre fromage flamand est fabriqué au lait de vache à croûte lavée. Il provient de l’abbaye éponyme près de Godewaersvelde. 

Mont d’Or : Fromage jurassien au lait de vache cru, à pâte molle à croûte lavée, cette AOC onctueuse se consomme généralement étalée sur des tartines de pain ou braisée.

Morbier : Valeur sûre du Jura, ce fromage AOC à pâte pressée non cuite est fabriqué avec du lait de vache. Il est aisément reconnaissable au trait de cendre végétale qu’il comporte en son milieu.

Mothais sur feuille : AOC. L’un des nombreux fromages de chèvre du Poitou. Il est élaboré avec du lait cru et entier avant d’être affiné sur feuille de châtaignier.

Munster (ou géromé) : Ce fromage AOC au goût puissant est produit, comme son nom l’indique, dans le terroir de Munster en Alsace. Il l’est aussi, en plus doux, dans le terroir de Gérardmer en Lorraine. D’où sa double appellation.

Neufchâtel : Produit de Normandie, ce fromage AOC au lait cru de vache à pâte molle à croûte fleurie est très prisé des connaisseurs. Il est connu pour sa principale forme : celle d’un cœur.

Niolo : Élaboré avec du lait de brebis ou de chèvre ce fromage corse à pâte molle à croûte lavée est méconnu sur le « continent » du fait de sa faible production.

Ossau-Iraty : Fabriqué avec du lait entier pasteurisé de brebis basco-béarnaises, ce fromage AOC à pâte pressée non cuite a réussi à se faire un nom hors de son terroir d’origine.

Pavé d’Auge : Moins connu que les autres produits normands, ce fromage au lait de vache thermisé, à pâte molle à croûte lavée, est un cousin du pont-l’évêque.

Pavé corrézien : Voir cantal.

Pélardon : De petite taille, ce fromage AOC au lait cru de chèvre à pâte molle provient des Cévennes. Il est très apprécié des amateurs pour son goût relevé, légèrement piquant.

Pérail : On doit aux producteurs de l’Aveyron et du Tarn ce fromage au lait cru de brebis à pâte molle et croûte fleurie. Sa consommation est principalement locale.

Picodon : Comme le pélardon, le fromage AOC à croûte fleurie est une spécialité cévenole.

Poivre-d’âne : Dénommé en provençal Pèbre d’Aï, ce fromage à pâte molle à croûte naturelle est fabriqué soit avec du lait de vache, soit du lait de chèvre. Il doit son nom à la sarriette dont il est entouré.

Pouligny-Saint-Pierre : AOC, ce fromage au lait cru de chèvre berrichon à pâte molle à croûte naturelle et fleurie, est reconnaissable à sa forme pyramidale.

Pont-L’évêque : De forme carrée, ce fromage AOC au lait cru de vache, à pâte molle à croûte lavée ou brossée, est l’une des valeurs sûres de Normandie.

Raclette : Originaire de Suisse, ce fromage destiné à être fondu est fabriqué avec du lait cru (parfois du lait pasteurisé) de vache à pâte pressée non cuite. Il en est produit en Franche-Comté et en Savoie. Il est parfois dégusté fumé ou aromatisé aux herbes.

Ramequin : Méconnu, ce fromage au lait cru de vache à pâte sèche est produit dans le Bugey. Localement, il est le plus souvent dégusté fondu.

Reblochon : Fromage de lait entier de vache, cette AOC savoyarde est une pâte pressée non cuite. Son goût onctueux se marie parfaitement avec la pomme de terre. La tartiflette lui a conféré une renommée enviable.

Rigotte de Condrieu : Un fromage au lait cru de chèvre, à pâte molle à croûte naturelle qui gagne à être connu. Une AOC originaire du massif du Pilat.

Rocamadour : Beaucoup plus connu que le précédent, ce fromage périgourdin AOC au lait cru de chèvre, à pâte molle à croûte naturelle, est plébiscité par les touristes de ce Grand site de France.

Roquefort : Affiné dans les caves caussenardes, ce fromage AOC au lait cru de brebis à pâte persillée est à juste titre l’un des plus renommés de la production française. Incontestablement, le roi des bleus.

Sablé de Wissant : Original, ce fromage récent au lait de vache à pâte molle est né sur la Côte d’Opale. Sa croûte, lavée à la bière, est recouverte d’une chapelure qui rappelle le sable des plages.

Saint-Nectaire : Fromage AOC, ce produit au lait cru de vache, à pâte pressée non cuite et à croûte fleurie et lavée, est apprécié bien au-delà de son terroir auvergnat.

Saint-Paulin : Initialement élaboré et affiné par des trappistes, ce fromage au lait de vache, à pâte pressée non cuite, est aujourd’hui fabriqué industriellement dans plusieurs régions de France, de la Bretagne à la Lorraine (et même au Québec).

Sainte-Maure-de-Touraine : En forme de bûche, ce fromage au lait de chèvre AOC à pâte molle à croûte naturelle présente généralement des moisissures bleutées. Il est facilement reconnaissable à la paille de seigle qui le traverse de part en part.

Salers : AOC. Voir cantal.

Selles-sur-Cher : Fabriqué avec du lait de chèvre cru et entier, ce fromage AOC à pâte molle à croûte fleurie et cendrée est bien connu des amateurs. Sa forme, caractéristique, est celle d’un disque à bords biseautés.

Soumaintrain : Fabriqué dans l’Yonne avec du lait de vache, ce fromage à pâte molle et croûte lavée est très prisé en Bourgogne.

Tome des Bauges : Ce fromage AOC au lait cru de vache à pâte pressée non cuite à croûte fleurie est produit à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie

Tomme de Savoie : Fromage de la même famille que la tome des Bauges (voir ci-dessus). Il en existe différentes variétés. Parmi elles, la tomme céronnée couverte de petits acariens qui lui confèrent un goût plus épicé.

Trou du cru : Ce fromage de caractère à pâte molle à croûte lavée est, comme son modèle l’époisses, affiné au marc de Bourgogne. Éviter de demander au fromager « Il est comment, votre trou du cru ? » 

Vacherin : Voir mont d’or.

Valençay : Aisément reconnaissable à sa forme de pyramide tronquée, ce fromage berrichon AOC à pâte molle à croûte fleurie est fabriqué avec du lait cru de chèvre.

Tous les fromages de nos terroirs n’ont pas, loin s’en faut, été cités dans cet article. Parmi les absents, il en est sans nul doute de très goûteux dont la production locale limitée n’a pas permis une notoriété nationale. J’espère que les producteurs et les amateurs de ces fromages ne m’en tiendront pas rigueur. 

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40 réactions


  • ahtupic ahtupic 1er mai 10:57

    En tous cas, voilà une affaire qui ne fait pas un fromage en France smiley

    https://youtu.be/M5SLY4dziEs?is=nPgBzTbU6SGZqgOi

    Dommage


  • xana 1er mai 12:21

    En tous cas... Merci Fergus pour ce petit catalogue des fromages français, je me suis permis de le recopier pour mon usage personnel. J’habite en Roumanie, mais depui une dizaine d’années on trouve beaucoup de fromages français dane les supermarchés roumains. Pas tous, bien évidemment, mais mon épouse achète souvent des produite « Reflets de France » quand elle en trouve. C’est autre chose que les contrefaçons allemandes... Parce que vous ignoriez certainement que l’Allemagne innonde les pays de l’Est de contrefaçons allemandes... Ce pays a une politique commerciale très « élastique », des produits haut de gamme pour les pays qui peuvent se le payer, et des contrefacons bon marché pour les pays dits « de chèvre ». Bah, nous n’étions pas meilleurs quand nous exportions nos second choix en Afrique ou au Liban...


    • Fergus Fergus 1er mai 17:17

      Bonjour, xana

      « Pas tous, bien évidemment » Même en France chez les fromagers réputés, il en est qui sont introuvables.

      « l’Allemagne inonde les pays de l’Est de contrefaçons allemandes » C’est ce que l’on dit. Cela dit, j’ai pu le constater en République tchèque.

      « nous n’étions pas meilleurs quand nous exportions nos second choix en Afrique ou au Liban » Il est bien de reconnaître les fautes du passé. Mais sommes-nous que ces pratiques ont toutes disparu ?


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 2 mai 08:19

      @xana

      et les vins « français » vendus par Lidl, embouteillés en Allemagne avec des bouchons « en plastique »


  • ORIC ORIC 1er mai 13:00

    SALUT LES MOLDUS En cette journée du 1er mai fallait que je viendasse sur AV travailler un peu surtout avec un tel ARTICLE GOLLUMIQUE (comprendre qui sent le claquos) ya pas à dire ya qu’ici qu’on voit de tels articles smiley smiley smiley

    Sinon les EPSTEIN files les emails déclassifiés https://www.justice.gov/epstein

    zavez été voir ? NON BIEN SUR aucun voxien ne la fait too difficult hein

    Allez à la revoyure les moldus smiley


    • Fergus Fergus 1er mai 17:20

      Bonjour, ORIC

      Les « Epstein files » sont un tantinet hors-sujet, non ? Cela dit, merci pour le lien. En croisant les doigts pour qu’il ne débouche pas sur des contrefaçons.


    • ahtupic ahtupic 2 mai 00:00

      @ORIC
      Erreur, j’étais le 1er à en parler du fromage Epstein sur cet article.
      Je viens de regarder ta vidéo et je suis flatté que tu aies mis mon avatar « Troletbuse » dans ta vidéo.
      Comme AV m’a viré un certain temps et entretemps je me suis marié, pour être à la mode, comme notre président avec un travelo. (Je n’ai pas voulu de Gogol ou Glandu cons comme des balais et qui se ridiculisent à chacun de leur post).  smiley


  • Jean Keim Jean Keim 1er mai 14:57

    Dans la liste rajouter la cancoillotte.


  • gruni gruni 1er mai 15:06

    Bonjour fergus

    Un article très appétissant qui met aussi en avant le talent des fromagers de nos terroirs.

    Merci d’avoir parlé du Munster, incontestablement le meilleur fromage du monde smiley


    • Gollum Gollum 1er mai 15:56

      @gruni

      Ah non ! le meilleur c’est le reblochon ! smiley


    • Fergus Fergus 1er mai 17:05

      Bonjour, gruni

      Le « meilleur », je ne sais pas. smiley Mais le munster fait partie de mes fromages préférés, comme tous ceux qui sont forts en odeur et en goût.

      J’ai dégusté l’un des plus puissants qu’il m’ait été donné de goûter dans une ferme-auberge des crêtes des Vosges.


    • Fergus Fergus 1er mai 17:08

      Bonjour, Gollum

      Le reblochon peut être savoureux s’il est suffisamment affiné, ce qui est de moins en moins le cas, même chez les fromagers sérieux.

      J’en ai dégusté des remarquables dans les Aravis.


    • John John 1er mai 17:37

      Salut Gollum !

      « le meilleur c’est le reblochon ! »

      Et pendant ce temps là il y a là vache qui rit parce que le gros babybel a fondu ... Mais le petit babybel n’a apparemment pas encore dit son dernier mot ...  smiley ...


    • Gollum Gollum 1er mai 17:38

      @Fergus

      C’est vrai que ça devient très difficile de trouver des reblochons (même soi-disant fermiers) comme autrefois avec une bonne capacité de vieillissement les rendant particulièrement goûtus. Maintenant ils vieillissent mal et deviennent durs..

      Tout fout l’camp.. 


    • Gollum Gollum 1er mai 17:40

      @John

      Salut ! Bas le babybel je sauterais pas en parachute pour courir après.. smiley


    • Fergus Fergus 1er mai 17:49

      @ Gollum

      Même chose en Auvergne pour les saint-nectaires.


    • Gollum Gollum 1er mai 19:02

      @Fergus

      Effectivement.


    • Enki Enki 2 mai 07:25

      @Fergus

      C’est aux Aravis aussi que j’ai découvert le reblochon, début des années 90, durant une colo de ski que j’encadrais. C’est même le combo que j’ai découvert avec la tartiflette et la Roussette de Savoie, ce vin perlant qui rend tout joyeux sans aucune gueule de bois le lendemain sur les pistes.

      Jean Keim a rectifié avec la cancoillotte (quand-QUOI-yotte), de ma Franche-Comté d’origine (comme le Comté d’origine jurassienne et non savoyarde). Mais si c’est un fromage original et amusant, j’aime moins.

      Vous avez mentionné le Mont d’Or : son fruit est encore plus riche que le reblochon derrière sa puanteur plus forte. Cela se mange sur la tranche de pain, comme en fondue passée au four dans sa boite en épicéa, pour une soirée hivernale après la journée dehors. C’est accompagné du Savagnin, même si je préfère le Chardonnay d’Arbois, plus sec, noisette au lieu de noix, impression de calcaire tapé par le soleil.

      Enfin le morbier, moins spectaculaire, mais qui n’a pas le temps non plus de racornir sur le plateau de fromage. Sa couche de cendre végétal que vous mentionnez rajoute ce goût fumé et presque sucré qu’on n’oublie pas au repas suivant.


    • Fergus Fergus 2 mai 08:32

      Bonjour, Enki

      Merci à vous pour ce détour goûteux en Franche-Comté, cette belle région où les « fruitières » proposent des fromages de qualité, hélas trop souvent vendus trop jeunes désormais comme un peu partout dans le pays.


  • John John 1er mai 16:43

    Fergus,

    « Rocamadour : Beaucoup plus connu que le précédent, ce fromage périgourdin AOC au lait cru de chèvre, à pâte molle à croûte naturelle, est plébiscité par les touristes de ce Grand site de France. »

    Le Rocamadour n’est pas un fromage du Périgord ... C’est un cabécou mais il est fabriqué dans le Lot ... En Dordogne le cabécou est appelé Cabécou du Périgord ... Cabécou ...

    En tout cas ça donne clairement envie de faire un tour de France ...

    D’ailleurs voilà comment je déguste un cabécou ... Des pissenlits fraîchement cueillis ... J’y rajoute de l’ail, du vinaigre de vin, de l’huile de noix, un filet de moutarde, un filet de citron, je sale, je poivre ...

    Ensuite Je fais d’abord avec une Poêle dorer des deux cotés d’un morceau (tartine) de pain ... Dés que le pain est doré des deux cotés, je dépose mon cabécou dessus l’une des faces de la tartine et le fait doucement chauffer pour le faire légèrement fondre dessus ...

    Après, je dépose le morceau de pain encore chaud avec le cabécou fondant au centre de l’assiette sur les pissenlits ... Avec ça je bois du vin rouge ...

    Le pain qui croustille, le cabécou fondant encore chaud et les pissenlits qui craquettent avec en plus l’assaisonnement à l’huile de noix, la fraîcheur du citron et la puissance de l’ail et le verre de rouge avec ... C’est pas bien compliqué et ça passe tout seul un plaisir simple qui fait du bien au cerveau ... smiley ...

    Pour en savoir un peu plus ... Cabécou et Rocamadour ...


    • John John 1er mai 16:59

      Je reviens la dessus !

      « Le Rocamadour n’est pas un fromage du Périgord ... »

      Le Rocamadour n’est pas un fromage que du Périgord ...

      [La zone d’appellation d’origine protégée du fromage éponyme se situe principalement dans ce département sur la zone dite « des Causses », tout en débordant jusqu’à la Corrèze, le Tarn et Garonne, la Dordogne et l’Aveyron.]

      AOP ...


    • Fergus Fergus 1er mai 17:00

      Salut, John

      Oups ! comment ai-je pu pu commettre cette bourde : placer Rocamadour en Périgord alors que c’est une localité du Quercy. C’est d’autant plus impardonnable que je connais plutôt bien cette région.

      Merci d’avoir évoqué le cabecou.

      Personnellement, je ne mange quasiment jamais de fromage de chèvre crémeux, je les préfère vieux, secs et forts en goût.

      Cela dit, ta recette donne envie. smiley


    • John John 1er mai 17:09

      Fergus,

      « Oups ! comment ai-je pu pu commettre cette bourde : placer Rocamadour en Périgord alors que c’est une localité du Oups ! »

      Ben non en faite je dirai que c’est plutôt moi qui ait parlé trop vite ... Parce le Rocamadour est aussi produit avec du lait de chèvre du Périgord de cette région bien précise ... des Causses/Quercy ...

      Donc tu ne t’es pas trompé ...


    • Fergus Fergus 1er mai 17:22

      @ John

      Oui, mais la zone de production a de facto été élargie. J’aurais dû mentionner le Quercy.


    • Hector Hector 2 mai 11:48

      @John

      J’ai habité dans le lot longtemps et j’ai travaillé dans une fromagerie proche de Rocamadour, que je ne citerai pas, bien sûr.

      Les « caillés » qui servaient à fabriquer les fameux fromages « rocamadour » venaient de Roumanie congelés.

      Mais c’est tout à fait légal. Un produit transformé en France, nonobstant sa provenance, peut recevoir l’AOP.


    • Fergus Fergus 2 mai 13:39

      Bonjour, Hector

      Très étonnant car ce n’est pas conforme aux critères de l’AOC (l’AOP est une extension européenne). Le vrai rocamadour doit en effet être fabriqué avec du lait de chèvres de races alpine ou saanen nourries sur les causses du Quercy.

      Ce que vous décrivez relève de la contrefaçon.


  • Gérard Luçon Gérard Luçon 2 mai 10:23

    et le Saint Félicien ? La Tomme de Romans ?


    • Fergus Fergus 2 mai 13:27

      Bonjour, Gérard Luçon

      Et sans doute pas mal d’autres...

      Impossible de tous les citer. Je me suis concentré sur les AOC/AOP et sur les fromages que je connais ou qui sont généralement présents sur les étals des fromagers réputés.


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 2 mai 13:40

      @Fergus

      Bonjour, effectivement ... le St Félicien mérite un détour (Ardèche), je le trouve bien meilleur que le St Marcellin... il passe très bien avec un vin rouge puissant comme on en trouve dans la Vallée du Rhône, type St Joseph ; la Tomme de Romans est juste « en survie »


  • xana 2 mai 10:39

    En m’exilant il y a 15 ans en Roumanie, je savais que je renoncerai a bien des plaisirs de la table. Ce pays n’ayant jamais colonisé d’autres pays, je savais que la nourriture serait moins variée qu’en France. Pourtant on trouve désormais à peu près de tout. De bons vins et de bons fromages. La seule chose difficile à trouver ce sont les produits de l’océan. De plus je vis à la campagne. Ici les gens ne sont pas habitués à manger très varié. Du porc, du poulet, des légumes du jardin. Les produits achetés au supermarché ne sont pas meilleurs que ceux que vous trouvez dans vos supérettes, mais vous pouvez acheter un demi-porc à votre voisin ou un sac de patates au bord des routes dans une région où on e produit.


    • Fergus Fergus 2 mai 13:42

      Bonjour, xana

      Merci à vous pour cette petite intrusion dans les habitudes alimentaires roumaines.

      Reste le caviar roumain. A condition de disposer de moyens suffisants. Et d’aimer ça, ce qui n’est pas mon cas. smiley


  • xana 2 mai 10:45

    Et puis ici en Avril c’est le moment d’aller sur les chemins de terre chercher des orties, du houblon et en forêt chercher de l’ail des ours. Dans les jardins on repique les tomates, les poivrons et les piments. Les marchés sont pleins de paysans qui vendent des jeunes plants. Ici la nourriture est saine et bon marché, si on sait à qui s’adresser. Et si on ne demande pas des trucs exotiques !


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 2 mai 11:26

      @xana

      et au nord de Medias, direction Sighisoara, il y a un village spécialisé dans les objets en cuivre...


    • Fergus Fergus 2 mai 13:44

      @ xana

      L’ail des ours est très présent également en Bretagne. Mais personne ou presque n’en fait de cueillette.


    • xana 4 mai 16:52

      @Gérard Luçon

      Ce village (à l’Est de Mediaș)s’appelle Bratei. Le faubourg vers Mediaș est occupé par de nombreux tziganes qui travaillent le cuivre. Si vous désirez un alambic complet pour distiller vos fruits après fermentation c’est effectivement l’endroit où aller discuter. La famille de tziganes qui m’a fait le mien se déplace parfois dans toute l’Europe. Ils ont fait une saison à Grasse pour fournir des alambics miniatures avec lesquels les parfumeurs distillent les pétales de fleurs dans l’alcool pour en tirer les principes odorants. Ces gens se construisent, lorsqu’ils gagnent bien leur vie, d’étranges « palais » qu’ils n’habitent pas (ils vivent dans des caravanes dans la cour de ces immenses maisons). Ce sont des gens souvent passionnants à rencontrer, mais ils ont une conception très déroutante de la vie.


  • Mustik 2 mai 18:02

    Oh Putingue, Fergie !

    Kéketufé ?

    Si tu te mets à vanter le canon et la cochonaille, les Gauchos vont te virer de leurs mets-tinjes...et la mère Panot va te matraquer à coup de mamelles comme chez Brassens


    • Fergus Fergus 2 mai 18:46

      Bonsoir, Mustik

      Charcuterie, fromage, pain, confiture, constituent la base de mon alimentation. Je sais, ce n’est pas recommandé, mais jusque-là, je n’ai pas eu la moindre alerte médicale. smiley

      Le « canon », nettement moins : une ou deux fois par semaine maximum. Et du blanc, parfois du rosé, jamais du rouge.

      Panot, trop proche de Robespierre pour que je m’approche d’elle ! Et elle ne fréquente pas le marché de ma ville.


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