jeudi 13 novembre 2025 - par Hamed

L’Homme Commande-t-il sa Pensée ? Qu’a-t-il l’Homme pour Penser le Monde ? Est-il Maître de son Destin ?

 « L’immortalité de l’âme est une chose qui nous importe si fort, qui nous touche si profondément, qu’il faut avoir perdu tout sentiment pour être dans l’indifférence de savoir ce qui en est.

 Notre premier intérêt et notre premier devoir est de nous éclaircir sur ce sujet, d’où dépend toute notre conduite. Et c’est pourquoi, entre ceux qui n’en sont pas persuadés, je fais une extrême différence de ceux qui travaillent de toutes leurs forces à s’en instruire, à ceux qui vivent sans s’en mettre en peine et sans y penser.

 Cette négligence en une affaire où il s’agit d’eux-mêmes, de leur éternité, de leur tout, m’irrite plus qu’elle ne m’attendrit ; elle m’étonne et m’épouvante : c’est un monstre pour moi. Je ne dis pas ceci par le zèle pieux d’une dévotion spirituelle. J’entends au contraire qu’on doit avoir ce sentiment par un principe d’intérêt commun. » Blaise Pascal

 Pascal a-t-il raison en exhortant les hommes à « penser leur âme » ? Dans le principe, on peut lui donner raison, mais le monde évolue autrement, et non aux injonctions philosophiques de l’homme. Evidemment, cela aurait été magnifique si tous les êtres pensaient « philosophie », mais la vie et la réalité de l’existence ne sont pas une « philosophie », mais plutôt l’expression d’une existence dure à vivre. D’autre part, « si tous les hommes pensaient ce que pense Pascal, les hommes ne feront que « penser » ». Qui alors occuperait l’emploi de maçon, du peintre, du menuisier, du mineur, du boucher, de l’éboueur, et autres emplois difficiles et pénibles ? Que seront les chômeurs à « penser philosophie », et ceux-ci se comptent aujourd’hui par centaines de millions, qui ont peu de foi à la vie ? Et quid de l’ « immortalité de âme ».
 

  1. La pensée, un « réservoir d’affectivité insoupçonné » de l’être humain ?

 

 « Penser » vraiment n’est donné qu’à quelques hommes qui pensent et qui puissent penser en prenant compte des vrais problèmes de l’existence, et de le penser en toute objectivité, du moins s’y efforcent-ils. Combien de penseurs pensent-ils le sens du monde ? Probablement, une infime partie de l’humanité. Et à quoi cela sert de penser si penser n’apporte ce pourquoi nous existons. L’homme dans sa pensée recherche un bien-être ; dans sa pensée, il cherche à comprendre le bien et le mal, un dualisme qui régit le sens de l’humanité dans sa marche dans l’histoire.

 Et ce n’est pas du tout évident. Comme Pascal exhorte les hommes à « penser sur leur âme » au point qu’il le définit comme d’intérêt commun pour les humains. Pascal voit en la pensée et en l’âme le travail qu’on pourrait y faire et les bénéfices que l’on pourrait en retirer pour une meilleure prise de conscience de l’existence.

 Mais peut-on répondre, à quoi bon « penser son âme ou simplement soi » si « penser ne fait pas vivre l’homme ». Et la vie n’est pas une sinécure. Ne pense, dans le sens pascalien, que celui qui n’a pas d’obligations à travailler, qui vit d’une rente, d’une richesse héritée, etc. pour subvenir à ses besoins terrestres. Il peut alors « penser », et « philosopher ». Il a cette possibilité, et cependant, il doit encore « être inspiré pour penser l’humain » pour ne pas se tromper.

 Il « pense alors pour les autres », apporte ce dont ont besoin les autres, si évidemment ce qu’il apporte est bien pris, c’est-à-dire s’il est mis au profit pour l’humain. Chaque homme, à un moment d’existence ou des moments d’existence (il faut plutôt dire une multitude de moments qu’on ne peut compter ») se « repense », cherche à comprendre sa destinée, ce qu’il est réellement, surtout dans les instants difficiles, dans les instants où il se sent qu’il existe certes, mais se dit-il, face à l’adversité, qu’il n’est rien dans l’existence. Et cela peut se faire souvent face à une situation difficile quelle qu’elle soit dans l’existence.

 Qu’il perde son emploi alors qu’il a des obligations de famille, ou même célibataire, il doit travailler pour survivre, perdre un emploi peut l’installer dans l’angoisse de l’existence. Ou, face à une grave maladie et les médecins sont impuissants, et même une simple maladie qui le diminue peut l’effrayer, son moral est gravement touché. Et encore pire dans une guerre, où des centaines sont tués, et la mort rôde tous les jours. Et des situations de ce genre sont innombrables.

 De même en amour, l’homme peut s’aliéner pour une femme, et réciproquement. Combien de suicides ont été entraînés par de « graves chagrins ». Ou simplement des problèmes familiaux complexes qui, extrêmement stressants, rompt l’homme dans son désir d’exister.

 Un Premier ministre français socialiste s’est suicidé, selon des informations télévisées françaises, parce qu’il a été accusé de corruption pour un appartement acheté à 100 millions de Frs. Enfin, ce sont ces raisons qui ont été avancées pour justifier sa mort. Comment peut-on penser qu’un Premier ministre si important dans la hiérarchie politique française se donne la mort ?

Le problème n’est ni la position politique, ni la richesse, c’est son statut d’être et ses principes moraux qui ont commandé la sanction, la « mort ». Il n’a pas accepté de vivre avec cette tâche qui a été « mise » sur son dos, surtout s’il ne l’a pas commise. Et probablement il ne l’a pas commise ou il a été trompé ; un homme malhonnête ne se donne pas la mort ; c’est tout le contraire, il est contre la mort, il chercherait même à tromper la mort.

 Dès lors, la « pensée » s’avère être aussi une « affection ». Une affection intérieure qui a droit de vie et de mort sur l’être humain. A Pascal, la pensée lui intime sa « philosophie sur l’immortalité de l’âme » et ses exhortations sont aussi une « affection » pour son être. Il le dit « où il s’agit d’eux-mêmes, de leur éternité, de leur tout, m’irrite plus qu’elle ne m’attendrit ; elle m’étonne et m’épouvante : c’est un monstre pour moi. »

Il y a cette formidable force affective qui agit en l’être humain ; qui souvent passe inaperçue même pour les psychologues, les psychanalystes, psychiatres qui ont la charge de guérir.

 Le problème est que tous les êtres ont besoin de ce réservoir d’affectivité que ne secrète que la Pensée. Et si ce « réservoir d’affectivité » est malmenée, ou venait à s’épuiser, les conséquences, on peut imaginer ce qu’elles seraient.
 

  1. L’angoisse de poser des questions sur le sens de son existence

 Par le « réservoir affectif » et les faits humains, la pensée qui est secrétée nous fait éprouver des sentiments contradictoires. Elle nous fait sentir tout de notre vie : notre existence, nos plaisirs, nos peines, nos douleurs, nos espoirs aussi et tant de sentiments contradictoires. Et, notre pensée nous est intime, elle est le « lien » qui nous relie avec l’extérieur, c’est-à-dire le monde.

Et elle n’a pas que cet attribut ; elle est aussi notre « conscience ». Et peut-on dissocier la pensée de la conscience ? En énonçant que la conscience est la connaissance immédiate de notre état, elle est alors la connaissance de notre réalité d’exister, de tout ce qu’on est dans notre vie ; elle est donc notre expression d’être, et de notre être ; et aussi, en termes de convictions, de croyances, d’idéaux moraux.

C’est la conscience de soi et en soi qui détermine toute notre existence. Mais, si la conscience s’est formée progressivement par le vécu de l’être, depuis notre enfance, il reste que l’action de la pensée a été centrale dans sa formation. La conscience n’est pas venue avant la pensée, ni après la pensée, elle est venue par la pensée. C’est la pensée, en faisant cogiter l’être humain sur ses événements existentiels, non seulement a édifié sa conscience mais lui a imprégné cette conscience par laquelle il prend appui sur tout ce qui relève de son existence.

Et chaque Homme a sa conscience, chez les êtres humains, il n’y a pas une conscience, mais des consciences. Si tous les hommes pensent la même pensée, il demeure que leurs pensées sur leur vécu sont différentes. Chacun pense selon sa pensée ; il y a des pensées proches comme il y a des pensées antagonistes. Et en pensée humaine, il y a autant d’êtres humains que de pensées.

 Quand Sartre écrit, « La seule façon d’exister, pour la conscience, est d’avoir conscience d’exister ». Il faudrait plutôt dire, « La seule façon d’exister, pour la conscience, est de prendre conscience qu’on pense ». Si on prend conscience d’exister ne signifie pas qu’on existe, on croit seulement qu’on existe, mais on ne sait ni pourquoi ni comment on existe. Or, c’est en s’interrogeant par la pensée et non par la conscience, que l’on a le sentiment d’exister. Bien sûr en apportant des réponses.

La conscience ne donne à l’homme qu’un état de ce qu’il est, et la plupart des hommes savent qu’ils sont des êtres humains, et ils ne s’interrogent pas sur leur être ; et c’est tout à fait normal puisque tout relève de leurs pensées qui ne les incitent pas à penser sur leur être. Et cela ne signifie nullement que l’homme le prenne pas réellement conscience de son existence. Il existe et c’est l’essentiel ; c’est l’existence même qui l’oblige à penser son existence et donc à penser tout ce dont ce qu’il faut pour assurer son existence. C’en est l’objectif premier de sa pensée et de sa conscience dans l’existence de l’homme.

 Donc, « avant de prendre conscience de sa conscience, il faudrait prendre conscience que l’on pense ». Et c’est là le problème, l’homme évite de s’interroger sur sa pensée, de chercher le sens de son existence. Surtout s’il est confronté à des problèmes difficiles d’existence. S’interroger sur le sens de l’existence apporte souvent des angoisses. Il y a une crainte que sa pensée lui échappe et lui fasse entrouvrir des questions existentielles complexes, où il n’y a pas de réponses écrites.
 

  1. Le savoir, un principe vital pour l’homme

 Dans un livre de Camille Flammarion, « L’âme existe-t-elle ? », Edition 1920, l’auteur relate (page 70) : « Tant il est vrai que la Vérité s’impose par elle-même et brille, inexigible, comme Sirius au milieu de la nuit éternelle.

 D’ailleurs Henri Poincaré m’a souvent affirmé personnellement, dans nos nombreuses et souvent longues conversations, que doutant même de la réalité du monde extérieur à nous, il ne croyait qu’à l’esprit. C’était excessif. Il y a quelque chose en dehors de l’esprit. N’exagérons rien.

 Après tout, nous savons bien ce que nous sentons en nous-mêmes. Pendant que je compose ce livre, que j’en conçois le plan, que j’en distribue les chapitres, je sens exactement, rigoureusement, sans dogme quelconque, simplement, directement, que c’est moi qui fait ce travail, mon esprit, et non mon corps. J’ai un corps. Ce n’est pas mon corps qui m’a. Cette conscience de nous est notre impression immédiate, et c’est sur nos impressions que nous pouvons et devons raisonner : elles sont la base même de tous nos raisonnements. […]

 La volonté est, certes, une énergie d’ordre intellectuel. Prenons un exemple entre mille. Napoléon veut conquérir le monde et sacrifie tout à son ambition. Examinez tous ses actes, même les moindres, depuis la campagne d’Egypte jusqu’à Waterloo. Ni la physiologie, ni la chimie, ni la physique, ni la mécanique n’expliqueront cette personnalité, cette continuité d’idées, cette persévérance, cet entêtement. Vibrations cérébrales ? Ce n’est pas suffisant. Au fond du cerveau, il y a un être pensant dont le cerveau n’est que l’instrument.

 Ce n’est pas l’œil qui voit, ce n’est pas le cerveau qui pense

 L’étude d’un astre au télescope ne peut être légitimement attribuée ni à l’instrument, ni à l’œil, ni au cerveau, mais à l’esprit de l’astronome qui cherche et qui trouve.

 La volonté humaine suffirait, à elle seule, pour prouver l’existence du monde psychique, du monde pensant, différent du monde matériel visible, tangible. […]

 Considérons maintenant spécialement dans l’homme sa pensée. […] La pensée est ce que l’homme possède de plus Précieux, de plus personnel, de plus indépendant. Sa liberté est inattaquable. Vous pouvez torturer le corps, l’emprisonner, le conduire par la force matérielle : vous ne pouvez rien contre la pensée. Tout ce que vous ferez, tout ce que vous direz, ne la forcera pas. Elle se rit de tout, dédaigne tout, domine tout. Lorsqu’elle joue la comédie, lorsque l’hypocrisie mondaine ou religieuse la font mentir, lorsque l’ambition politique ou commerciale lui fait revêtir un masque trompeur, elle reste elle-même, envers et contre tout, et sait ce qu’elle veut. N’y a-t-il pas là un témoignage flagrant de l’existence de l’être psychique indépendant du cerveau ? »

 L’extrait est long mais il est suffisamment révélateur des contradictions qui se jouent dans l’être humain. Henri Poincaré, un savant mathématicien français comme Camille Flammarion, un savant dans la vulgarisation de l’astronomie populaire ne peuvent avancer des idées sans qu’ils aient une emprise certaine sur leurs pensées. Ce qui est tout à fait naturel. Cependant, dans l’absolu, cela évolue autrement, on peut dire que l’homme est conscient dans l’inconscience. Ceci dit dans le sens qu’il vit sans savoir pourquoi il vit, il vit « parce que c’est donné », il pense parce qu’il pense, et ce penser est donné, sans que l’homme sache pourquoi il pense. Et c’est d’ailleurs pourquoi il s’interroge, et explique pourquoi une « conscience dans l’inconscience ». On sait sans savoir pourquoi on sait.

 Et ces interrogations ouvertement affichées sur l’essence de l’homme sont tout à fait normales. L’homme veut savoir, toute son existence est précisément construite sur cette volonté de savoir, un « principe vital » dont on ne peut en douter. Et ce principe est donné par la pensée, et le corps de l’homme. Tous deux concourent au savoir, mais il est évident qu’une prééminence de l’une existe sur l’autre. La pensée est essentielle, le corps humain est au service de la pensée. Et non pas ce que dit Flammarion, bien entendu dans l’« absolu ». « N’exagérons rien.

 Après tout, nous savons bien ce que nous sentons en nous-mêmes. Pendant que je compose ce livre, que j’en conçois le plan, que j’en distribue les chapitres, je sens exactement, rigoureusement, sans dogme quelconque, simplement, directement, que c’est moi qui fait ce travail, mon esprit, et non mon corps. J’ai un corps. Ce n’est pas mon corps qui m’a. Cette conscience de nous est notre impression immédiate, et c’est sur nos impressions que nous pouvons et devons raisonner : elles sont la base même de tous nos raisonnements. »

 Dans l’absolue vérité, c’est sa pensée qui est à l’origine de tout. L’homme croit faire, alors que c’est sa pensée qui fait tout, qui commande tout, qui commande son existence. On comprend pourquoi le brillant mathématicien Henri Poincaré doute de la réalité extérieure et ne croit qu’à l’esprit.

 Henri Poincaré, en disant que c’est l’« esprit », n’en pense pas moins qu’il a son corps. qu’il a ce corps, qu’il a ses pensées, mais à travers la « Pensée ». S’il a apporté beaucoup de connaissances dans ses recherches en Mathématique (topologie algébrique, équations différentielles…), en Physique – on a même avancé que la paternité de la théorie de la relativité lui revenait –, le savant est conscient qu’il doit toutes ses découvertes scientifiques à sa pensée. C’est en quelque sorte une humilité, une forme de reconnaissance qu’il affiche vis-à-vis de l’« Essence humaine » sur laquelle l’homme a peu de connaissance. Ses affirmations ne sont pas des pensées au hasard, et Henri Poincaré sait très bien qu’il n’a été qu’un instrument d’une « Intelligence suprême », dans le cours de sa destinée, de son existence et du monde.

 Et ce savoir vital à l’existence est aussi une forme d’« affection donnée à l’homme ». On existe que pour ce que l’on aime. Si on n’aime pas, on ne peut savoir, c’est comme si la pensée refuse de penser en nous. La pensée reste pensée mais elle n’est plus créative. L’homme devient plus corps que pensée. Et on n’a point besoin d’être savant pour créer. On peut créer autour de soi un bonheur, une félicité ou simplement une ambiance conviviale et c’est déjà une création. Donc il y a toute forme de savoir, toute forme d’exister, toute forme de vivre. 
 

  1. Commandons-nous notre pensée ? « Qu’a-t-il l’homme pour penser le monde ? 

 Quand Flammarion dit de Napoléon qu’il « veut conquérir le monde et sacrifie tout à son ambition. Examinez tous ses actes, même les moindres, depuis la campagne d’Egypte jusqu’à Waterloo. Ni la physiologie, ni la chimie, ni la physique, ni la mécanique n’expliqueront cette personnalité, cette continuité d’idées, cette persévérance, cet entêtement. Vibrations cérébrales ? Ce n’est pas suffisant. Au fond du cerveau, il y a un être pensant dont le cerveau n’est que l’instrument. »

 Il n’a pas si bien dit. Napoléon a été un « Elément de l’Histoire ». L’Histoire n’est pas une succession de hasards, d’événements fortuits. Pour la « Pensée », rien n’est fortuit, tout dans l’univers est intelligé sauf que l’homme crée et pensé est limité pour saisir les forces en jeu dans la constitution et la dynamique du monde. Napoléon a existé et ses campagnes victorieuses n’ont été possibles que parce que le monde humain est était, à l’époque, à la croisée des chemins. Napoléon comme le peuple français ont été un peu l’instrument de l’Histoire pour transformer l’ordre européen. Les régimes politiques monarchiques devaient « mutés », et cela a échu à un homme, Napoléon, et à un peuple, le peuple français, pour faire avancer non seulement l’Europe, mais le monde. Comme ce qui a prévalu ensuite avec la montée en puissance de l’Allemagne, toutes les guerres, tous les conflits, tous les savoirs scientifiques s’inscrivent dans un « devenir ». L’humanité n’est pas, elle « devient ».

 Comme le dit Flammarion, au fond de chaque être humain, il y a un être pensant dont le cerveau n’est que l’instrument. Les hommes sont menants et menés sans qu’ils le sachent, ou s’ils le savent, ils ne changeront pas le cours de l’humanité. Ils existent dans cette dynamique du monde, le petit macrocosme qui englobe l’humanité dans un univers sans fin est « pensé » avant que les hommes pensent. Ou plutôt les hommes sont pensés dans leurs pensées.

 Pour preuve, « qu’a-t-il l’homme pour penser le monde ? » Et cela dit biologiquement. Il a cinq sens, dont deux directs et trois indirects, le cerveau comme interface ou le « décodeur des messages qu’il reçoit du monde extérieur » et la pensée qui englobe tout ce qu’il reçoit et l’englobe dans l’existant.

 Les deux premiers directs, c’est-à-dire le goût et le toucher lui donnent ce qui touche directement son corps. Les trois autres sens, c’est-à-dire la vue, l’ouïe et l’odorat, le mettent en relation, à distance, avec l’extérieur. Ce sont eux qui lui donnent, à travers le cerveau et la pensée, le sens de l’existence. Mais ces trois organes sensoriels, par leur constitution même, sont insuffisants. Les fréquences d’interception de ces organes sont très limitées pour l’homme. Prenons, par exemple, les armes infra-rouges, qui permettent grâce aux lunettes de vision nocturne et thermique de localiser l’ennemi la nuit. Des ondes ultrasoniques (sonar) permettent à des navires de guerre de localiser des sous-marins, ou des bateaux de pêche à localiser des bancs de poissons, ou un échographe de visionner le sexe d’un bébé dans le ventre de sa mère, etc.

 Ce qui signifie que les organes des sens de l’homme sont très insuffisants pour l’homme d’appréhender le monde matériel et immatériel, le visible et invisible. L’homme ne voit que le « visible donné », rien n’exclut qu’il n’y a pas d’êtres invisibles autour de nous. C’est comme un homme dans le noir qui ne distingue pas un autre homme dans le noir mais qu’à travers des lunettes infrarouges.

 Et on ne connaît pas l’infiniment petit et l’infiniment grand, ce qui nous entoure, tout au plus ce que nos organes sensoriels nous donnent et la pensée extrapole. L’homme sait peu de chose de son existant. De plus, même son cerveau n’est qu’une « interface physique » qui relie le corps de l’homme à la pensée dont le véritable siège n’est pas forcément le cerveau. La médecine peut greffer une rétine, un cœur ou autre organe sur l’être humain, ou même une rétine artificielle, un exosquelette, ce qui est tout à fait naturel et compatible avec la science de l’homme. Mais l’homme ne fera que créer par un processus de substitution physique à l’intelligence biologique du corps humain. Combien cela est réalisé, le cerveau de l’être humain reste néanmoins qu’une « interface » même si cette interface décode tous les signaux qui lui arrivent. L’être humain arrivera à voir par une rétine artificielle, mais le vrai décodage, c’est-à-dire « la compréhension et le traitement des images échoiront obligatoirement à la pensée ». Et où se trouve le siège de la pensée ? Dans le cerveau ? Ou en dehors du cerveau ?

 Si la pensée se trouvait dans le cerveau, et comme le dit Flammarion, lorsque le cerveau meurt, forcément la pensée meurt. Est-ce que la pensée meurt ? Si la pensée mourait avec le cerveau, la vie serait sans sens. L’âme après la mort retourne à son créateur, Dieu.

 Ceci étant, avec toutes ces connaissances du monde, sa science sur l’extérieur, l’homme, en réalité, est dans le noir le plus complet, car rien ne lui appartient en propre.

 Et c’est bien là le « PRODIGE DE L’EXISTENCE HUMAINE ». L’homme existe, malgré lui, malgré qu’il ne sait rien, malgré qu’il croit avoir un libre-arbitre, MALGRE que la pensée « joue la comédie, lorsque l’hypocrisie mondaine ou religieuse la font mentir, lorsque l’ambition politique ou commerciale lui fait revêtir un masque trompeur, elle reste elle-même, envers et contre tout, et sait ce qu’elle veut. N’y a-t-il pas là un témoignage flagrant de l’existence de l’être psychique indépendant du cerveau ? »

 Force de dire que « L’homme se construit un univers difficile, complexe, mais il est inscrit dans sa destinée, une destinée ouverte à tous les possibles ».
 

Medjdoub Hamed
Chercheur

 



18 réactions


  • Jean Keim Jean Keim 14 novembre 2025 07:34

    La pensée est un attribut de la conscience, mais la conscience ne se limite pas à la pensée, qu’y a-t-il au-delà de la pensée ? À cette question la pensée répondra ce qu’elle ‘’croit’’ savoir, ni plus ni moins, en fait la seule bonne réponse est : je ne sais pas.


    • Hamed 14 novembre 2025 13:06

      @Jean Keim

      Vous dîtes "La pensée est un attribut de la conscience, mais la conscience ne se limite pas à la pensée« . Est-ce que réellement la pensée est un attribut de la pensée ?

      Qui pense ? La pensée ou la conscience ? A mon sens, c’est la pensée qui est la matière spirituelle qui définit, qui édifie, qui construit, qui forme la conscience ; et bien plus encore, la pensée vivifie la conscience ; la conscience est un peu un processus spirituel ouvert de vers et vers de ; c’est elle qui témoigne de notre existence et donc ce que nous sommes ; elle est notre système d’alarme immédiat parce qu’elle est dotée de capteurs sensitifs très forts qui assurent notre protection ; une protection silencieuse où tout s’opère entre conscience et pensée ; et c’est cette protection silencieuse à travers ces deux instances nous dictent notre conduite dans la vie.

      Maintenant, là où vous avez raison et vous dîtes : »qu’y a-t-il au-delà de la pensée ? À cette question la pensée répondra ce qu’elle ‘’croit’’ savoir, ni plus ni moins, en fait la seule bonne réponse est : je ne sais pas.« 

      En effet, c’est la bonne réponse : »je ne sais pas« . Cependant la pensée laisse à l’être la »fenêtre ouverte" ; elle n’enferme pas l’être dans l’inconnaissable total sinon l’être humain se trouve borné ; tout au plus un zombie pensant. 

      Non la pensée discute avec la conscience de l’être ; elle tente de lui répondre, de satisfaire sa curiosité ; comment ? En le faisant voyager, par la pensée, dans les méandres de la métaphysique. Et là cela relève à ses capacités psychiques et spirituelles d’entrevoir ce qu’il ne sait pas ou ne peut savoir. Et le paradoxe est qu’il peut avoir une réponse qui est, qui reste métaphysique mais suffisamment compréhensible.  

      J’espère vous avoir répondu.


  • JPCiron JPCiron 14 novembre 2025 09:31

    L’immortalité de l’âme >

    Est une idée géniale, inventée pour faire accepter de son vivant les choses que l’on devrait combattre. Quel Roi se priverait des prêtres qui l’enseignent ?


    • Hamed 14 novembre 2025 13:32

      @JPCiron

      D’accord avec vous sur < L’immortalité de l’âme >

      Est une idée géniale, inventée pour faire accepter de son vivant les choses que l’on devrait combattre.

      Mais pourquoi « inventée » ; cette idée est venue à l’humain ; en fait elle n’est pas « inventée » ; elle est « soufflée » par la pensée à la conscience de l’être humain. Ceci dit dans l’absolu.

      Bien sûr, on peut penser qu’elle a été « inventée » par l’être ; mais l’être, il l’a eu par sa pensée.

      "Et pensez-vous qu’elle a été pour faire accepter de son vivant les choses que l’on devrait combattre ?« 

      Comment motivez-vous »les choses que l’on devrait combattre«  ? Et pourquoi cette sentence : »Quel Roi se priverait des prêtres qui l’enseignent ?« 

      Je vois où vous voulez en venir ; mais essayez d’être plus clair. En clair : »Que dissimule-t-elle ?


  • Francis Francis 14 novembre 2025 10:59

    Croyance et raison : « Le pari de Pascal » vs « Une bonne vie » de Marc Aurèle

     

    Pascal n’a pas écrit que des conneries. Ainsi :

     « La vraie morale se moque de la morale » (Pascal)

    Rejoignant par là, Marc Aurèle.


    • Hamed 14 novembre 2025 13:18

      @Francis

      Explicitez ce en quoi « par là », Marc Aurèle rejoint Pascal.

      Qu’entendez-vous « par là » ?

      Et pourquoi « La vraie morale se moque de la morale » (Pascal) ?

      En quoi une vraie morale est au-dessus de la morale ; ne perdez pas de vue que l’on peut jouer avec des mots sans que ces mots n’expriment réellement un sens vrai ; tout au plus un sophisme. Montrez ce que vous entendez « par là ».  
       


    • Francis Francis 14 novembre 2025 14:01

      @Hamed
       
       je répondrais volontiers à vos question mais auparavant, dites moi svp ce que vous pensez de la position de Marc Aurèle : 
       
      « Vivez une bonne vie. S’il y a des dieux et qu’ils sont justes, alors ils ne se soucieront pas de savoir à quel point vous avez été dévots, mais ils vous jugeront sur la base des vertus par lesquelles vous avez vécu. S’il y a des dieux mais qu’ils sont injustes, alors vous ne devriez pas les vénérer. S’il n’y a pas de dieux, alors vous ne serez pas là, mais vous aurez vécu une vie noble qui continuera d’exister dans la mémoire de ceux que vous avez aimés. Je n’ai pas peur. »
       
      Mais je pense que votre question est vaine : si vous ne comprenez pas la convergence des deux idées, je ne peux pas grand chose pour vous. Surtout si vous vous posez en donneur de leçons de morale et de sémantique.


    • Hamed 14 novembre 2025 19:15

      @Francis

      Que vous dire sur la position de Marc Aurèle ? Elle se tient évidemment ; c’est une philosophie qui a toute sa place dans la philosophie humaine. Elle essaie de donner une certaine conduite dans la vie ; mais tout humain ne peut appliquer ses préceptes que s’il est lui-même inspiré par cette situation de voir la vie.

      L’être humain est une nature complexe ; et le figer dans une vision marc aurélienne ne peut l’être que si l’être lui-même voit sa propre image dans la doctrine stoïcienne professée par Marc Aurèle. 

      Je suis peut-être trop simple, ne comprenant pas les nuances ; mais en ce qui me concerne, j’essaie de comprendre ma pensée et de qu’elle me dit.

      Si péremptoirement Marc Aurèle choisit trois situations sur les dieux qu’il définit en ceux qui sont justes, ceux qui ne le sont pas ou qu’il n’y a pas de dieux, et il enseigne en fonction de ce qu’ils sont une conduite.

      Tout ce que je peux vous dire, c’est que Marc Aurèle a été abusé par sa pensée. Il a cru ce que sa pensée lui soufflait sans penser qu’il n’est qu’un humain, doté certes de pensée, et relève entièrement de sa pensée et ce qu’elle lui dessert.

      Parler des dieux lui est possible par la pensée ; et il oublie que ce n’est pas lui qui définit ce qu’il veut savoir mais la pensée qui lui définit ce qu’il doit savoir. En clair, sa philosophie relève de cette Pensée qui fait penser le monde et, dans le monde humain, il existe des milliards et des milliards de pensées passées, présentes et à venir. Et Marc Aurèle a laissé sa pensée qui n’est pas à lui aux autres pensées qui tentent d’éclairer le monde.

      Marc Aurèle n’a pas su réellement sa pensée ; sa pensée lui a décrit un mirage de stoïcisme parce qu’il était porté par ce qu’il était. 

      Tout être humain n’est qu’humain que parce qu’il doit porter sa pensée en fonction de ce qu’il est dans son essence d’exister. C’est un peu comme s’il y a des idiots, des intelligents, des trompeurs, des énergumènes, des fous normaux, des voleurs, des criminels, des dictateurs, des gentils, des amoureux de la vie, des exubérants, etc. Et cela constitue une humanité qui vit, disparaît en partie ensuite et se régénère voire augmente.

      Non, la vie est complexe ; et le mot complexe est encore trop tendre.

       Quant à "Mais je pense que votre question est vaine : si vous ne comprenez pas la convergence des deux idées, je ne peux pas grand chose pour vous. Surtout si vous vous posez en donneur de leçons de morale et de sémantique.", pensez ce que vous voulez ; sachez seulement que c’est votre pensée qui parle pour vous ; elle dit ce que vous avez cru comprendre alors que vous avez mal compris ma réponse ; et surtout elle ne vous dit pas tout.


    • Francis Francis 14 novembre 2025 20:09

      @Hamed
       
       ’’c’est votre pensée qui parle pour vous ; elle dit ce que vous avez cru comprendre alors que vous avez mal compris ma réponse ; et surtout elle ne vous dit pas tout.’’
        >
      cessla wi.
      Et qu’en est-il de la vôtre, de pensée ?


    • Hamed 14 novembre 2025 21:03

      @Francis

      Sans rancune, j’espère. La faute est dans nos pensées. Merci pour les posts.


    • Hamed 15 novembre 2025 09:03

      @Francis
      Je reviens sur votre commentaire pour vous éclairer sur Marc Aurèle. La philosophie qu’il professe, le stoïcisme, est une philosophie de renfrognement ; l’humain qu’il est et ceux qui le suivent croient trouver la « pierre philosophale ».

      En fait, ils sont à côté du sens ouvert de l’humain ; ils ne sont pas chagrinés, ils refusent la souffrance ; bref ils ne sont pas heureux.

      Aussi Francis, sortez de votre cocon marc aurélien qui vous prive de la joie de vivre. Et ce n’est pas pour vous influencer ; c’est seulement que vous pourriez mieux accepter ce qui vous paraît négatif sur l’existence alors que cette existence que l’on n’a pas choisie et qu’elle nous est imposée, on doit à défaut d’être dedans mais au moins y être « tangent ». Ne pas en sortir du cercle, de la sphère humaine.

       


  • karibo karibo 14 novembre 2025 12:51

    Bonsoir Ahmed toujours avec les problèmes existentiels de la nature humaine .

    vous ne parlez pas de conscience universelle ou les esprits peuvent venir s’ abreuver ?

    Il me semble que c’est important, sans aller jusqu’ à la métaphysique , la pensée peut y puiser tout ce que l’ humanité a été capable de générer au cours de son évolution depuis qu’ elle existe .

    Oui il y a une forme de développement mû par la nature elle meme, qui croit bon gré mal gré sans considération spirituelle ou sentimentale, ni humaine .

    Un développement contre lequel notre faiblesse ne peut rien .

    Je pense juste à certain à certaines cultures animistes qui peuvent solliciter l’ aide des anciens via un chaman pour résoudre certains problèmes, pour étayer ce que je vous raconte ci-dessus .

    Il y a donc bien une sorte de bibliothèque universelle à disposition de ceux qui veulent bien se donner la peine d’ aller la consulter au même titre que certains médiums qui établissent le lien avec ceux d’ ici bas et ceux qui en sont partis .

    Notre esprit comme conscience nous sont prêtés comme notre existence pour évoluer, grandir, et améliorer ce que dans une existence précédente nous n’ avons pas eu le temps ou le soin d’ accomplir.

    Ensuite, je crois que nous retournons d’ ou nous sommes venus débarrassés de ces « véhicules » moyens de locomotions que seule l’ incarnation (matérielle) est dotée, ne vous est-tel jamais arrivé d’ avoir l’ impression de tomber dans votre lit ? de traverser la matière sans pouvoir la toucher , d’ appeler votre conjointe à l’ aide sans qu’ elle vous entende ? cela ressemble à une sortie du corps, à une décorporation, et pourtant vous etes toujours conscient de ce qui se passe, autour de vous vous pourriez meme continuer à avoir l’ impression de continuer à penser ?

    Et pourtant ...

    Je vasi vous compter une histoire à laquelle j’ ai été confronté :

    Un jour je me demandais comment pourrais-je voir Dieu ?

    Comme réponse j’ ai eu : imagine-toi que Dieu soit un grand arbre et que tous les humains qui le constituent en soient les feuilles, comment voudrais-tu me voir sans t’ en décrocher ?

    Bien sur que le libre arbitre nous est laissé comme quoi rien n’ est écrit par avance et nous pouvons toujours le modifier en bien comme en mal, en ce sens on pourra répondre que oui nous sommes maitres mais surtout responsables de notre destin .

    Je vous laisse en tirer la conclusion ...

    Au plaisir continuer à partager vos états d’ âmes ?


    • Hamed 14 novembre 2025 19:40

      @karibo

      Ce que vous dîtes sur la nature humain se tient ; mais karibo, nous sommes ce que nous sommes ; en clair, nous existons pour ce que nous sommes et pas plus ; nous ne commandons pas nos destins même si nous avons un libre-arbitre, une pensée, etc...

      Et vous le dîtes : "Notre esprit comme conscience nous sont prêtés comme notre existence pour évoluer, grandir, et améliorer ce que dans une existence précédente nous n’ avons pas eu le temps ou le soin d’ accomplir.« 

      Vous me dîtes encore : » Un jour je me demandais comment pourrais-je voir Dieu ?

      Comme réponse j’ ai eu : imagine-toi que Dieu soit un grand arbre et que tous les humains qui le constituent en soient les feuilles, comment voudrais-tu me voir sans t’ en décrocher ?

      Bien sur que le libre arbitre nous est laissé comme quoi rien n’ est écrit par avance et nous pouvons toujours le modifier en bien comme en mal, en ce sens on pourra répondre que oui nous sommes maitres mais surtout responsables de notre destin .

      Je vous laisse en tirer la conclusion...« 

      A mon sens, vous n’avez pas besoin de voir Dieu. Pourquoi ? Pour la simple raison que »Dieu est en vous". Qui vous a créé et a créé votre père, votre mère, votre grand-père et tous ceux qui ont précédé ? N’est-ce pas Dieu ? Et peut-on voir Dieu qui nous a créé ? Et dans quel but ? 

      Si on ne peut le voir, c’est parce que c’est ainsi, nous sommes des êtres créés. 

      Un exemple. Vous prenez votre voiture pour aller au travail ou pour aller en voyage. Est-ce que votre voiture peut vous dire pourquoi vous me conduisez ? Non, elle est créée pour être conduite ; et sait-elle qu’après son usage, elle ira à la casse ? Et d’autres voitures la remplaceront et eux aussi iront plus tard, après usage, à la casse.

      Je vous laisse réfléchir.

       


    • Hamed 15 novembre 2025 09:39

      @karibo

      Dans un commentaire que vous avez posté sur un article passé, vous dîtes :

      "Mais comme je vous l’ ai déjà dit nous ne sommes pas nos pensées, même si parfois elles nous mènent par le bout du nez, elles sont comme les nuages dans le ciel les jours de grand vent, il faut juste les laisser passer et ne pas s’ y accrocher, moins encore croire que nous existons grâce ou par elles , c ’est à mon avis une erreur .

      Au plaisir.« 

      C’est à mon avis une erreur que vous commettez. Pourquoi ? Parce que vous êtes trop sur l’incarné, et donc la matière, le corps. Enlevez la pensée et vous n’êtes plus, vous n’existez pas.

      La pensée, c’est tout notre être, notre existence, notre corps vit par la pensée, et pas seulement le cerveau.

      Le cœur comme tous les moyens d’existence sont traversées par la pensée ; la pensée est une essence supra-électrique, supra-électromagnétique ; vous regardez par la pensée ; la rétine de l’œil réagit au vu d’objet terrestre par une essence inconnue qui allie toutes les ondes de quelques fréquences qui soient.

      Sauf que l’humain que l’on soit ne lui est donné que quelques fréquences pour exister. Notre corps, le globe terrestre est constitué d’atomes et sont, pour exister, tous reliés par ces forces infra-nucléaires.

      Nous sommes en fait des ondes ; évidemment, nous n’en sommes pas conscient. Et pourquoi nos existences prennent fin ? C’est simple, nous sommes comme une batterie après s’être chargée par la pensée et le milieu humano-terrestre commence à se décharger et la carcasse passe à la casse, en fait elle se désagrège, elle revient à sa structure initiale, i.e. la matière terrestre.

      Et toujours avec le principe la conservation de la matière, tout se transforme, rien ne se créé, rien ne se perd.

      Sur IA : »
       

      Le principe de
      conservation de la matière, célèbrement résumé par la phrase « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », a été formulé par Antoine Lavoisier. Il stipule que lors d’une réaction chimique, la quantité totale de matière reste constante : les atomes ne sont ni créés ni détruits, ils sont simplement réarrangés pour former de nouvelles molécules. Par conséquent, la masse totale des réactifs est toujours égale à la masse totale des produits. « 

      J’espère que vous vous comprenez qui vous êtes sur terre, nonobstant ce que vous avez fait dans votre vie ; parce que ce que vous avez fait, vous deviez puisque »tracé par votre pensée« . Vous croyez seulement que c’est vous, et c’est là le paradoxe : »Vous êtes et vous n’êtes pas.

      Et considérez vous être une feuille accrochée sur un arbre ; une métaphore qui vous a été servi par l’« Essence ». Enfin, tant que vous êtes accroché, vivez et lorsque vous ne l’êtes plus ; vous vaquerez dans les nuages qui constituent le monde. Mais vous resterez toujours « vous », sauf dans une autre sphère d’existence.

      J’espère que vous pouvez vous comprendre.

       


    • karibo karibo 15 novembre 2025 14:37

      @Hamed
      Merci pour vos réponses quand je vous disais que je vous laissais y réfléchir ( concernant Dieu) vous venez d’ en donner la réponse, ennuyeuse effet il est en nous et on ne peut donc le voir qu’ au travers de ses réalisations ( entre autres) et que si cela était possible, c ’est qu’ il y aurait une dualité, lui et moi ce qui est impossible de plus il faudrait se détacher de l’ arbre et en ce sens ne plus en faire partie, si ce n’ est mort .
      Voilà ce que je sous entendais et qui n’ engage que moi naturellement, je ne force ni invite personne à me donner raison ou tors ?
      Par contre si cela parle à certains ce sera toujours ça de constructif .
      Oui nous ne sommes que des ondes qui vibrons à une certaine fréquence et quand cette fréquence se dérègle, tout part en « vrille » ...
      je pense également à l’ immortalité de l’ ame qui est indépendante du corps, immatérielle et que l’ esprit comme la pensée, ne sont que des moyens tel un volant ou guidon qui nous permet de diriger notre véhicule et qu’ à la mort ces derniers s’ éteignent ou du moins sont différents de la période incarnée voir minorés ?
      Je vous dis ça car je crois que lors du passage devant. « St Pierre » la conscience est encore active et en mesure de voir non seulement ce qui été réalisé, mais également et particulièrement ce qui ne l’ a pas été, ensuite (la concernant) je n’ en sais rien ?


    • Hamed 15 novembre 2025 20:38

      @karibo

      Merci pour la compréhension mutuelle. 


  • SilentArrow 14 novembre 2025 17:00

    @Hamed

     

    Quand quelqu’un parle d’un village de 500 âmes, j’ai toujours envie d’ajouter « en comptant une âme par tête de pipe ».


    • Hamed 14 novembre 2025 19:20

      @SilentArrow

      C’est votre choix de compter une âme par tête de pipe. J’apprécie l’humour. Merci SilentArrow


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