vendredi 7 août - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

L’illusion du colosse : comment la Russie a déjà scellé sa propre défaite en Ukraine

Les empires ne s'écroulent pas dans le fracas d'un après-midi. Ils s'éteignent à petit feu, étouffés sous la couche épaisse et asphyxiante de leurs propres mensonges. Tandis que les valets du Kremlin s'égosillent sur les réseaux pour fêter la prise d'un mètre carré de boue dans le Donbass, l'Histoire, elle, a tranché. En cherchant à plier l'Ukraine, Vladimir Poutine a réveillé l'OTAN, livré son économie sur un plateau à Pékin et sacrifié l'avenir de toute une jeunesse. Le naufrage est total. Et il est irréversible.

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Le piège diplomatique : la résurrection de l'OTAN et la citadelle ukrainienne

23 février 2022. Vingt-trois heures. Dans les couloirs dorés du Kremlin, le silence est presque oppressant. Les officiers réajustent leurs vestes sous les regards peints des anciens tsars. Le maître des lieux, grisé par vingt ans d'impunité et intoxiqué par ses propres fantasmes, pensait plier l'affaire en un tour de main. L'idée était simple, presque arrogante : balayer Kiev en quarante-huit heures, faire plier l'Occident et forcer l'Alliance atlantique à refluer sur ses positions de 1997. Une illusion grotesque que le réel est venu pulvériser dès les premières lueurs de l'aube.

 

 

Nul n'a oublié la riposte cinglante de Volodymyr Zelensky lorsque Washington, pris de panique, lui proposait un avion pour fuir la capitale :

"Le combat est ici. J'ai besoin de munitions, pas d'un taxi."

 

Aucune description de photo disponible.

 

Il a suffi de ces quelques mots pour secouer un monde occidental que Moscou croyait amolli et résigné. Regardez le tableau aujourd'hui. C'est un désastre géopolitique sans précédent pour la Russie. À Helsinki comme à Stockholm, on a remisé des décennies de neutralité au placard pour signer l'adhésion à l'OTAN. La mer Baltique ? Devenue un lac quasi privé pour l'Alliance. Et la frontière directe avec le bloc atlantique vient de s'allonger d'un coup de 1 300 kilomètres. Quant à l'Ukraine, elle ne s'est pas soumise. Elle est devenue une forteresse surarmée, abritant l'armée de terre la plus rompue au combat de tout le continent. Un diplomate russe en exil résumait ce désastre d'une formule amère :

"Poutine voulait repousser l'OTAN loin de nos marges. Résultat ? Il vient de l'installer à deux heures de voiture de Saint-Pétersbourg. La plus grande bêtise stratégique de notre histoire."

 

Le grand bradage : le mirage des roubles et la soumission au géant chinois

Juin 2026. Forum économique de Saint-Pétersbourg. L'orchestre joue bien, mais la fête sonne creux. Le temps des grandes manœuvres gazières et du champagne sabré avec les capitaines d'industrie allemands sur les bords de la Neva appartient à un passé révolu. En fermant brusquement le robinet à son meilleur client historique pour tenter un chantage bancal, le Kremlin s'est tiré une balle dans le pied. Une balle definitive. Dans les immensités glacées de Sibérie, le spectacle des torchères qui brûlent en pure perte le gaz inutilisé a quelque chose d'absurde et de tragique. C'est l'image même d'un gâchis industriel orchestré par un seul homme.

 

File:Vladimir Putin and Xi Jinping-20260520.jpg

 

Pour maintenir son effort de guerre et continuer à couler de l'acier pour ses obus, Poutine n'a eu d'autre choix que d'aller faire la manche à Pékin. Résultat ? À Vladivostok comme dans les administrations moscovites, les enseignes chinoises ont pris la place de l'Occident. Celui qui se rêvait en "restaurateur de l'Empire" a bradé la souveraineté financière de son pays. Dans un reportage marquant du journal Le Monde, Sergueï, patron d'une boîte de logistique à Novossibirsk, racontait cette dépendance cuisante :

"On ne négocie plus rien. Les Chinois arrivent, ils imposent le yuan, achètent notre pétrole avec des remises indécentes et nous recrachent leurs bagnoles bas de gamme au prix fort. À la télé, Poutine nous vend de la souveraineté. Mais dans les faits, il a transformé la Russie en arrière-cour minière de Pékin."

 

L'humiliation militaire : le cimetière des blindés et la déroute de la flotte

Souvenez-vous de ces colonnes interminables de blindés russes bloquées sur 60 kilomètres au nord de Kiev en mars 2022. La boue, les pannes d'essence, les pneus crevés. C'était censé être une démonstration de force ; ce fut le début du ridicule, miné par la corruption des états-majors et la terreur d'annoncer les mauvaises nouvelles au chef. Deux ans et demi plus tard, la réputation de la "deuxième armée du monde" s'est volatilisée sous le feu des drones dans les champs de mines du Donbass. À Avdiivka ou Pokrovsk, les généraux envoient des vagues d'assaut composées de conscrits terrifiés et de taulards ramassés dans les pénitenciers. Un officier ukrainien de la 47e brigade décrivait ce carnage absurde dans le Washington Post :

"Ils s'avancent à pied, par paquets de dix, sans aucun soutien de blindés. Nos drones les fauchent avant même qu'ils n'arrivent. On se croirait revenu aux pires heures de 1914. Les mecs savent qu'ils vont au casse-pipe, mais s'ils font demi-tour, les unités de barrage du Kremlin les descendent."

 

 

Mais le pire affront pour le maître du Kremlin s'est joué en mer. Comment une nation dépourvue de flotte de guerre traditionnelle a-t-elle pu ridiculiser la puissante marine de la mer Noire ? La réponse tient en deux missiles Neptune. Dans la nuit du 13 au 14 avril 2022, le navire amiral Moskva coulait par fond. Les radios enregistrées ce soir-là laissaient entendre la panique à bord : "Le Moskva est touché ! Deux impacts sous la flottaison ! Le bâtiment gîte, on perd le contrôle !" Contraints d'abandonner le port historique de Sébastopol pour se réfugier à Novorossiysk, les bâtiments russes ont vidé les lieux. Perdre la bataille navale face à un pays sans navires : voilà l'exploit d'un homme qui se prenait pour Pierre le Grand.

 

 

Le divorce irréversible : l'acte de naissance de la nation ukrainienne

Il y a chez Poutine une idée fixe, presque maladive : Russes et Ukrainiens ne formeraient qu'un seul et même peuple. Pourtant, en faisant pilonner jour et nuit Kharkiv, Odessa ou Zaporijjia — des cités historiquement russophones —, c'est lui-même qui a massacré ce mythe. Sous le fracas des bombes guidées et des missiles frappant les centrales électriques ou les immeubles résidentiels, les derniers liens se sont rompus. À jamais.

 

File:Destructions in Kharkiv after Russian attack, 2024-06-22 (01).jpg

 

C'est au fond des stations de métro de Kiev, réaménagées en abris de fortune, que s'est cimentée une conscience nationale inébranlable. Natalia, une prof de Kharkiv âgée de 54 ans qui a toujours vécu en parlant russe, résumait cette rupture nette au micro de Radio France :

"J'ai grandi avec Pouchkine et la mémoire du 9 mai. Aujourd'hui, entendre le moindre mot de russe me donne la nausée. Ce tyran prétendait nous 'libérer' ; il a simplement fabriqué des générations d'Ukrainiens qui haïront Moscou pour le siècle à venir."

L'Ukraine ne s'est pas contentée de résister : elle a rompu brutalement avec le Russkiy Mir. Penser qu'on peut soumettre par la contrainte quarante millions de personnes mues par un tel rejet relève du déni psychiatrique. Poutine a perdu l'Ukraine. Pas pour quelques années, mais pour les siècles à venir.

 

Le piège du temps : la saignée démographique et le grand bond en arrière

Au sommet du bâtiment de la Banque centrale, à Moscou, Elvira Nabioullina repousse ses fiches avec amertume. Derrière la poudre aux yeux d'une "économie de guerre" dopée par les usines d'armement, la machine rouille de l'intérieur. Au cours d'un comité restreint cité par Bloomberg, la patronne de la finance russe tirait la sonnette d'alarme :

"La pénurie de bras atteint un niveau critique. Les usines tournent à vide, les profils qualifiés ont disparu. Fabriquer des obus à la chaîne ne crée pas de la richesse durable."

Pour alimenter la rancœur d'un seul homme, la Russie est en train de brûler ce qu'elle a de plus précieux : ses forces vives. Plus de 800 000 jeunes diplômés, ingénieurs, chercheurs et spécialistes de la tech ont plié bagage dès 2022 pour éviter le hachoir à viande du front. C'est la plus vaste fuite des cerveaux que le pays ait connue depuis 1917. Sur le réseau ferroviaire, les wagons ne charrient plus des blindés T-90 sortis d'usine, mais de vieux T-62 poussiéreux extraits des stocks des années soixante. En sacrifiant son éducation, sa médecine et sa jeunesse, Poutine a troqué le développement de son pays contre un bannissement international.

 

Des déserteurs russes appellent leurs anciens frères d'armes à fuir l'armée

 

Le verdict de l'Histoire : des ruines pour solde de tout compte

Une défaite géopolitique ne se lit pas sur le tracé mouvant d'une tranchée noyée dans la boue du Donbass. Elle s'évalue à l'écart colossal entre les promesses de départ et l'atterrissage brutal dans la réalité. La tragédie des autocrates a toujours été la même : confondre le piétinement d'un territoire avec une victoire stratégique, sans voir que la maison s'effondre derrière eux.

Poutine voulait ébranler l'Occident, couper l'Europe en deux, vassaliser Kiev et régner sur un monde repensé. Il se retrouve à la tête d'une Russie isolée des grandes technologies, dépendante des caprices de Pékin, bordée par une Alliance atlantique au plus fort de sa forme et tenue en échec par un peuple ukrainien debout. L'Ukraine a déjà gagné l'essentiel : la confirmation absolue de son existence et de son indépendance. Quant au maître du Kremlin, il aura vendu l'avenir de la Russie contre une poignée de ruines calcinées. L'Histoire, elle, a déjà tranché et son verdict et sans appel.

 

Ukraine's independence is one of the existential threats to Russia -  opinion - Freedom

 

Bibliographie & références

  • L'adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN : Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), « Elargissement et article 10 : Évolution des frontières directes avec la Fédération de Russie », communiqués officiels du Sommet de Vilnius (2023) et de Washington (2024).
  • Témoignage sur la dépendance économique sino-russe : Le Monde, enquête terrain sur les flux logistiques et les échanges en yuans dans la région de Novossibirsk et l'Est sibérien (2024-2025).
  • Rapports sur l'état des forces blindées et tactiques d'assaut : The Washington Post, reportages de terrain auprès de la 47e brigade mécanisée ukrainienne et analyses de l'Institute for the Study of War (ISW) sur l'utilisation des troupes de barrage et la dégradation du matériel blindé (2023-2025).
  • Destruction du Moskva et retrait de la flotte de la mer Noire : Ministère de la Défense du Royaume-Uni (Defence Intelligence Update), « Black Sea Fleet Operational Relocation to Novorossiysk », et interceptions radio de la nuit du 13 au 14 avril 2022.
  • Alerte de la Banque centrale russe sur le marché du travail : Agency Bloomberg, compte-rendu des interventions d'Elvira Nabioullina devant la Banque centrale de Russie concernant les pénuries structurelles de main-d'œuvre et l'impact de la fuite des cerveaux (2023-2025).
  • Données démographiques sur l'émigration russe : Institut d'économie politique d'Helsinki (BOFIT) et Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), « Évaluation des flux migratoires de la jeunesse qualifiée et des ingénieurs russes depuis février 2022 ».


66 réactions


  • Gégène Gégène 7 août 10:51

    Le colosse russe se contente d’imiter l’OTAN, c’est pour cela qu’on dira que le colosse copie.

    (Pas taper, je sors)


  • ORIC ORIC 7 août 11:49

    Hum à vue de nez, ça c’est un compte d’ingérence OTANO UKRAINIEN

     smiley

    Ah cette OUkraine le pays le + corrompu du monde (trafic d’armes, d’enfants, de prostituées, de drogues, labos clandestins, j’en passe et des meilleures ...)

    suis passé faire un tour à Monaco et vu tous ces milliardaires ukrosses avec leurs splendides bagnoles (y en a même avec des super yachts tout ça payé par les européens)

    LA VIE EST BELLE smiley


    • @ORIC,

      L’accusation d’« ingérence » dès qu’un constat dérange, c’est un peu le réflexe paresseux.

      Puisque vous abordez le sujet de la corruption, autant poser des chiffres plutôt que des clichés de comptoir. Au dernier classement de Transparency International, la Russie pointe à la 141e place sur 180. L’Ukraine est 104e. On est très loin de l’ange d’un côté et du démon de l’autre, mais s’il faut chercher le champion du détournement de fonds et de l’enrichissement personnel, le Kremlin bat tous les records.

      Sur les prétendus « labos clandestins » et autres histoires de trafic d’enfants, on est en plein dans le roman-photo de la propagande de guerre. Quant à votre détour par les pontons de Monaco, jetez donc un œil à la liste des propriétaires des yachts saisis depuis deux ans : ce ne sont pas des oligarques ukrainiens, mais bien les plus grands fortunes de Moscou, enrichies sur la rente du gaz et du pétrole pendant que le Russe moyen tire le diable par la queue.

      L’article repose sur des bilans documentés et des faits géopolitiques. Répéter des slogans en boucle n’a jamais tenu lieu d’argumentation.


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 7 août 15:45

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Hi

      « les pontons de Monaco »...

      J’en suis un fier autochtone et l’explosion des plaques ukrainiennes sur la Côte d’Azur est juste un constat. Et, inutile de le préciser, ce ne sont pas des Clio mais plutôt des limousines noires à liseré rouge -ou or-, de préférence teutonnes, à quelques Daimler près.

      Ceci écrit, je dois avouer, et ça vous fera plaisir, que le commerce de la plaque ukrainienne se porte bien dans la région, notamment en principauté, vu qu’une blanchisserie en appelle une autre et qu’entre blanchisseurs on ne s’embarrasse pas des sujets du commun, càd les votres et aujourd’hui le mien (pour l’occasion il est vrai, mais il faut bien se faire comprendre). Qu’il s’agisse d’oligarques, la belle affaire, chaque pays a les siens, la seule différence entre ces deux-là est qu’à Moscou ils sont tenus par le pouvoir, et qu’à Kiev, il le tiennent, ce qui est un élément prépondérant dans la compréhension plus générale du propos, mais bon, arrêtons-nous là et bonne après-midi. (Pardon de l’aparté).


    • @Emmanuel Aguéra,

      Le fameux « car spotting » sur la Croisette et le Rocher comme méthode d’analyse géopolitique... C’est fascinant, mais cela nous éloigne légèrement de notre sujet.

      Passons sur cet intermède automobile monégasque : au-delà de vos observations de parking et de vos considérations sur le luxe germanique, avez-vous le moindre élément factuel ou le début d’un argument stratégique qui se rapporte directement au contenu de l’article ?

      Parce qu’à vous lire, tout votre propos repose sur une opposition bien commode entre « oligarques d’un côté » et « oligarques de l’autre ». C’est une pirouette classique pour éviter de répondre sur le fond. L’article traite de l’élargissement historique de l’OTAN à 1 300 kilomètres de frontières supplémentaires, du basculement économique de la Russie sous la coupe de Pékin, de l’épuisement démographique du pays et de la déroute de sa flotte en mer Noire.

      Alors, on peut certes disserter longuement sur la couleur des limousines garées à Monaco pour faire diversion. Mais sur le bilan géopolitique et l’impasse stratégique dans laquelle le Kremlin s’est lui-même enfermé, le silence reste, lui, absolument retentissant. Bonne fin d’après-midi à vous également.


    • jjwaDal jjwaDal 7 août 20:22

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Prétendus labos clandestins ? En commission parlementaire Victoria Nuland a dit sa grande préoccupation que les russes puissent mettre la main dessus avant que les recherches qui y sont effectuées soient évacuées (peur de se faire piquer un vaccin contre la grippe ou la connerie humaine on imagine...) Se souvenir que deux ans plus tôt des recherches très dangereuses étaient effectuées en Chine à Wuhan et la CIA ayant de multiples bases en Ukraine et un passé tout sauf glorieux (MK Ultra par ex) on peut imaginer que ces labos ne cherchaient pas un remède contre « des maladies dangereuses », dans un pays peu équipé en laboratoire P3. J’imagine sans peine que vous avez une autre vision des choses.


    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 8 août 12:47

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Dont acte. Excusez-moi d’avoir développé le sujet dont vous parliez. Vous m’apprenez le terme de « car spoting » qui est une activité courante là où je vis. C’est vrai que nous croisons plus de Lamborghini qu’à Hénin-Beaumont par exemple, mais c’est aussi une région où des gamins qui vivent à 10km de la mer ne l’ont jamais vue, juste pour recadrer la toile de fond.

      Pour le reste, le contenu de l’article, comme vous dites, j’y vois un inventaire au sujet duquel votre niveau de certitudes n’a d’égal que celui de mes doutes, et je me garderai bien par conséquent de chercher à les ébranler, ce dont je ne me sens pas capable et donc nous y perdrions beaucoup de temps et d’énergie.

      Je souhaite pour vous que l’effondrement de la Russie s’avère aussi concret que vous le décrivez, en ce qui me concerne, je me répète, victime du doute, je cherche encore à comprendre la situation (décrite évidemment à l’inverse par le camp russe) et à tenter d’y trouver l’issue même si vous nous la décrivez avec foi comme acquise. Mais en bon agnostique, je n’ai pas cette foi et cherche au delà de vos certitudes la levée de mes doutes. L’observation journalière du front sur livemap n’aide pas cette levée.

      On en revient toujours au même point finalement ; l’important n’est pas de convaincre se sa propre sincérité, mais de considérer comme possible celle de votre adversaire, je vous l’ai déjà écrit autrement, mais, soit-dit en passant, vous n’avez jamais commenté.

      Bon Weekend à vous, il va faire chaud, ça au moins c’est sûr.


  • mursili mursili 7 août 12:19

    Vous faites de belles phrases, vous êtes très grandiloquent mais vous prenez en partie vos désirs pour des réalités. Il est possible en effet que la Russie ne sorte pas victorieuse de ce conflit, mais que dire de l’Ukraine, de ses pertes territoriales et de son effondrement démographique ? Vous auriez dû évoquer dans votre tableau d’ensemble, la dégradation de la situation économique de l’Europe et les problèmes politiques internes aux USA, aggravés par un président aussi sénile que le précédent et encore plus incompétent qui a engagé son pays dans une guerre désastreuse contre l’Iran. De même vous auriez pu évoquer l’épuisement des stocks de munitions américaines, l’inefficacité des armements US face aux missiles russes et l’incapacité des pays de l’OTAN à mener durablement une guerre contre la Russie. Les malheureux Ukrainiens servent uniquement de chair à canon. Autrement dit, si la Russie est mal en point, le camp occidental ne va pas mieux.

    Alors, qui est gagnant dans la guerre en Ukraine ? La journaliste indienne Palki Sharma nous disait il y a trois ans que c’étaient les grandes firmes pétrolières américaines. Avait-elle raison, est-ce encore vrai aujourd’hui ? Je n’en sais rien. Je laisse répondre ceux qui ont des lumières sur ce sujet.

    https://www.youtube.com/shorts/f38Q8DEgcv4?feature=share


    • @mursili,

      Merci pour ces remarques. Vous soulevez des points réels, et il est évident que la facture payée par l’Ukraine est effroyable : saignés démographiquement, amputés d’une partie de leur territoire et dépendants de l’aide extérieure, les Ukrainiens paient un prix monstrueux. Tout comme personne ne peut nier les secousses économiques subies par l’Europe ou les tensions internes aux États-Unis.

      Mais l’objet de mon article n’était pas de peindre un Occident triomphant ou d’ignorer ces dégâts. L’angle d’analyse portait sur le bilan stratégique propre au Kremlin. Quand un État se lance dans une guerre d’une telle ampleur avec pour buts affichés de repousser l’OTAN, d’assujettir son voisin et de garantir son indépendance face aux grands blocs, pour finir avec des centaines de kilomètres de frontières en plus avec l’Alliance atlantique et une économie pieds et poings liés face à Pékin, le constat est implacable. C’est un échec sur toute la ligne par rapport aux objectifs de départ.

      Concernant la vidéo de Palki Sharma que vous citez, le constat est difficile à contester : les majors pétrolières américaines ont encaissé des profits colossaux en comblant le vide laissé par le gaz et le pétrole russes sur le marché européen. Dans ce genre de crise, le secteur de l’énergie tire toujours son épingle du jeu.

      Dans un conflit mondialisé comme celui-ci, il n’y a pas de gagnant vertueux. Mais pointer l’épuisement de l’Ukraine ou les faiblesses occidentales n’efface en rien l’impasse géopolitique et le piège démographique dans lesquels Poutine a précipité son propre pays.


    • Fergus Fergus 7 août 15:47

      Bonjour, mursili

      Non, c’est vous qui « prenez vos désirs pour des réalités ». Vous qui, comme d’autres sur ce site, clamiez il y a 4 ans (! !!) que la Russie n’allait faire qu’une bouchée de l’Ukraine. On a vu le résultat : de terribles pertes en matériel et en hommes, et une ligne de conquête complètement figée depuis des mois, à des années lumière des objectifs poursuivis par un Poutine persuadé qu’il allait remporter la victoire en quelques jours. Pathétique !


    • @Fergus,

      Merci pour cette remise en perspective très juste.

      C’est en effet le grand paradoxe de ce conflit : ceux qui nous annonçaient une victoire éclair de Moscou en février 2022 continuent, quatre ans plus tard, à adapter leur discours au fur et à mesure des désillusions.

      Comme vous le pointez très bien, confondre le piétinement sanglant d’un front quasiment figé avec un succès stratégique relève du déni. La réalité du terrain et le bilan des objectifs initiaux de Poutine parlent d’eux-mêmes.

      Ravi de voir que nous partageons la même rigueur d’analyse face à ces contresens historiques.


    • mursili mursili 7 août 20:25

      @Fergus

      Bonjour, Fergus

      Oui, c’est vrai, je ne peux pas le nier. Cela m’apprendra à faire des prédictions hasardeuses par excès de naïveté, d’arrogance et de superficialité.

      Cependant, rappeler toutes les étapes de ce conflit est un exercice fastidieux. Nous sommes dans une véritable guerre idéologique dans laquelle le même événement peut faire l’objet d’interprétations diamétralement opposés et la discussion peut dégénérer en torrents d’invectives.

      Nous aurons certainement d’autres occasions d’en discuter. Aujourd’hui, je me bornerai à rappeler les objectifs exposés par Poutine le 24 février 2022 pour son « Opération militaire spéciale » :

      - La protection des populations du Donbass
      - La démilitarisation de l’Ukraine
      - La dénazification de l’Ukraine
      - La garantie d’un statut de neutralité pour l’Ukraine

      Où en sommes-nous aujourd’hui ? Stepan Bandera est-il toujours un héros national en Ukraine ? Où en est la « busification » et l’enthousiasme de de la jeunesse ukrainienne à aller se faire tuer pour Zelenski ? l’Ukraine récupérera-t-elle la Crimée et les 4 oblasts annexés par la Russie ? Accueillera-t-elle des bases de l’OTAN sur son territoire ?

      Pour moi, un moment important a été la visite de Boris Johnson à Kiev en avril 2022 pour dissuader Zelenski de négocier avec Poutine et dans laquelle on a pu voir la détermination des dirigeants occidentaux à prendre les affaires en main et à se servir des Ukrainiens pour faire la guerre à la Russie. C’était déjà un signe de déraison qui nous mène quatre ans plus tard au seuil d’un conflit nucléaire. On ne peut que se réjouir d’avoir d’aussi bons dirigeants...


  • Tolzan Tolzan 7 août 12:43

    Attention Giuseppe : Qui peut encore croire que vous produisez tout seul un article par jour, considérant l’effort colossal que cela représente pour écrire, formater le texte, trouver des images, les intégrer….

    impossible.

    Un article, une fois, OK, mais surement pas à cette fréquence. Et le meilleur, c’est peut-être que vous accusez Patrice Bravo d’être un espion russe… (https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-mannequin-et-l-espion-autopsie-271035) alors que, votre production égale la sienne en volume, et que votre partialité n’a strictement rien à lui envier. Aussi, votre image de l’historien, seul chez lui… qui nous livre son analyse quotidienne…. bof, bof, bof

    Enfin je voudrais attirer votre attention sur les notations de vos articles par les lecteurs, typiquement entre 1.47/5 et 1.77/5 :
    - 7 août, 1.67/5 (sur 6 votes) pour « L’illusion du colosse : comment la Russie a déjà scellé sa propre défaite en Ukraine ».
    - 5 août, 1,77/5 (sur 26 votes) pour « Le mannequin et l’espion : autopsie d’un compte d’ingérence russe démasqué ; notation ».
    - 4 août, 1.67/5 (sur 36 votes) pour « De la propagande au complotisme : petit précis d’aveuglement volontaire ».
    - 3 août, 1.47/5 (sur 34 votes) pour « Expulsion de Xenia Fedorova : la France ferme le robinet à venin du Kremlin »

    Comment interprétez-vous ces résultats ?


    • @Tolzan,

      Accuser de « travail d’équipe » ou d’automatisation quelqu’un qui écrit quotidiennement, c’est surtout méconnaître le rythme de la presse et de la rédaction engagée.

      Voilà plus de quinze ans que je publie et intervienne régulièrement dans l’espace médiatique. Chroniqueur associé au Nouvel Obs — notamment lors des débats sur le mariage pour tous —, invité régulier sur les plateaux de télévision à la même époque, à l’initiative de la campagne pour le boycott des Maldives en 2014, ou encore co-animateur d’une émission de radio hebdomadaire... Mon parcours est public, signé et s’inscrit dans la durée. Écrire vite, structurer sa pensée et tenir un rythme de publication soutenu, c’est simplement le produit de deux décennies de métier et d’exercice quotidien, n’en déplaise à ceux qu’une telle discipline dépasse.

      Quant à votre inventaire des notes d’articles, il me fait doucement sourire. Vous me citez 6, 26 ou 36 votes négatifs... face à des centaines ou des milliers de lecteurs qui parcourent ces textes quotidiennement. Je ne prête absolument aucune attention aux évaluations d’une poignée de détracteurs aigris qui organisent leur petit lynchage en bande organisée dans les espaces de notation.

      En réalité, sur des sujets aussi brûlants que les réseaux d’influence du Kremlin, plus la note s’approche du « 1 étoile », plus j’ai la certitude d’avoir visé juste et d’avoir appuyé exactement là où ça fait mal.


    • Tolzan Tolzan 7 août 19:01

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous avez écrit : « En réalité, sur des sujets aussi brûlants que les réseaux d’influence du Kremlin, plus la note s’approche du « 1 étoile », plus j’ai la certitude d’avoir visé juste et d’avoir appuyé exactement là où ça fait mal. »

      Il est clair qu’avec ce genre de raisonnement, vous ne risquez pas de remettre vos analyses en question. Vous avez même le sentiment d’une sorte de complot ourdi contre vous puisque les appréciations négatives proviendraient d’une poignée de détracteurs aigris qui organisent leur petit lynchage en bande organisée dans les espaces de notation.

      C’est pathétique !

      En conclusion, je voudrais surtout souligner (là est peut-être le plus important) que vous êtes exactement dans le contraire de l’approche scientifique d’évaluation des publications (monde que je connais bien), où c’est le retour de la communauté qui compte et où l’on considère qu’un travail est d’autant plus intéressant qu’il est cité souvent en référence.


    • DACH 7 août 20:54

      @Tolzan

      =A quand votre démonstration ?


    • @Tolzan,

      Comparer le système de notation en étoiles d’un blog ou d’un site participatif au « peer-reviewing » académique et à l’évaluation scientifique... Il fallait oser.

      Si un raid de clics négatifs orchestré sous anonymat valait revue par des pairs, la recherche mondiale serait une vaste plaisanterie. Mes articles sont lus par des centaines ou des milliers de personnes quotidiennement, cités, débattus et appuyés sur des faits vérifiables.

      Rassurez-vous, le jour où des trolls anonymes tiendront lieu de comité de lecture scientifique, le monde aura de bien plus grands soucis que mes analyses.


  • Fergus Fergus 7 août 15:41

    Bonjour, Giuseppe

    « Vladimir Poutine a réveillé l’OTAN, livré son économie sur un plateau à Pékin et sacrifié l’avenir de toute une jeunesse. Le naufrage est total. Et il est irréversible. »

    Je partage votre opinion. L’Ukraine n’a pas la moindre chance de gagner cette guerre impérialiste de son voisin. Mais la Russie non plus qui n’atteindra pas ses objectifs, et notamment la mise en place à Kiev d’un régime vassal, à la botte de Moscou. Sur ce plan, l’échec est total et cinglant. Et ce ne sont pas les gains territoriaux de territoires dévastés du Donbass qui compensera l’humiliation.


    • Bonjour @Fergus,

      Merci pour votre commentaire !

      Vous résumez parfaitement le cœur du problème. La tragédie de cette guerre réside précisément dans ce double constat : l’Ukraine subit des destructions et un coût humain dramatiques, mais la Russie s’est enfermée dans une impasse stratégique absolue.

      Comme vous le soulignez très justement, grignoter quelques kilomètres de ruines dans le Donbass au prix d’une saignée démographique et d’un isolement international ne constituera jamais une victoire. L’objectif initial du Kremlin — soumettre l’Ukraine et en faire un vassal — est définitivement manqué.

      C’est toujours un plaisir d’échanger avec vous et de lire vos analyses éclairées sur ces sujets complexes.


    • Francis Francis 7 août 16:34

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      l’Ukraine subit des destructions et un coût humain dramatiques, mais la Russie s’est enfermée dans une impasse stratégique absolue.

      Non, l’Otan a tout fait pour pousser la Russie dans ses derniers retranchements en ignorant que la Russie, la vraie, ne se rendrait jamais. Nuance.

      Cette stratégie de l’Otan est criminelle.


    • @Francis,

      C’est fascinant cette manie de défausser le Kremlin de toute responsabilité, comme si Moscou n’était qu’un automate sans volonté propre, incapable d’anticiper les conséquences de ses propres actes.

      Penser qu’un État surarmé et doté du feu nucléaire a été « forcé » d’envahir son voisin est déjà une contorsion logique remarquable. Mais admettons un instant cette thèse. Si le but ultime était de stopper l’OTAN, le génie stratégique du Kremlin force le respect : la Finlande et la Suède ont rejoint l’Alliance, la Baltique est devenue un lac atlantique, et la Russie s’est collé 1 300 kilomètres de frontière directe en plus avec l’OTAN.

      Si c’était un piège, Moscou a sauté dedans à pieds joints, la tête la première. On peut crier au crime géopolitique autant qu’on veut, le résultat est là : la Russie s’est infligé toute seule exactement ce qu’elle prétendait vouloir éviter. Un chef-d’œuvre.


    • Fergus Fergus 7 août 17:59

      @ Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      « la Russie s’est collé 1 300 kilomètres de frontière directe en plus avec l’OTAN »

      Et de ce fait a mis Saint-Pétersbourg à... 500 km seulement des nouveaux territoires de l’Otan. Belle réussite du stratège du Kremlin ! C’en serait presque risible si cette guerre imbécile n’avait coûté tant de vies dans les deux camps du fait de l’aveuglement de celui qui persiste à se rêver en tsar !


    • Krokodilo Krokodilo 7 août 20:17

      @Fergus

      Certes, mais des pays autrefois neutres se retrouvent cibles numéro un en cas de conflit nucléaire.


    • jjwaDal jjwaDal 7 août 20:41

      @Fergus

      Vous faites un procès d’intention à la Russie, en omettant que si les USA y ont planifié, financé, organisé et réalisé un coup d’Etat, c’était plus pour établir un Etat vassal en Ukraine que pour y instaurer la démocratie comme en Libye, Irak, Syrie, Afghanistan, j’en passe et des meilleurs. Poutine disait plus de six ans avant le coup d’Etat pourquoi l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN était une menace directe pour la Russie et bien sûr jamais les USA n’aurait toléré un équivalent à leurs frontières (les chinois partout au Mexique et formant l’armée mexicaine par ex). Les intentions prêtées à Poutine sont massivement contrefactuelles et ça ne gêne que peu de monde. S’il avait voulu mettre en place un régime vassal en Ukraine il lui fallait une armée de 2 millions d’hommes et après 20 ans au sommet ou proche du sommet de l’Etat russe, il n’a pas le dixième a envoyé en Ukraine ? Vous le croyez stupide à ce point ? Il était logique pour la Russie d’avoir un voisin amical ou neutre, plutôt que faisant partie d’une alliance dont le moteur est un serial warrior en guerre quasi permanente depuis 1945. Le souvenir de la Serbie massacrée par l’OTAN (censé défendre les Etats membres attaqués) a fait réfléchir la direction russe aussi. On a l’impression surréaliste de rentrer dans un épisode digne du Mc Carthysme, où on cherche systématiquement des raisons de ne pas discuter avec la Russie et de préparer les populations à la guerre. Tout le monde a compris quand même que l’Ukraine avait des droits que jamais Cuba, le Mexique, le Canada, ou d’ailleurs tout pays d’Amérique centrale ou du sud n’aura jamais. On ne se fait jamais d’amis en relations internationales avec ce genre d’attitude.


    • DACH 7 août 20:49

      @Francis

      =....Cette stratégie de l’Otan est criminelle.= Demandez donc aux Ukrainiens si la stratégie russe n’est pas criminelle ! Depuis 2007, la Russie de V V Poutine démontre imperturbablement une volonté expansionniste et impérialiste qui ne tient jamais compte du choix des peuples concernés. C’est la première des raisons qui expliquera les défaites russes et sa possible implosion, par la révolte des peuples de Russie.


    • Goldo Du Goldo Du 7 août 22:30

      @Francis

      Ton argumentation infantile est également criminelle en se faisant complice des crimes russonazis.


    • Phil 8 août 08:25

      @Fergus

      Vous radotez, mauvais signe.


    • @Francis

      Tellement ! Il suffis de voir leurs affolements ci dessus devant ce que « tout le monde sait » Y compris Glucksmann et sa main dans le pot de confiotte à l’époque smiley


    • louisfine 8 août 08:28

      faux cul de première !!!!!!!!!!!!


    • louisfine 8 août 08:30

      mais vous vous prenez pour un fin stratège ou quoi, c’est assommant ces types qui sous couvert de proses ont cet ego surdimensionné à la macron. Bah, vous allez parfaitement ensemble.


    • Goldo Du Goldo Du 8 août 10:47

      @louisfine

      Tu es bien méchant avec ce pauvre Ouam.

      Ce n’est pas de sa faute s’il est malade du ciboulot !


    • @Goldo Du

      Encore bourré ou c’est tes psychotropes mal digérés ?

      Un coup de pelle peut être ? le râteau qui traînais ? smiley


    • Fergus Fergus 8 août 11:46

      Bonjour, jjwaDal

      Je crois que votre analyse est erronée sur plusieurs points.

      D’une part, Poutine a bel et bien voulu mettre en place un « état vassal » en Ukraine, d’où sa tentative (catastrophique) de prise de Kiev pour mettre en place un pouvoir fantoche dès le début du conflit.

      D’autre part, il est désormais évident que les Ukrainiens préfèrent une vassalité de type occidental à la vassalité russe.

      J’ajoute que « l’entrée de l’Ukraine dans l’Otan » relevait de la propagande russe. Non que cette possibilité n’ait pas existé, mais un tel changement géostratégique aurait demandé probablement au moins 10 à 20 ans avant d’aboutir. Il n’y avait par conséquent pas la moindre urgence d’action pour les Russes.

      La réalité est clairement que Poutine a une vision impérialiste et saisit tous les prétextes pour assouvir sa soif de domination territoriale. D’une certaine manière il fait penser aux Israéliens partisans du Grand Israël.


    • jjwaDal jjwaDal 8 août 12:24

      @Fergus

      Votre interprétation est discutable pour le moins. Mearsheimer a interprété cela comme une tentative d’affoler la direction ukrainienne pour la pousser à négocier, ce qui a d’ailleurs réussi, avant que les USA n’y mette fin. En territoire hostile, sans la logistique devant traverser tout le pays, avec les forces engagées, la prise de Kiev était une utopie totale dans un pays déjà sur le pied de guerre. Il semble aussi y avoir eu une maladresse des renseignements russe (ou une manœuvre habile des ukrainiens) faisant penser à un soutien local important en cas de main basse sur Zelensky. Poutine ne pouvait ignorer la dichotomie (ouest/est) avec un tropisme de l’ouest orienté vers l’U.E et n’a jamais tenu des propos impérialistes. Il avait d’ailleurs indiqué avant la guerre n’avoir aucun problème avec la souveraineté de l’Ukraine. Deux choses l’ont poussé à intervenir, d’abord le refus manifeste des occidentaux et de l’Ukraine de faire appliquer les accords de Minsk II (admis ensuite par Merkel, Hollande et Poroshenko) et ensuite la volonté de Kiev d’en finir militairement avec les insurgés, confirmé par le renseignement russe, les observateurs de l’OSCE et Jacques Baud. L’armée russe est intervenue en urgence dans un pur bricolage qui a tourné mal dans les premiers jours. Poutine aurait pu opter pour un tapis de bombe à l’américaine pour parvenir aux fins que vous lui supposez, ce qu’il n’a pas fait. Quand il lance 300 missiles et qu’on compte 20 décès (aux dires des ukrainiens) on est loin des pratiques américaines et sionistes. Je pense qu’il sait ce qu’il fait. L’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN (peu importe l’échéance) serait perçue par la Russie comme un camouflet sinon une déclaration d’hostilité avait confié Merkel après le sommet de Bucarest de 2008. Tout le monde a espéré que Poutine accepterait ça en plus du parjure massif de la parole donnée à Gorbatchev et a fait un mauvais calcul. On sait (conversation entre Sullivan et Sachs) qu’il n’y avait pas la volonté d’intégrer l’Ukraine dans l’OTAN mais qu’il était hors de question de le dire officiellement. Ils ont taquiné l’ours russe avec un bâton « pour voir » et ont vu. Je ne nie pas la responsabilité russe mais je comprends leur position quand aucun dirigeant européen ne veut l’entendre.


    • Goldo Du Goldo Du 8 août 16:04

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      Tu crois que c’est qui t’arrive ?

      OO

      Moi, j’ai toujours plutôt pensé que tu étais victime d’alcoolisme fœtal !


  • Krokodilo Krokodilo 7 août 18:44

    Nul besoin d’un régime vassal : je suis sûr que la Russie se satisferait d’élections libres dans une Ukraine neutre qui accepterait une faible militarisation - à savoir pas de troupes de pays de l’Otan, et limitation quantitative et qualitative du militaire - à négocier. Encore faudrait-il que le s va-t-en-guerre occidentaux acceptent et signent un tel traité de paix, une nouvelle architecture de sécurité européenne, alors qu’ils n’ont en t^te qu’n gel à la coréenne et un réarmement massif de Kiev, tout bénef pour les USA à qui nous devons acheter tout ce matos.


    • Fergus Fergus 7 août 19:20

      Bonjour, Krokodilo

      « Nul besoin d’un régime vassal »

      Sauf que Poutine avait clairement affiché sa volonté de mettre en place à Kiev un régime à la botte de la Russie avec à sa présidence un fantoche comme Loukachenko.

      « les va-t-en-guerre occidentaux »

      Cocasse et absurde ! Si les occidentaux ont, à plusieurs reprises, usé de la provoca:tion, ce sont bien les Russes qui ont voulu cette guerre impérialiste criminelle !


    • Krokodilo Krokodilo 7 août 20:16

      @Fergus

      Bonjour. Peut-être était-ce l’idée à l’époque de l’invasion, probablement une erreur politique, une sous-estimation de la stabilité du pouvoir à Kiev ou du soutien occidental à Kiev. Je parle de maintenant, d’une issue possible à ce conflit.

      Pour le reste, je trouve votre vision tout aussi absurde et niant nombre d’éléments factuels.


    • DACH 7 août 20:42

      @Krokodilo

      =... je suis sûr que la Russie se satisferait d’élections libres dans une Ukraine neutre qui accepterait une faible militarisation...= Quelle illusion, car si vous ignorez ce que veulent les Ukrainiens, vous n’aurez que la solution russe d’une tentative de génocide. Or les Ukrainiens peuvent faire des actions qui vont désagréger les pouvoirs de Poutine. Et c’est encours.


    • louisfine 8 août 08:33

      n’importe quoi


    • jjwaDal jjwaDal 8 août 10:47

      @Fergus

      Mais la géopolitique n’est pas une discipline pour fillette et si on ne veut pas d’Assad en Syrie (pour la démocratie) on se retrouve avec Al Jolani, on ne veut pas de Khamenei et on se retrouve avec l’IRGC contrôlant de facto l’Iran. Aucun doute que Poutine préférait « un fantoche » dans sa poche plutôt qu’un « fantoche » dans la poche des USA. Vous pensez que Zelensky a fait plus pour le bien de sa population que Loukachenko ? Moi pas … J’ai suivi l’évolution ukrainienne depuis le coup monté du Maïdan et le carnage dans la maison des syndicats à Odessa. J’ai écouté à l’époque l’avertissement musclé de John Mearsheimer (géopolitologue US) qui disait en 2015, que "nous allions détruire l’Ukraine en nous servant de la Russie. Pendant 8 ans, Poutine a refusé la demande des régions est sous le feu ukrainien d’intégration à l’Etat russe. Tout le monde savait que s’il acceptait il tirait un trait sur le rapprochement avec l’Occident qui était le vœu de Gorbatchev et le sien et il ne l’ignorait pas. Si l’Occident a désarmé massivement depuis 1989, c’est que tout le monde savait que la Russie désarmait aussi et avait une armée symbolique ne représentant aucune menace. Il était au somment de l’OTAN en 2008 comme invité et avait mis en garde contre tout élargissement de l’OTAN à l’Ukraine. L’OTAN n’a cessé d’avancer depuis 1990 vers la frontière russe et c’est la Russie qui avait une posture impérialiste ? C’est elle qui a redécoupé les frontières en Europe pour installer un énorme camp militarisé dirigé contre nous dans un Etat nouvellement constitué (Kosovo) ? Comme l’auteur, vous ne daignez pas alimenter les deux colonnes et cela vous rend partisan. On n’est pas dans un match où il faudrait soutenir un camp. Le seul méritant un soutien est celui du retour à la paix et quasiment tout le monde veut en découdre en se foutant des demandes d’un Etat qui a plus de 3000 têtes nucléaires, un outil industriel intact, des missiles hypersoniques, etc.. D’où sort cette pulsion suicidaire ? L’Iran refuse de se coucher et la Russie le ferait ? On parle d’un pays dont les européens ont tué 27 millions de citoyens durant la seconde guerre mondiale et ils ont de la mémoire.


  • REMY Ronald REMY Ronald 7 août 18:48

    Bonjour. J’ai apprécié deux choses dans votre excellent article. Sa qualité littéraire qui a rendu agréable sa lecture. Merci pour ce plaisir descriptif.

    La 2eme chose concerne son contenu. J’ai eu la grande satisfaction d’y trouver presque tout ce que je n’avais pas abordé dans mon humble texte impulsif du 6 Août. Une utile complémentarité dont je vous remercie également.

    Son impact journalistique mérite le transmission vers les sympathisants d’une Ukraine et d’une Russie libres. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à prendre au sérieux ce sujet à l’ordre du jour : Les défaites diplomatiques, économiques et militaires objectives d’un tyran en fin de règne, qui dament une très proche défaite politique terminale.

    Félicitations.


    • Octave Lebel Octave Lebel 8 août 07:40

      @REMY Ronald

      Qui n’en est pas ?

      « les sympathisants d’une Ukraine et d’une Russie libres. »

      A part l’OTAN et les élites dirigeantes européennes qui à travers toutes sortes de contorsions l’ont soutenu et continuent de le faire bien sûr dans la vraie vie de tous les jours en participant plus ou moins ouvertement à la guerre dans le brouillard qui l’accompagne .Tous les peuples et citoyens d’Europe n’attendent que cela parce qu’ils savent que c’est de leur peau et intérêts qu’il s’agit. Ils attendent aussi d’avoir la parole et de se faire respecter et en ont ras-le-bol des éternelles propagandes abêtissantes et méprisantes. Le méchant Poutine et ce fou de Trump brrr.On a envie de dire à ces propagandistes, Walt Disney sort de ce corps, on vous parle de géopolitique et de démocratie pour du vrai.Nous ne sommes pas vos élèves de la section grands de la maternelle.En attendant ce qui marche le mieux c’est l’affaiblisssement général de l’Europe et de la France avec, grâce au bon travail de ces élites.Qui ne sont responsables de rien ce qui les qualifient bien sûr pour nous expliquer ce que nous allons devoir faire à commencer par êtres sages et bien les écouter et nous serrer encore plus la ceinture au nom de l’intérêt général qu’elles représentent.Et gare aux récalcitrants, elles ont toutes sortes d’idées et de lois faciles à améliorer pour les mettre au pas.

      Je reposte donc un texte et je crois que ce ne sera la dernière fois. → « Il me semble que la seule question qui vaille c’est « Quand serons-nous capables de construire un traité de sécurité européen incluant évidement la Russie sans la tutelle des classes dirigeantes américaines ni d’ aucune autre ? » Il me semble aussi que chaque pays européen et ses peuples considérant leur histoire, ont toutes les raisons pour aspirer à cette étape. C’est une révolution ? Oui et comme toutes les révolutions, c’est de nature à bousculer bien des hypocrisies et des intérêts en place et qui bien sûr veulent y rester. Combien de temps encore les peuples accepteront de rester pris en otages dans des démocraties bien imparfaites où ils sont mal informés pour l’essentiel avec peu de capacités pour se faire entendre et respecter ? De ce point de vue, ces derniers temps, la France, concernant la comédie démocratique, joue un rôle de laboratoire. Les sujets de laboratoire que nous sommes vont-ils s’émanciper et prendre les choses en mains ou se résigner à l’alternative que préparent les administrateurs du laboratoire et leurs sponsors de plus en plus nerveux il me semble ? »


    • Bonjour @REMY Ronald,

      Un grand merci à vous pour ce commentaire particulièrement éclairé et chaleureux, qui me touche beaucoup.

      Je dois vous avouer que j’avais eu l’occasion de lire votre article du 6 août lorsqu’il était encore au stade de la modération, et j’en ai grandement apprécié la lecture et la justesse du propos. C’est donc un vrai plaisir de constater cette belle complémentarité entre nos écritures et nos réflexions.

      Vous avez parfaitement résumé le cœur du sujet : au-delà des postures et de la propagande, l’accumulation des impasses stratégiques, militaires et diplomatiques finit toujours par sceller le sort des régimes autoritaires. Voir que ces analyses rencontrent un écho auprès de lecteurs et d’auteurs engagés comme vous est une formidable stimulation.


    • Krokodilo Krokodilo 8 août 14:50

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

       ?? Plus de la moitié de la planète est faite de régimes autoritaires, et bon nombre sont nos partenaires commerciaux, voire des potes de certains de nos politiciens(ennes...)


  • pemile pemile 7 août 19:02

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Le « Navire de guerre, va te faire foutre », le 24 février sur l’île des serpents, fut aussi la marque d’une volonté générale en Ukraine de résister à l’ignominie de cette invasion !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Navire_de_guerre_russe,_va_te_faire_foutre

    La destruction ensuite du Moskva fut aussi le preuve que l’Ukraine ne pardonnera jamais.


    • Fergus Fergus 7 août 23:51

      Bonsoir, pemile

      « l’Ukraine ne pardonnera jamais »

      Et cela se traduit par un sentiment national qui n’existait pas vraiment avant l’invasion russe. Et cela non plus Poutine ne l’avait pas vu venir.


    • John John 8 août 00:23

      Fergus Salut !

      « Et cela se traduit par un sentiment national qui n’existait pas vraiment avant l’invasion russe. Et cela non plus Poutine ne l’avait pas vu venir. »

      Un sentiment national ... Oui il est vrai qu’ils ont réhabilité certaines de leurs vieilles idoles ...

      Je donne pas de Noms ... Faire de la pub pour des monstres ... Hein !


    • Bonjour @pemile,

      Absolument. Cette réplique lancée depuis l’île des Serpents dès les premières heures de l’invasion est immédiatement devenue le symbole d’une nation refusant de plier face à la terreur.

      Au-delà de la formule, entrée dans l’histoire contemporaine, le destin ultérieur du Moskva a apporté une réponse militaire d’une portée symbolique colossale. Couler le navire amiral de la flotte de la mer Noire — celui-là même qui avait exigé la reddition de l’île — a montré au monde entier la détermination et la capacité de riposte des Ukrainiens.

      C’est ce genre d’épisode qui bascule un conflit du simple rapport de forces militaire vers une guerre de libération nationale. Merci pour ce rappel historique particulièrement vibrant !


    • Krokodilo Krokodilo 8 août 14:53

      @Fergus

      Le sentiment national actuel en Ukraine, c’est celui qui prévaut sous toutes les dictatures : éviter de se faire remarquer, cacher ce qu’on pense, et, surtout, éviter la conscription forcée, la « bussification ».


    • Fergus Fergus 8 août 18:16

      @ Krokodilo

      Parler de « dictature » à propos de l’Ukraine en étant en soutien de la Russie, de loin le régime le pire du continent européen en la matière, il fallait oser !


  • juluch juluch 7 août 19:06

    au point de vue militaire c’est un fiasko pour les russes... On est loin de la grande armée rouge poursuivant les allemands en 1945.

    La corruption est passée par la depuis la perestroïka et surtout le pas envie d’y aller.

    La mère patrie ne fait plus recette.

    Au début l ’économie russe a tenue bon....moins à présent surtout quand les résultats ne sont pas là.

    En effet, il y a eu un réveil des nations européennes et une reconstruction rapide de l’Otan.

    Jamais la Russie n’a été aussi menacé.

    Il faut des négociations avant que ça dégénère.


    • louisfine 8 août 08:27

      un pote à Rakoto, ben oui, faut bien lui lécher le fion


    • @louisfine,

      Merci de faire preuve de retenue et de ne pas insulter les lecteurs qui ne partagent pas vos opinions !


    • Bonjour @juluch,

      Merci pour votre fidélité ainsi que pour ce commentaire très juste.

      Vous pointez exactement le cœur du problème : le décalage abyssal entre le mythe de la grande Armée rouge et la réalité du terrain. Des décennies de corruption systémique, une logistique défaillante et, surtout, un manque cruel de motivation chez des combattants qui ne savent même pas pourquoi ils se battent, ont brisé l’illusion. La « Mère Patrie » ne suffit plus à combler le vide stratégique quand le sens de la mission échappe aux hommes.

      Sur le plan économique, le constat est similaire. Les artifices de l’économie de guerre et les revenus pétroliers ont permis de faire illusion un temps, mais l’usure finit toujours par rattraper le réel, surtout quand aucun succès décisif n’est au rendez-vous.

      Quant au bilan géopolitique, il est sans appel : en voulant éloigner l’Alliance atlantique, Moscou a obtenu exactement l’inverse. L’Europe s’est réveillée, l’OTAN s’est consolidée et la Russie s’est isolée comme jamais.

      Souhaitons effet qu’une porte diplomatique permette d’en sortir avant que cette fuite en avant n’entraîne encore plus de dégâts.


    • juluch juluch 8 août 18:28

      @louisfine

      C’est de moi que vous parlez ?


  • Rinbeau Rinbeau 7 août 20:19

    Depuis 1917.. Les Anglo-Saxons et leurs sous merdes dont nous faisons parti.. chantent ridiculement ( sans succès ) à rebours du célèbre refrain du moyen Age.. Popularisé par Jean de Lafontaine.. « Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué »..

     smiley


    • DACH 7 août 20:36

      @Rinbeau

      =Depuis 1917.. Les Anglo-Saxons et leurs sous merdes dont nous faisons parti.. chantent ridiculement ( sans succès ) à rebours du célèbre refrain du moyen Age.. Popularisé par Jean de Lafontaine.. « Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué »..= Et comme l’ours en question est ukrainien, les russes de Poutine vont finir par le comprendre.


  • DACH 7 août 20:34

    ’Bjour G. Rappelons simplement que le territoire de l’Ukraine de 1991 n’appartient pas à la Russie. la première des raisons tient au simple fait que les Ukrainiens de l’est et du sud, comme ceux du nord et de l’ouest ne souhaitent absolument pas devenir russes à la mode poutinienne. Et Poutine n’a aucun talent, ni arguments légaux et légitimes pour convaincre les Ukrainiens de rejoindre la Fédération de Russie, surtout sous le régime corrompu et génocidaire de Poutine. Les prévisions et avertissement du général Ivanoff, publiés en 2022, se confirment. L’implosion de la Fédération de Russie est en cours. Mais ce que veut croire V V Poutine peut mener au pire pour ces 2 pays et l’Europe. Si les russes ne réagissent pas , nous aurons droit à ce que nous pouvons redouter. Encore quelques mots sur l’article précédent.

    Bjour Giuseppe. Ci-joint un point de vue sur ceux qui n’ont rien à dire mais étalent leurs divagations compulsives qui les hantent. Et une pensée pour le journaliste du média Frontières qui s’est fait agressé avec la lâcheté habituelle des militants LFI. Certains intervenants de ce site croient exister en produisant des fontaines de mots souvent d’une débilité brownienne qui ont l’effet comique de pets de cafards. A croire qu’ils vont en être propulsés vers les sommets de la pensée. Ouam et Ettore en font partie dans leurs quêtes de vaccinations contre la bêtise et les hallucinations. Mais ne sont-ils pas aussi en quête d’états de conscience illuminée par le fascisme et l’antisémitisme ? Ils n’osent pas l’avouer faute du courage qui mène à des victoires. Ils endossent avec talent les rôles d’andouilles clonées par un manque de culture intellectuelle. A leur insu, ils sont très utiles aux causes qu’ils essayent de critiquer, sans beaucoup de succès. Ce qui les rend comiques tient au fait qu’ils sont persuadés avoir une existence médiatique importante qui influence.Tant mieux. L’anonymat de leur pseudo leur offre l’impunité d’une existence, sans frontières y compris celles de la connerie. Mais leur identité individuelle est cernée par les services spécialisés. Comme ils n’ont aucun poids dans les débats d’analyses qui éclairent et influencent, leur tranquillité reste pour l’instant assurée. Au fond, ignorer leurs commentaires de mouches du coche est un service à leur rendre, vu le nombre réduit de lecteurs qui prennent la peine de les lire. Dommage pour le site qui perd des chiffres en termes de visites, et de possibles commentateurs de bon sens. Maintenant les acteurs médiatiques du modèle Bravo sont nombreux partout ; et il faut s’efforcer de contrer les opinions qu’ils font passer pour des analyses documentées. Merci à vous Giuseppe d’y participer.


    • Phil 8 août 08:24

      @DACH

      Intéressant, sur le site « La règle du jeu » il y en a quelques uns qui ont la même phraséologie que vous.

      Vous vous y épanchez ?

      Leur expression est en générale insignifiante, mais en filigrane on voit suinter une forme de condescendance, voir de mépris envers l’Autre.

      Ce n’est pas formulé directement (là vous auriez des progrès à faire), mais on voit bien qu’ils ont une forme de narcissisme vis à vis de ce qu’ils croient être « leur » pensée.

      Je vous rassure, je ne vais pas sur ce genre de site pour m’informer. C’est simplement pour prendre connaissance de ce que peut produire comme analyse de situations, quelques cerveaux enfermés dans la certitude que la production de leur mental est le vrai.

      Vous faites partie de cet espèce de cercle, ou c’est simplement hélas pour vous, une simple coïncidence ?


    • DACH 8 août 10:30

      @Phil

      =Bonjour, si nous vous comprenons à peu près, la question qui vous effleure tourne autour de qui sommes-nous ? Notre réponse sera générique. Nous sommes une vingtaine : russes, ukrainiens, européens de l’est, analystes français dans diverses services et médias spécialisés. On vous laisse au plaisir de l’analyse psychologique des cerveaux enfermés dans des certitudes nourries de ce que certains ont envie de croire et de faire croire. Vous semblez respirez sur cette rive là. La notre en est bien loin. D’autant plus que nous avons accès à des sources que vous ne pouvez aborder. Nous n’en faisons pas un privilège, mais un réservoir de matières à analyses, indépendamment de nos préférences. Intervenir sur ce site est marginal, mais pour encourager les intervenants qui sont dans une approche de bon sens, libres de toute idéologie. Notre approche est de témoigner des réalités. Notre prisme : la liberté individuelle et collective des choix qui s’entrechoquent. Vous faites donc partie de cet espèce de cercle enfermé dans vos croyances ?


  • ETTORE ETTORE 7 août 22:42

    Au tribun à trique étriqué

    que de publicité, Dachié, venant d’un minus comme vous !Madre !

    Cela a du vraiment vous faire très mal au séant,

    d’avoir été exposé comme cela, toutes parties à nu, et dans toute votre mièvrerie dégoulinante,

    pour que vous en innondiez à répétition tous les post à Giuseppe. (Voyez Giuseppe, quand je vous disais, que c’est SA façon de faire, à ce crêve la faim, de chercher une faille, pour y haBITer en para-site)

    Dachié, C’est vraiment pas gentil à vous, de prendre Giuseppe, pour votre couche culotte

    Vraiment pas !


  • Phil 8 août 08:01

    Pour changer de style, un point de vue bien documenté et argumenté :

    https://lesakerfrancophone.fr/pleure-plus-et-plus-fort-un-audit-de-laffirmation-la-russie-est-en-train-de-perdre

    Extrait :

    "La Russie ne peut pas perdre par des moyens conventionnels contre la coalition occidentale actuelle. La trajectoire du champ de bataille est russo-positive.

    La comparaison des forces militaires favorise la Russie en termes de capacité de combat déployable. La comparaison économique favorise la Russie dans la durabilité de l’effort de guerre.

    Le facteur chinois rend l’annihilation russe stratégiquement intolérable pour le partenaire multipolaire principal qui a les ressources pour l’empêcher.

    Ce que la Russie peut encore perdre, c’est la position stratégique à moyen terme par rapport au réarmement européen, si la patience russe continue d’absorber l’escalade occidentale plutôt que d’imposer des coûts à la base de la production occidentale.

    C’est l’incertitude honnête de l’analyse. La Russie ne peut pas être anéantie. Mais la Russie peut être progressivement dégradée si elle n’impose pas des coûts, comme le fait l’Iran, qui est l’élément manquant de la posture stratégique russe. La détermination dépend de choix russes qui n’ont pas encore été faits."


  • Léon 8 août 11:41

    Ukrainien ou Russe, chaque mort est un mort de trop. Cessez le feu et négociation, vous avez d’autres solutions ?


    • @Léon,

      Sur le principe humain, difficile d’être en désaccord : chaque vie perdue dans ce conflit est un drame absolu.

      Le problème réside dans ce que recouvrent les mots « cesse-le-feu et négociation ». Si négocier signifie geler les positions actuelles, cela revient à valider l’annexion par la force de territoires souverains et à offrir au Kremlin une pause stratégique pour se réarmer et réattaquer plus tard. L’expérience des accords de Minsk en 2014 et 2015 a amplement prouvé qu’un conflit gelé n’est qu’une trêve temporaire.

      La seule négociation durable et réaliste implique le retrait des troupes d’occupation des territoires illégalement annexés depuis 2014 et le respect des frontières reconnues internationalement. Sans le rétablissement du droit international, un « cesse-le-feu » ne serait pas une promesse de paix, mais simplement la préparation de la guerre suivante.


    • Léon 8 août 16:57

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      On est bien d’accord, il n’y a pas pas d’alternative à la paix et à des négociations dans le cadre des institutions internationales. D’ailleurs c’est ce à quoi s’emploie le chef de la dite plus grande democratie qui soutient Netanyaou, kidnappe les chefs d’Etat qui ne lui conviennent pas, bombarde l’Iran au mépris des règles.


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