L’immunité rhétorique
l’immunité rhétorique : un concept de la décadence
Une arme politique presque invincible
Il existe aujourd’hui en France une arme politique particulièrement efficace et presque impossible à contrer : l’immunité rhétorique.
Ce concept désigne la capacité, pour certains élus ou militants issus de la « diversité », de transformer toute critique de leur action, de leur idéologie ou de leur bilan en une accusation de racisme.
Dès lors, le débat est tué dans l’œuf. La critique devient moralement illégitime, et celui qui la formule est immédiatement placé du côté du Mal.
L’illustration parfaite : Bally Bagayoko à Saint-Denis
On en a vu une démonstration éclatante avec l’élection de Bally Bagayoko à la mairie de Saint-Denis dès le premier tour des municipales de 2026.À peine installé dans ses fonctions, ce dernier s’est plaint publiquement du « racisme » dont il serait victime sur les plateaux de télévision et dans les médias.
Michel Onfray, avec son humour grinçant habituel, a répondu sèchement :
« Bakayoko se plaint du racisme… mais moi, qu’est-ce que je devrais dire ? On m’insulte de toutes parts. »
La réplique est brutale, mais juste. Elle met en lumière l’asymétrie totale du jeu politique actuel.
L’asymétrie victimaire
Bagayoko exerce le pouvoir réel dans l’une des villes les plus importantes de la banlieue parisienne. Il appartient à un mouvement politique qui domine une partie des territoires populaires. Il bénéficie du soutien actif d’une gauche médiatique et associative. Et pourtant, il continue de se positionner en victime éternelle du racisme.
Onfray, lui, critique ouvertement l’immigrationnisme, l’islamo-gauchisme et la déconstruction nationale. Il est traité quotidiennement de raciste, d’islamophobe, de facho, sans jamais pouvoir invoquer la moindre immunité protectrice.
C’est toute la perversité du mécanisme : les uns cumulent pouvoir et posture victimaire ; les autres subissent l’anathème sans droit à la réplique.
L’origine historique : une invention mitterrandienne de la gauche bourgeoise
Cette immunité rhétorique n’est pas née spontanément. Elle a été fabriquée dans les années 1980 par la gauche bourgeoise mitterrandienne.
En 1981, le racisme anti-maghrébin ou anti-noir existait, certes, mais à l’état microscopique dans la société française. Il n’était ni systémique ni structurant. Face à un PCF encore puissant, encore ouvrier et encore souverainiste, le Parti socialiste et ses intellectuels ont eu besoin d’une arme idéologique radicale pour achever leur rival et capter un nouvel électorat.
L’opération a été magistrale :
Création de SOS Racisme en 1984 avec le soutien direct de l’Élysée.
Diabolisation systématique du Front National, puis par ricochet de toute critique sérieuse de l’immigration.
Équation simpliste et définitive : critique de l’immigration = racisme = fascisme.
En accusant le PCF de Marchais d’être « raciste » pour mieux le marginaliser, la gauche mitterrandienne a transformé une question politique et sociale majeure (l’immigration de masse et ses conséquences) en une question morale absolue.
Le fonctionnement actuel de l’immunité
Aujourd’hui, cette immunité rhétorique est pleinement opérationnelle. Elle permet à des élus comme Bagayoko de cumuler le pouvoir réel et la posture de victime intouchable. Elle protège :
l’islamo-gauchisme,
le clientélisme communautaire,
l’échec patent des politiques menées dans les banlieues.
Elle empêche tout débat honnête sur la préférence nationale, la cohésion sociale ou les seuils de tolérance que Georges Marchais lui-même évoquait encore en 1981.
Le refus d’Onfray
Michel Onfray refuse de jouer ce jeu. Il ne se pose pas en victime. Il ne transforme pas les critiques qu’il subit en rente morale. C’est précisément ce qui rend son trait d’humour si efficace : il inverse le rapport de force victimaire et met en lumière l’hypocrisie du système.
Une arme redoutable contre le débat démocratique
L’immunité rhétorique est l’une des grandes réussites de la gauche bourgeoise post-mitterrandienne. Elle a permis de remplacer le débat politique par la morale, et la confrontation d’idées par l’anathème.
Tant qu’elle perdurera, toute critique sérieuse de l’immigration de masse, du multiculturalisme ou de la dissolution nationale restera suspecte par principe.
Le jour où cette immunité sera brisée, le débat redeviendra possible.
En attendant, elle reste l’arme la plus redoutable des nouveaux maîtres de la banlieue et de leurs alliés bobos : transformer toute opposition en crime moral.
Et pendant ce temps, les vrais perdants – le peuple français historique et les classes populaires autochtones – n’ont droit à aucune immunité. Ils n’ont que le silence ou l’anathème.

