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L’indépendance n’est pas une vieille lune… - AgoraVox le média citoyen
mardi 16 août 2016 - par CHALOT

L’indépendance n’est pas une vieille lune…

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Les organisations syndicales ouvrières ont toujours dû défendre leur indépendance par rapport à l’Etat ou par rapport aux partis politiques.

Les confédérations ouvrières ou syndicats qui viennent de la CGT unifiée d’avant la scission confédérale de 1947, se réfèrent à la charte d’Amiens…..

Il ne suffit pas de se référer à cette charte, il faut la respecter.

Pendant des dizaines d’années, la CGT de l’après scission a été contrôlée par le Parti Communiste Français… Aujourd’hui cette centrale est indépendante de tout parti….

C’est le produit de l’histoire et de l’action de dirigeants et de militants CGT qui en avaient assez de voir leur syndicat rester la courroie de transmission du PC.

La Confédération Force Ouvrière, parfois taxée de réformiste a toujours défendu son indépendance par rapport à l’Etat et par rapport aux partis politiques… C’est une ligne qu’elle a suivie fidèlement.

J’ai toujours pensé que l’argumentation de ceux qui séparent les syndicats en deux tronçons, l’un réformiste et l’autre révolutionnaire était erroné : d’ailleurs on a vu des syndicats passer très vite d’une orientation à l’autre.

La CFDT, née d’une scission de la CFTC, fille aînée de l’Eglise, est déconfessionnalisée, certes, mais aujourd’hui apparaît comme une annexe de Matignon.

 Aujourd’hui la CGT et FO, longtemps opposés se retrouvent pour défendre une orientation générale forte découlant de leur indépendance vis-à-vis de l’Etat… Ces deux confédérations ne veulent pas être les courroies de transmission de qui que ce soit.

On pourrait à juste titre leur reprocher de ne pas montrer aussi ferme sur les principes en ce qui concerne l’Union Européenne …….

La question de l’indépendance n’est pas secondaire, elle est principielle.

Elle concerne les syndicats mais aussi de nombreuses associations.

La baisse massive des subventions publiques peut conduire des associations à renoncer à une partie de leur libre arbitre pour survivre.

Elles rentrent alors dans les dispositifs afin d’obtenir des financements.

La logique change : l’association n’a plus un projet et des actions qui découlent de son projet, elle court après des financements.

Des associations défendent jalousement leur indépendance par rapport à l’Etat et par rapport aux partis politiques qui, influents peuvent chercher à « prendre » les postes, à les garder et à contrôler l’organisation.

Ces associations restent de masse parce qu’elles refusent toute instrumentalisation….

Si demain un parti politique, quel qu’il soit, essaye de confisquer la direction à son profit, et d’introduire dans l’association des querelles externes, il risque de se déqualifier et de conduire l’association bien implantée à se diviser, voire à exploser.

Jean-François Chalot



12 réactions


  • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 16 août 2016 12:24

    Si je me souviens bien, la CGT a appelé à voter Hollande aux dernières présidentielles. Quelle preuve d’indépendance !


  • Sigismond Sigismond 16 août 2016 12:32

    Quelle peut être l’indépendance des syndicats qui se goinfrent sans réserve à la manne publique et comptent sur l’Etat pour recaser leurs dirigeants dans des conditions somptuaires ?

    Le taux de syndicalisation en France indique d’ailleurs à quel point les travailleurs ont confiance dans ces boutiques dont le seul objectif n’est plus que de se perpétuer enfoncés dans des privilèges dignes de l’ancien régime. C’est sans doute d’ailleurs ce qui explique leur gout pour les manoirs et châteaux.

  • alain-aaae (---.---.221.139) 16 août 2016 14:51

    Charlot tu es a coté de la plaque ton article est une merde excuse moi les termes mais depuis quand FO n appartient a rien je te ferais remarqué que c est souvent qu il vont dans le sens du médef ne fait jamais gréve quand la C G T la faisait de plus il y a beaucoup plus de syndiqué fonctionnaires a FO qu a la C G T .c est un syndicaliste de la CGT qui te répond 


    • JP94 16 août 2016 18:40

      @alain-aaae

      L’article n’est vraiment pas renseigné quant à FO ! Les infos sont pourtant tout ce qu’il y a de plus connu depuis belle-lurette !
      FO a été fondé à l’instigation de la CIA, financé pour contrer la CGT jugé justement incontrôlable par le pouvoir !
      Il fallait un syndicat contrôlable pour le Patronat, et notamment le Patronat qui lorgne des yeux de Chimène vers son pays -phare, les USA.

      Car la vraie question n’est d’être « indépendant » mais « indépendant de qui ». 
      Or, FO, qui a oublié de son anticommunisme viscéral, a néanmoins était une création états-unienne, alors comme indépendance, on fait vraiment mieux ! 
      Le syndicalisme français a une caractéristique, il a une composante révolutionnaire, et cela s’incarne dans la CGT, historiquement. Pourquoi créer un syndicat dès la fin de la guerre, alors qu’aussi bien la CGT que le PCF en sont sorti grandis pour leur rôle décisif dans la Résistance, pourquoi si ce n’est pour contrer cette influence qui dérange le Patronat ! 

      Il faut tout de même rappeler que les premiers fusillés ont été désignés par Belin, qui appartenait à la scission droitière de la CGT, anticommuniste, et qui réglait là ses comptes en envoyant au poteau , en livrant aux nazis des responsables de la CGT, membres naturellement du PCF, mais ce qui ne signifie pas une inféodation, mais une traduction politique des luttes syndicales. 
      Qui furent les dirigeants de la CGT , qu’on ose qualifier ici de moutons du PCF ? 
      Henri Krasuscki, résistant à 15 ans, déporté politique ,et membre du PCF. Rien à voir avec un toutou qui obéirait aux ordres... et encore moins aux ordres des USA.
      Georges Ségui, ancien résistant, membre aussi du PCF.

      Dans la résistance, les militants communistes, révolutionnaires, étaient avant tout des travailleurs révolutionnaires . Normal qu’ils furent membres de la CGT et du PCF.


      Ensuite les dirigeants de FO , comme Bergeron ont été formés par une officine anticommuniste fondée par un collabo notoire ( SFIO ) , Jean Albertini ( voir le livre de Jean Lévy ) , officine qui forma, sur la base d’idées anticommunistes, des gens de diverses obédiences, de droite et de « gauche » depuis l’après-guerre jusqu’à des décennies après. 

      A part le PCF et la CGT , on y a trouvé tous les autres partis représentés, et beaucoup d’hommes très à droite.

      Aucun dirigeant de FO ne peut ignorer cette histoire, même si ses militants l’ignorent aujourd’hui pour un certain nombre d’entre eux. ( j’en connais quelques-uns que j’estime et auxquels je ne raconte pas l’histoire de leur syndicat, je préfère, mentant par omission, qu’on se batte ensemble contre le Patronat. Mais les militants de la CGT connaissent l’Histoire et ne l’oublient pas .

      Donc cet article manque hélas totalement de rigueur historique. 




    • JP94 16 août 2016 18:41

      @JP94

      ( il y a des fautes d’orthographe très grossières dont j’espère être pardonné)

    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 août 2016 21:35

      @JP94
      Question rigueur historique, on ne fait pas mieux que les archives. Vous devriez lire «  la biographie d’ Eugen Fried », question indépendance de la CGT, cela vous remettrait les neurones dans le bon sens... L’obéissance à Staline devait être totale, et le but de Staline, c’était « le socialisme dans un seul pays », pas du tout la révolution....


      Et pour ceux qui croient encore que l’ URSS a supprimé le capitalisme :
      « Wall Street et la révolution bolchévique » d’Antony Sutton.
      Les 2 livres sont des travaux d’historiens sur les archives.
      Mes condoléances pour vos illusions, et surtout à tous ceux qui sont morts pour rien.

    • JP94 17 août 2016 17:13

      @Fifi Brind_acier
      Vous ne manquez pas d’humour , aller chercher la vérité historique en lisant Libération ! 

      Quant à Annie Kriegel, elle fut historienne. Et Stéphane Courtois, la risée de l’historiographie mondiale ( sauf en France où ce ne sont plus guère les historiens qui écrivent l’histoire ) !

      Passez à des auteurs sérieux ! 

      Et renseignez-vous sur FO ! au lieu de noyer le poisson avec des plaisantins qu’aucun universitaire n’ose plus citer ! 

      Comme le signale le premier commentaire, FO était bien sûr le syndicat des trotskistes ... mais les recherches récentes sur Trotski - et je parle de celle de certains historiens trotskistes tout à fait sérieux - ne parlent pas en faveur de Trotski ... donc après tout ...

      PS : sinon, vous lisez Historia, aussi ? 

    • JP94 17 août 2016 17:21

      @Robert Lavigue


      Entièrement d’accord ! 
      Mais il y a des historiens trotskistes sérieux ( qui consultent les archives et ne les censurent pas) ... du coup pas très en phase avec les autres trotskistes ...

      Quant au noyautage, oui ça on peut dire que j’en ai eu beaucoup d’échos ... comme aussi d’une alliance avec la CFDT pour éliminer la CGT ( 1ère organisation) de CE ... Inutile de dire que les vacances du personnel en ont pâti puis , la division inéluctable s’ensuivant, l’hydre s’est scindé !

  • CHALOT CHALOT 16 août 2016 16:10

    Alain !

    Ton analyse est dépassée :
    - nous ne sommes plus dans la même période et FO a changé
    - les positionnements des sections locales différent et c’est valable à FO comme à la CGT

     


  • eresse eresse 17 août 2016 23:42

    Chalot, sacré farceur....


    Petit rappel, ta mémoire semble déficiente avec l’age

    « Jusqu’ici, en effet, la règle tout à fait légale du »préciput« autorisait les organisations patronales et syndicales à prélever pour leur fonctionnement jusqu’à 1,5% des sommes mutualisées pour la formation professionnelle. Ce mécanisme permettait aux partenaires sociaux de collecter entre 60 et 80 millions d’euros par an. Bien pratique alors qu’aucune organisation n’arrive à couvrir ses frais avec les seules rentrées des cotisations. Ainsi, selon des éléments rassemblés par le conseiller d’État Raphaël Hadas Lebel, on parvenait grosso modo à la situation suivante : 220,6 millions de budget dont 145 millions hors cotisations pour la CGT ; 138 millions de budget dont 69 millions hors cotisations pour la CFDT ; 61 millions de budget dont 26 millions hors cotisations pour FO ; 60 millions de budget dont 48 millions hors cotisations pour la CFTC. Et, côté patronal, la CGPME percevrait 2,3 millions de cotisations... pour 16 millions de subventions. »

    L’indépendance des syndicats n’existe pas. Ils sont dépendants de nos impôts, pour « mieux nous la mettre ». On est vraiment cons en France.


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