samedi 4 mars - par Le Canard républicain

L’indétrônable Michel Vergnier : une caricature de la classe des élus

Michel Vergnier et François Hollande. 18 février 2012 à Guéret.Jeudi 8 décembre 2016, Michel Vergnier a été officiellement désigné comme candidat du Parti « socialiste » pour les élections législatives de juin 2017 en Creuse. Comme je l'avais déjà souligné dans l'article « Régionales : Alain Rousset, les “socialistes” et les poissons volants. Où va l’argent public ? », le député-maire de Guéret a une vision très particulière de la souveraineté populaire... Dans son excellent article « Commune de Paris : l’élection des mandataires du peuple. 26 mars 1871 », l'historienne Florence Gauthier avait notamment écrit : « le système des partis politiques fait que ce ne sont pas les électeurs qui choisissent leurs élus : ils leur sont imposés par les partis. De plus, les élus sont responsables, non devant leurs électeurs, mais devant leur parti, et c’est ainsi qu’ils sont devenus des mandataires de leur parti à qui ils rendent des comptes. [...]. Ce système a permis de créer une classe politique dont les membres cherchent à faire carrière dans l’élection à perpétuité. » J.G.

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Ci-dessous, des extraits de l'article « Ce n'était pas naturel pour moi », propos recueillis par Maxime Escot, La Montagne, 10 décembre 2016 :

« Malgré l’absence de suspense – il n’y avait qu’un candidat –, ils ont tout de même été 296 à se déplacer dans les quinze bureaux de section creusois jeudi soir, pour désigner leur candidat à l’élection législative de juin prochain. Michel Vergnier a finalement obtenu 251 voix, “ce qui témoigne d’une large confiance et d’une très grande responsabilité nouvelle”. Le député sortant briguera donc un 5e mandat.

[...]

Quels ont été les éléments qui ont pesé dans votre décision personnelle ?

Michel Vergnier : D’abord, il fallait savoir si j’avais la force et l’envie car une législature, ce n’est pas rien. La force, aujourd’hui, je l’ai et l’envie aussi, car avec ce que je vois et ce qui peut se profiler sur les risques qui pèsent sur les communes, les départements, cela m’insupporte. Je suis favorable à ce que les communes grandissent, aux intercommunalités plus grandes et je l’assumerai pendant la campagne. Car je veux dire aux gens ce que je crois et pas ce qu’ils ont envie d’entendre. »

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Article publié le 3 mars 2017 sur Le Canard républicain : http://www.lecanardrépublicain.net

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2 réactions


  • Daniel Roux Daniel Roux 4 mars 10:16

    Indécrottables électeurs qui votent toujours pour les mêmes sans prendre en compte, ni la morale, ni les comportements, tels les Balkany à Levallois, Sarkozy à Neuilly et tant d’autres.

    Le secret de ces hommes « politiques » est de dépenser beaucoup d’argent pour satisfaire leur clientèle tout en baissant les impôts. Le problème est que cet argent dépensé, s’il ne provient pas des impôts, provient des crédits donc des dettes.


  • alain_àààé 4 mars 14:41

    article qui laisse a désiré car je ne connais pas le CANARD REPUBLICAIN c est quoi un parti politique un nouveau journal etc.....mais c est vrai que c est les partis qui décident des candidats sur les endroits qui ne leur posent pas probléme nous pouvons reculé plus loin dans le temps de DE GAULE pour faire élire le tordu de DEBRE en france et dans les dom toms.j aurai aimé avoir plus d exemples par une historienne qui dirige ce CANARD.si c est bien une historienne


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