lundi 16 juillet - par Frimas

L’intérêt de la rémission

Ce que je trouve regrettable, ce n’est pas tant la synthèse qui contient l’intitulé de nos jours mais la méchanceté de l’attitude positive avec laquelle ces jours synthétiques se déroulent. J’ai aussi noté la vaste amertume qui découle de l’ignorance, qu’il est désormais plus possible de récriminer ou ne fut-ce que se répandre activement dans la plainte afin de découvrir que cet immense tonnage de redevances sous lesquelles on croupit en couple assis face aux armoires remplis de classeurs définissant l’existence de nos vies avec ses promesses qu’ils nous offrent que sous condition expressément visible d’être régné sous la toute puissance de cette bâtisse iconoclaste qui se consume très lentement au fur et à mesure que montent ses inégalités imprudemment influencées par la sévère fonctionnalité de l’économie mondiale. Voici ce que je voulais dire : Quelques commentaires des habitants de cette ville confuse me sont parvenus au hasard des heures perdues au bureau : La réponse la plus souvent posée ne suscite aucun intérêt, malgré tout elle définit l’instantanéité de ceux se lamentant imprudemment sur leur existence mécanisée : « Qu’il est impératif de vouloir être heureux et de simplement profiter des belles choses sur cette terre ! » Je ne discuterai pas du point de vue subjectif de cela, car ils ne regrettent peut être pas la ruine qui les fait tapoter sur le clavier ou allumer le chauffage. J’ai pensé à ceci en guise de perspective : Rien n’est anodin dans la niaiserie que guide cette masse servile critiquée par les plus malins d’être eux. Je pense à ces millions d’êtres vivants qui habitent leurs carrosses du matin au soir sous un soleil brûlant saisissant la carapace de la climatisation artificielle, que cette forme dévorée de délires de toutes sortes avec ses croyances et ses dogmes ne s’énonce plus mais qui se subit chaque jour avec ces nuisances qui échappent aux temps. Il reste que cette vile marchandisation s’incinère par un avenir rattrapé avec les déforestations et la prétendue domination humaine qui l’accompagne, etc… En modifiant si grossièrement les paysages avec sa multiplicité technique, le progrès a rendu jetables ces vies qu’on mène fort souvent émergées des bas-fonds d’une planète intégralement meurtrie tout en continuant de pourrir d’avantage avec l’expansion qui me semble aujourd’hui exempt de rémission. Qu’il me semble que ces puériles joies de l’existence terrestre ne sont permis que sous l’étau d’un aveuglement sournois se concrétisant par l’achat de fruits importés en hiver ou l’achat de la dernière acquisition technologique, que même si nous avions des sots moments de bavardages autour d’une partie dans un restaurant trendy avec ses burgers aux quatre étages, chacun reste tout de même têtu devant sa misère qu’il trouve encore assez bonne pour exister parce qu’il faut bien vivre pour finir le fruit de la névrose salariale mais voici ce que je voulais dire : Il est midi et le soleil perce les vitrines. La chaleur décorée de béton et de barres de fer traverse notre cortex occupé à traiter la conversation de notre bonheur stérile qui nous échappe et qui s’abuse dans son autonomie. Cette prétendue et flatteuse tendance à dire que l’anonymat écrasant que nous subissons à l’intérieur de nos asiles avec nos enchantantes places à vivre signifie en fin de compte rien d’autre qu’on déclare forfait et qu’il est effectivement nécessaire de s’intégrer dans cette collectivité ou tout se ressemble et s’assemble de façon industrielle, mesurable, sans état d’âme.

J’ai remarqué ceci : La ville qui vient remplacer l’espace, s’enterre, d’où l’intérêt j’ai pensé, de la peupler avec toujours plus d’abominations sous cette forme de cubes ou de rectangles si monumentaux à habiter nos consciences avec des hypermarchés nécessaires à cette masse folle qui se perd sous les conspirations sensationnelles, que la connaissance urbanistique a pour but de concentrer les promenades de tous avec des sacs à la main de sa population augmentée en psychoses se traînant dans smog intégral du Tout surveillé et numérisé, etc…

J’ai pensé à ceci en m’ennuyant dans le loisir risible des ondes radio : Nous avons atteint un stade si avancé d’inexpressivité, de manque de goût et de charme que cette gêne perpétuelle d’exister en parfaite insignifiance nous est désormais édifié en intelligence uniquement pratique destinée à mener cette vie sur terre à compiler ses besoins en heures fixes programmées six mois à l’avance, parce qu’on sait déjà précisément ce qui va advenir plus tard, mise à part qu’un incident quelconque aurait l’audace de vouloir donner un coup sévère à notre plénitude au travail ou dans le bouchon sur l’axe principale, que cette programmation journalière, mensuelle, annuelle fait perdre les traits du visage et finit par enclencher l’engraissement du foie en ingurgitant des années durant des effervescences sucrées afin de soulager l’angoisse. Hélas, les motifs qu’on aura plus tard seront l’exacte copie de cet amorphe présent même puis les enfants grandiront et puis ça s’arrête là. J’ai trouvé que parmi ces choses invisibles peintes d’épouvante et racontées sous de regrettables divertissements maintiennent ces femmes et hommes en parfaits optimistes asséchés d’évanouissement, que tout ce qui est vain est soudainement éclairé des plus belles oriflammes, exempt de timidités afin de servir du temps affadi supplémentaire à ces âmes débiles face à leur téléviseur à visionner la prochaine saison tout aussi synthétique que ceux qui la regardent, seuls et disparus, dans un cercle familial défaillant et dépouillé des anciennes curiosités et faute de temps disponible, etc… Nous ne savons plus comment nous en sortir, nous savons plus tendre une main et offrir un futur bien vivant sans emballage, sans marketing criminel ou de moteurs et ses industries monstrueusement désabusées déversant des milliards de tonnes de béton sur terre aplatissant l’herbe et les collines et j’en suis arrivé à conclusion que la camelote nécessaire à la survie de cet éminent chaos inexplicable dans lequel nous avons le choix entre trente sortes de lait ou cinquante sortes de confitures (afin de bien démarrer la journée) nous laisse sans répit. Tout doit être discutable mais pas discernable en faveur de ce qui présenté à nous vivants dans la crainte ingénieuse de devoir s’ôter la vie parce qu’on suit plus ou encore tomber dans la dépression des années durant dans l’instantanéité fastidieuse de l’autoritarisme marchand décoré de ses mélancolies sans hasard ni un quelconque goût d’élégance. Puis on empile les objets techniques bien souvent provisoires d’utilité réelle. J’ai entendu quelque part qu’un ménage banal possède entre cent à cent-cinquante objets électroniques dont l’ingéniosité industrielle permet de ravager des pays entiers, souillant sans réserve la biosphère ainsi que ses habitants tenus par misérable obligation en extrayant les quelques bribes de métaux rares contenus dans ces objets de mort et pendant ce temps-là régalons-nous au mystérieux crépitement de notre cheminée où le feu de bois est désormais abattu dans les forêts primaires (il n’en resterai que deux sur la surface de cette terre). 

Nous existons au service du progrès et ce progrès le prouve avec ses malices et ses brûlants mensonges que nous sommes la cause de son existence, que le prix à payer pour notre électricité doit être au plus bas afin de garantir son hégémonie de le rendre encore plus efficace. Ce mimétisme avec lequel on garantit son favoritisme pour la destruction par sa généralisation est ensoleillé de publicités, d’interphones, de légumes malades, d’argent numérique et de romans écrits avec l’intelligence artificielle. J’ai noté ceci : On s’élimine soi-même à force de s’adapter empiriquement à la circulation automatique des biens et service vendus avec l’uniformisation nourrie à la poursuite toujours plus écrasante d’un bonheur considéré comme obligation avec cette vie si appétissante et dont il faut en profiter gracieusement et cela sans coercitions mais voici ce que je voulais dire : Depuis quelque temps, ils ont trouvé nécessaire de construire des poteaux et des barres assez hautes aux endroits qui pourraient s’appuyer sur l’utilité de se donner la mort à cause de cette vie disputée avec l’indifférence : le ponts et les lignes de chemin de fer. Ils subviennent ainsi au besoin qu’à le progrès de toujours continuer avec un maximum de bétail humain disponible. Chaque matin, nous entendons ce bruit sourd et si mentionné de dégâts du réveil qui nous tire de ce sommeil pendu aux cauchemars se multipliants et nous constatons une sphère de cette existence toujours plus resserrée sur soi-même avec le besoin de faire la révision de son automobile, d’interagir avec ces guichets qui parlent, ces montagnes qu’on ruine à la dynamite afin d’agrandir la ville d’à côté, ces hypermarchés où on trouve tout, ces dizaines de milliers de licenciements pour cause numérique, ces animaux aux hormones pour les abattre plus vite, ces problèmes de peau, de tête, de chutes de cheveux précoces, ces océans tachés de pétrole, ces centres où s’entasse la vieillesse attendant la mort assistée, ces caméras de surveillance à chaque coin de voie, ces centres de loisir nettoyés au chlore, ces sols morts, ces terres arables qu’on brutalise si régulièrement qu’elles se récupèrent plus, etc… Ma responsable de bureau mentionne entre deux clics de souris qu’elle a fait l’acquisition d’une robe de mariée…



9 réactions


  • In Bruges In Bruges 16 juillet 14:06

    Frimas,
    C’est pas raisonnable de philosopher les jours de grande canicule...


  • bibou1324 bibou1324 16 juillet 16:44

    Prout.


    J’avais besoin d’un peu d’humour et de légèreté pour digérer cette lourde prose déprimante. Je vous l’accorde, la notion d’humour est ici toute relative. Bref.

    Je vous rejoins sur le fond. L’humain est en train de saccager cette Terre. C’est - je trouve - important d’en avoir conscience. Bien, le constat est fait. Mais ne nous arrêtons pas en si bonne voie.

    Que pouvez vous y faire, vous, en tant que simple individu peuplant ce monde ? Alerter le commun des mortels ? Vous venez de le faire. Cool, je penserai à tourner le robinet en me brossant les dents. Donner quelques astuces pour réduire légèrement notre impact sur la planète ? Vous n’en avez même pas pris la peine.

    Vous avez fini de rédiger votre article, vous allez faire quoi ? Ruminer, trouver l’humain con à en pleurer, cracher sur votre voisin qui vient d’acheter son gros SUV flambant neuf, ce qui ne lui donnera que l’envie d’en acheter un plus gros ?

    Vous - comme moi - en tant qu’individu ni engagé en politique ni vedette du showbizz, n’avez aucun pouvoir. C’est dur à digérer, je sais. Seulement une illusion qui vous fait croire qu’en vous exprimant vous changerez quelque chose. C’est une forme de contrôle. 

    Maintenant, vous avez le choix. Le choix entre continuer de ruminer, déprimer, vivre tristement, râler sur AV et ne rien changer à notre monde, ne le rendre que plus triste. Le choix de vous engager, de rallier un groupe écologique et tout faire pour vous faire entendre, même si votre impact sera limité ça sera toujours ça. Le choix d’adapter votre train de vie à vos convictions et de choisir de vivre heureux malgré tout, malgré « les autres », devenir un modèle pour les enfants du quartier qui à leur tour préserveront la Terre.

    Le pessimisme n’est pas fédérateur.

  • hunter hunter 16 juillet 19:00
    Il y a de bonnes idées dans ce papier, mais alors la forme....

    Phrases trop longues et vous n’êtes pas Proust ; essayez de fractionner, de réduire et d’articuler les différentes propositions.

    Aérez le texte, faites de paragraphes plus compactes......Sur un support papier, pas de problèmes, mais à l’écran c’est pénible à lire !

    L’orthographe et la grammaire sont approximatifs aussi, beaucoup de fautes,mais c’est logique, dès que les phrases sont interminables.

    Sinon, pas mal je répète.

    Vous avez un peu de boulot de mise en ordre, mais les idées de base y sont.

    Bon courage, continuez.

    Adishatz

    H/

    • Xenozoid Xenozoid 16 juillet 19:48
      @hunter
      wow,,,ecoute le,je savais que l’alcohol ,est la molécule de la mort,,,,mais la
      boncourage...
      t’a pas l’impression d’estre lourd ?

    • Frimas Frimas 17 juillet 08:06

      @hunter

      Merci pour votre remarque. Vous n’êtes pas le premier.

      Je publie juste des idées ici. Justement pour avoir un avis. Je suis bien conscient que la forme est catastrophique.
      Quand l’idée se manifeste, j’écris tout à la volée sans regarder sur la forme. Tout sera retravaillé.

      Merci en tout cas !

  • Mariée d’Equinoxe. Le plus beau jour de ma vie. Et le reste,..... ???


  • arioul arioul 16 juillet 20:05

    Ben dans votre cas 3 solutions :

    la Première le suicide

    La deuxième et si on a des burnes : Partir dans un endroit sauvage de la France et vivre de ses propres ressources , mais là faut bosser un Max.

    La troisième constater les dérives de notre société pour faire genre , et rester bien au chaud dans son petit emploi merdique , en profitant bien de la sécu et en attendant bien gentiment , la fin du Mois , les Week end , les vacances et enfin la retraite.


    • Frimas Frimas 17 juillet 09:05

      @arioul

      Pour faire genre ? Vous critiquez indirectement Jean Baudrillard, Günther Anders, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Baudouin de Bodinat et j’en passe... Ils ont tous traité le sujet sur ladite société et ils se sont fait entendre !

      Votre 2e solution est la meilleure qui soit de toute façon...

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