vendredi 31 juillet - par Jules Seyes

La censure sans complot

Le complotisme est devenu une accusation infamante, un terme chargé d’une puissante connotation négative. À travers le cas d’exemple des lois de censure actuellement en cours de validation, l’occasion semble bonne de revenir sur le concept. Sa réalité, ses illusions et pourquoi, faire du complotisme un problème de société majeur revient déjà à déplacer le débat.

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En quelques années, la famille de lois chargée de border la parole publique est devenue de plus en plus prolifique. En France, la loi du 25 juillet 2024 contre les ingérences étrangères crée un registre des activités d'influence auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle ajoute une circonstance pénale aggravante pour les actes commis pour le compte d'une entité étrangère, les réseaux sociaux doivent être interdits au moins de quinze ans. À l'échelle européenne, le Digital Services Act s'applique à toutes les plateformes depuis février 2024. Il contraint les grands réseaux à signaler, retirer, évaluer les « risques systémiques » de désinformation. Ajoutez les codes de conduite « volontaires » sur la haine et la désinformation, les cellules gouvernementales de lutte contre les fausses nouvelles, les obligations de modération, les chartes, les labels de « fiabilité ». Chaque texte, pris seul, se défend, leur accumulation frappe.

Face à une telle pile, est-il légitime de parler de complot ? Cette inflation législative nous offre en tout cas un bon exemple analytique.

Du point de vue du citoyen confronté à l'état cet empilement de législations complémentaires, toutes orientées dans le même sens, toutes au bénéfice des mêmes, donne le sentiment d'une stratégie. L'administration travaille, mobilise des ressources et chaque texte boucle une faille laissée par le précédent, ce qui donne au citoyen le sentiment justifié d'être confronté à une véritable stratégie ourdie par un petit groupe de têtes complémentaires.

Après tout, nous ne percevons pas le monde d'un point éthéré, mais depuis une position, la nôtre sur laquelle un effort concerté semble converger. Les Grecs le savaient déjà : les sens livrent la surface, et la surface ment. Le bâton plongé dans l'eau paraît brisé ; il est droit. Le Soleil paraît tourner autour de la Terre ; c'est l'inverse. L'œil est prisonnier de la vue et se trompe sur la cause. Devant dix lois qui vont dans le même sens, l'œil conclut « quelqu'un l'a voulu » — comme il concluait que le bâton était cassé. Le constat est bon ; l'inférence est fausse.

Car il y a bien convergence et partage d'intérêts. La sociologie des classes supérieures à établi l'importance de la vie sociale pour les élites. Davos, Bilderberg, sont les plus connus, mais il y en d'autres : Les associations de sauvegarde du patrimoine, les clubs de sports, les forums, les conseils, les dîners. Ceux qui pointent cette sociabilité intense ont raison : hors de portée d'un travailleur normal contraint de travailler huit heures par jours avant de s'occuper de sa famille, car il n'a pas de femme de ménage ou de nounou elle confère un avantage de coordination. Leur seule erreur est de prendre la salle de brassage pour une salle d'état-major. Loin d'être des quartiers généraux où l'on distribue des consignes, ces forums sont les lieux où une même classe — un petit milieu, moins d'un million de personnes à l'échelle du monde — se côtoie, se parle, s'accorde. Or s'accorder n'est pas comploter, même si, pour qui subit la loi qui en sort, le résultat ne se distingue en rien d'un complot.

Comment naît une stratégie sans stratège

Ces politiques naissent souvent d'une lente sédimentation qui agrège des intérêts différents et non d'un plan d'action défini.

D'abord un concept, vague, dans l'air : "la désinformation" est un problème, le moyen pour certains de démonétiser une opposition parfaitement légitime. Cette idée évolue, prend forme au contact d'autres. Elle s'enrichit au cours de multiples conversations d'acteurs, des amis venus de secteurs différents, autour de quelques verres. Ils la retournent, l'affinent, la trouvent bonne et s'encouragent mutuellement. Les bornes de la décence, de l'expérience disparaissent dans ces discussions sans opposants, car ces gens qui se parlent entre eux sont déjà d'accord sur l'essentiel et la préservation de leurs intérêts corporatistes. Le journaliste installé redoute la concurrence des journalistes citoyens devenus audibles par la magie des réseaux sociaux, l'universitaire craint de perdre son aura par la multiplication des textes et l'abondance culturelle que créent les nouvelles technologies. Bien vite, le haut fonctionnaire d'un pouvoir incapable d'améliorer le sort économique et social des populations, le financier favorable à une politique fiscale anti redistributive s'y agrègent. Ce n'est pas un complot, mais des dîners entre amis. Ils partagent les mêmes écoles, les mêmes événements, parfois les mêmes soirées échangistes et leur coalescence se réalise sur un intérêt bien compris : continuer à jouir des douceurs de l'existence. Chacun apporte son intérêt, sa contribution, ses relais et l'idée qui satisfait tout le monde à la fois survit à la conversation.

Ensuite vient la transmission aux échelons institutionnels où certains de ces amis occupent des positions de pouvoir. L'idée passe du bar au rapport, du rapport à la commission, de la commission au texte juridique. À chaque étage elle se professionnalise, se pare de considérants, se coule dans le droit. Un discours de légitimation naît, l'accompagne et neutralise les oppositions. Personne n'a piloté l'ensemble. L'idée fonctionne comme un missile livré à lui-même : lancée par une convergence d'intérêts, elle poursuit sa trajectoire toute seule, corrigée à chaque étape par des mains incapables de voir au-delà de l'horizon borné de leur fonction. Un ministre porte enfin devant le parlement ce texte dont il a hérité. Il est le point où l'idée, mûre depuis longtemps dans le milieu, perce la surface. On le prend pour l'architecte ; il est à peine le dernier maillon.

Une même mesure sert des intérêts distincts et, de par cette convergence, cette perfection apparente, elle semble dessinée par une main unique. Elle ne l'est pas. Elle a coalescé, comme le sang prend quand les conditions sont réunies et sans que personne décide de la coagulation.

Pourquoi c'est pire qu'un complot

Ici l'affaire se retourne. La lecture complotiste, fausse, est à peine un péché véniel. Un trois sur vingt en doctorat de sociologie, mais le citoyen n'a pas le devoir d'écrire une thèse ! La vérité, elle, est accablante.

Le complot console. S'il y avait des comploteurs, il y aurait des noms, un secret, un plan et, donc une solution pour le défaire. Démasquer, publier la liste, abattez le chef, et le mal cesse. Mieux : le complot innocente le reste. Il loge la faute dans quelques dévoyés et laisse le système sain. Ôtez les méchants, tout ira bien. On réclame des coupables, car l'esprit supporte mieux une poignée d'individu qu'une structure de classe.

Celle-ci retire cette consolation. Il n'y a pas d'écart à corriger, car ces législations naissent du fonctionnement normal de la sociabilité bourgeoise Chacun, à sa place, suit son intérêt et raisonne juste : le journaliste défend son métier, le financier optimise, l'expert protège son rang, le ministre cherche à durer. Personne ne fait le mal ; le mal est produit par des gens désireux de faire leur travail au mieux. Rien à démasquer, car rien n'est caché et tout se dit au nom des meilleures intentions. Rien à abattre, car personne ne tient le couteau. Rien à réparer, car rien n'est cassé : la machine marche, et c'est en marchant qu'elle écrase. Emprisonnez tous les « responsables » réclamés par le complotiste : la même mécanique reprend le lendemain, car les intérêts et les milieux qui la produisent sont intacts.

L'irresponsabilité en surcouche

Un dernier trait aggrave le tout. Ces mondes — presse, université, administration, finance — se reproduisent de plus en plus par l'hérédité des positions, de moins en moins par l'épreuve. On y hérite d'une place et d'un réseau sans avoir eu à faire ses preuves. Or cette élite toujours moins capable de se sélectionner par l'épreuve baisse de niveau : elle perd la compétence, et surtout le sens du réel imposé par la sanction. Celui protégé de l'échec ne mesure pas le poids de ses décisions.

Cette irresponsabilité — au sens propre : l'absence de comptes à rendre — unit les différents milieux par le bas. Elle explique la brutalité des politiques qu'on ne prend plus la peine de justifier, et le réflexe de faire taire au lieu de convaincre. Car convaincre est un art, et cet art se perd chez qui n'a jamais eu à l'exercer pour survivre. La censure est aussi le symptôme d'élites devenue incapables d'argumenter. Faute d'en avoir jamais eu besoin, elles se contentent de proclamer la supériorité de leur pensée, de leurs idées et de leurs valeurs sans même concevoir de reconnaître l'existence d'intérêts de classe différents.

Pas de conjurés dans une cave, mais une classe aux options toujours plus limitées, de moins en moins capable de créativité qui, sans se concerter, sécrète les lois pour conserver ses places et ses privilèges. Elle pousse ses besoins en avant par la seule vertu de ses intérêts convergents et des tables où ils se brassent. Nul ne l'a voulu, et tous en profitent. Tant que demeurent la position, les intérêts et l'irresponsabilité qui les couronne, le missile repart et tout changement est impossible. Le bâton n'était pas brisé, mais l'eau dévie le rayon — encore faut-il regarder la réfraction dans l'eau, et non le bâton lui-même.



27 réactions


  • Tolzan Tolzan 1er août 09:59

    Complotisme ? Il n’y a aucun complotisme à écrire ce qui suit :

    LE COLLAPSUS FRANÇAIS, EN COURS, RÉSULTE DE LA PRISE DE CONTRÔLE TOTAL DU PAYS PAR LA FINANCE PRÉDATRICE. LE BASCULEMENT S’EST PRODUIT LORS DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2017, QUI FUT UN COUP D’ÉTAT MEDIATICO-JUDICAIRE SOIGNEUSEMENT PREPARÉ, QUI DONNA, LE PLUS LEGALEMENT DU MONDE, LE POUVOIR A L’HOMME QUE LES BANQUES AVAIENT SOIGNEUSEMENT FABRIQUÉ ET SELECTIONNÉ POUR AFFAIBLIR ET DECONSTRUIRE NOTRE PAYS.

    Il suffit en effet de se remémorer le déroulement de l’élection. La partie visible du stratagème que chacun put observer fut la suivante :

    1) les grands médias solidaires propulsèrent vers le pouvoir suprême le type préfabriqué par l’oligarchie bancaire, type quasi inconnu un an auparavant, mais présenté comme le sauveur providentiel après le quinquennat pitoyable du médiocre, misérable, lamentable, méprisable Hollande.

    2) la justice abattit Fillion, ce qui était une condition sine qua non à la réussite de l’opération.

    3) l’argent coula à flots pour louer les Zéniths, monter de grandes manifestations (que le sauveur providentiel n’avait aucunement les moyens de financer), payer les services d’ordre, le transport et l’hébergement des militants (ou plutôt des figurants, car aucun parti politique ne l’avait adoubé), arroser les jounalopes, etc…

    Et le coup d’État réussit !!!!

    L’homme des banques fut élu, ce qui montre, comme l’expliquait déjà Josef G. dès les années trente, que le pouvoir est DANS le contrôle de l’information, qu’un mensonge répété en boucle devient vérité, que l’emprise sur les esprits peut être telle que seuls existent les événements rapportés par l’appareil de propagande …

    Quel visionnaire ce Josef G. !!!!


    • Jules Seyes Jules Seyes 1er août 13:08

      @Tolzan

      Bonjour,

      je vous corrigerais sur deux points :

      Macron n’a été possible qu’en raison d’un consensus de la bourgeoisie qui redoute que le peuple des travailleurs ne reprenne la main politiquement. Ensuite, l’election de Macron fur légalisée dans les formes avec des signatures de complaisance, mais elle n’en demeure pas moins illégale, car elle viole l’esprit de la loi sur le financement éléctoral : Les valeurs des locations manifestement sous évaluées auraient du être reprises à leur valeurs vénale. Les articles de presse qui ont conduit à une couverture disproportionnée auraient du être réintégrés dans les comptes. A minima, cela aurait conduit au rejet du compte de campagne, au maximum à l’annulation de l’election.

      Tout ceci est factuel et documenté.


    • Tolzan Tolzan 1er août 14:56

      @Tolzan

      Merci pour votre réponse. Nous sommes à peu près d’accord sur la félonie de l’élection de 2016 : les dés étaient pipés d’avance.

      Par contre, je ne crois pas que « le peuple des travailleurs ait eu la moindre chance de reprendre la main politiquement », parce que Hollande avait lui-même laminé la gauche… C’est même la grande réussite de son quinquennat ! Les conséquences ont perduré jusqu’aujourd’hui.

      Ceci dit, chacun son point de vue. Bonne journée.


    • Zolko Zolko 1er août 20:48

      @Jules Seyes

      Macron n’a été possible qu’en raison d’un consensus de la bourgeoisie qui redoute que le peuple des travailleurs ne reprenne la main politiquement

      Désolé de vous contredire, mais ce n’est pas du tout ça ! Beaucoup dans ma famille ont voté Macron par bêtise, par inertie, à cause de « houlala l’extrême droite » et « houlala l’extrême gauche ». C’est une combinaison d’inculture et de suffisance. Dans gens dont les sujets de discussion principaux sont le nettoyage de la piscine et les impôts locaux. Des gens pour qui l’interdiction de RT est une bonne chose car c’est de la propagande Russe, et qui ne comprennent pas que ce n’est qu’une source d’info de plus et que personne ne va croire RT sur parole. Des gens qui moquent de la nullité de l’armée Russe tout en ayant peur qu’elle va nous envahir après l’Ukraine.

      Vous n’avez pas idée de la bêtise de cette bourgeoisie ! Elle est incapable d’avoir le raisonnement construit que vous lui prêtez.


    • Jules Seyes Jules Seyes 2 août 10:11

      @Zolko

      Oui et non et ce que vous décrivez est socialement passionnant. Je cornériserais juste votre raisonnement sur un point. Je parle de bourgeoisie, vous me semblez vous référer à la petite/moyenne bourgeoisie. Dans son désir de s’assimiler à la haute, celle-ci s’aligne avec une bêtise sans pareille sur les positions de la haute bourgeoisie transmise par ses journaux sans jamais y réfléchir. Ce que vous décrivez est une constante pointé tant par la sociologie que par la littérature de la bourgeoisie. Le raisonnement construit est fait par la haute bourgeoisie et transmit ensuite à sa classe servile.


  • Durand Durand 1er août 13:25

    Étant donné qu’on ne peut pas provoquer une révolte générale pour arracher le pouvoir à cette secte de tarés, il ne nous reste que cette évidence, rabâchée des centaines de fois par François Asselineau :

    – mettre de côté nos différences pour faire sortir la France de l’Union Européenne dictatoriale et ainsi, récupérer notre souveraineté pour pouvoir décider par nous-mêmes de notre avenir et notamment, de nos rapports diplomatiques avec les autres nations du Monde.

    FREXIT…, plus que jamais !

    ..


    • Jules Seyes Jules Seyes 1er août 13:39

      @Durand

      Le Frexit est une révolte éléctorale et je préconnise en effet de cesser de voter pour les partis représentés au parlement. Tous ont démontré leur incapacité à bloquer le systéme, il faut de nouvelles forces politiques.


    • Durand Durand 1er août 14:02

      @Jules Seyes

      « il faut de nouvelles forces politiques. »

      Oui, pour après le Ferait, d’accord… Mais pour l’instant, une seule force politique suffira si elle se rassemble PROVISOIREMENT autour du Frexit et de la récupération de notre souveraineté.

      ..


    • Durand Durand 1er août 14:04

      @Durand

      « pour après le Frexit »… dsl

      ..


    • ZenZoe ZenZoe 1er août 14:11

      @Durand

      Ah, si seulement !!! Sauf que les Français sont assez dociles en réalité, ou peut-être qu’une majorité se trouve bien dans le giron de l’UE justement... ou peut-être que, encore traumatisés par la défaite de 39 et les années qui ont suivi, ils ont depuis peur de leur ombre, et de leur liberté ?

      Enfin bref, de Frexit, il n’y aura pas. Si l’UE s’effondre, ce ne sera pas du fait de la France. Et c’est très regrettable.


    • Zolko Zolko 1er août 14:39

      @Jules Seyes

      je préconnise en effet de cesser de voter...

      tout court. Si le vote pouvait changer quelque-chose, ils l’auraient déjà interdit. La dictature c’est « ferme ta gueule » et la démocratie c’est « cause toujours ».

      Ca fait longtemps qu’on sait ça


    • Jules Seyes Jules Seyes 2 août 10:13

      @Zolko

      Si vous vous retirez, ils feront leurs petites affaires en se proclamant légitimés par le vote, il faut y aller, mais renverser la table.


  • ahtupic ahtupic 1er août 14:10

    Avec les règles actuelles, tout est fait pour qu’il n’y ait aucun candidat frexiteur.

    Si il y a des élections, c’est pas sur !


    • Mustik E-Z 2027 1er août 16:51

      @ahtupic

      il n’y a pas de candidat frexiteur parce que les Français moyens ont les chocottes...

      les chocottes du risque

      le Français moyen en temps de paix préfère jouer la couardise

      Imaginons le RN promouvoir le Frexit !!!

      Quelle aubaine pour les détracteurs !!!

      Comme Marine veut enfin poser son attaché-case à l’Élysée, elle ne va pas jouer cette carte.

      Rappel : le jour du franchissement de la frontière ukrainienne, le taux de satisfaction de Zemmour est tombé de 27 à 7 %. Principalement chez les retraités...


  • Zolko Zolko 1er août 14:41

    @Jules : ce que vous décrivez ressemble beaucoup à la fabrication du consentement, non ? Un système qui a émergé spontanément et qui maintenant ne fait que se maintenir au pouvoir par cooptation.


    • Jules Seyes Jules Seyes 1er août 16:39

      @Zolko

      La fabrication du consentement est un sous produit du processus. Ce que je voulais surtout décrire était la capture de la décision publique par une classe en violation du principe démocratique censé nous réjouir.

      Mais, vous avez raison, cette élabration bourgeoise et la percolation fabriquent aussi le consentement en prime.


    • Zolko Zolko 1er août 17:14

      @Jules Seyes : ce que l’on observe par le phénomène que vous décrivez est la fin, de-fait, de la république, la res-publica, la chose publique. Nous avons hérité des systèmes politiques des Grecs par la démocratie, la demos-cratos, le pouvoir du peuple, et des Romains par la république, la res-publica, la chose publique.

      Le principe de la république est la séparation entre la sphère privée et la sphère publique. Et la politique était une chose publique, les décisions politiques étaient prises publiquement. Alors qu’avec la censure que vous décrivez, l’état sous-traite la censure de la voix publique à des entreprises privées. Par là ils contournent les lois publiques sur la liberté d’expression, en camouflant la censure en modération.

      Mais nous avions déjà observé la perte de la décision politique publique en la mettant dans les mains d’entreprises privées avec les sondages : en effet, les sondages sont effectuées par des entreprises privées. On nous présente des décisions politiques avec l’argumentaire que X% des Français penses ceci ou cela , alors il est légitime de faire ceci ou cela, même si c’est imposé par décrets présidentiels ou directives européennes.


    • Jules Seyes Jules Seyes 1er août 19:50

      @Zolko

      En réalité, je plaide qu’il n’y a jamais eu de véritable démocratie, car, même à Rome, le Sénat était l’émanation d’une caste qui lavait son linge sale (parfois salement avec les proscriptions) en famille. L’écart devient juste assez terrifiant en l’état actuel de la prétention démocratique.


    • Tolzan Tolzan 2 août 18:44

      @Zolko

      Merci pour votre commentaire. Il me semble cependant que vous n’êtes allé au fond du problème en oubliant cette question : qui est l’Etat ? qui le contrôle ?


    • Zolko Zolko 2 août 23:26

      @Tolzan

      qui est l’Etat ?

      à la fin du fin, c’est l’armée, la gendarmerie. Pas la police, la gendarmerie. Ce sont eux qu’il faut avoir de notre côté


  • Mustik E-Z 2027 1er août 16:44

    La guerre contre la Russie était dans le tiroir depuis bien avant le franchissement de la frontière ukrainienne...

    Lorsque j’ai décidé de changer de fournisseur internet, j’ai choisi Free parce que RT ( Russia Today) était annoncé dans le bouquet de base pour la fin de l’année en question.

    C’était après les événements de la Place Maidan et la fuite du Président élu démocratiquemnt

    Déception : dès le mois de septembre, RT n’était plus dans le projet...

    Dès lors, la pression est montée avec l’unanimité des media derrière la position de l’OTAN et de l’UE

    et on entend le « même son » de cloches sur « toutes les fréquences »

    ça ne manque pas de sel

     smiley smiley


    • toto toto 1er août 21:34

      @Mustik E-Z 2027

      RT et spoutnik sont accessibles avec un vpn.le navigateur firefox en fourni un gratuitement ...


    • Mustik E-Z 2027 2 août 11:55

      @toto

      Merci, j’ai vu le logo VPN... Mais je me méfie de toute démarche qui risquerait d’accroitre l’implantation du monde des Affaires sur la Carte mère de mon PC...

      Quand je me connecte, il faut 5 mn d’attente avant que le Marché mondial me rende la main sur mon propre PC.

      J’espérais que mon Core « i5 » était à la hauteur question vitesse


  • TSS (...tologue) 1er août 21:05

    La reaction populaire aurait dû avoir lieu dès 2005 quand ils se sont assis sur le vote des français, le gvt,le senat et les deputés auraient dû être balayés... !!


    • Jules Seyes Jules Seyes 2 août 10:13

      @TSS (...tologue)

      Oui, mais c’est comme le blé. Il faut laisser pousser.


    • Mustik E-Z 2027 2 août 12:04

      @TSS (...tologue)

      « quand ils se sont assis sur le vote des français, »

      Quand Laulau Ferrari a invité, ce printemps 2026, Sarkoze sur CNews, elle n’a même pas évoqué la question du Referendum de 2005.

      Cette petite crotte, comme l’appelait Chirac, ne cesse de pleurnicher après toutes les victimes qu’il a faites ( Syrie, Libye, Afganistan...).

      Son binôme Flanby-Sans-Dents, (coiffé à 8 000€ mensuels) lui avait accordé :

      11 collaborateurs dont 2 chauffeurs + Véhicules,

      un record pour un Président en retraite

      Le Contribuable français est « bonne fille »


    • Zolko Zolko 2 août 23:30

      @TSS (...tologue) : 2008, pas 2005. 2005 c’était le référendum, respecté par le président Jacques Chirac. Mais le traité de Lisbonne a été ratifié par le congrès de Versailles le 4 février 2008, sous la présidence de Sarkozy.

      C’est Sarkozy le traître en 2008, pas Chirac en 2005.


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