La course aux alliances

Il est logique qu’avant des élections chaque parti politique recherche des alliances avec d’autres partis proches de ses idéaux afin d’assurer une majorité relative.
Aussi ces alliances ne peuvent se faire qu’avec la certitude que les alliés potentiels soient honnêtes et respectueux de leurs engagements. Par le passé des alliances ont été négatives par rapport à l’évolution sociale de notre pays ainsi qu’a sa prise de conscience.
Rappelons-nous l’alliance PC et PS sur les bases d’un « Programme Commun ». Si cette alliance s’avérait très prometteuse, dans les fait il n’en fut rien car la dominance du PS a très rapidement oublié les promesses du « programme commun ». Cette alliance, aux yeux des socialistes réformistes, n’avait d’intérêt que la récupération des électeurs communistes et leur capacité à se mobiliser pour la campagne électorale. Cette alliance à permis de renverser la présidence de Giscard d’Estaing au profit de Mitterrand.
Bien évidemment, les changements attendus ne furent pas au rendez-vous car le caractère réformiste du PS ne s’est pas opposer au Capital, voire même a contribué à mette en place un capitalisme moderne. Depuis les gouvernements de droite et de gauche réformiste se sont succédé dans une alternance sans jamais remettre en cause l’hégémonie capitaliste.
C’est en mars 1977 que les Communistes ont pris conscience que les Socialistes n’appliqueraient jamais le « Programme Commun » mais pour ne pas prendre la responsabilité de la rupture de l’alliance de la gauche, les communistes sont restés les alliés des socialistes. L’abandon du programme commun, le non respect des engagements pris, en matière de conditions de vie et de travail, ont fait du PCF un parti marginal condamné au rôle de force d’appoint d’un parti socialiste réformiste.
Depuis 1977 les communistes ont continué à soutenir un parti socialiste qui à pactisé avec les intérêts du Capital, tournant le dos à sa véritable vocation et privant ainsi le pays d’un vrai parti politique ouvrier. L’alliance avec le PS est la cause de l’affaiblissement de la représentativité du PCF qui de 22% est tombé à 5%. Croire qu’un parti révolutionnaire puisse faire alliance avec un parti réformiste n’était que pure illusion.
Il n’y aura pas de changement à l’exploitation capitalise sans une rupture définitive avec ce système. Le marxisme ne peut en aucun cas faire cause commune avec des défenseurs de l’exploitation de l’homme par l’homme. L’avenir politique doit passer par l’union de tous les partis se réclamant du marxisme, par l’élaboration d’un programme d’action sociale, de décisions politiques et d’ambition humanitaire avec la volonté de créer des richesses pour en faire profiter le peuple.
Dès maintenant engager des discussions autour d’un candidat unique représentant la vraie gauche révolutionnaire et progressiste s’appuyant sur un programme qui réponde aux besoins économiques et sécuritaires pour le peuple.

