lundi 13 juillet 2015 - par Aimé FAY

La Dette publique en quelques mots !

Dette brute consolidée des administrations publiques d'un pays.

Pour l'Union européenne, c'est le Traité de Maastricht (1992) qui a défini cette dette.

La dette publique − parfois nommée dette souveraine, car représentative des titres émis ou garantis par l'État, souverain par nature − est représentative du stock cumulé des emprunts (obligataires ou non, en monnaie nationale ou en devises) pas encore remboursés. Emprunts souscrits pour faire face à divers besoins publics de financement (déficit budgétaire, déficit public, dette de l'État, etc.).

La valeur totale de la dette d'un pays est rapportée à son PIB (produit intérieur brut). Cela permet, au-delà des comparaisons entre pays, de vérifier :

- si l'économie du pays est à même de créer, chaque année, suffisamment de richesses nouvelles (croissance économique) pour que les prêteurs − c'est-à-dire les créanciers du pays − gardent confiance dans sa capacité à voir ses richesses croître plus vite que sa dette publique brute, car c'est grâce à cela qu'ils seront remboursés ;

- sa dépendance vis-à-vis de l'extérieur (prêteurs internationaux, les non-résidents). Plus cette dépendance est forte, plus le pays altère la maîtrise de sa souveraineté.

Dans cet esprit, le rapport dette publique/PIB est jugé acceptable quand il reste limité à 60%. Entre 60 et 120%, les experts jugent la dette publique viable, bien que difficilement remboursable (hors inflation forte). Elle nécessitera alors des emprunts récurrents qui devront être souscrits auprès de prêteurs ayant encore gardé leur confiance dans la qualité de la signature de l'administration publique émettrice, en fait, celle de l'État, du gouvernement. Au-delà de 120%, le pays perd la confiance des marchés financiers internationaux − mais pas des nationaux comme le prouve le Japon (exemple infra) − et des agences de notation. Le taux d'intérêt de ses emprunts doit alors augmenter sensiblement, pour trouver preneur aussi vite que baisse son rating. Une telle situation peut faire craindre, in fine : l'impossibilité d'emprunter, donc une possible défaillance du pays, assortie d'un recours inévitable aux entités internationales ad hoc, les prêteurs de dernier ressort : le FMI ou la Troïka (exemple : la crise des dettes souveraines).

Le financement du remboursement d'une dette publique passe généralement − hors création monétaire (concept de "planche à billets"), hors restructuration, rééchelonnement ou abandon partiel ou total par ses créanciers, et hors recours au prêteur de dernier ressort − par :

- la création d'excédents budgétaires. Excédents établis grâce à une baisse réelle des dépenses publiques, favorisée ou non par une politique d'austérité, conjuguée à une augmentation des recettes publiques (réellement perçues) et/ou une croissance économique durablement supérieure à 2 ou 3% ;

- de nouvelles dettes contractées lors de nouveaux emprunts obligataires, quand les administrations publiques, dont l'État, ont décidé de continuer à vivre à crédit… laissant le soin aux générations futures de pourvoir à leur remboursement. Il convient de noter que ces nouveaux emprunts ne seront possibles qu'à condition que leur émetteur conserve un bon rating, afin de garder la confiance des prêteurs. Ces nouveaux emprunts vont cependant entrer en concurrence, d'une part avec ceux qui financent les dettes privées et, d'autre part, avec ceux qui financent les dettes publiques des autres pays. Aussi, par effet d'éviction − uniquement basé sur la qualité de la signature de l'émetteur − certaines dettes ne seront alors finançables que si leur émetteur augmente leur taux d'intérêt. Certaines ne trouveront d'ailleurs aucun preneur. Il s'agira souvent de celles privées... potentiellement créatrices d'activités économiques, d'emplois et de richesse nationale.

La dette publique n'est pas un phénomène nouveau. Adam Smith (1723-1790) 2 en parlait, dans des termes toujours d'actualité : "La progression de l'énorme dette, qui accable aujourd'hui toutes les grandes nations d'Europe [...] finira probablement par les ruiner [...].". Et, en parlant de l'État, Smith rajoute : "Il prévoit qu'il sera facile d'emprunter et se dispense donc du devoir d'épargner.". Cela est aujourd'hui assimilé au concept d'aléa moral.

Montesquieu (1689-1755) disait aussi, quelques décennies avant Smith : "L'État peut être créancier à l'infini, mais il ne peut être débiteur qu'à un certain degré ; et quand on est parvenu à passer ce degré, le titre de créancier s'évanouit." 3

N.B : on distingue généralement la bonne dette publique, de la mauvaise. La première a normalement servi à préparer l'avenir via des dépenses d'investissements structurels. L'autre a servi à financer des dépenses de fonctionnement. On distingue aussi la dette notifiée (celle publiée et reprise par divers organismes), de celle nette. Cette dernière "est égale à la dette publique notifiée moins les dépôts, les crédits et les titres de créance négociables détenus par les administrations publiques sur les autres secteurs." 4

Exemples : en France, les 3 composantes de la dette publique sont celles : des administrations publiques centrales (APUC), des administrations de Sécurité sociale (ASSO) et des administrations publiques locales (APUL). Depuis 2007, la dette publique française a évolué comme suit (milliards d'euros et % arrondis du PIB) 5 :

2007

 

2012

2013

2014

 1 253 

 64%

 1 869 

 90%

 1 953 

 92%

 2 038 

 95%

Chaque année, la seule dette des APUC représente plus 70% de la dette publique. Le seul paiement de ses intérêts, approche annuellement quelque 40 à 50 milliards d'euros.

Quelques autres dettes publiques (en % arrondis du PIB) de l'Union européenne  :

 

2007

2012

2013

2014 5

Allemagne

64

79

77

75

Espagne

36

84

92

98

Grèce

NC

NC

157

175

177

Italie

100

123

129

132

Portugal

68

126

130

130

Royaume-Uni

44

86

87

89

 NC : chiffres déclaratifs non conformes à la réalité (dixit Eurostat).

Autres dettes publiques brutes, en 2013 6 : Chine = 39% ; Japon = 243% (les prêteurs sont principalement des résidents) ; États-Unis = 104%.

1. Article 2 duTraité : Protocole sur la procédure concernant les déficits excessifs.

2 Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre V, chap. 3, des dettes publiques, p. 946, lignes 10-12, et p. 945, lignes 35-37.

3. De l'esprit des lois II, livre 22 chap. 18 : du payement des dettes publiques, p. 96.

4. Source INSEE.

5. Eurostat (12/07/15), tableau : "Code : tsdde410". Montants en milliards d'euros, en 2014 : Allemagne (2 170), Grèce (317), Espagne (1 034), Italie (2 135), Portugal (225), Royaume-Uni (2 055).

Rappel : en 1980, la dette publique française était légèrement inférieure à 20% du PIB (dans INSEE "La dette publique en France : la tendance des vingt dernières années est-elle soutenable ?").

6. FMI, fichier : "WEOOct2014all.xls". Chiffres 2014 disponibles en octobre 2015.

 

Crédit photo : BNF



16 réactions


  • Robert GIL Robert GIL 13 juillet 2015 09:56

    Pour lutter contre la propagande , voici un petit PDF à imprimer et à laisser « trainer » à la machine à café de votre entreprise ou dans le vestiaire de votre salle de sport : LA DETTE
    .
    également une série d’articles pour ne plus se laisser lobotomiser par la pensée unique :
    https://2ccr.wordpress.com/category/finance/


    • Petit Lait 13 juillet 2015 13:24

      @Robert GIL

      N’est ce pas vous, Mr GIL, qui faite là un petit peu de propagande ? 

      Pouvez-vous nous expliquer en quoi vos théories fumeuses sont plus réelles que les simples fondamentaux économiques énumérés dans cet article ? 

      Pensez-vous réellement qu’il soit pertinent d’inclure Versailles ou le Parthenon dans la richesse du pays, à mettre en face de la dette ? Si l’un comme l’autre étaient facilement monnayables, oui en effet pourquoi pas... Mais est-ce le cas ? Si ces actifs en l’occurrence rapportaient suffisamment de cash pour payer les intérêts et rembourser, alors pourquoi pas, mais là aussi, est-ce le cas ?

      De plus, pensez vous pertinent que, peu importe la nature des actifs à mettre en face, un état emprunte pour faire tourner son ménage courant ? Pour investir dans des infrastructures, voir pour combler ponctuellement un déficit certes c’est normal, mais lorsque cela s’avère constant et récurant, c’est con, non ? 

      La vérités, Mr GIL, c’est que trop souvent, ces emprunts ont été contractés par les gouvernements pour honorer les promesses de campagnes des élus et continuer à s’acheter des électeurs !

      Dans votre propre ménage, Mr GIL, vous dépensez plus que ce que vous gagnez ? Et recourez à l’emprunt pour assurer le paiement de vos factures en fin de mois ? 



  • Allexandre 13 juillet 2015 12:09

    La dette a été voulue et pensée par les Etats-Unis et l’Union européenne. Voilà le résultat !


  • jef88 jef88 13 juillet 2015 12:22

    A qui profite la dette ?
    a ceux qui perçoivent les intérêts c’est à dire LA FINANCE !

    Quel est son moyen d’action ?
    La MONDIALISATION !

    Mais d’où vient cette finance ?
    Des USA !
    ils se gavent sur le dos du reste du monde .....


    • rotule 13 juillet 2015 19:38

      @jef88
      Je l’ai vu à Madagascar en 2001. La banque mondiale devait faire signer un pret de 100 millions de dollars. Évidemment et comme souvent, les calculs économiques sont truqués, pour faire croire à une rentabilité record, qui n’a pas lieu, jamais. Et les mécanismes fiscaux de récupération des bénéfices du projet justifiant le pret n’existent tout simplement pas.
      C’est un peu pour ça que je méprise les fonctionnaires des institutions (FMI, BM, UE) , de parfaits idiots utiles au système, qui ne voient même pas les grosses ficelles qui les animent.
      But du pret : peser sur la politique du pays. C’est tout.


  • Baltha 13 juillet 2015 13:00

    L’article décrit ce qu’est la dette en l’état.


    A part quels rares pays en excédant (rente pétrolière), tous les pays sont endettés, ce qui amène une interrogation car selon toute logique la somme des dettes devraient s’annuler s’il s’agissait d’un défaut de gestion que vous appelez « vivre au dessus de ses moyens » de quelques pays qui emprunteraient à d’autres. Or ce n’est pas le cas.

    Ce qui signifie que le circuit des dettes n’est pas un système fermé et s’expliquant par un mécanisme interne. L’endettement généralisé des pays riches fait donc obligatoirement intervenir un autre secteur financier vis-à-vis duquel il est débiteur. Ce secteur, nous le savons, c’est le secteur bancaire.

    Il faudrait ainsi ajouter à l’historique de la dette la mise en place de dispositifs imposant aux Etats souverains de ne pouvoir emprunter aux banques. C’est bien le cas depuis la mise en place d’une loi sur l’emprunt étatique mise en place par un politicien Français, ministre des finances du président Pompidou, un certain Valéry Giscard d’Estaing (loi des finances du 3 janvier 1973).

    Nous partons ainsi d’une certitude : les Etats se sont endettés auprès du secteur bancaire, et ceci depuis plus de 40 ans.

    Un autre point de votre article que je désire commenter :
    Ne prenant pas en compte que l’endettement n’est pas lié aux impératifs d’accumulation croissante de richesses par le secteur bancaire, vous lui pr^tez comme cause un train de vie inadapté (vivre au-dessus de ses moyens), une sorte de gaspillage des richesses par les citoyens. Or ce sont justement eux qui produisent les richesses, et nullement les banques, qui se les accaparent pour du « toujours plus », au point de créer des bulles financières spéculatives dont le gonflement et l’explosion dérégulent l’économie mondiale.

    Entre 1980 et la « crise » de 2008, la richesse de notre pays a doublé. Richesse générée par le travail. (« crise » entre guillement car il faut bien comprendre ce qu’est la définition de ce mot : phase subite de sortie d’une situation péjorative vers une nouvelle phase, c’est à dire processus limité dans le temps permettant de passer d’un état A à un état B plus satisfaisant),


    La mise à disposition de cette richesse pour ceux qui l’ont générée s’est amoindrie - et s’est même effondrée dans certains secteurs jugés comme improductifs (comprendre : improductifs en valeurs monétaires pouvant être accaparées par le secteur financier) : il s’agit essentiellement des secteurs qui par nature servent le bien-être de la population générale et contribuent à l’amélioration de l’économie (*), tels que la santé ou l’éducation. Il suffit, pour s’en convaincre, de jeter un œil sur l’état de nos services publics d’éducation et de santé.

    En 1980, pour 100 € (ou une monnaie de votre choix ayant cours à l’époque), 70 étaient consacrés à la rémunération des producteurs de richesse = le monde du travail) et 30 étaient consacrés à la rémunération du capital. En 2008, le rapport était inversé ; et la richesse ayant doublé entre temps, un simple calcul donne un passage de l’indice revenu+investissement de 70 à 60 et de l’indice actionnariat de 30 à 140. (30 X 2 = 60. 2 X 100 = 200. 200 - 60 = 140).

    Les dysfonctionnements et distorsions monétaires et financières basées sur la spéculation comme fin en soi - vous comprenez maintenant pourquoi je n’emploie pas le mot crise, fut-elle des subprimes ou autres - aurait du amener la finance mondiale à corriger très rapidement cet état de fait. Il n’en fut rien, le ratio actuel tendant vers 25 / 75. Aucune leçon tirée, la machine à sous est fructueuse, tant pis si elle « tue » les producteurs de richesse tant qu’elle permet d’engranger de l’argent (fictif).
    C’est la marche suicidaire de la finance mondiale : pérenniser un système qui permet d’engranger des faux billets en broyant ce qui crée les richesses réelles.

    (*) A ce stade, il faut définir ce qu’est l’économie.
    Ce n’est pas une discipline autarcique, quant bien même la finance l’instrumentalise dans ce sens.
    En médecine par exemple, on parle également d’économie pour désigner le fonctionnement GLOBAL de l’organisme, en tant qu’entité fonctionnant grâce à l’interactivité de tous ses composants organiques et physiologiques, de tous ses acteurs.

    Il en va de même pour ce supra-organisme qu’est une société. L’économie du monde est l’économie humaine dans tous ses aspects, financier, d’investissement dans le lendemain (pléonasme volontaire), d’organisation sociale et aussi de la production de richesses vraies, dont des expressions sont le droit du travail et la législation afférentes aux sociétés industrielles et commerciales.

    Partons de ces définitions intangibles pour les confronter à notre réalité : toute puissance d’un « secteur économique » vivant pour lui-même, en pleine déconnexion avec la recherche de productions de richesse utiles au progrès humain, faillite du système éducationnel, coups de boutoirs insensés contre le système de santé, attaques croissantes contre la législation du travail (jusqu’à la monstruosité qu’est la Macron en France et la paie dérisoire des Allemands entrants sur le marché du travail par exemple), etc. La liste est longue et chacun pourra la compéter au gré de son vécu.

    Autre chose encore - qui pourra paraître à certains comme « philosophique », donc sujette à caution, mais qui doit être considérée dans un cadre phylogénétique et/ou anthropologique.

    Toute vie, animale comme végétale, s’est toujours organisée selon 3 impératifs, présents ou partiellement présents chez chaque espèce vivante.
    Ces impératifs sont : la survie de l’individu, la survie du groupe et la transmission du savoir.
    Ce dernier étant apparu en dernier.

    L’Homme s’est développé et à organisé ses sociétés, ses civilisations, en ayant comme seul objectif de satisfaire ses trois impératifs.

    Dans le monde actuel, la sécurité de l’individu correspond au service de santé. La sécurité collective à la sécurité civile et aux corps régaliens de défense collective. La transmission du savoir aux services d’éducation, de la maternelle à l’université, en passant par la formation continue.

    Comme toute perspective, la pseudo-économie s’engage de façon forcenée et exponentiellement croissante dans la corrosion - et la destruction si-possible - de ces trois fondamentaux humains : sécurité individuelle (chômage, déliquescence des services publics de protection de l’individu, démantellement du code du travail,…), sécurité collective (dans la même lignée que la précédente mais en y ajoutant des dommages collectifs) et étranglement du service public d’éducation.

    Nous ne sommes plus dans une « crise » (sic) de société. Même plus dans une « crise » (sic) de civilisation. Nous sommes à présent bien au-delà, dans une négation pure et simple de notre humanité par une pieuvre financière que nul ne semble être en mesure de maîtriser (encore faudrait-ils que ceux qui en tire profit le veuillent...).

    La « dette » fabriquée par la finance mondiale à seule fin de s’enrichir au dépens de la production de richesses (réelles) - matérielles, mais aussi humaines et sociétales - et de se sur-enrichir en spéculant sur cette dette qu’elle a ainsi artifiellement créée par avidité, ne doit pas être considérée comme une réalité économique et de surcroît l’économie des sociétés humaines doit bien se garder de faire de cette « dette » et de son remboursement (impossible car source de spéculation pour créer encore plus d’argent fictif et donc de dette) la finalité de l’économie moderne. Courrir après le remboursement d’une dette souveraine en organisant toute notre économie pour cette finalité, c’est courir à notre perte.

    De plus en plus de monde semble en prendre conscience ; En tout cas d’aucuns ont tenté de s’affranchir de ce mirage de la dette pour enfin s’orienter vers un retour à une économie de restauration et de développement d’une société humaine viable. C’est le sens à donner à l’élection de Syyriza en Grèce et à la large victoire du référendum populaire contre l’austérité.

    Mal leur en a pris : les financiers et leurs vassaux politiques et journalistiques se sont déchaîné à outrance, jusqu’à l’injure et le mépris étalés et dévoilés sur la place publique. Devant la menace faite contre leur montage économique, ils ont dévoilé leur vrai visage. Comme on dit au jeu d’échecs : le roi est nu.








    • Spartacus Spartacus 13 juillet 2015 14:09

      @Baltha
      loi des finances du 3 janvier 1973/Sauf que vous ne l’avez pas lue.Depuis toujours les banques privées financent l’état...

      La théorie de ceux qui dénoncent cette loi peut se résumer comme suit : « avant, l’État se finançait gratuitement auprès de la Banque de France mais la loi de 1973, en interdisant cette pratique, l’a obligé à avoir recours aux marchés financiers. »

      Inexactitude prouvée deux points :

      1 — L’État avait bel et bien une dette financière avant 1973 et la Banque de France n’en finançait qu’une partie – dont la moitié seulement était effectivement gratuite. Durant les années 1950, les concours de la banque centrale au Trésor représentaient seulement 16% en moyenne de 1960 à 1973. La lutte contre l’inflation force le système à avoir de plus en plus de responsabilité avec le recours aux marchés financiers.

      2 — La loi de 1973 n’interdit absolument pas à l’État de s’endetter auprès de sa banque centrale. Elle ne fait qu’imposer de la transparence dans les relations entre la Banque de France et le Trésor et, partant, donner au parlement le moyen de plafonner les avances de la première au second. 

      En 1973, ce plafond est fixé à 20,5 milliards de francs : c’est nettement plus que ce que qui avait cours avant que la loi ne soit votée. Si l’inflation des années 1970 va rapidement rendre ce seuil contraignant pour le Trésor (qui demandera plusieurs fois à ce qu’il soit relevé), l’interdiction formelle ne viendra qu’avec le traité de Maastricht en 1993.

      « les Etats se sont endettés auprès du secteur bancaire, et ceci depuis plus de 40 ans. »En fait c’est inexact. En France ce n’est pas vrai. Les principaux acheteurs d’obligations d’état sont les assurances vie. C’est donc auprès des particuliers détenteurs d’assurances vie que l’état Français est le plus emprunteur.


      « une sorte de gaspillage des richesses par les citoyens ».Mais non, absolument inexact. ce ne sont pas les citoyens mais l’état qui gaspille, la dette c’est celle de l’état, et ses fonctionnaires.

      Le reste n’est que négation de la responsabilité de respecter un contrat.

      Syriza en 6 mois a détruit son pays qui sortait doucement de la crise. Son bilan primaire était devenu positif. C’est syriza qui empeche actuellement aux particuliers de disposer de leur argent. C’est Syriza qui n’inspire plus confiance et est jugé irresonsable. C’est Syriza qui est jugé aujourd’hui comme menteur a son peuple lui proposant un plan qu’il a demandé de refuser 8 jours plus tot.
      C’est parce que Syriza est une armée de gauchistes comiques que la Grèce ajoute du malheur au malheur.


      La liberté économique en Grèce n’existe pas tellement le socialisme d’état a tué la liberté d’entreprendre....Sur ce lien de l’indice de liberté économique, la Grèce est au nivaux 116.https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_libert%C3%A9_%C3%A9conomique
      Les 10 premiers sont aussi les 10 pays avec les meilleurs niveaux de vie, les moins endettés et avec le moins de chômage...

    • Hervé Hum Hervé Hum 13 juillet 2015 14:34

      @spartagus

      « l’existence d’institutions élémentaires préservant la liberté des individus à se consacrer à leurs propres intérêts économiques garantit une prospérité plus importante de toute la société dans son ensemble »

      ce qui est totalement faux, cette liberté et prospérité n’est garantie que pour les propriétaires des moyens de productions et de son financement, mais est la condition de l’aliénation des autres individus.

      Smith était un bourgeois et défendait sa classe sociale garante de sa propre fortune.

      La réalité est têtu, que l’on parte de l’époque de Smith jusqu’à nos jours, l’élévation du niveau de vie des classes dites laborieuses, en fait, les seuls qui travaillent réellement, est le seul fait des luttes sociales et en aucune manière de la prospérité des grands propriétaires. En fait, sans cette ponction odieuse et illégitime mais rendu légale, la prospérité de l’ensemble de la société serait effective, elle ne l’est pas du seul fait de la plus-value et de l’intérêt usurier de la classe dirigeante.
      Enfin, l’innovation technique n’a rien a voir avec la propriété, mais uniquement avec les défis que l’humain se propose de relever. L’histoire ne dit que cela et rien d’autres.

      Mais on trouve aussi ceci dans le lien

      La définition en 2008 de l’indice de liberté économique est la suivante : « La forme la plus élevée de liberté économique assure un droit absolu à la propriété privée, permet une liberté totale de mouvement pour les salariés, capitaux et biens, et une absence totale de coercition ou de contraintes sur la liberté économique sauf en cas de protection ou maintien de la liberté elle-même. »

      bien évidemment, la liberté absolu de la propriété privé interdit la liberté totale de mouvement des salariés, puisque ceux ci sont dépendant de la propriété et non l’inverse. Mais l’intéressant, est la fin, « sauf en cas de protection ou de maintien de la liberté elle-même » et nous sommes bien là !

      la liberté des propriétaires, donc de quelques uns est la prison de tous les autres, faisant d’eux au mieux des serviteurs, au pire des esclaves ou des crèves la faim.

      Comme le dit l’adage,en le paraphrasant, tant que les lois seront écrites par les propriétaires, les prolétaires n’auront pas de droits, seulement des devoirs, celui d’être des serviteurs ou des esclaves.

      Si tant est qu’on est humain par nature qui place tout le monde au même niveau, qu’en est il de la protection et du maintien de la liberté des prolétaires ?

      Elle n’existe pas dans le système capitaliste, mais uniquement dans le système coopératif, parce que ce dernier place la sécurité sociale devant la recherche de profit. Qui n’assure la prospérité que du propriétaire, mais pas du prolétaire, celui ci faisant partie du coût de revient à retrancher pour définir le profit, qui lui est prélevé exclusivement sur le travail du prolétaire.


    • Robert GIL Robert GIL 13 juillet 2015 18:50

      @Spartacus
      t’a encore rien compris !
      .
      voir : QUAND LA FRANCE SE SUICIDA EN 1973 ….
      .
      pour la reponse, voila tu n’aura qua faire un copier/coller : coco, gauchiste, fonctionnaire, marxiste, les 100 millions de morts, staline, les goulags, syndicaliste, privilégié ...


    • rotule 13 juillet 2015 20:04

      > Son bilan primaire était devenu positif.
      et la BCE n’a pas respecté son engagement de l’époque sur le remboursement des intérêts perçus sur les titres grecs (de mémoire). N’oubliez pas.
      Pour le reste, en bons libéraux, ces banques n’auraient jamais du preter à un état manifestement incapable de rembourser et cette erreur d’évaluation du risque n’aurait pas du être couverte par les institutions. Nous avons ici une démonstration du manque de libéralisme dans le secteur bancaire.
      Le reste de votre logorrhée sur Syrisa est totalement contredit actuellement. Suivez un peu l’actualité, s’il vous plait. ( Pas uniquement Boursorama et Le Figaro).


    • julius 1ER 14 juillet 2015 14:57

      @Hervé Hum
      c’est E Cohen l’économiste qui disait il y a quelques jours que la France payait en 1980 des taux d’intérêts de 15%.... si avec çà on arrive pas à endetter le client encore plus c’est que vraiment il faut changer de métier et la courbe de la Dette grecque n’est pas loin de ce genre d’escroquerie .....

      mais cela ne sera jamais dit au journal de 20 H sur TF1....

    • Hervé Hum Hervé Hum 14 juillet 2015 19:55

      @julius 1ER

      En 1980, l’inflation était aussi très élevé !

      mais la question n’est pas là, elle est en amont, c’est à dire, dans le principe même de la plus-value qui consiste à prélever un intérêt sur le travail d’autrui. La dette publique augmente certes la contrainte sur les salariés, mais n’en est pas le moteur, ni le carburant, c’est juste une sorte de turbo.

      Ce que les gens n’arrivent pas à prendre conscience, c’est que la propriété à pour fonction de créer une dette systémique de ceux qui ne disposent pas de propriété ou bien de manière insuffisante de façon à les obliger à travailleur pour eux.

      Je le répète, la dette existe depuis que la propriété de la terre existe, elle varie simplement en intensité, c’est tout !


  • ddacoudre ddacoudre 13 juillet 2015 15:45

    bonjour aimé.

    la nécessité de disposer d’échelles de comparaison ne justifient pas que l’on si aliène, elles servent à se situer pour permettre le développement des individus. si elles l’asservissent, il faut en changer. mais en changer rencontre la difficulté de s’opposer à ceux qui se sont établi un pouvoir sur la base de ces règles. si un seul homme disposait de la propriété de la planète, les autres pour vivre devraient s’endette à vie. Ce n’est pas ce qui c’est passé, ils ont pris les armes et ont dépossédé celui qui croyait pouvoir tout posséder. Le fait d’avoir interdit le vol et le pillage n’a pas empêché les états de s’y livrer au nom de leur dictature ou de la force publique. il est donc une bonne chose de disposer de repères communs pour se comparer et échanger, ce n’est pas pour autant qu’il faille faire glisser le pouvoir politique des citoyens vers quelques particuliers.
    la dette ne sert qu’a cela. l’homme né sans poche et sans argent, ce sont les autres qui lui font une place autour du banquet. Il est donc anormal que ceux qui lui permettent de s’assoir à la table des nantis lui assignent un remboursement. Pour vivre nous n’avons pas besoin de l’argent des riches (ou épargnants). s’ils ne savent pas quoi faire de leur argent il ne faut pas leur en donner plus que ce qu’ils peuvent consommer.
    Pourquoi alors ne pas considérer que les impôts et taxes en tout genre sont des prêts que font les citoyens à l’état et que celui-ci doit le leur rembourser. Ou alors l’état établi les besoins et services communs réclamés par les citoyens et établie une facture individuelle en fonction des revenus de chacun. avec un tel système nous n’irions pas loin si à un endroit il n’existait pas le moyen de créer de la monnaie pour accueillir la population et les activités et besoins qui naissent. faut-il pour autant donner ce pouvoir à des particuliers parce qu’ils sont fortunés, c’est une question de choix de société et de relations humaines et non une affaire de mesure ou d’échelle de comparaison.
    Nous vivons toujours à l’heure des mythes qui donnent une finalité aux moyens que l’on invente.
    tu as fait un bon article clair sur un sujet difficile, car l’économie cache la complexité des relations humaines
    http://ddacoudre.over-blog.com/la-valeur-travail-n-est-qu-un-mythe-moderne.html
    cordialement.


  • rotule 13 juillet 2015 20:14

    > Dans cet esprit, le rapport dette publique/PIB est jugé acceptable quand il reste limité à 60%. Entre 60 et 120%, les experts jugent la dette publique viable, bien que difficilement remboursable (hors inflation forte).
    La dette Française, sans évidemment compter les nombreux « hors bilans » est à 97.5 % d’un PIB qui inclut la drogue et la prostitution (histoire de maquiller le rapport). 2000 milliards d’€. Qui ne seront jamais remboursés.
    On ne parle pas de 3 ou 4 % du PIB, on parle d’un budget déficitaire de 23% (recettes/ dépenses), relisez la loi de finances. Par quel miracle (suppression de toutes les niches fiscales et CICE et ... ?) la France pourrait-elle rembourser ?
    Mais rembourser serait tarir la vache à lait voyons ! A éviter !


    • alaric13 14 juillet 2015 09:55

      @rotule
      Bonjour

      L’allemagne un des seuls pays a avoir un budget état équilibré NE REMBOURSE RIEN !


  • Aristide Aristide 14 juillet 2015 20:14

    Cela : «  On distingue généralement la bonne dette publique, de la mauvaise. La première a normalement servi à préparer l’avenir via des dépenses d’investissements structurels. L’autre a servi à financer des dépenses de fonctionnement. »


    Serait ce donc que la formation est une mauvaise dette, la recherche ... Et puis est ce que acheter des machines, des robots , des ordinateurs est un bon investissement structurel si on ne met personne devant pour les faire fonctionner.

    Il me semble que cette formulation abrupte entre la bonne dette et la mauvaise peut être discutée, non ?

Réagir